La mort n'oublie personne

DAENINCKX, DIDIER

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/03/99
LES NOTES :

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6,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

8 mars 1963. Le jeune Lucien Ricouart, isolé dans une pension pour apprentis, s'acharnant à domestiquer sa solitude, est retrouvé mort noyé dans un bassin après que ses camarades l'aient traité de « fils d'assassin ». Un professeur efface dans la boue, sous la pluie, son dernier message et son cri de révolte qui affirme au contraire
et jusque dans la mort : « Mon père n'est pas un assassin ». Vingt-cinq ans plus tard, un jeune historien enquête sur la vie de ce père. Sur cet homme au passé d'ouvrier dans le nord de la France. Sur son parcours de résistant. Sur ce qu'il est advenu après guerre qui autorise des gamins à pousser l'un des leurs au désespoir.
4 personnes en parlent

Lucien Ricouart, en mars 1963, est interne dans une pension pour apprentis. Toujours seul, pas d'amis. Un jour, les autres internes le traitent de "fils d'assassin" ; Lucien s'échappe et est retrouvé mort quelques heures plus tard, noyé.Vingt-cinq ans plus tard, Marc, journaliste, enquête sur la Résistance dans le Nord de la France. Son enquête le mène chez Jean et Marie Ricouart, les parents de Lucien. Marc était à l'internat en même temps que Lucien et a assisté à l'accident lui ayant causé la mort, mais Jean et Marie n'en savent rien. Jean Ricouart se livre sur son parcours d'ouvrier et de résistant.Beaucoup plus qu'un roman policier, c'est avant tout le récit des années de guerre d'un jeune homme. Son entrée dans le monde du travail, à l'usine et puis, son passage quasiment naturel dans la Résistance.L'époque est propice à bâtir des histoires plus ou moins vraisemblables, plus ou moins captivantes. Celle-ci est à la fois passionnante et crédible. Les personnages sont en même temps simples et très forts. Les lieux, que je ne connais pas du tout -je n'ai pas encore eu le loisir d'aller vister le Nord- sont tellement formidablement bien décrits que l'auteur, lui, doit les connaître. Ou alors, possède-t-il une carte IGN ? Les paysages de houillières ajoutent de la noiceur, du sombre, de la profondeur à l'atmosphère pesante du livre.L'aspect polar du livre -il est classé en tant que tel- s'imisce dans le livre pour le finir en apothéose. Mais le classer simplement en tant que roman policier est trop réducteur pour cet excellent roman qui montre comment, une personne simple,vivant des situations communes et d'autres plus particulières, peut ne pas avoir une vie "de M. Tout-le-monde". Yv

Lyvres
24/03/14
 

Classé policier, ce livre ne l’est finalement que dans ces dernières lignes. Il s’agit avant tout d’une épopée historique relatant les faits de résistance de quelques individus, héros anonymes comme il en eût tant durant la seconde guerre mondiale, et dont personne ne parle jamais.Entre la mort d’un gamin retrouvé noyé à quelques pas de sa pension, et le fin mot de l’histoire, c’est en immersion avec le père de ce petit qui se souvient de ses années de résistance dans le Pas de Calais, et de sa déportation…Ouvrage un peu original donc dans sa conception, plus près du roman noir, et de la fresque socio-historique que du policier, ce livre m’a marquée par la simplicité, et la profondeur de de Jean, ouvrier sans histoire que l’Histoire a broyé. Didier Daeninckx s’inspire d’ailleurs de faits réels.Bien écrit, ce livre se lit avec à la fois gourmandise et gravité. Je ne serais pas allée le chercher s’il ne m’avait pas été offert pour l’achat de deux autres polars. Le hasard a parfois du bon. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
31/05/13
 

1963: le jeune Lucien est retrouvé mort dans un étang, après avoir fui ses camarades de pension qui disaient de lui qu'il était le fils d'un assassin.Pour bien comprendre cette injure, l'auteur raconte l'histoire du père, Jean Ricouart. Ce dernier se livre à un journaliste venu l'interroger sur la Résistance dans le Pas de Calais. A travers la confession de Jean, c'est toute la Résistance, les combines et la collaboration du côté de Saint-Omer qui sont mises en évidence. Jean est devenu résistant à dix sept ans, mais n'a jamais tué personne....Après guerre, ce sont les manoeuvres politiques et les vengeances de tiers personnes qui auront raison de sa liberté.Jean a tout vécu: le camp de concentration, la prison, et la mort de son unique enfant. Sa seule joie fut de retrouver et d'épouser Marie, qui resta toujours à ses côtés malgré les épreuves.Construit comme un véritable roman policier, l'intrigue utilise le passé trouble de la guerre comme arme pour la suite, le tout sur fond de décor des Houillères (la mine)."Ici le mineur ne possède rien, même pas ses vêtements de travail, même pas son casque...La maison, c'est celle de la compagnie. Il ne dispose que d'une seule richesse; les autres."Tout est dit. vivi

vivicroqueusedelivres
06/11/12
 

Isolé dans un pensionnat pour apprentis, Lucien Ricouart est retrouvé noyé dans un bassin près duquel Marc Blingel, l’un des élèves parti à sa recherche avec un professeur, lit l’inscription tracée dans la terre « Mon père n’est pas un assassin ». Vingt-quatre ans après, Marc, devenu historien, interviewe Jean Ricouart, son père, sur son parcours de résistant… Les histoires de Didier Daeninckx sont toujours d’autant plus révoltantes qu’elles s’inspirent de faits réels et dénoncent des pans de l’histoire que beaucoup préfèrent laisser dans l’ombre. Dénonciations de collaborateurs envieux, tortures, déportations, parodie de justice, suicide suite à des insultes calomnieuses injustifiées, tout concourt en effet à créer autant de monstres qu’il y a d’êtres humains capables de malfaisance. Miliciens, soldats, voisins, juges, tous, même des enfants, sont capables du pire.

CarnetsdeSeL
04/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.12 kg

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