La nuit de l'oracle

AUSTER, PAUL

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 17/10/07
LES NOTES :

à partir de
6,60 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

LA NUIT DE L'ORACLEAprès un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie, bien qu'il soit accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de la page blanche. Un matin, il découvre une papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, dans un état second,
Sidney commence à écrire dans ce carnet une histoire captivante, sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve de dangereuses surprises... Virtuosité, puissance narrative : La Nuit de l'oracle précipite le lecteur au coeur des obsessions austériennes, comme si l'imaginaire n'était rien d'autre
5 personnes en parlent

Je poursuis donc ma redécouverte du zigue avec délice et je commence à me rendre compte à quel point il va être difficile de parler des livres de Paul Auster sans tout dévoiler. La nuit de l'oracle met à nouveau en scène les thèmes récurrents de l'auteur, le mécanisme de l'écriture, le rapport de l'écrivain à son art, l'imaginaire, la perte. Dans une vertigineuse mise en abime, le narrateur, un écrivain qui reprend la plume après une longue hospitalisation, imagine l'histoire d'un éditeur qui change de vie et tente d'oublier son passé après avoir frôlé la mort, et cet éditeur lit un manuscrit où il est question d'un prophète. Certains éléments sont évoqués dans Dans le scriptorium, et c'est un vrai plaisir de les retrouver sous un autre aspect. Le personnage du narrateur se remet donc à écrire, dans un carnet bleu acheté sur un coup de cœur. On retrouve dans l'histoire qu'écrit Sydney Orr certains éléments de la vie de ce dernier. Et inversement. Sans verser dans le fantastique le récit prend une allure étrange et onirique, tout en subtilité, le réel se mêle habilement à l'imaginaire. Le vécu et l'inconscient de l'écrivain interfèrent avec son imagination. On en vient à se demander si l'inverse est possible, si les mots peuvent aussi influer sur le réel et le concret. Le thème du voyage dans le temps est aussi évoqué par le biais d'un scénario que le narrateur doit rédiger. Passé, avenir, réel, imaginaire, le roman flotte entre toutes ces dimensions, laissant le lecteur émerveillé par tant d'adresse et de cohérence. La fiction dépassant la réalité, le savoir inconscient influençant l'imaginaire. Thèmes fascinants formidablement traités, avec une clarté éblouissante malgré l'épaisseur du sujet, dans un style délicieux et définitivement très visuel.

un flyer
13/02/09

Un roman dans le roman, et même des histoires dans l'histoire.Un peu embrouillé tout ceci mon goût, et même dans le récit principal, on sent que l'auteur se laisse aller à son imagination débridée.Une métaphore intéressante sur le monde moderne enfermé six pieds sous terre et sur la naissance. Mais l'auteur aurait pu prendre des chemins plus courts.Certes, Paul Auster est un très bon conteur, mais j'ai eu l'impression que son conte prenait le pas sur l'auteur sans que celui-ci puisse le maîtriser.L'image que je retiendrai :Celle de la fameuse pièce en sous-sol pleine de livres, avec une chambre, qui sera fatal aux personnages. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
09/11/11
 

J'ai failli me perdre en route .. quelle mise en abyme !!!! Un écrivain qui écrit un livre sur un homme qui veut publier un livre ... et le tout ponctué de notes de bas de page importantes, pfiuuu . Voilà un bouquin qui peut vite faire devenir chèvre ( ou plutôt bouquetin pour le jeu d'mots ) son lecteur.Pourtant, jamais je n'ai voulu lâcher sur ce livre : j'ai retrouvé quelques traits kafkaiens qui me plaisent tant.A la fin du livre, je suis restée médusée .. comme pour un film dont on n'arrive pas à sortir. Voilà sûrement le pouvoir du livre que décrit si bien Auster dans cette intrigue.

leiloona
23/03/11
 

A peine sorti de l'hôpital, l'écrivain Sydney Orr tente de se remettre au travail et vit l'angoisse de la page blanche. Il habite un quartier animé à Brooklyn avec sa femme Grâce selon un train de vie qu'il peine à assurer. Les dettes se sont accumulées, il n'arrive pas à écrire et se tourne vers des travaux de moindre ambition, juste « alimentaires ». La découverte inopinée d'une papeterie originale, tenue par M Chang, va le bouleverser. Il y achète un carnet bleu venu du Liban, curieux carnet qui semblera guider sa main dans la rédaction d'un nouveau livre. Et commence une curieuse mise en abyme de la vie du romancier qui écrit sur un auteur en train de rédiger un scénario. La réalité et la création littéraire se croisent, se mêlent, dans un tourbillon onirique et déroutant. Finalement, qui sont les personnages du roman de Paul Auster ? Tous issus de l'imagination de leur créateur, ils semblent parfois lui échapper comme ils échappent au romancier Sydney Orr. Il est parfois un peu dérangeant de devoir lire de longues (et pseudo) « notes » de bas de page tout en suivant le récit principal. Les deux histoires se tissent en simultané, chacune avec ses moments d'intense émotion. Il y a un évident plaisir à suivre les méandres du roman, jusqu'à une fin un peu inattendue et trop « happy end » à mon goût ! Hebelin

hebelin
13/06/12
 

Sidney Orr, suite à un accident, sort d'une période de convalescence et hésite à se remettre à l'écriture. Un jour qu'il achète un cahier, il se lance quand même. .J'ai trouvé ce roman extra. Il faut dire que j'aime beaucoup Paul Auster. Je trouve son style très agréable et les personnages sont très attachants et très humains. Bref, j'y ai peut-être tout simplement trouvé ce que j'aime dans un roman. Médiathèques du Mélantois

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition