EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 12/03/07
LES NOTES :

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12,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Le " best-seller " d'un des plus grands stylistes de notre époque : rien qu'en Grande-Bretagne, La Mer, couronné par le Booker Prize 2005, s'est déjà vendu à plus de 250 000 exemplaires. Il y a longtemps que l'auteur du Livre des aveux et d'Impostures fait partie du cercle fermé des " grands écrivains ". Avec son quatorzième roman, il conquiert enfin le grand public. Rien d'étonnant à cela : considéré comme son chef-d'oeuvre (cf. p. 24, une presse unanime), La Mer est aussi son livre le plus émouvant et le plus accessible. Gageons que les lecteurs français emboîteront le pas de leurs homologues anglais... Avec le temps va, tout s'en va, l'autre qu'on adorait... Après la mort de sa femme, un homme revient dans le village du sud-est de l'Irlande où, enfant, il a passé l'été qui a façonné le reste de sa vie. Pour apaiser son chagrin, Max, le narrateur, loue une chambre aux Cèdres, la villa du bord de mer qu'occupait, l'été de ses onze ans, la famille Grace, une famille bourgeoise
fascinante pour le garçon pauvre qu'il était alors. Cinquante ans plus tard, inconsolable de la mort d'Anna, Max va comprendre pourquoi ce qu'il a vécu avec cette famille l'a marqué de manière indélébile. Pourquoi " le passé cogne en lui, comme un second coeur ". Magistralement composé, un roman d'une beauté envoûtante, mélancolique et sensuel, sur l'amour, la perte et le pouvoir de la mémoire. Tel le rythme du ressac (tout ramène à la mer, élément omniprésent et menaçant), l'automne, à la fois automne de la vie de Max et saison de son séjour aux Cèdres, vient se heurter à l'été des souvenirs du village de Ballyless. Présentés comme autant de tableaux (la peinture est un autre élément essentiel du roman, le narrateur étant censé écrire une monographie sur Bonnard), ces échos entre les différents temps d'une existence donnent à l'histoire de Max une portée universelle. Ajoutez-y une écriture d'une pureté d'orfèvre et vous obtenez... un très grand roman.
5 personnes en parlent

Se souvenir des absents Banville explore le passé de plus en plus lointain de son personnage. Les premiers émois du jeune Max et la solitude de l'homme vieillissant qu'il est devenu forment un récit poétique tout en retenue. Les mystères entrevus jadis, les disparitions d'êtres chers tissent la trame d'une oeuvre d'une grande justesse que l'on quitte avec regrets et gratitude.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

John Banville nous entraîne dans les souvenirs et la détresse de Max qui ne se remet pas du décès de sa femme Anna, il est revenu vivre aux Cèdres, une propriété dans laquelle il a des souvenirs d'enfance, il y a fréquenté la famille Grace, qui l'a fasciné, qui lui a offert ses premiers émois, mais dont la vie au bord de mer a basculé. Les moments que Max a vécu avec les Grace, ceux de l'agonie de sa femme, ceux des dernières rencontres avec sa fille et ceux qu'il vit dans sa vie présente, alternent dans sa mémoire brouillée par le chagrin. Les jours heureux, les jours de peines, tous se bousculent autour d'un personnage omniprésent: la mer.

JoelC17
07/02/15
 

Anna vient de mourir, et Max, son mari, revient s'installer dans le petit village du bord de mer où il venait en vacances avec ses parents lorsqu'il était enfant. L'été de ses dix-onze ans, il est tombé foudroyé d'amour pour la famille Grace, la mère tout d'abord, Connie, puis leur fille, Chloé. Inoubliable parce qu'elle lui a offert son premier baiser, parce que le couple qu'elle formait avec son jumeau muet, Myles, le fascinait autant qu'il le déroutait, parce que les parents étaient d'une insouciance folle qu'il prenait volontiers pour de l'élégance, lui le locataire d'un bungalow miteux et eux dans leur villa chic. Cette villa est devenue une pension de famille, et c'est en compagnie d'un colonel qu'il a du mal à prendre au sérieux et d'une Mlle Vavasour excentrique qu'il revient sur les traces de son passé, cinquante ans plus tard. Parce qu'il ne peut plus rester dans la maison où Anna n'est plus, parce qu'il est complètement déboussolé, effondré et fou de rage contre celle qui l'a planté là, mais une autre raison nous sera révélée en toute fin...La narration est tout sauf linéaire, on est l'été de ses onze ans, au moment où ils apprennent la maladie d'Anna, puis au moment de son arrivée sur les lieux de son enfance, soudain au moment de la rencontre d'Anna, etc. Mais c'est un roman envoûtant, enivrant, superbement intimiste et qui résonne à chaque page. Sylvie Sagnes

SagnesSy
11/01/13
 

C'est un roman dont je ne parviens pas à me faire une réelle opinion. Disons que globalement, j' ai bien aimé. C'est un roman assez lent, un livre d'atmosphère où l'écriture est très belle, soignée où chaque mot compte. Fait d'aller et retour, on voyage entre les souvenirs et la reconstruction de cette homme. Je me suis laissée porter par les phrases, tout au long du texte on ressent les émotions de Max. Certes de temps en temps on s'ennuierait presque mais la cohérence entre le ressentit à la lecture et les sentiments du narrateur, son moral, est fascinant.

Lacazavent
27/07/12
 

Se souvenir des absents Banville explore le passé de plus en plus lointain de son personnage. Les premiers émois du jeune Max et la solitude de l'homme vieillissant qu'il est devenu forment un récit poétique tout en retenue. Les mystères entrevus jadis, les disparitions d'êtres chers tissent la trame d'une oeuvre d'une grande justesse que l'on quitte avec regrets et gratitude.

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.31 kg
  • Langage original : ANGLAIS (IRLANDE)
  • Traducteur : MICHELE ALBARET-MAATSCH