La mort a venise ; tristan

MANN, THOMAS

livre la mort a venise ; tristan
EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 25/05/87
LES NOTES :

à partir de
17,00 €

SYNOPSIS :

La Mort à Venise et Tristan comptent parmi les meilleurs récits de Thomas Mann. Malgré leur brièveté, ces deux chefs-d'oeuvre d'inspiration très romantique contiennent l'essentiel de la pensée du grand écrivain allemand. On y retrouve le pessimisme foncier hérité de Schopenhauer, la clairvoyance, la perspicacité et l'extraordinaire raffinement psychologique que Thomas Mann admirait chez Nietzsche, ainsi que les quatre notions fondamentales qui, à travers la littérature, ont pendant des siècles défini l'âme allemande: culture, musique, protestantisme et sens du devoir. La fascination mortelle que peut exercer la beauté physique, tel est le sujet de la Mort à
Venise: justement parce qu'il n'est plus jeune, et qu'il a une sensibilité d'artiste, le romancier Gustav Aschenbach sera plus qu'un autre sujet à ces brusques déraillements qui conduisent à la mort. Univers glacé de la montagne, gaieté factice du sanatorium, Tristan est en quelque sorte un prélude à la Montagne magique. Dans ce monde qui déjà échappe aux vivants s'affrontent l'artiste, voué aux rêves morbides et à la métaphysique, et le bourgeois, l'homme d'action à la santé et aux affaires florissantes. Nouvelle brève, infiniment poignante, le Chemin du cimetière clôt sur un point d'orgue la réédition de ces deux joyaux de la littérature allemande.
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La mort à Venise.Venise se meurt. Si Thomas Mann a choisi la Sérénissime pour la mort d'un vieux cygne, ce n'est évidemment pas par hasard. Venise se meurt dans le combat qu'elle a toujours mené contre sa nature. Une création. Une chimère. Une utopie humaine.Pourtant Venise existera toujours.On retrouve dans la mort à Venise l'ivraie qui nourrissait l'auteur :ce combat qu'il n'a jamais cessé de mener entre sa nature et la mission qu'il s'était donnée.La passion ou l'art. Diptyque impossible pour Mann.Le corps et l'esprit à jamais dissociable.Céder entraine la chute, l’anéantissent, la mort.Venise entre l'eau et le ciel doit choisir.Le vieux cygne se meurt au chant de la chair.Il faut agir et non subir chez Mann.Agir pour créer. Subir ne serait qu'aimer. Voici l'enfer de Thomas Mann.Tristan.Même si cette nouvelle joue la carte d'un romantisme poitrinaire, c'est déjà la Montagne Magique qui s'y dessine.C'est également ce que nous aimons chez Mann, cette rectitude, cette discipline qu'il impose à ses personnages et qui tout à coup provoquent chez eux une torsion . Le point de rupture. Ce qu'aujourd'hui nous pourrions appeler un «pétage de plomb» . Des plus grands barrages naissent tous les déluges. On se tient droit, on résiste, on se dresse face au destin, et puis puis la nature fait la passion et les hommes avec ce qui leur reste.Mann fait de Tristan l'homme qui ne comprend pas, et qui ne pardonne pas. Le Tristan de Mann n'en mourra pas d'amour, soit, mais il fuira face à son propre dégout.Le chemin du cimetièreLa vie ne fait pas de cadeau et ne s'écarte pas de son chemin. Malheur à qui voudrait lui demander justice, réparation, ou porter plainte.Mais voilà, lorsque le trop plein arrive il faut bien lui sortir tout ce qu'on retenait contre elle.Le pauvre Piepsam vient de l'atteindre. Pauvre, seul, et saoul il lui crache sa haine. Il ne laissera pas impunément la vie mener facilement son chemin. Mourir en faisant face voilà qui n'est pas si étrange pour un auteur qui a toujours tenu à rester debout en vertu d'un certain «Quand même»... Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
02/11/13
 

Un écrivain vieillsissant s'éprend dans l'ambiance lourde de l'été vénitien d'un jeune garçon à la beauté innocente. Il esthétise cet attirance par des références littéraires mais la déchéance n'est pas loin...Très belle écriture qui restitue l'ambiance délétère de la nouvelle.

Loricath
30/05/11
 

Gustave Aschenbach est un artiste d'âge mûr : "L'alliance d'une conscience professionnelle austère et de troubles, d'impulsives ardeurs, avait fait de lui un artiste, cet artiste qu'il était. ", homme ayant vécu et qui sans doute pense que plus rien ne pourra l'atteindre.Mais voilà qu'il se décide à voyager et choisit pour destination Venise, une ville qui par le passé ne lui a pas convenu.Alors qu'il en est de même cette fois-ci et qu'il s'apprête à partir, il croise un jeune homme étranger, et c'est le coup de foudre.Gustave Aschenbach ne comprend pas ce qui lui arrive, et c'est avec un certain amusement que le lecteur suit les tribulations de ce cœur, jusqu'à ce que la révélation frappe l'intéressé.Le thème de l'amour homosexuel, sans doute non réciproque, y est traité pudiquement mais avec une forme d'ironie dans le style narratif de l'auteur envers son personnage.Complétement prisonnier des ses sentiments, Aschenbach ne peut imaginer une fin à cette histoire; seule la mort peut donc l'en délivrer.Finalement, tout cela offre une vision plutôt pessimiste de la vie, mais en grattant l'ironie et le sarcasme dont l'auteur a drapé sa plume c'est une sensibilité à fleur de peau qui se dégage de cette histoire.

viwa
28/03/14
 

Format

  • Hauteur : 21.40 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.33 kg

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