La mere horizontale

ZALBERG, CAROLE

livre la mere horizontale
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 03/01/08
LES NOTES :

STOCK : Sur commande, livré sous 10 jours ouvrés
à partir de
15,20 €

SYNOPSIS :

" Je n'ai de ma mère que des souvenirs horizontaux. Je ne vois guère ma mère autrement que couchée, étendue, jetée à terre. Je ne me la rappelle qu'échouée. " Fleur vit auprès d'une mère irresponsable. A l'âge de 12 ans, son père la reprend et sa mère va devenir SDF. Quand elle réapparaîtra, méconnaissable et moribonde, ce sera dans une chambre d'hôpital. Le poids intolérable de la culpabilité et de la tendresse, l'impuissance de l'enfant à aider sa mère, à faire qu'elle se redresse conduisent le récit
de Fleur. Au travers de 3 générations de femmes -mères qui ne savent pas être mères, qui cherchent avant tout leur liberté (en particulier dans les années post-68), de filles qui aiment leur mère sans pouvoir le leur montrer, c'est une histoire d'aujourd'hui, de familles recomposées, de vies gâchées, d'amour inexploité. Une romancière qui creuse un chemin singulier, une sensibilité féminine qui refuse pathos et stéréotype, et prend en compte l'Histoire et ses débordements sans juger ni condamner.
3 personnes en parlent

Fleur attend son premier enfant. La jeune femme revient sur son enfance si différente de celle des autres. La différence, un trait qui a pesé lourd dans la lignée ascendante des femmes dont elle est issue. Adèle, son arrière-grand-mère qui aimait rire, s'amuser aux lendemains de la guerre s'était retrouvée enceinte par accident. Le mariage convenu n'avait pas tenu et volé en éclats. Sabine sa fille se montrera détachée de ses propres enfants Emma, Thibault et Caroline toujours à la recherche de cet amour maternel que Sabine leur a refusé. Ballotés entre deux foyers où ils n'avaient pas leur place, les trois enfants s'élèveront seuls. Emma l'aînée élève studieuse abandonnera son sérieux pour les garçons, les sorties louches où entre les vapeurs d'alcool elle sombrera aux appels des drogues. Jean-Marc tombera amoureux d'elle sans connaître sa face cachée.Alternant le récit de Fleur et le passé de la famille les liens ou plus justement les absences de lien complexes se dessinent. Les envies d'Emma, de Sabine, d'Adèle, ces envies de liberté ne se conjugueront pas avec ce qu'on entend derrière les mots être mère. Emma et Adèle se trouveront des prétextes pour ne pas jamais être là pour Sabine. Le cordon fusionnel que Sabine nouera avec Fleur ne suffira pas à combler tout le manque d'amour maternel ressenti.Pas de pathos mais les émotions vives, fortes ou sur le fil du rasoir de la difficulté d'être femme et mère, de l'amour maternel ou son manque sont décrits avec puissance et poésie ! Un très beau roman ! Dans A défaut d'Amérique, le point de départ était l'enterrement d'Adèle. Après cette lecture, j'avais eu l'envie de continuer à côtoyer ces femmes et de mieux les connaître.... Alors, je vais continuer sur ma lancée avec Et qu'on m'emporte. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
11/08/13
 

Ainsi parle Fleur, jeune femme enceinte . "La naissance de cet enfant, ce sera un pied de nez aux mortes de ma famille. A cette lignée de femmes folles et malheureuses dont je suis issue. Quand cette existence neuve sortira de moi, ce n'est pas de sa charge de plume mais de leur poids à elle que j'espère être délivrée. Avec les sourires du bébé, ses petits bruits doux, ses mots fleuris peu à peu à force de soins et d'attention, exactement comme pour un jardin, je pourrai broder de jolis motifs sur la trame empesée, béante par endroits , qui m'a servi d'enfance".Pas de récit revanchard mais la tentative de s'affranchir d'un lourd héritage familial. Le roman de Carole Zalberg, La mère horizontale, alterne le récit de Fleur concernant sa propre enfance et ce qu'elle reconstruit du passé de sa mère et de sa grand-mère. Au sommet de cette pyramide quasi matrilinéaire, les pères étant vite dépassés par ces femmes intenses et libres,l'arrière grand-mère Adèle qui se réfugiera dans le Sud de la France pour voir de loin les errements de sa fille"volatile", Emma.Emma ,dont les trois premiers enfants, vite devenus encombrants à ses yeux, se lanceront dans une quête éperdue d'amour maternel. L'aînée, sabine, sombrera dans divers excès avant de devenir mère à son tour et d'aimer d'une manière quasi animale mais très tendre,sa fille, Fleur. La mère horizontale est un magnifique roman d'amour servi par une langue drue et poétique. Une vraie découverte. cathulu

cathulu
04/08/12
 

C'est un roman touchant à plusieurs titres. Tout d'abord parce qu'il traite d'un sujet oh combien sensible pour chacun d'entre nous : la mère ; la mère et son éducation, la mère et ses influences sur notre construction, notre vie d'adulte, la mère et sa mère, la mère et la mère de sa mère, la mère et sa vie de femme.Par ailleurs, la mère de ce livre n'est certes pas une mère parfaite -car nulle ne l'est- mais elle est réellement une mère "défectueuse" (elle boit, elle aime les hommes plus que ses enfants, elle a, elle-même, des problèmes avec sa mère, …). Cette mère rend d'autant plus attachante sa fille, narratrice principale du roman, que celle-ci est très mature, philosophe et réfléchie quant à la situation.L'écriture elle-même est émouvante car elle est effectivement sobre et juste, sans détours mais sans être trop brutale ou crue ; oui, juste.J'ai tout de même regretté parfois la confusion des personnages amenant à ne plus savoir si telle situation arrivait à la fille, la mère ou la mère de la mère, d'autant plus que le récit navigue constamment au travers du temps et des différentes générations. Maylany

Maylany
25/09/11
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.24 kg