La nuit remue

MICHAUX, HENRI

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 01/04/35
LES NOTES :

à partir de
13,15 €

SYNOPSIS :

TTout ´r coup, le carreau dans la chambre paisible montre une tache. L'édredon ´r ce moment a un cri, un cri et un sursaut ; ensuite le sang coule. Les draps s'humectent, tout se mouille. L'armoire s'ouvre violemment ; un mort en sort et s'abat. Certes, cela n'est pas réjouissant. Mais c'est un plaisir que de frapper une belette. Bien, ensuite il faut la clouer sur un piano. Il le faut absolument.
Aprcs on s'en va. On peut aussi la clouer sur un vase. Mais c'est difficile. Le vase n'y résiste pas. C'est difficile. C'est dommage. Un battant accable l'autre et ne le làche plus. La porte de l'armoire s'est refermée. On s'enfuit alors, on est des milliers ´r s'enfuir. De tous côtés, ´r la nage ; on était donc si nombreux ! Étoile de corps blancs, qui toujours rayonne, rayonne...t
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La nuit remue est un recueil de poèmes essentiellement prosodiques. Recueil empreint de souvenir personnel et où l’auteur au travers de ses voyages, de ses accointances avec les drogues et plus particulièrement l’éther à cette époque, se livre à une évocation de ses souvenirs, de ses états…« En vérité, l’homme s’embarque sur beaucoup de navires, mais c’est là qu’il veut aller.S’il s’obstine dans la continence, comment se défaire de ses forces et obtenir le calme ?Excédé, il recourt à l’éther. »Ce recueil relate la vie, la mort, l’amour, l’absurde sans jamais verser dans le dramatique. Michaux laisse éclater son imagination, fait voler les mots en éclats accouchant d’animaux imaginaires, voire de mots, un peu comme le fera Boris Vian quelques années plus tard.« … Là je vis aussi l’Auroch, la Parpue, la Darelette, l’Épigrue, la Cartive avec la tête en forme de poire, la Meige, l’Émeu avec du pus dans les oreilles, la Courtipliane avec sa démarche d’eunuque ; des Vampires, des Hypédruches à la queue noire, des Bourrasses à trois rangs de poches ventrales, des Chougnous en masse gélatineuse, des Peffils au bec en couteau ; le Cartuis avec son odeur de chocolat, des Daragues à plumes damasquinées, les Pourpiasses à l’anus vert et frémissant, les Baltrés à la peau de moire, les Babluites avec leurs poches d’eau, les Carcites avec leurs cristaux sur la gueule, les Jamettes au dos de scie et à la voix larmoyante, les Purlides chassieux et comme décomposés, avec leur venin à double jet, l’un en hauteur, l’autre vers le sol, les Cajax et les Bayabées, sortant rarement de leur vie parasitaire, les Paradrigues, si agiles, surnommés jets de pierre, les singes Rina, les singes Tirtis, les singes Macbelis, les singes « ro » s’attaquant à tout, sifflant par endroits plus aigu et tranchant que perroquets, barbrissant et ramoisant sur tout le paysage jusqu’à dominer le bruit de l’immense piétinement et le bruflement des gros pachydermes . »Poète et peintre méconnu, Michaux mérite qu’on s’intéresse à lui

Pasdel
13/05/13
 

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 11.90 cm
  • Poids : 0.21 kg

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