La noce des blancs casses

BREZAULT-A

EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 25/02/09
LES NOTES :

à partir de
12,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

un certain vendredi, sur la piste qui relie bangala, la capitale du bangali, à niamkadougou, la mercedes du secrétaire national du pub, le parti unique bangalais, est la cible d'un dramatique attentat. l'homme était chargé de mettre de l'ordre à tortuga, une ville fantôme où des milliers de clandestins travaillent encore à l'extraction des diamants d'une mine prétendument abandonnée. sur les lieux, parmi les carcasses des zébus fauchés par la voiture, l'inspecteur colombo et son adjoint shériff, deux inénarrables flics bangalais, découvrent que sa main droite a été tranchée d'un coup de machette. qu'a-t-on ainsi voulu lui dérober ? menée tambour battant, cette enquête déjantée, à laquelle vient s'ajouter une noce dérisoire de « blancs cassés », réunit tous
les ingrédients de la réalité sociale africaine contemporaine. celle que doivent subir les populations soumises aux diktats des puissants : politique véreuse, corruption, détournements de fonds, banditisme, prostitution, sectes, pillage économique... romancier, essayiste et scénariste de bande-dessinée, alain brezault a vécu de nombreuses années en afrique. avec ce polar picaresque, adapté chez glénat en trois albums hilarants, il rend un hommage à peine déguisé à chester himes, chantre de la condition noire américaine, dont le harlem des années cinquante est ici remplacé par le bangali, un petit pays imaginaire d'afrique de l'ouest dans les années quatre-vingts, symbole d'un continent livré à la rapacité d'escrocs noirs et blancs venus de tous les horizons.
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Dans un pays africain imaginaire (sorte de condensé de différents régimes et de leurs modes particuliers de fonctionnement), le secrétaire nationale du parti unique est la victime d'un attentat. l'inspecteur Colombo et son adjoint Sheriff se lancent aussitôt dans une enquête qui brasse joyeusement politiciens véreux, prostituées, clandestins exploités dans une mine de diamants officiellement fermée, sans oublier un noce de Blancs usés par le soleil africain et quelques crocodiles affamés...ça tire dans tous les coins, ça explose, ça tabasse allègrement, on pense parfois à "Fantasia chez les ploucs", tandis que Colombo, en digne émule de son homonyme, affronte avec panache les puissants qui tentent de se mettre en travers du chemin de la vérité.Sous couvert d'une comédie déjantée,Alain Brezault nous convie avec sa Noce chez les blancs cassés à un portrait haut en couleurs et plein de verve de l'Afrique des années 80. J'y ai retrouvé avec plaisir le vocabulaire et la syntaxe si particuliers du français d'Afrique et je me suis régalée avec un récit qui ne s'embarrasse pas de psychologie mais où les péripéties se succèdent à un train d'enfer! cathulu

cathulu
08/08/12
 

“En Afrique, le soir tombe vite…Dans un nuage de poussière rouge, la Mercedes fonçait à tombeau ouvert sur la piste tôlée de Kodékro-Niamkadougou, comme un cafard affolé par une giclée d’insecticide.”Dès l’entame du roman le ton est donné : l’histoire va se dérouler à un train d’enfer. Mais comme j’ai déjà présenté le livre je ne m’étends pas là dessus. Pour les distraits et nouveaux bienvenus sur opoto voici le lien : http://opoto.org/blog/wordpress/?p=600.Alain Brézault a choisi l’humour et la dérision pour parler de sujets d’une brulante actualité sur l’ensemble du continent africain : corruption et détournements de fonds, sectes et banditisme, prostitution et démocratie. Il a bien fait ! Et l’humour est noir, pas seulement à cause du continent, jusqu’à être déjanté. On dévore le livre en compagnie d’une galerie de personnage tous plus singuliers les uns que les autres à commencer par les deux héros, l’inspecteur Colombo (un nom qui ne doit rien au hasard) et son fidèle lieutenant Sheriff. Toutes ressemblances … sont effectivement voulues ; celles de Fossoyeur et Cercueil, les héros de Chester Himes dans le Harlem des années cinquante.Mais il ne faudrait pas résumer le livre à une simple parodie.Alain Brézault nous présente une Afrique criante de vérité. C’est là, sans doute, l’autre intérêt du livre. En voyageur attentif il a réuni dans son Bangali toutes les tares de l’Afrique de l’ouest ; et l’on songe aussi au Cameroun et en règle générale de l’Afrique au sud du Sahara. Vaste programme ! Ce n’est donc pas par hasard si l’auteur cite en exergue le parolier camerounais Lapiro de Mbanga : “Na wou go pay ?” (et maintenant qui va payer ?).Comme toute (bonne) caricature, les portraits qu’il esquisse sont criants de vérité : paysan cupide, expatrié alcoolisé, notable pourri, flic véreux, fou de dieu, mère maquerelle…, tous embrigadés dans une histoire où règne une idole : l’argent. Et la morale dans tout cela ? Et, oui la morale. Mais qu’elle morale ?Après une belle hécatombe (du sang, des explosions, des incendies, bref de la fureur et du bruit) l’histoire va bien se finir. Enfin, pas pour tout le monde…

opoto
05/12/09
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.33 kg