La muette

DJAVANN, CHAHDORTT

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 07/03/08
LES NOTES :

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4,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

" j'ai quinze ans, je m'appelle fatemeh mais je n'aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt... " l'amour fusionnel d'une adolescente pour sa tante muette, l'amour passionné de celle-ci pour un homme tournent au carnage
dans l'iran des mollahs. chahdortt djavann fait un récit court, incisif et dénué de tout artifice. écrite dans un cahier, par une adolescente de quinze ans en prison. la muette est une histoire qu'on n'oublie pas.
Dans l'attente de son exécution, une jeune iranienne raconte les circonstances de sa condamnation "dans ce pays où l'amour est interdit". Elle veut faire entendre le cri sans voix des musulmanes qui meurent en silence. Un court texte plein de force pour réveiller notre capacité d'indignation et de compassion émoussée par l'abondance des faits divers. Ne laissez pas Fatemeh et sa tante la muette tomber dans l'oubli, venez à leur rencontre.

corinne (valenciennes)
Dans l'attente de son exécution, une jeune iranienne raconte les circonstances de sa condamnation "dans ce pays où l'amour est interdit". Elle veut faire entendre le cri sans voix des musulmanes qui meurent en silence. Un court texte plein de force pour réveiller notre capacité d'indignation et de compassion émoussée par l'abondance des faits divers. Ne laissez pas Fatemeh et sa tante la muette tomber dans l'oubli, venez à leur rencontre.
Corinne ,
Librairie
(Valenciennes)
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Voici un petit livre effectivement poignant où l'on est confronté à l'horreur et à la violence et surtout au courage des femmes iraniennes face à la démence de l'intégrisme dans leur pays. A lire comme un témoignage (on peut se demander quelle est la part du roman et du vécu dans l'ouvrage) et à savourer tant l'écriture est délicate malgré la dureté du thème."J'ai quinze ans, je m'appelle Fatemeh, et je n'aime pas mon prénom. Dans notre quartier, tout le monde avait un surnom, le mien était «la nièce de la muette». La muette était ma tante paternelle. Je vais être pendue bientôt ; ma mère m'avait nommée Fatemeh parce que j'étais née le jour de la naissance de Mahomet, et comme j'étais une fille, elle m'avait donné le prénom de la fille du Prophète. Elle ne pensait pas qu'un jour je serais pendue ; moi non plus. J'ai supplié le jeune gardien de la prison pour qu'il m'apporte un cahier et un stylo, il a eu pitié de moi et exaucé le dernier souhait d'une condamnée. Je ne sais par où commencer. J'ai lu plusieurs fois le petit dictionnaire abandonné sur la corniche de la chambre où j'ai vécu plus d'un an. J'aimais apprendre ce que les mots signifiaient ; mais ne me rappelle pas tous les mots et leur sens. Je n'ai jamais rien écrit, à part quelques poèmes, une vingtaine, mais personne ne les a jamais lus. J'étais très bonne à l'école, mais j'ai dû la quitter à treize ans ; j'aurais bien aimé continuer et aller à l'université. Personne dans ma famille, ni d'ailleurs dans notre quartier, n'avait jamais mis les pieds dans une université. Où j'ai grandi, il n'y avait que la misère et la drogue, aucun destin n'échappait au malheur ; dans ce monde-là, la pauvreté écrase les hommes et les femmes, les rend misérables, méchants et laids : trop de misère fait que les gens ne sont même plus capables de rêver. Mon oncle, le frère de ma mère, était drôle, drogué et beau, il avait vingt-deux ans et rêvait encore, un peu trop peut-être. La muette aussi était belle, elle avait de grands yeux brillants et un visage rassurant pour une muette. Moi, je ne suis pas belle, mais je ne suis pas laide non plus ; maintenant, dans cette cellule, je dois l'être. Les trois premiers jours de mon interrogatoire furent les plus lents dans l'histoire de l'humanité, soixante-douze heures sans sommeil sous les coups de matraque. Brûlures indescriptibles. J'ai plusieurs dents brisées, le visage tuméfié, des côtes cassées et, lorsque je respire, mon corps me fait mal. Je prends seulement maintenant conscience que je vais être pendue ; attendre jour et nuit la mort dans cette cellule étroite et entièrement vide est au-dessus de mes forces. Penser à la muette, l'imaginer à mes côtés, m'aide à ne pas devenir folle, à supporter la douleur, la peur. J'écris pour que quelqu'un se souvienne de la muette et de moi, parce que mourir comme ça, sans rien, m'effrayait. Peut-être qu'un jour quelqu'un lira ce cahier. Peut-être qu'un jour quelqu'un me comprendra. Je ne demande pas à être approuvée, seulement comprise." Liliba

liliba
21/12/09
 

En fait, quand j'ai refermé le livre, je ne savais pas si j'avais lu un roman ou un récit. Un effet accentué par la forme épistolaire.J'ai bien regardé la quat'de couv', c'est bien roman qui était inscrit sur la couverture.J'étais complètement chamboulée par ce que je venais de lire.Bien sûr, j'entends parler de la condition des femmes en Iran ou dans d'autres pays mais là, j'avais l'impression de voir tout ça de l'intérieur et ça m'a pris aux tripes.Cela m'a aussi rappelé une copine iranienne, connue pendant mes études, et qui était venue étudier 1 an en France. Ce qu'elle me racontait me paraissait tellement impossible et j'ai retrouvé ce sentiment pendant cette lecture.Quand on referme le livre, on se sent tellement chanceuse, même si tout n'est pas parfait.C'est encore un récit violent et utile, un récit qui fait réfléchir.Mon cerveau est donc en grande ébullition en ce moment grâce à tous ces auteurs.Merci la littérature ! Livr-esse

Wakissi
17/10/11
 

Comment rester insensible face à une telle œuvre ? J'ai toujours préféré l'argumentation indirecte d'un roman à l'argumentation sans détour d'un essai. Le message passe bien ici sans tomber dans le pathos.J'ai trouvé de nombreux points communs entre Mal de pierres et La Muette. Dans les deux livres, j'ai retrouvé ces femmes en marge de la société qui essaient tant bien que mal de vivre.

leiloona
23/03/11
 

Format

  • Hauteur : 21.10 cm
  • Largeur : 13.60 cm
  • Poids : 0.17 kg