Vingt-quatre heures d'une femme sensible

SALM, CONSTANCE DE

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 26/05/12
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Un soir, au sortir de l'opéra, une femme entrevoit son amant disparaître dans une calèche avec une autre. Tout au long des vingt-quatre heures qui vont suivre - une nuit, une journée puis une autre nuit qui s'étirent en une éternité - l'héroïne laisse libre cours à sa jalousie et adresse à son amant une succession
de quarante-six lettres, reflets du tourbillon des émotions qui l'étreignent et se succèdent en son coeur. Dans ce roman épistolaire aussi subtil qu'efficace, Constance de Salm (femme de lettres du XIXe siècle, qui accueillait Stendhal et Dumas en son salon), joue sur les infinies variations du sentiment amoureux.
4 personnes en parlent

Constance de Salm était une femme du monde qui tenait un salon littéraire très prisé dans les années 1824-1830. Parmi ses plus fidèles admirateurs, on comptait Alexandre Dumas fils ou Stendhal. Mais Constance de Salm était aussi connue pour ses prises de position féministes, dans la lignée de celles de Flora Tristan par la suite. A ce jour, on ne lui connaît que ce seul roman. Ecrit en 1824, c'est le livre qui vous réconcilie avec l'écriture du dix-neuvième siècle, si toutefois vous êtes fâché(e) avec cette dernière..... Et c'est le livre qui ne parle que d'amour : " l'amour ?...Qu'est-ce que l'amour ?...Un caprice, une fantaisie, une surprise du cœur, peut-être des sens. " Très bien écrit, il n'y avait qu'une femme pour livrer les émotions féminines en utilisant les mots justes. On y trouve de l'amour déraisonné, parfois raisonnable, de la jalousie,de la fureur, de la tristesse, de l'abattement....Au fil des lettres, car il s'agit de littérature épistolaire, le lecteur est confronté à toutes les émotions que peuvent susciter un amour violent et exclusif qui dérègle les sens : " l'amour n'est donc pas une condition inévitable de la vie, il n'en est qu'une circonstance, un désordre, une époque ", puis enfin aboutit à un dénouement intelligent qui prouve bien que l'imagination et le fantasme n'ont pas de limites, surtout lorsqu'il s'agit d'amour avec un grand A. En fait, le sentiment amoureux est le véritable héros de ce petit roman, et il est magnifié par un style d'une beauté sans pareil. Un petit bijou à conserver bien au chaud dans sa bibliothèque! vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Ces lettres enflammées nous livrent une belle description du sentiment amoureux. Entre raison et déraison, guidée par la jalousie et l'incompréhension l’imagination se met en route et c'est un déluge d'émotions...Des mots justes, un style poétique et quelques heures de bonheur à lire ce petit roman

Gigi
23/02/12
 

Au sortir du spectacle, l'héroïne, veuve et amoureuse d'un jeune homme sans ressources, dont elle se sait aimée en retour, entrevoit celui-ci dans la foule, puis quittant les lieux en calèche en compagnie d'une autre femme...Follement éprise, et également éperdument jalouse (et aussi avec l'imagination galopante que développe la jalousie), elle adresse à son amant qu'elle ne parvient pas à joindre, et qui serait semble-t-il parti à la campagne avec cette femme inconnue, une succession de quarante-trois lettres, témoins de ces heures de fièvres, de doutes et de désespoir.Tout au long des vingt-quatre heures qui vont suivre - une nuit, une journée puis une autre nuit qui s'étirent en une éternité - nous sommes confrontés à l'exaspération amoureuse de cette femme, et à la violence de ses sentiments, au tourbillon des émotions qui l'étreignent et se succèdent, car on la voit successivement déchirée de jalousie, d'amour et de désespoir. Et nous découvrons avec elle, alors qu'elle est presque au bord du suicide, que toute l'histoire n'est en fait qu'un quiproquo, et que son amant ne l'a trahie en rien, bien au contraire...J'ai beaucoup aimé ce petit livre et ces lettres enflammées, passionnées, rageuses ou désespérées. Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

"Vingt-quatre heures d'une femme sensible", roman épistolaire qui se propose de "peindre la jalousie, non dans ses fureurs, mais dans les douleurs dont elle accable une âme ardente et sensible", en 46 lettres écrites dans un espace de temps répondant aux unités de la tragédie ou de la comédie classiques, d'un mercredi, à une heure du matin. (postface de Claude Schopp)Il faut lire ce livre en savourer minute par minute chacune des lettres écrites pour cette femme anonyme qui souffre le martyr après être rentrée d'une soirée où son tendre ami l'a quittée au bras d'une autre.. Aussitôt les plus folles pensées la gagnent, le doute, l'atermoiement, la douleur, la rage, la folie. Cette amoureuse éplorée, incapable de se raisonner, ou juste le temps d'une lettre, passe donc sa journée à tourner en rond, à écrire des lettres enflammées. Tour à tour, les sentiments les plus ardents la brûlent. Et même les "égarements de l'imagination" la submergent. C'en est trop pour cette femme, elle sombre, elle pleure, son honneur semble perdu...C'est simplement superbe et écrit avec une virtuosité admirable. Constance de Salm décrit avec justesse et sensibilité un coeur pur, un coeur simple, un coeur juste. Son héroïne est une passionnée, qui dérive et divague, elle passe des sentiments les plus exaltés aux menaces d'en finir avec la vie. Elle promet, elle menace. Telle lettre est sensée être la dernière, plus jamais elle n'accordera un regard, une pensée pour cet homme qui l'a trahie, et puis non... son amour est trop fort, trop déraisonnable. "L'amour !... Qu'est-ce que l'amour ?... Un caprice, une fantaisie, une surprise du coeur, peut-être des sens; un charme qui se répand sur les yeux, qui les fascine, qui s'attache aux traits, aux formes, aux vêtements même d'un être que le hasard seul nous fait rencontrer. Ne le rencontrons-nous pas ? rien ne nous en avertit, ne nous trouble... nous continuons de vivre, d'exister, de chercher des plaisirs, d'en trouver, de poursuivre notre carrière comme si rien ne nous manquait !... L'amour n'est donc pas une condition inévitable de la vie, il n'en est qu'une circonstance, un désordre, une époque... que dis-je ? un malheur ! une crise... une crise terrible... elle passe, et voilà tout."

Clarabel
20/02/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.17 kg

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