La metamorphose

KAFKA, FRANZ

livre la metamorphose
EDITEUR : ECOLE DES LOISIRS
DATE DE PARUTION : 20/03/97
LES NOTES :

à partir de
5,90 €

SYNOPSIS :

"Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se trouva transformé dans son lit en une monstrueuse vermine. Il était couché sur son dos, dur comme une carapace, et vit, en levant un peu la tête, son ventre voûté, brun, divisé par des nervures en forme d'arc, et sur le sommet duquel, toute prête à glisser complètement par terre, la couverture parvenait à peine à se maintenir. Ses nombreuses pattes, pitoyablement minces comparées à son volume propre, papillotaient malgré elles devant ses yeux. "Que m'est-il arrivé ?", pensa t-il. Ce n'était pas un rêve. Sa chambre, une vraie chambre d'homme, un peut trop petite seulement, se tenait calmement
entre les quatre murs familiers. Au-dessus de la table sur laquelle étaient étalés les échantillons d'une collection de tissus - Samsa était voyageur - était accrochée l'image qu'il avait récemment découpée dans un magazine et placée dans un joli cadre doré. Elle représentait une dame pourtant une toque et un boa en fourrure, qui était assise bien droite et tendait au spectateur un lourd manchon dans lequel tout son avant-bras avait disparu. Gregor se tourna ensuite vers la fenêtre, et le temps couvert - on entendait des gouttes de pluie rebondir sur le zinc - le rendit out mélancolique. "Peut-être devrais-je dormir encore un peu et oublier toutes ses sottises."
12 personnes en parlent

" En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte." p.9, telle est la première phrase de La métamorphose qu'il n'est nul besoin de présenter. Publié pour la première fois en 1915, ce texte a alimenté toutes sortes d'analyses : de l'histoire de Gregor qui, du jour au lendemain, se transforme en insecte pour le plus grand malheur de sa famille, il n'est pas une interprétation mais mille. En effet, ce récit bien que court, a stimulé toutes les imaginations et nourri bien de thèses : certains assimilent La métamorphose à un réquisitoire dénonçant la relation conflictuelle père/fils de Kafka. D'autres encore y trouvent des allégories de l'isolement, de l'enfermement, de la peur de la différence, du drame familial... Pour toutes ces raisons, La métamorphose ne laisse d'intriguer des générations de lecteurs...Cette singulière histoire est marquée par son caractère factuel : peu importe les causes de sa métamorphose, Gregor est devenu un cancrelat. D'abord dévoués et horrifiés, puis résignés et enfin exaspérés, les membres de la famille Samsa (père, mère et fille) acceptent l'incident et réorganisent leur vie en fonction de ce fils/frère soudain devenu un poids. Les situations frisent l'absurde ou le grotesque (étapes de l'appropriation par Gregor de son nouveau corps d'insecte, les tentatives du père pour écraser son fils à coups de pommes, les rituels liés au ménage de la chambre de Gregor par la soeur...). Malgré un contexte inapproprié, le comique prend parfois le dessus dans certaines scènes... Les réactions des personnages sont pour certaines cocasses (cf. l'étrange manège de la femme de ménage) et le texte ne manque pas de décontenancer le lecteur... Ce récit surréaliste célèbre une écriture simple mais efficace qui a inspiré entre autres, des textes de la littérature japonaise comme par exemple, La dernière métamorphose de Keiichirô Hirano. Dans cet hommage rendu au monument littéraire de Kafka, Hirano raconte l'histoire d'un cadre japonais souffrant de hikikomori. A l'instar de cet ouvrage de Hirano, qui en passant n'est pas inoubliable, La métamorphose a durablement influencé la création littéraire. On notera d'ailleurs que les multiples thèmes abordés dans la nouvelle sont brillament exploités par Kafka. Je partage notamment la thèse de William Schnabel (Masques dans le miroir) selon laquelle le double métamorphique témoigne de la fascination et la répulsion pour cette forme monstrueuse. Chez Kafka, cette mutation qui mène inéluctablement à une fin misérable, traduirait selon Schnabel, un " rappel insolent de notre impermanence ". Il est évidemment bien d'autres sens à cette fiction mais finalement, quelles que soient les intentions prêtées au célèbre auteur tchèque, la magie opère. Et en dépit d'une traduction quelquefois maladroite pour la présente édition, La métamorphose, manifestation d'un esprit torturé, fait partie de ces lectures à ne manquer sous aucun prétexte. Alcapone13

Alcapone
02/02/13
 

Gregor Samsa, commis voyageur qui fait vivre sa famille entière par son travail, se réveille un matin transformé en insecte géant, sans pour autant avoir perdu sa conscience humaine.Rejeté par sa famille qui l'oblige à se réfugier sous son propre lit et évite tout contact avec lui, il ne trouve de réconfort qu'auprès d'une vieille domestique, seul être humain à lui adresser la parole.Ce roman m'a permis d'aborder l'oeuvre de Kafka. Pour une raison que je ne m'explique pas, cet écrivain m'a toujours effrayée, comme si j'avais d'avance la certitude que ses écrits me seraient totalement incompréhensibles.C'est donc sans conviction que j'ai entamé ma lecture et me suis rapidement immergée dans ce récit à la frontière de l'absurde et du fantastique qui génère un intrigant malaise qui m'a fait retenir mon souffle jusqu'à la dernière ligne de cette histoire dérangeante.Verdict : Une découverte aussi intéressante qu'inattendue que j'ai bien l'intention de poursuivre.

isabelleisapure
06/12/15
 

Ce texte ne m'a pas inspiré grand chose. Se réveiller en un monstrueux insecte pour "exprimer l'angoisse humaine face à l'absurdité de l'existence, accrue par les institutions" (petite biographie de l'auteur au dos du livre) est quelque chose que je ne comprends pas. Sinon, de ce que j'ai compris, c'est un texte parfois drôle, souvent mystérieux, avec des personnages étranges comme la soeur de Grégor, le héros (ou l'insecte). Celle-ci me paraissait gentille au début, mais finalement, elle ne participa qu'au meurtre de son frère, aidée par ses parents. J'aurais sûrement l'occasion d'étudier ce livre prochainement, mais pour l'instant, je reste relativement perplexe sur cette courte lecture.

un flyer
01/07/14

Analyse de la dimension perverse de la culpabilité, la métamorphose saisit avec brio les frayeurs humaines et les rapports de force nécessaire à l'affirmation de soi. µTirant sa force de la montée en puissance progressive de l'angoisse, ce récit du sacrifice de l'innocence sur l'autel de la médiocrité, à mi-chemin entre la fable psychanalytique et le conte surnaturel.

poivredekayenne
18/10/13
 

J’avais depuis assez longtemps envie de lire la célèbre nouvelle de Kafka, et c’est maintenant chose faite puisque j’ai dégoté le recueil chez un bouquiniste. J’ai malheureusement été un peu déçu par le côté suranné, mal vieilli du style et de la traduction, qui enlève du plaisir à la lecture. La première nouvelle, qui donne son titre au recueil, est de loin la meilleure malgré une absence de détails (par exemple, quelle est la raison de l’horrible transformation de Grégoire Samsa ?). C’est aussi la plus longue, alors que les autres dépassent à peine les deux pages, pour certaines. Cette longueur réduite est également regrettable, car parfois la nouvelle est déjà finie quand bien même l’auteur aurait pu construire quelque chose de plus long sur de bonnes bases. J’ai bien aimé la dernière du recueil, Rapport à une académie. En résumé, je lirai peut-être autre chose de Kafka pour ne pas rester sur cette mauvaise première impression. http://blue-imaginarium.eklablog.com/

Shirayukihime
13/08/13
 

Un jeune homme se réveille un matin transformé en cafard... Tiens quelle drôle d'idée ! Et puis en même temps pourquoi pas... Kafka est pour moi un père de la science fiction et la métamorphose en est une oeuvre très aboutie. Sa lecture principale pour moi serait le passage de l'adolescence à la vie adulte et le rejet de l'ascendance familiale, après pourquoi un cafard...

laeticha
13/08/13
 

Cette nouvelle est simple à lire, pas désagréable (on se prend vite au sujet), mais il me semble qu'il s'agit d'un conte philosophique, or je n'en ai pas compris la morale. (Le dernier chapitre m'a un peu plongée dans le brouillard.)Je crois que je vais effectuer des recherches à ce sujet parce que ça m'a un peu perturbée, cette histoire. ^^

Myaou
21/05/13
 

Ce texte assez court fait beaucoup cogiter. Gregor s'est transformé en un énorme cafard, il est très repoussant. Sa famille ne le voit plus que comme un gigantesque insecte, il n'est plus le fils ou le frère d'autrefois. Pourtant il réfléchit. Sa façon de penser est différente car il se comporte d'une autre manière, mais il est encore à même de comprendre ce que disent ses proches. Gregor a changé, physiquement et physiologiquement, mais il est toujours le même, dans sa tête.Je trouve dommage que Kafka n'ait pas assez développé le sentiment d'étonnement de Gregor. Sa famille est complètement bouleversée, même des mois après La métamorphose. Mais j'ai l'impression qu'après la première stupéfaction passée, Gregor prend relativement bien ce qui lui arrive. Il a l'air de s'en faire plutôt pour sa famille que pour lui-même.Mis à part cet élément, j'ai trouvé le texte vraiment bien articulé. La plume de Kafka est efficace malgré un aspect un peu vieillot (le texte date de 1912, tout de même). L'auteur dénonce la peur de la différence d'une manière très originale. La métamorphose est un écrit choquant et fort dont je me souviendrai longtemps.

beroune
21/12/12
 

J'avais déjà entendu parler de ce livre plusieurs fois (par quelques professeurs notamment) et je me suis décidée à le lire pendant ces vacances. L'histoire n'est pas compliquée, on comprend très vite ce qu'il en est, mais je ne m'attendais pas vraiment à ça. Je m'attendais à ce que le livre soit divertissant malgré la dureté des thèmes abordés mais j'ai été assez déçue sur ce point. Je devais en effet parfois me forcer pour continuer ma lecture. Cependant, ce livre n'est pas sans intérêt : il permet au lecteur une réflexion sur le vaste sujet qu'est l'abandon.

cachou0393
22/07/12
 

La métamorphose est le récit, une nouvelle d'une centaine de pages, de Gregor Samsa, honnête travailleur, qui soutient financièrement sa famille suite à la déconvenue de l'affaire commerciale de son père, et qui un matin se sent différent, malade. C'est le premier jour de sa transformation en un insecte répugnant.Kafka nous propose ici un texte d'une grande originalité, écrit avec une grande justesse, une fluidité et une légèreté extrêmement bien travaillée, faisant de cette nouvelle un plaisir rare de lecture.Cet auteur et ses textes ont été le sujet de maints études. Celle qui suit est courte, rassurez-vous, et manquera peut-être d'originalité par rapport à d'autres travaux déjà réalisées.Ce Gregor Samsa a avec sa famille des liaisons comme tout jeune homme peut avoir avec ses parents et sa soeur au début du siècle dernier. Il la respecte, l'aime et et lui consacre sa vie, personnelle et professionnelle. Le père est tyrannique, la mère est effacée et la jeune soeur aimante et simple. Gregor Samsa travaille dans une entreprise pour qui il a une dette contractée par son père. Ce Gregor Samsa est au milieu d'une situation étouffante, sans avenir, et dont il paye chèrement le choix d'autres personnes, bien qu'il ne le ressente pas de cette manière, nous comprenons qu'il vit pieds et poings liés par son père et son travail (le jour même de son absence, il a la visite du fondé de pouvoir de l'entreprise dans laquelle il travaillé pour venir vérifier s'il est bel et bien malade).Inconsciemment, Gregor Samsa éprouve une gêne, et ressent cet étouffement comme un manque de considération pour ces efforts. Il finit par s'imaginer qu'il n'est qu'un cafard au milieu de ce nid étouffant (je répète ce mot plusieurs fois pour vous faire comprendre mon ressenti vis à vis de cette famille et de son travail). Nous pouvons l'imaginer alité et déambulant dans sa chambre sans but précis, s'éloignant de plus en plus de la réalité jusqu'à ne plus s'alimenter. Nous retrouvons là les symptômes d'une grave dépression.Malheureusement, sa famille qui le tient cloîtré ne fait rien pour essayer de l'en sortir et l'enfonce de plus en plus jusqu'à la mort. Les dernières pages, lorsque l'employée se débarrasse du corps, sont tragiques et comiques à la fois. La famille retrouvant dans la perte d'un poids lourd, le fils et le frère, la vie et l'ambition qui l'accompagne.Kafka aura certainement ajouté dans son texte une authenticité personnelle y ajoutant ainsi une crédibilité sérieuse.Un texte magnifique, avec un arrière-goût de folie, dans un univers égoïste. Un classique à lire absolument...

Skritt
24/06/12
 

La métamorphose, c'est un classique, un peu. Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est le fait que malgré sa métamorphose, Gregor Samsa continue de vivre, de penser et d'agir comme un être humain. L'évolution de son personnage entre le début et la fin du livre est remarquable. Il passe du jeune homme modèle qui fait vivre toute sa famille grâce à son travail, à l'horrible monstre qui met sa famille dans la misère, les fatigue, les empêche de vivre correctement. Il passe d'idolâtré à rejeté jusqu'au point où sa propre soeur en vient à souhaiter sa mort.La métamorphose c'est aussi la peinture de la vie d'une famille peu aisée qui essaie de survivre comme elle peut à l'aide de petits boulots, en louant une pièce de leur appartement à des étrangers désagréables...La métamorphose, c'est un livre intéressant, facile et rapide à lire, qui donne un peu à réfléchir, et que je conseille à tout le monde. C'est pas le chef d'oeuvre du siècle, mais je pense qu'il faut l'avoir lu.

Chaaw
06/09/11
 

Ca faisait longtemps que je voulais découvrir l’univers de Kafka. Voilà, c’est chose faite avec cette nouvelle très connue et largement analysée. Je n’ai pas la prétention d’en tirer une analyse poussée, mais j’ai tout d’abord été surprise par la limpidité du style. Moi qui pensais devoir consulter mon dictionnaire à chaque phrase et réfléchir longuement à chaque chapitre, je l’ai lu relativement vite tant ce livre est abordable. L’histoire, il suffit de lire le résumé : Grégor se réveille un matin transformé en cancrelat. Il habite avec sa famille de la petite bourgeoisie et se retrouve relégué dans sa chambre, tant son apparence répugnante effraie ses semblables. Il va donc être la proie de dégout, de la part de ses parents et de sa soeur, mais aussi de son supérieur hiérarchique.Ce récit, narré avec une certaine distance, m’a touchée. J’y ai vu comme le souligne Wikipedia plus haut le traitement social d’individus différents et la solitude et le désespoir qu’engendre une mise à l’écart. C’est vraiment poignant d’assister à cette métamorphose et à cette détérioration de la communication et des liens familiaux.On ressent le désespoir de Gregor teinté d’une certaine fatalité. Mais on assiste aussi à quelque comiques de situation et à un peu d’autodérision.J’ai cru comprendre que la relation de Kafka avec son père a été source de souffrances, et on peut ressentir la même chose de son personnage. Je crois que le parallèle entre la vie de l’auteur et ses écrits a souvent été énoncée.la suite ici :http://lesmotsdemelo.com/2011/04/la-metamorphose-kafka/ Amélie(Mélo).

MamzelleMelo
25/05/11
 

Format

  • Hauteur : 15.00 cm
  • Largeur : 10.50 cm
  • Poids : 0.08 kg
  • Langage original : ALLEMAND

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