Long courrier l o vont nos peres

TAN, SHAUN

livre long courrier l  o  vont nos peres
EDITEUR : DARGAUD
DATE DE PARUTION : 01/03/07
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Un homme arrive dans une étrange contrée et tente de s'habituer à la vie et aux moeurs bizarres des habitants de ce pays. Il a laissé derrière lui femme et enfants pour leur assurer une vie meilleure... Shaun Tan, dessinateur australien né en 1974, traite ici du thème de l'immigration sous une forme
métaphorique, convoquant une imagerie fantasmagorique. En résulte une histoire universelle, car tout un chacun pourra s'identifier au parcours de cet homme, à travers les yeux duquel le lecteur vit l'expérience tantôt douloureuse, tantôt enthousiasmante de l'adaptation à une autre culture.
15 personnes en parlent

Au commencement de ce récit sans paroles, je pensais que nous aurions droit à l'histoire d'un Européen parti découvrir l'Amérique pour tenter d'y trouver une autre vie.Et puis, même si l'idée est bien là, on se rend compte très vite que l'on se situe dans un autre univers, science-fictionnel.Mais quel magnifique album, qui parle directement au coeur et à la mémoire de l'humanité.On pense bien entendu aux grandes migrations vers les Etats-Unis et autres grandes terres à peupler (en l'occurrence, l'auteur est australien et fils d'immigré malaisien), à Ellis Island...Chacun emporte dans ses valises une partie de sa vie et de ses souvenirs, découvrant sur place une toute autre manière de vivre, rencontrant en travers de son chemin de nombreuses barrières, à commencer par celle de la langue. Mais heureusement, le récit est très humaniste et le personnage central pourra compter sur la solidarité de son prochain.Une bande dessinée qui a amplement mérité son prix du meilleur album à Angoulême en 2008. Maltese

Maltese
18/08/09
 

Quitter les siens, ne plus s’arrimer au passé et tenter de construire un avenir meilleur pour sa famille. Un homme abandonne femme et enfant pour subvenir à leurs besoins et leur offrir une vie meilleure. Le départ est nimbé de tristesse et entrecoupés de sanglots dans une gare habituée à la grisaille et à l’au revoir poignant. Les bagages sont minces mais remplis de souvenirs...Remplis d’une vie qui se conjuguera au passé désormais. Il part et laisse sa nation derrière lui…Un pays de l’Est où des ombres spectrales noires rôdent menaçant de le dévorer à tout moment. Tout se fait dans le silence et le recueillement. Tout se tait même la couleur qui ne laisse s’exprimer que des dégradés sépia et grisés. De ceux qui figèrent les sourires des photos d’aïeux inconnus dans le temps. Après un long périple sur la terre et dans les eaux, vient la rencontre avec cet Ailleurs espéré : cette terre que l’on croit promise. C’est une rencontre entre deux mondes : celui de l’orient et celui de l’occident, celui de deux continents abreuvés du sang des hommes qui les peuplent. Ce sont les premiers pas de cet homme déraciné volontaire devenu anonyme, étranger parmi les étrangers et qui, à jamais, sera considéré comme un immigré. Les premières douleurs aussi. Celles de l’incompréhension, de la solitude, de l’ignorance et du rejet.Shaun Taun décrit ici avec pudeur et tout en finesse le destin d’un immigré vers son avenir. Au fil des pages, le réalisme cède le pas à l’onirisme. Le monde dans lequel évolue cet exilé devient fantasmagorique, se peuplant de créatures et d’engins que l’on croirait sortis tout droit d’un tableau de Bosch. Ces visions, à la fois utopiques et infernales, traduisent toute la difficulté à vivre coupé de ses repères. Terre d’asile et de souffrances, l’homme subit de plein fouet le flot incessant des souvenirs alors qu’il se doit d’aller de l’avant. Construire une nouvelle vie, une meilleure, une vie à remplir de souvenirs que l’on espère heureux. Un nouveau départ, un nouveau soleil qui ne peut être qu’ardent malgré ses proches restés là-bas et qui, déjà, ternissent l’astre qui ne brille pas encore…Là où vont nos pères est lourde de sens et parle à tous ceux qui ont un jour dû être déracinés. Le dessinateur a réussi la prouesse d’allier intimisme et universalité. A travers le parcours d’un seul être, il parvient à toucher le cœur du lecteur qui ose s’aventurer dans ses magnifiques planches. Il faut oser s’abandonner aux émotions, se rappeler un ancêtre qui a un jour été étranger dans son pays, se perdre dans le détail richissime du dessin et découvrir un monde foisonnant et merveilleux. Shaun Taun a l’humilité artistique des grands. Celle qui ignore les profusions de dialogues et l’excès de couleurs pour revendiquer sa place. C’est à pas feutrés et avec respect que l’on pénètre dans son œuvre et c’est avec respect et le cœur empli de poésie qu’on la quitte…Un peu à regrets il faut bien l’admettre. Rebelde

Rebelde
24/10/13
 

Là où vont nos pères, un album particulier, hors norme, un travail stylistique qui a pris quatre années à l'auteur Shaun Tan. Un travail titanesque en sépia ou noir et blanc, alliant lumière et ombre pour un ravissement des pupilles, pas de dialogue, juste une histoire dessinée et articulée en chapitre. Là où vont nos pères, là où nous portent nos rêves, nos espoirs, loin de nos tourments, de nos oppressions. Le héros quitte sa famille en quête d'un monde meilleur, d'un monde cosmopolite où le langage serait universel, où le bonheur ne serait pas que superficiel. Un monde imaginaire qui pourrait-être l'Amérique des migrants russes ou Irlandais du début du XXème siècle, qui pourrait être l'Australie pour les asiatiques en quête de liberté. Chacun y trouvera le pays de ses rêves, loin des clichés utopiques. Car pour y vivre, il faudra obtenir les précieux visas, sésames indispensables pour qui veut accéder à la partie cachée de l'iceberg. pour y vivre, il faudra acheter à manger, trouver un logement, un emploi... Un album à feuilleter au gré de son imagination, où il est bon de s'abandonner dans cette douce euphorie de bonheur qui règne dans ce monde imaginaire, mais où chaque rencontre se solde par une piqûre de rappel, où chaque être raconte sa fuite, les persécutions, les maux, les misères qui ont secoués leur passé. Prendre son temps, c'est aussi faire connaissance avec le lourd passé que les hommes traînent ostensiblement derrière leur silhouette chétive. Le bonheur ne serait-il accessible que via le malheur, la misère et la persécution? Faut-il souffrir pour vivre? Le bonheur serait-ce ce monde irréel? Pour vous en faire une idée, je vous conseille de feuilleter ce roman graphique de Shaun Tan... Un petit tour sur le site de l'auteur www.shauntan.net

Pasdel
13/05/13
 

Certaines choses changent mais l'essentiel reste. Un père émigre vers l’inconnu. Il doit faire face à ce nouveau monde, trouver un travail, apprendre à communiquer.Cette aventure humaine en dehors du temps aux couleurs sépia révèle un voyage d’autrefois, dans un décor qui pourrait être celui de demain (bestioles étranges, bateaux volants…)L’absence totale de texte peut déstabiliser mais permet aussi de laisser libre court à l’imagination, largement nourrie par l’univers du détail.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Un homme emballe quelques affaires et ne prend qu’une valise, petite, fragile. Une photo de famille. Quelques vêtements. Sa femme a le visage triste. Sa fille se réveille. Un train. Puis un paquebot. Le voilà parti. Pourquoi part-il ? On ne le sait pas, peu importe en fait, l’album ne s’arrête pas sur ces pourquoi. On ne sait pas non plus d’où il vient, ni où il va. Peu importe, ce qui compte c’est qu’il s’en va. Vers un pays où il ne connait rien, pas même la langue, pourtant des hommes et femmes l’accueillent, le guident…Shaun Tan nous entraîne dans un univers à la fois réaliste et fantaisiste, il laisse notre imagination vagabonder. Petits animaux fantastiques, architecture futuriste, écritures ne ressemblant à aucune autre…Bande dessinée ou non ? Je ne sais pas vraiment, chaque vignette en sépia ou noir et blanc est une œuvre d’art au dessin hyperréaliste. L’utilisation de la lumière est magnifique. Pas de paroles, un peu comme un storyboard où chaque plan est dessiné. Shaun Tan parvient à nous transmettre des émotions au travers de son dessin qui se passe de toute façon de bulle. Entre espoirs et déceptions, l’homme rencontre et peu à peu s’installe.C’est un album hors norme, un album de génie, une merveille, et quand je tourne la dernière page, pour découvrir la quatrième page de couverture, je reste un moment silencieux moi-même, pensant à tous ces hommes et femmes qui sont un jour partis pour un pays qu’ils pensaient meilleur. Françoishttps://lequatriemedecouverture.wordpress.com/

hunvalerien
05/02/15
 

le grand voyage Poétique, subtil, profond, universel, il n’est pas étonnant que cet album muet ait obtenu un prix au Festival d’Angoulême 2008.On croirait feuilleter un album photos aux tons sépia et aux décors futuristes nous plongeant dans un hors lieu et un hors temps énigmatiques. Notre imaginaire est stimulé et chaque planche est une invitation au rêve, à la rencontre, au souvenir. L’histoire qui nous est contée est celle des migrants qui quittent une terre pour l’Inconnu, la douleur de la séparation, la difficulté d’adaptation, la recherche d’un travail, l’apprentissage de la langue, les rencontres salutaires… Un ouvrage lumineux et sensible sur le voyage de tous les immigrés, réfugiés, exilés d’ici et d’ailleurs.

Un album/BD sans texte d'une poésie magnifique ! Les illustrations sont sublimes avec une mise en couleur d'une douceur tendre. On suit ce père de famille qui émigre dans un pays étranger, et comme c'est une thématique universelle, quoi de mieux que le fantastique pour faire passer les émotions sans discrimination à tout un chacun ?Ne le ratez pas !

Wonka
04/09/13
 

Le héros, père de famille, part à bord d’un paquebot vers un nouveau pays. Là, il obtient de nouveaux papiers. Il cherche du travail, mais sa méconnaissance de la langue rend les choses difficiles.Là où vont nos pères est album étonnant ayant pour thème immigration. Shaun Tan a un univers très personnel et complètement surprenant. Malgré le côté imaginaire et l’absence de texte, l’histoire est facilement compréhensible. Cette bande dessinée a reçu le prix du meilleur album au festival d’Angoulème en 2008.À découvrir mini pouce06

minipouce06
03/07/13
 

J'ai décidé de faire un petit tour à la bibliothèque sans liste aucune, histoire de laisser un peu le hasard faire les choses ... Et voilà que je tombe sur cette BD dont j'ai su rien qu'en voyant le graphisme de la couverture qu'elle allait me plaire ! Autant le dire tout de suite, graphiquement j'ai rarement vu aussi beau ! Mais bon je m'égare déjà au lieu de vous conter l'histoire.Un homme quitte sa femme et sa fille dans l'espoir d'un avenir meilleur sur une terre lointaine. Il prend ainsi le bateau avec sa petite valise pour arriver dans un monde où tout n'est que coutumes inconnues, signes étonnants, un monde entier à déchiffrer ... Il a pour seul compagnie un petit animal étrange mais va avoir l'occasion de croiser sur son chemin des personnages qui lui ouvriront les portes de ce monde énigmatique tout en partageant un peu de ce qu'ils sont ...L'auteur, Shan Tan, a pris 4 ans pour créer cette perle. Son objectif était de rendre hommage à tous les immigrés, réfugiés, exilés, ... Son père ayant quitté lui aussi la Malaisie pour l'Australie.Visuellement c'est époustouflant. Il faut savoir qu'il n'y a pas de textes mais les images se suffisent. Chaque timbre est une véritable oeuvre. Le tout en sépia, noir et blanc. Ce qui nous donne l'impression de regarder un vieux film ou de vieilles cartes postales. Cette impression est renforcée par le fait que l'on reconnait parfois certains endroits (l'auteur s'est servi de photos d'Ellis Island) sauf qu'il a recrée un monde totalement onirique dans lequel on voit d'étranges animaux, des bateaux volants, de la nourriture qu'on ne toucherait pas, des signes inconnus, le vol d'oiseaux souris, ... Bref, j'ai voyagé dans une contrée inconnue au côté de cet homme touchant et je me suis vraiment laissée porter par cette poésie. Je n'avais juste plus envie de refermer le livre ! Cristie

cristie
21/04/13
 

Là où vont nos pères mérite amplement l'accueil très favorable qui lui a été fait. Tant sur le fond que sur la forme, elle réussit à exprimer et à susciter des réactions fortes. Et tout cela avec une formidable économie de moyens, puisqu'il n'y a aucun texte,et que les couleurs sont toutes dans les mêmes teintes ocres et marrons.Là où vont nos pères est un hommage à tous ceux qui quittent leur pays et souvent leur famille pour aller gagner leur vie dans un pays inconnu. Le héros de la bande dessinée, émigré ayant laissé sa famille au pays, rencontre au fil de ses pérégrinations d'autres émigrés, qui chacun lui raconte son histoire, les raisons qui l'ont poussé à fuir et la façon dont il a été accueilli dans ce nouveau lieu. Certains ont fui la guerre, d'autres des conditions de travail humiliantes. Il leur reste quelques objets, des souvenirs, qui les suivent dans ce périple difficile.Le tour de force de l'auteur, Shaun Tan, est d'avoir choisi un lieu imaginaire pour son action. Même si l'arrivée du père fait immédiatement penser à l'arrivée des immigrés a New-York, sur Ellis Island, événément très bien dépeint dans Golden Door, d'Emmanuele Crialese, l'ensemble de l'action se situe dans un endroit inventé. Cela va de l'écriture, qui ne ressemble à rien de connu, aux animaux de compagnie de ce pays, attachants et aux formes originales, en passant par les moyens de locomotion, un ascenseur qui emmène les individus d'un pays à l'autre.L'autre tour de force est d'avoir réalisé un album sans parole. Bien évidemment, l'approche en terme de dessin et de découpage est du coup très différente de ce qui existe habituellement : plus de cases, des expressions découpées,... Cela laisse de la place pour le lecteur, qui peut introduire dans les dessins sa propre réflexion sur le sujet.Là où vont nos pères est ainsi une grande bande-dessinée, servi par un excellent scénario et de très bonnes idées de « mises en scène ». Je vous le recommande très chaudement !

Yohan59
27/01/13
 

Cela faisait quelques temps que je lorgnais sur cette BD aux dessins tout bonnement grandioses. Ce qui m'a le plus intriguée, c'est qu'elle est sans texte et que cet aspect muet me semblait toutefois relativement secondaire. Je dis cela dans le sens où les dessins captivent tellement que l'absence de texte n'en parait pas criante. Les détails portés aux personnages, aux lieux et à l'imaginaire rendent le décor somptueux : tout est à la fois évident et suggéré. C'est extrêmement impressionnant ce qu'a fait Shaun Tan !J'ai lu cette BD une première fois, très à l'affût des expressions, des objets, de l'environnement. Une seconde fois, je l'ai parcouru avec mon ami qui s'est empressé d'imaginer le texte pouvant accompagner les images. Cette autre approche s'est avérée amusante car son champ de vision se trouvait parfois différer du mien. Quoi qu'il en soit, le thème central est celui de l'émigration. On suit le parcours d'un homme quittant femme et enfant pour se lancer sur de nouvelles terres à la recherche d'un monde meilleur. On le suit dans un univers onirique où des bêtes étranges sont les anges gardiens, où on se déplace à bord d'engins volants de toutes sortes. Et s'esquisse à nous un autre monde quelque part un peu effrayant car complètement inconnu, avec de nouveaux usages, un nouveau langage, de nouveaux codes. C'est un peu excitant tout autant que dépaysant et déstabilisant.Une vraie belle BD que je conseillerai sans hésiter et que je pourrais acheter comme cadeau pour un ami sans problème. En effet, les dessins en pleine page sont juste magnifiques et j'y suis restée scotchée un long moment !Cela donne des envies de voyages et prête volontiers à davantage rêver car dedans les avions en papier sont capables de s'élancer d'eux-mêmes !

Melopee
18/08/12
 

Magnifique Un superbe album incroyablement atypique et sensible dans lequel Shaun Tan rend un magnifique hommage aux migrants.

Certaines choses changent mais l'essentiel reste. Un père émigre vers l’inconnu. Il doit faire face à ce nouveau monde, trouver un travail, apprendre à communiquer.Cette aventure humaine en dehors du temps aux couleurs sépia révèle un voyage d’autrefois, dans un décor qui pourrait être celui de demain (bestioles étranges, bateaux volants…)L’absence totale de texte peut déstabiliser mais permet aussi de laisser libre court à l’imagination, largement nourrie par l’univers du détail.

En Résumé : Cette Bande Dessinée ne se lit pas, non, on voyage à travers les pages de ce livre, on vit et ressent les sentiments portés par les images que ce soit le déracinement, la solitude mais aussi l'espoir. J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre, les dessins de l'auteur sont sublimes avec un trait saisissant et une retranscription des émotions intenses, mais aussi un trait onirique et magique principalement dans la découverte de la ville. Cet album mérite d'être découvert selon moi.

BlackWolf
30/05/11
 

Un magnifique album sans mot mais qui dit tant de choses sur l'exil par son graphisme tout en subtilité...à la fois réaliste et poétique. Un de ces livres que tout le monde devrait lire et qu'on devrait étudier à l'école.

Marianne33
21/09/10
 

Format

  • Hauteur : 32.00 cm
  • Largeur : 24.20 cm
  • Poids : 0.96 kg

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