La metamorphose ; et autres recits

KAFKA, FRANZ

livre la metamorphose ; et autres recits
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 19/09/89
LES NOTES :

à partir de
4,80 €

SYNOPSIS :

« Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat. Il était couché sur le dos, dur comme une carapace et, lorsqu'il levait un peu la tête, il découvrait un ventre brun, bombé, partagé par
des indurations en forme d'arc, sur lequel la couverture avait de la peine à tenir et semblait à tout moment près de glisser. Ses nombreuses pattes pitoyablement minces quand on les comparait à l'ensemble de sa taille, papillotaient maladroitement devant ses yeux. »
2 personnes en parlent

Ce recueil de nouvelles contient certainement l'un des textes les plus célèbres de Kafka, "La métamorphose", véritable cauchemar éveillé qui met en scène Gregor Samsa, simple employé de commerce, qui se découvre transformé en cancrelat à taille humaine.Kafka souligne dans cette histoire le caractère absurde de notre condition humaine et la difficulté qu'il y a à parvenir à garder la tête à flot au milieu de notre société.Ne sommes-nous pas tous des cafards ou autres insectes, petits êtres paniqués, juste bons à remuer en tous sens ?Et ce qui peut-être laisse le plus pantois, c'est cette sorte de crudité, cette manière qu'à Kafka de nous donner à voir, tout simplement, sans aucun discours ajouté qui prendrait des allures de démonstration.Alors, bien sûr, on se prend à rire de cette situation incroyable, mais notre rire reste en travers de la gorge, n'a rien d'agréable, est avant tout source de malaise.L'humour est souvent au rendez-vous dans l'ensemble des nouvelles mais il s'agit d'un humour noir qui laisse songeur et nous renvoie face à notre existence. Maltese

Maltese
06/10/09
 

Il a été assez rapide à lire, celui-là. Passées les premières petites nouvelles, assez incompréhensibles et décousues (juste des extraits de journée, des pensées "balancées" sur le papier), je me suis attaquée à LA METAMORPHOSE. Le livre dont tout le monde parle partout : à la fac, chez le libraire, dans les cafés branchés, et même dans "Gilmore Girls"...Un jour, Gregor Samsa, qui vit encore chez ses parents la trentaine passée, se réveille dans la peau d'un cancrelat. Comme ça. Sans raison apparente, sans qu'aucune bestiole dégoutante et radioactive soit allée le mordre dans son sommeil pour le transformer en super beau gosse qui grimpe aux murs pour sauver de jeunes demoiselles en détresse et... (Stop ! on se calme Emma !)Il vit désormais reclus dans sa chambre, et seule sa soeur ose venir lui donner à manger et faire le ménage. Avec son corps énorme, noir, et ses petites pattes velues toutes fragiles, vous imaginez bien qu'il répugne tout le monde... Maintenant, on passe tous les petits détails qui ne sont que broutilles pour un humain ordinaire et qui deviennent le mont Everest à escalader en Converses et jeans troués pour cet insecte géant... A la fin, il se laisse mourir, et sa famille s'en fiche. Royalement. Il avait subvenu à leurs besoins jusqu'à sa métamorphose, et après sa mort, ses parents feraient presque la fête !J'aime bien le style de Kafka. il fait dans le simple, sans les mots bac+4 qui rendent difficiles la lecture quand on doit aller chercher dans le dico toutes les cinq minutes. Il sait inspirer de la pitié pour son "héros", de la révolte que lui-même n'arrive pas à exprimer. on cadre tout de suite le décor, on rentre immédiatement dans l'histoire, face à la brutalité de la métamorphose et de sa chute. Bref, la moralité que je tire de cette fable, c'est qu'il vaut mieux partir de chez ses parents jeunes, qu'ils vous regrettent un peu, plutôt qu'on en arrive à l'autre extrémité : où votre présence les dégoûte au point que votre départ les soulage !Ce livre serait pour moi à comparer avec "L'homme qui rétrécit", de Richard Matheson, où cette fois-ci, tout se fait dans la durée. Ce n'est pas un changement brutal, rapide à accepter comme dans "La métamorphose", mais un manuel de survie en milieu grandement hostile : cela va de la raillerie des autres à l'encontre un homme devenant petit, nain, puis liliputien, à l'épreuve journalière qu'il doit affronter quand il ne fait plus que quelques millimètres de hauteur.

Emmab666
18/01/16
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg
  • Langage original : ALLEMAND
  • Traducteur : CLAUDE DAVID

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