La nuit

WIESEL, ELIE

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 11/01/07
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Né en 1928 à Sighet en Transylvanie, Elie Wiesel était un adolescent lorsqu'en 1944 il fut déporté avec sa famille à Auschwitz puis à Birkenau. La Nuit est le récit des souvenirs qu'Elie Wiesel conserve de la séparation d'avec sa mère et sa petite soeur qu'il ne reverra plus jamais et du camp où avec son père il partage la faim, le froid, les coups, les tortures... et la honte de perdre sa dignité d'homme quand il ne répondra pas à son père mourant. « La Nuit, écrivait Elie Wiesel en 1983 est un récit, un écrit à part, mais il est la source de tout ce que j'ai écrit par la suite. Le véritable thème de La Nuit est celui du sacrifice d'Isaac, le thème fondateur de l'histoire juive. Abraham
veut tuer Isaac, le père veut tuer son fils, et selon une tradition légendaire le père tue en effet son fils. L'expérience de notre génération est, à l'inverse, celle du fils qui tue le père, ou plutôt qui survit au père. La Nuit est l'histoire de cette expérience. » Cet ouvrage est paru en 1958 aux Editions de Minuit et c'est le premier ouvrage d'Elie Wiesel qui est, depuis, l'auteur de plus de quarante oeuvres de fiction et non-fiction. Prix Nobel de la paix en 1986, il est titulaire d'une chaire à l'université de Boston. La Nuit a fait l'objet d'une nouvelle traduction aux Etats-Unis, en janvier 2006, avec une préface d'Elie Wiesel, et cette édition connaît un succès considérable.
2 personnes en parlent

Je ne parle pas du livre. Je souligne juste la richesse de la nouvelle édition. La version que j'ai entre les mains est une nouvelle traduction qui s'est faite aux Etats Unis. Avant cette date, nous n'avons que celle de 1958. Cette nouvelle version connaît depuis 2006 un succès considérable car elle inclue une préface de l'auteur dans laquelle il revient sur le projet d'écriture du livre et sur ses souvenirs. Il y a aussi l'avant propos de François Mauriac. Le lecteur apprécie alors le cheminement de l'oeuvre vers sa publication qui s'est faite avec difficulté dans les débuts.Quelques mots sur l'auteurElie Wiesel est né en 1928 à Sighet en Transylvanie. Il était déporté en 1944 avec sa famille à Auschwitz puis à Birkenau et enfin à Buchenwald. Tout comme Primo Lévi, il est l'un des premiers à relater l'horreur des camps. "La Nuit" est un récit de témoignage. Par la suite, il confirme sa virtuosité en tant qu'écrivain avec d'autres romans comme "L'aube", "Le jour" ou encore "Le chant des morts" qui sont pour moi ses meilleurs récits. Il a aussi travaillé sur les textes talmudiques avec "Contre la mélancolie. Célébration hassidique" ou encore "La haggadah". Ils sont pour moi non seulement érudits mais très facilement accessibles par l'écriture. Elie Wiesel réside en France mais aussi en Israël. En 1986, il a eu le prix Nobel de la Paix. Il est titulaire d'une chaire à l'université de Boston. Il a refusé la proposition d'Israël qui voulait le nommer au poste de Président.CritiqueLa Nuit est le récit des souvenirs terribles: la déportation, les conditions de vie effroyable (la faim, le froid, les coups, la torture et la déshumanisation). Elis Wiesel retrace ici la perte de sa famille et l'amour qu'il a pour son père. La figure du père et la relation père-fils sont très importantes. Le livre met en exergue ce que l'auteur appelle "sa honte". La honte d'avoir perdu sa dignité, la honte de sa propre déshumanisation quand il ne répond pas à l'appel de son père mourant parce qu'il a peur des coups et une terrible envie de vivre. Au fil des pages, nous sommes totalement jetés dans le paroxysme de la violence physique, psychique et morale. A aucun moment les victimes, et Elie Wiesel avec eux ne connaît un moment de répit. Ils sont totalement et littéralement encerclés, dévorés par des SS mais aussi par l'effroyable entrelacement des vivants et des morts. Et cette "normalité" est un facteur de déshumanisation pour l'auteur. L'univers dépeint est dominé par le gris des habits de damnés et du ciel qui ne répond plus, le blanc du manteau neigeux et du froid qui lacère le corps et le rouge du sang sous les coups et du feu des crématoires. On sent une description qui tâtonne car il n'y a pas de mots pour restituer aux vivants et à l'Histoire ce qui fait partie de l'innommable. La lecture du roman demande lenteur et de l'investissement (émotionnel et intellectuel) pour assimiler les images et les séquences qui dépassent l'entendement mais aussi pour comprendre l'absence de révolte et la volonté de survivre. Ce que j'ai trouvé de terrifiant c'est l'évocation de la déshumanisation. Certaines épisodes sont insoutenables comme celle d'un fils tuant son père pour une miche de pain et qui est tué à son tour... et ce, sous le regard du narrateur qui venait d'avoir 16 ans. Qui mieux que Elie Wiesel pour parler de son livre. Je le cite:"La nuit est un récit, un écrit à part, mais il est la source de tout ce que j'ai écrit par la suite. Le véritable thème de La Nuit est celui du sacrifice d'Isaac, le père veut tuer son fils, et selon une tradition légendaire le père tue en effet le fils. L'expérience de notre génération est, à l'inverse, celle du fils qui tue le père, ou plutôt qui survit au père. La Nuit est l'histoire de cette expérience." Une lecture qui m'a marquée. Victoire

tran
27/04/12
 

Ce témoignage aussi court qu’il est poignant est dans la lignée de Si c’est un homme, ou du journal d’Anne Frank .Il fait parie de ce qu’appelle les indispensables.J’ajoute l’excellente préface de François Mauriac qui est à elle seule d’une beauté à couper le souffle.« En quelques secondes nous avions cessé d’être des hommes »Avec des mots simples et percutants, dans un style impeccable, avec juste assez de détails sans pour autant alourdir, Elie Wiesel réussit à raconter dix ans après l’indicible, l’incroyable, l’impensable, pour toute une génération que n’a pas connu cela. Et pourtant, ça a existé…..Dans ces quelques pages il y a tout l’amour d’un fils pour son père, son admiration inconditionnelle, tout le respect pour l’homme de foi, toute la tendresse pour un homme qui se meurt à petit feu à côté de lui, sans qu’il fut possible de faire quoi que ce soit.Je suis toujours éberluée de lire la passivité des déportés face au funeste destin qui les attendait. Comment ont-ils pu se laisser aller ainsi à la mort ?Je connaissais Elie Wiesel pour l’avoir à de nombreuses reprises entendu s’exprimer sur le sujet, je connaissais l’homme de paix qui au sortir des camps s’est acharné tout au long de sa vie à défendre l’Humain, ses droits, sa dignité, où qu’il soit dans le monde. Curieusement aucun de ses livres n’était arrivé jusqu’à moi, c’est choses faite. Et c’est avec plaisir que je retrouverai au hasard d’un autre ouvrage.

mimipinson
15/05/11
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.16 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition