La nuit du chasseur

GRUBB, DAVIS

livre la nuit du chasseur
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/12/04
LES NOTES :

STOCK : Sur commande, livré sous 10 jours ouvrés
à partir de
8,80 €

SYNOPSIS :

«Pendi, pendu, pendant ! Vois ce qu'a fait celui qui pend. Pendu, pendi, pendant ! Vois le voleur se balançant ! C'était la chanson que chantaient les enfants : tous les enfants du débarcadère de Cresap sauf, bien entendu John et Pearl.» Car leur père qui s'était promis de ne plus voir des gamins mourant de faim a fini au bout d'une corde. Et parce qu'il
a planqué un magot, ses orphelins vont croiser la route meurtrière de Prêcheur. Son charme. Sa si belle voix. Sa violence cachée... John, neuf ans, devra se défendre seul et protéger sa soeur. Il devra résister au charme immonde du Mal, être plus fort que sa naïve mère, que les odieux voisins... Il devra fuir pour survivre, pour tenir sa promesse...»
3 personnes en parlent

Le prêchi-prêcha de l’assassin Tout juste libéré de prison, Harry Powell, un assassin voleur et psychopathe se prétendant "homme de Dieu" - d’où ce surnom de "Prêcheur" - se lance dans une traque singulière : celle de John et Pearl, les deux enfants de Ben Harper, son dernier compagnon de cellule, dans l'espoir de récupérer le butin que ce dernier a volé. Grâce à une rhétorique religieuse bien rodée associée à un charisme imposant, il est très vite adulé par la petite communauté où vivent les Harper… Ainsi se met en place le canevas d’un drame à hauteur d’enfant. Sur fond de crise sociale et politique - la grande dépression des années 30 -, ce récit est celui de tous les commencements. Variation sur quelques thèmes de la Bible (le pouvoir de séduction du Mal, la genèse du monde, l'accession au Verbe), il restitue remarquablement, dans une langue précise et imagée, le monde de l'enfance, rempli de silhouettes à la manière d'un théâtre d'ombres, rythmé par les battements de coeur d'un jeune garçon effrayé mais combatif, qui s'accroche vaillamment aux symboles puissants qui peuvent l'aider à garder la foi. Oeuvre majeure de la littérature américaine quelque peu restée dans l’ombre de la grandiose adaptation cinématographique qu’en fit Charles Laughton – et à laquelle Grubb participa - en 1955, La nuit du chasseur est un magnifique roman noir savamment orchestré par la plume illuminée et poétique d'un grand conteur, où la narration menée tambour battant dans un style époustouflant donne à ce texte quasi septuagénaire une troublante modernité. Féérique et terrorisant.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

La nuit du chasseur est un roman écrit par Davis Grubb. Sous des traits de roman policier, voire de thriller, l’auteur nous fait vivre un conte. Dans cette histoire, l’action se centre autour de deux protagonistes essentiels : John et Prêcheur.John est un jeune garçon, qui rêve de pêche avec son oncle Birdie Steptoe et qui est prêt à tout pour tenir la promesse qu’il a fait à son père, celle de ne divulguer à personne l’endroit où l’argent est caché. Malgré son jeune age, John fait preuve d’une maturité étonnante, ce qui les aidera dans cette période sombre. Maturité qui disparaît totalement chez Willa ou chez les Spoon, les voisins.Mais le personnage central est Prêcheur. Homme mystérieux et inquiétant, guidé par Dieu, il possède sur ses contemporains un pouvoir qui leur fait perdre tout libre arbitre. Ainsi, Willa se présente elle-même comme une prostituée de Babylone devant les paroissiens de Cressap, persuadée par son nouveau mari d’être la cause de la mort de Ben Harper. Les arrivées de Prêcheur sont toutes synonymes de dangers, que ce soit pour les enfants ou pour les autres personnages. Cet homme, qui a inscrit sur ces mains les mots LOVE (main droite) et HATE (main gauche), est d’une cupidité à faire peur, le tout dissimulé derrière la foi intransigeante dont il fait preuve même pendant sa lune de miel.Les personnages secondaires sont également intéressants : les Spoon montrent la naiveté d’une partie de la population, facilement menée en bateau par Prêcheur. Birdie Steptoe est un alcoolique invétéré, brisé par un chagrin amoureux, et ne pourra pas se rendre utile quand John et Pearl auront besoin de lui. Surtout, il y a la figure maternelle de Miss Cooper, qui recueille les enfants après leur fuite sur le fleuve. Femme au caractère bien trempé, elle élève les enfants qu’elle trouve au bord du chemin. Et elle sera la seule, avec John, à tenir tête à Prêcheur. Ruby, l’une des filles qu’elle héberge, incarne l’adolescente attirée et pervertie par les lumières de la ville. D’où l’aspect conte évoqué au départ, sur la sortie de l’enfance, où chacun occupe une place bien définie dans le roman.Si l’histoire est prenante, j’ai néanmoins été gêné dans ma lecture par le style de Davis Grubb (ou du traducteur, je ne saurai trancher), très haché, trop saccadé pour permettre une lecture fluide.

Yohan59
14/11/12
 

Le prêchi-prêcha de l’assassin Tout juste libéré de prison, Harry Powell, un assassin voleur et psychopathe se prétendant "homme de Dieu" - d’où ce surnom de "Prêcheur" - se lance dans une traque singulière : celle de John et Pearl, les deux enfants de Ben Harper, son dernier compagnon de cellule, dans l'espoir de récupérer le butin que ce dernier a volé. Grâce à une rhétorique religieuse bien rodée associée à un charisme imposant, il est très vite adulé par la petite communauté où vivent les Harper… Ainsi se met en place le canevas d’un drame à hauteur d’enfant. Sur fond de crise sociale et politique - la grande dépression des années 30 -, ce récit est celui de tous les commencements. Variation sur quelques thèmes de la Bible (le pouvoir de séduction du Mal, la genèse du monde, l'accession au Verbe), il restitue remarquablement, dans une langue précise et imagée, le monde de l'enfance, rempli de silhouettes à la manière d'un théâtre d'ombres, rythmé par les battements de coeur d'un jeune garçon effrayé mais combatif, qui s'accroche vaillamment aux symboles puissants qui peuvent l'aider à garder la foi. Oeuvre majeure de la littérature américaine quelque peu restée dans l’ombre de la grandiose adaptation cinématographique qu’en fit Charles Laughton – et à laquelle Grubb participa - en 1955, La nuit du chasseur est un magnifique roman noir savamment orchestré par la plume illuminée et poétique d'un grand conteur, où la narration menée tambour battant dans un style époustouflant donne à ce texte quasi septuagénaire une troublante modernité. Féérique et terrorisant.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.18 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : GUY LE CLECH