La part de l'autre

SCHMITT, ERIC-EMMANUEL

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 10/09/03
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Ebook

SYNOPSIS :

Eric-Emmanuel Schmitt La Part de l'autre « 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-lâ, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-lâ aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde... » Ce volume
contient en postface inédite le « Journal de La Part de l'autre ». Voici un livre humain, terrible et nécessaire. Gérard de Cortanze, Le Magazine littéraire. Une belle machine littéraire, qui force le lecteur à se poser des questions, pas toujours évidentes, sur la part des ténèbres qui sommeillent en lui. Bruno Corty, Le Figaro. Une singulière machine à remuer les méninges, dont les ondes de choc nous poursuivent encore longtemps. Jacques De Decker, Le Soir.
"Avec des si on referait le monde" Avec un "si", E.E.Schmitt change le cours de l'histoire. En chacun de nous, n'y a-t-il pas une part de l'autre?
Virginia ,
Librairie
(C.cial Cité Europe)
31 personnes en parlent
En alternant la réalité et la fiction, ce livre, d’une part nous permet de mieux comprendre comment Hitler est devenu Hitler et, d’autre part, nous fait passer un bon moment car l’auteur a créé un Adolf Hitler attachant, attendrissant tout en réintroduisant les éléments de la réalité dans le récit fictif. Cette alternance est un peu difficile à acquérir au début mais on s’y habitue très vite. Le récit historique est retransmit avec un nouveau point de vue : celui d’Hitler, ce qui le rend en quelque sorte “nouveau” et ne nous lasse pas. Le récit fictif retrace une histoire émouvante tout en faisant un parallèle avec la réalité. Ce livre soulève la question de la véritable identité de chacun : Qui sommes-nous réellement au fond de nous ? On reconnaît là l’immense talent d’Eric-Emmanuel Schmitt !
LaDévoreuseDeLivres

Qui aurait été Hitler si… L’évocation de sa jeunesse, de ses échecs, de sa pauvreté, de ses frustrations, de sa libido… toutes ces années de construction d’une personnalité qui allaient aboutir au dictateur que le monde a connu, a subi. Et en opposition quasi symétrique, cet Adolf H. semblable et pourtant si différent, qui réussit son concours à l'académie des Arts. Le premier entrera en politique. Le second deviendra peintre. Le livre suit leur cheminement réspectif.Il est toujours bon d'être déstabilisé, de ne pas trop s'abriter derrière des certitudes, de rester conscient qu'il y a peut-être en chacun de nous « la part de l’autre »… Ne rien occulter, se sentir vulnérable et rester vigilent. Une manière aussi de mieux comprendre. Schmitt fait dire à Adolf H (l'autre) dans son roman : "J'essaie de trouver une logique au comportement d'Heinrich. Je veux comprendre. Comprendre non pas pour justifier. Comprendre pour moins souffrir. Le mal est un mystère plus profond que le bien car, dans le bien, il y a une lumière, un dynamysme, une affirmation de la vie. Comment peut-on choisir l'obscur ?" . Une irrémédiable "mécanique" s'est mise en marche ce jour où dans la salle d'examen a retenti le fatidique "Hitler : recalé". Quant aux pages consacrées à Adolf H, elles recèlent souvent une belle part d'émotion. Un seul regret, s'il faut vraiment en trouver un : le côté parfois un peu caricatural de l'évocation : Hitler rate son concours et devient dictateur, Adolf H le réussi et devient peintre de renom... Consultez le commentaire complet sur http://www.mondalire.com

un flyer
19/12/08

Si l’idée même du roman est attirante, le contenu ne l’est pas moins. L’auteur commence l’histoire le jour où Hitler est refusé aux Beaux Arts. En parallèle, nous suivons la vie et l’évolution d’Adolf H., jeune peintre fraîchement reçu aux Beaux Arts. D’un chapitre à l’autre, nous suivons l’histoire de ce personnage tristement célèbre, où sa vie réelle alterne avec ce qu’elle aurait pu être si l’art avait voulu de lui, s’il avait pu régler son Oedipe avec l’aide de Freud, si sa frustration n’avait pas développé chez lui un ego surdimensionné.On suit avec intérêt les deux histoires, sans cesser de s’interroger tout au long de la lecture. Si Hitler était resté simplement Adolf, étudiant en art, peintre épanoui, homme adulte et équilibré, quel individu aurait-il été ? À quel point l’Histoire aurait-elle été différente ? L’idée du détail qui change le cours du monde, du choix qui fait fait la différence, ne cesse de poser des questions. La fin du livre nous montre un Adolf émouvant, un homme banal mais à la vie bien remplie, tandis que la mort d’Hitler demeure pathétique et terrible.L’auteur excelle dans sa narration. On ne s’ennuit pas, on passe d’Adolf à Hitler avec un intérêt croissant. Dans les deux cas Hitler est un homme banal, tellement banal que son ego a recours aux pires obsessions pour se sentir vivre. Au delà du “monstre” on voit un humain qui a devié, qui a choisi la voie de ce qu’il considère comme étant le “Bien”, le bien de l’autre, de l’Allemange, d’une idée.On ressort de la lecture troublé, en se demandant “et si …?”.

un flyer
13/02/09

La lecture de ce livre ne laisse pas indifférent et oblige a réfléchir sur le poids de chaque événement dans nos vie.Que me serait-il arrivé si...

Ninie
21/11/08
 

J’ai entamé ce livre après m’être inscrite à une lecture commune avec quelques membres du forum Livraddict, et je ne regrette pas, car ce fut un bon moyen pour moi, de le sortir enfin, de ma PAL. J’avais beaucoup entendu parler de ce livre, depuis quelques années maintenant, et, c’est lors d’un petit séjour à Périgueux, il y a un an, qu’une des membres de Looneo que j’avais rencontrée pendant ce week end, m’avait offert cet ouvrage. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai mis tant de temps à ouvrir ce petit pavé. Peur de l’épaisseur ? Peur du sujet ? Peur de la déception ? Je ne sais pas. Mais, voilà, je peux le dire aujourd’hui, j’ai lu La Part de l’autre ! J’avoue que la lecture fut assez longue, mais l’histoire et la plume ne sont pas responsables, mon emploi du temps ne me permettait pas toujours d’assouvir ma soif ; alors, qu’à mon sens, pour profiter pleinement de ce livre d’Eric Emmanuel Schmitt, il faut s’accorder des plages de lecture d’au moins 30 minutes à chaque fois. Malgré ces difficultés horaires et mon retard, voilà tout de même mon avis, plus que positif dans l’ensemble.

DameMeli
06/11/10
 

L'idée du livre est excellente, mais j'ai été à moitié déçue à sa lecture. "A moitié", car je partage l'avis d'Archessia : la partie biographie est très intéressante ; en revanche, la vie imaginée d'Hitler manque de crédibilité et je n y 'ai pas du tout accroché.

cbarbaz
16/07/10
 

"J'admets la part de l'autre dans la constitution de mon destin." écrit Adolf H., alter-ego uchronique d'Hitler, sous la plume de Eric-Emmanuel Schmitt, qui a réussi son examen d'entrée à l'Académie des Beaux Arts en 1908, lors de "la minute qui a changé le cours du monde"; Adolf H.: admis et non pas pas Adolf Hitler : recalé. A partir de cette minute, on suit le destin en parallèle de Adolf H. et de Hitler, celui que le monde -hélas- connait.Je dois reconnaître que j'ai été passionné par ce livre, déjà en amateur d'uchronie et d'histoire, et puis simplement en tant que lecteur. J'ai eu peur aussi que, Adolf H. s'en sortant mieux que son double réel -peut on faire pire ?-, l'histoire de Adolf H. devienne trop romancée, idéale, moralisatrice peut-être : on conçoit qu'il serait facile de faire du double uchronique un modèle, comme pour opposer le monstre à l'ange. Mais l'auteur ne tombe absolument pas dans le panneau, et -ce qu'il nous confirmera dans la passionnante postface- il fait même vivre les similitudes des deux hitlers qui après tout ont eu la même enfance, la même vie, jusqu'en 1908. Mais là où Adolf H. arrive à s'analyser, à progresser, à douter, à faire vivre la part de l'autre en la sublimant parfois; Hitler l'assassine, la séquestre, la réduit au silence pour mieux s'écouter.Au final on n'en ressort pas indifférent, peut-être mal à l'aise, peut-être moins certains, mais plus humains.

fzilbermann
16/05/09
 

Et si Hitler n'était pas devenu dictateur? L'idée de ce roman est bonne et Schmitt soulève dans ce livre avec son indéniable talent, une question mille fois posée: quelle est notre "part de l'autre"?Les destins croisés de Adolph H. et Hitler révèlent deux personnages à la psychologie complexe et touchante. Et malgré le portrait bien documenté de Hitler et le caractère bien étudié de Adolph H., le livre est long et le parallèle entre la vie des deux personnages est parfois trop surfait.

Alcapone
17/02/09
 

Ce livre fait incontestablement partie de mes découvertes littéraires les plus marquantes.A travers ce livre,j'ai également découvert l'auteur mais pour moi "La part de l'autre"reste le meilleur jusque là de Mr Schmitt.L'uchronie adaptée à Adolf Hitler.Que se serait t-il passé si le destin de cet homme avait été différent?L'Histoire ne se serait sûrement pas écrite ainsi.Le parallèle entre la vraie Histoire et l'histoire de l'autre est saisissant.J'ai adoré ce jeu de miroir parfaitement maitrisé.C'est un livre qui nous fait réfléchir bien après l'avoir refermé sur ce qui conditionne la condition humaine..Le Bien le Mal..Ce que le sort de l'homme peux l'amener à devenir...C'est un livre que je n'ai de cesse de faire découvrir voire d'offrir ..Je me suis délectée de cette lecture de part le style ,l'intrigue audacieuse et surtout la réflexion vers laquelle elle nous mène.Un ouvrage qui selon moi se distingue grandement.

miass87
12/02/16
 

L'histoire est très intéressante, j'ai pu découvrir Hitler de sa jeunesse à sa mort, avec des détails qu'on apprend pas à l'école, dont certains que je n'aurai jamais imaginé. Et en parraléle la vie qu'il aurai pu avoir si il aurai eu un oui au lieu d'un non. Cette opposition est également intéressante car d'une part l'auteur nous montre ce que la deuxiéme guerre mondiale à changé , et donc ce qu'on n'aurai pas eu si elle n'aurai pas eu lieu, mais surtout il veux nous montrer que chaques humains peux devenir fou en fonction de ce que la vie lui réserve, et que 1 seconde peux faire basculer notre vie. Et j'ai beaucoup aimé ce travail.En conclusion un très bon roman historique si vous voulez en savoir plus sur Hitler, mais pas que l'histoire de Adolph H ( le faux ;)) est aussi très belle et poignante j'ai était ému et triste à certains moment. J'ai passé un bon moment de lecture même si j'ai eu un peu de mal à me plonger dedans, car il y a quelques longueurs, mais sortie du premier chapitre ( donc vers la 150éme pages) j'ai étais happé et lu le reste d'un traite ou presque.. blogueuse et booktubeuse passionnée :)

lalectricedyslexique
04/06/15
 

J'ai terminé ce livre le ! octobre, jour où tout commence dans le livre ! Et SI Adolf Hitler avait été reçu à l'académie des Beaux-Arts est-ce que cela aurait changé son comportement et donc la face du monde ?Un roman fascinant qui nous fait réfléchir sur "l'effet papillon" et si et si... Et oui on découvre la part de l'autre Adolf, celle du peintre, celle qu'il aurait pu être.Chaque être mauvais a-t-il une part de bon ? Et chaque être bon a-t-il une part sombre ? Telle est la question !Vraiment un livre qui fait réfléchir !

saomalgar
11/10/14
 

Les deux visages d'Hitler. Ce qu'il fut et ce qu'il aurait pu être. La mise en abîme des deux visages est intéressante, de même que l'impact de la vie, des rencontres, des ressentis sur ce que l'on peux devenir. En revanche, certains éléments m'ont paru limite d'un point de vue historique voir peu pertinent comme l'hypnose pratiqué sur lui, qui aurait développé son caractère dictatoriale...

Alex6974
18/07/14
 

Coup de coeur J'ai adoré ! Le sujet est intéressant, fascinant, on apprend beaucoup sur Hitler. Superbe ! (Sophie Br.)

Ce livre me tentait depuis longtemps, l'idée de voir comment aurait pu vivre Adolf Hitler si un seul petit élément de sa vie avait été différent m'a beaucoup plu. La vie d'Adolf telle que nous la connaissons est vraiment très détaillée et j'ai beaucoup appris au cours de cette lecture sur ce personnage.J'ai également été surprise par la place que détenait la musique et en particulier l'opéra dans la vie de cet homme que nous connaissons en tant que dictateur.Dans ce roman, des passages de la vraie vie d'Adolf Hitler s'entremêlent avec des passages de la vie fictive que l'auteur a imaginée, cette vie qu'aurait pu avoir Adolf Hitler s'il n'avait pas été refusé à l'école des beaux-arts de Vienne. En l'espace d'une minute la vie de cet homme a totalement basculé et Adolf est devenu l'homme que nous connaissons.Le fait que les deux vies d'Adolf s'entremêlent dans ce roman m'a un peu dérangée car seul un espace entre deux paragraphes nous indique que nous passons d'une vie à l'autre. J'étais donc un peu perdue lorsque je faisais des pauses dans ma lecture. Surtout que les chapitres sont extrêmement longs, ce qui m'a contrainte plusieurs fois à m'arrêter en plein milieu d'un chapitre.Je noterai également les longueurs présentes tout au long du roman et qui m'ont un peu rebutée par moment. Je me suis parfois ennuyée...Cependant, bien qu'il contienne des longueurs présentes et que les deux vies d'Adolf Hitler ne soient pas assez distinctes, j'ai beaucoup aimé lire ce roman, notamment pour la vision qu'il nous donne de ce tristement célèbre personnage... Stories-of-books

storiesofbooks
16/01/14

Lorsque Ramettes m’a proposé de faire cette lecture commune avec elle, je me suis dit : « ça serait l’occasion de le lire vu qu'au premier abord ce n’est pas un livre qui m’attire. En plus ça fait déjà un moment qu’il est dans ma PAL, autant en profiter ».En faites, le problème que j’avais été surtout le nombre de pages… 500… ça commence à faire et en général j’ai du mal avec les livres si long. Néanmoins, l’idée que l’on puisse imaginer ce qu’aurait été Hitler s’il avait été accepté aux Beaux Arts m’intriguait vraiment. Comment en partant de sa biographie on peut créer un jumeau positif ?Finalement, je me suis lancée, et je ne le regrette pas. Il est vrai que d'avoir une date fixée pour en débattre avec mes copines des réunions « Parlons livres » vous pousse de l’avant, surtout vers la fin qui m'a paru un peu longue. Ca vous motive ! Merci les filles ;)Le roman est conçu en 4 chapitres reprenant depuis son recalage aux Beaux-Arts jusqu'à sa mort. On suit les aventures de 2 personnages : d’Hitler, la véritable histoire et Adolf, l'histoire hypothétique, qui se déroulent dans le même espace-temps. Par moment ils vivent certains grands événements avec chacun leur point de vue. On change de personnage toutes les 4, 5 pages, à peu près, ce qui nous laisse le temps de bien nous mettre dans l'histoire avant de changer à nouveau. C'est un peu frustrant. Le personnage d'Hitler m'hérisse les poiles (pas par plaisir). Il est égocentrique et narcissique. Tout ce que j'aime chez quelqu'un... Par contre, j'ai bien aimé son "double" au caractère si différent. Sa vie hypothétique est cohérente et envisageable. J'étais curieuse de le voir évoluer.Le récit se lit très bien même si les phrases sont assez longues. Au début j'ai eu un peu de mal à distinguer qui parlé, mais au bout de quelques pages c'était bon. Je me demandais comment l'histoire allez finir. J'ai bien aimé le style d'écriture de l'auteur que je découvre avec ce livre. J'en lirais bien un second.Côté historique, j'ai appris beaucoup de choses, non apprises à l'école, sur l'Autriche, la Hongrie et l'Allemagne ainsi que les conditions de vie des peuples des années 1908 jusqu'à la 2ème guerre mondiale. J'ai également découvert certains aspect de la vie d'Hitler. Sans ce livre, je ne me serai jamais renseigner sur cette période là. Je pensais en connaître assez avec ce que j'avais appris à l'école. Ca m'a fait un drôle d'effet de voir les guerres côtés Allemand avec mes petits yeux et ma culture de française...Je conseille ce roman aux adultes, et pourquoi aux adolescents, souhaitant connaître la vision allemande sur la guerre et voir comment une personne peut être différente en fonction une situation. "Peu importe l'auteur pourvu qu'on me raconte une histoire"Mon blog : http://langue-deliee.blogspot.fr

languedeliee
21/11/13
 

8 octobre 1908, Adolf Hitler est recalé a l'Ecole des beaux-arts de Vienne. S'il avait été reçu, la face du monde en aurait-elle été modifiée?Avec ce point de départ, l'auteur nous raconte en parallèle deux histoires, celle d'Adolf Hitler le recalé (l'histoire telle qu'elle a été)et celle d'Adolf H le reçu(l'histoire telle qu'elle aurait pu être). Le sujet peut sembler dangereux car on risque de déstabiliser le lecteur en lui montrant la ligne tenue qu'il y a entre un dictateur sanguinaire et un être normal. Mais le propos est amené avec tellement d'intelligence et dans un style parfait que l'on y adhère complètement.Mon seul bémol, c'est qu'il semble peu probable que la seule réussite au concours des beaux-arts eut suffit a nous épargner le bourreau Hitler.Pour toutes les questions que ce livre nous amène a nous poser sur nos zones d'ombres, pour le style, pour ce qu'il nous apprend sur la jeunesse d'Hitler, pour le plaisir que j'ai éprouvé malgré le sujet, ce livre mérite un 8/10. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
07/11/13
 

J'en ai lu l'avis sur le site de La Ronde des Post-It.Le début du livre a été difficile, tout simplement parce que l'auteur alterne l'histoire réelle d'Adolf Hitler et l'histoire qu'on aurait pu écrire sur lui s'il avait eu son diplôme de l'Ecole des Beaux Arts.Sa vie aurait été celle d'un artiste peintre ressemblant aux autres. Les débuts difficiles, en attendant la reconnaissance du public, les femmes, l'argent qui manque …Une fois habituée à la transition entre Adolf Hitler et Adolf H, j'ai eu du mal à lâcher le livre, tout simplement pour continuer d'imaginer ce que le monde aurait pu être si cette partie de l'histoire avait été réelle et non pas celle qui a suivi l'échec.C'est vraiment un livre à lire. Accrobiblio

un flyer
07/08/13

Chacun de nous s'est posé la question: "Qu'aurait été été ma vie si...si j'avais raté ce concours, si j'avais été recalé a cet entretien d'embauche, si j'avais épousé un autre conjoint...... etc"Le proverbe dit avec des "Si", on met Paris en bouteille.....Eric-Emmanuel Schmitt pose la question : "Et si Hitler avait été reçu aux Beaux Arts, que se serait il passé?" Pour ceci, il met en parallèle deux vies, celle d'Adolf Hitler après son échec aux épreuves d'entrée des Beaux Arts de Berlin et celle d'Adolf H, on ne saura jamais son nom, qui lui devient peintre de renommée mondiale parce qu'il réussit à intégrer cette école. Un évitera les femmes toute sa vie, l'autre les recherchera, Un sera pacifiste, l'autre belliqueux. Tous les 2 font la guerre de 1914-18, seront blessés mais n'en tireront pas les mêmes enseignements. Tous les deux connaitront l'échec, l'insuccésLe pari était risqué, l'auteur aurait pu écrire un livre plat et sans relief. Au contraire son livre très documenté est souvent plein d'humour, échappe à l'écueil de la narration simple, pour au contraire nous faire entrer dans la personnalité de ces deux hommes, dans l'évolution de ces 2 personnalités à la suite des échecs ou des réussites de chacun, des superstitions, des certitudes ou questionnements ..Mais le pari est un peu faussé, car la personnalité de départ de chacun n'est pas identique, leurs 17 premières années n'ont pas été identiques. On en apprend beaucoup plus sur l'enfance de Hitler, battu par son père qu'il déteste, ayant perdu sa mère d'un cancer, que sur l'enfance d'Adolf H.Les circonstance de la vie peuvent elles tout expliquer, tout excuser? Quelle est la part de déterminisme dans nos actes? L'auteur nous présente un Hitler qui n'a pas toujours été antisémite, les historiens le confirment, mais qui le devient, un Hitler ne sachant pas parler au public mais qui progressivement l'apprend, mais cependant un Hitler croyant en sa chance en son étoile. Un Hitler humain au départ de sa vie, un homme comme les autres, un peu névrosé quand même, un homme qui échappant à la mort au cours de ses 4 ans de guerre croit à sa chance, à sa bonne étoile, à son invincibilité, et qui petit à petit va se transformer, va devenir un tribun entrainant les foules....mais si les foules n'avaient pas voulu entendre son message, si elles avaient été hostiles à ses idées aurait-il été le dictateur qu'il a été ? Aurait il pu ls manipuler ? Non bien sur! Hitler n'aurait pas été Hitler sans une adhésion de tout un peuple à ses idées. Mais certainement qu'un autre chef ayant une personnalité différente, partant des besoins de la population allemande, s'estimant flouée par le traité de Versailles, appauvrie par la crise économique des années 1920, aurait pu avoir une politique différente.Mais ne dit-on pas aussi : "C'était écrit!!", pour dire que après coup c'est facile de refaire le monde ?On en arrive à me demander si chacun de nous n'a pas en lui une part abjecte! En accompagnant ce personnage, en suivant ses mécanismes de pensée y compris les plus monstrueuses, son évolution, en cherchant à comprendre ce qui s'est passé, comment c'est arrivé, alors peut être nous serons plus attentifs à l'arrivée de tels monstres.Un livre fouillé et dérangeant qui a également perturbé Eric-Emmanuel Schmitt qui dans sa postface (importante selon moi) dit : _"Ce livre m'impose une telle tension morale que je commence à avoir peur pour mon équilibre. depuis des mois, j'avance en position de grand écart sur deux fils continuellement plus éloignés l'un de l'autre. Je crains de perdre prise. Raconter chaque jour ces deux êtres qui ne sont qu'un, l'un devenant un ****, l'autre un homme bien (mais à quel prix!) m'essore les nerfs et le cerveau. Page après page, puisque j'écris dans l'ordre où le lecteur le lira, je m'impose des souffrances...."--_ JPV

JPV11
31/07/13
 

Hum, voilà un livre qui dérange, par le sujet, le regard qu’il nous pousse à porter, la révélation qu’il apporte. Je l’ai acheté quand il est sorti en poche, je l’ai commencé, mais à l’époque j’étais trop jeune et rigide pour accepter de suivre Schmitt, j’ai refermé le livre au bout de 100 pages pour ne le redécouvrir qu’aujourd’hui.Oh n’imaginez pas qu’aujourd’hui j’ai plus de sagesse pour lire un écrit tel que celui là mais surement plus de maturité et de détachement.C’est un travail osé, écrire sur Hitler c’est prendre le risque d’être associé à ce terrible nom, c’est se tirer une balle dans le pied professionnellement. Et bien non, Eric Emmanuel Schmitt s’est sorti de cet exercice de manière prodigieuse !Il a l’idée surprenante d’écrire sur deux Hitler, l’un le réel, qu’il nomme Hitler et l’autre l’imaginaire : Adolf H. Il débute deux histoires, deux chemins de vie, que nous découvrons en alternance de paragraphe en paragraphe en partant de la réussite(Adolf H.) ou non (Hitler)au concours de l’école des beaux arts.Ce n’est pas tant cet événement qui va tout déterminer, mais comment dans une vie, la manière d’appréhender, la capacité à se relever, à exister dans une société peut nous pousser à vivre une autre vie. Éric Emmanuel Schmitt nous proposer d’analyser et de comprendre.Comment souhaiter comprendre l’horreur ? Ce n’est pas de cela dont il s’agit, il souhaite nous amener à réaliser qu’Hitler n’est rien d’autre qu’un être humain qui pour exister, pour devenir quelqu’un va petit à petit se transformer en cet être sans affect pour les autres, qui ne prend plaisir que lorsqu’il convainc les foules et se fait aimer d’elle, pour cela il ira jusqu’à devenir antisémite (au départ, il ne l’est pas).Hitler, dans sa névrose, explique de nombreuses choses grâce à la pensée magique, il va se croire invincible puisqu’il échappe plusieurs fois à la mort, il va déterminer le peuple juif comme étant les responsables de perte de la première guerre : il a besoin de tout rationaliser.Nous comprenons comment un manque conséquent d’estime de soi peut conduire à un besoin d’accomplissement au prix de l’horreur, comment chacun d’entre nous peut basculer dans sa part mortifère dans le seul but d’exister, de ne plus se dégouter et d’être enfin reconnu.En présentant son double, Adolf H., l’auteur nous brosse le portrait de celui qui fait face, qui prend les devants, qui essaye de comprendre. Il nous facilite le travail de discernement, renvoie au contraire, à un autre chemin possible de vie, à la résilience.Est-ce que le fait d’avoir été rejeté et battu par un père peut conduire à devenir un être malfaisant, ou est-il aussi acteur de sa vie en décidant de travailler sur lui, de souhaiter devenir meilleur en reconnaissant avoir des problèmes ?Voilà un roman psychologique même si l’auteur s’en défend, une analyse d’une existence et un énorme travail historique. Il m’a amené à me poser des questions que je souhaitais éviter. Avant ce livre, Hitler n’était qu’un personnage infâme, explication simpliste me protégeant et ne permettant aucune comparaison avec celle que je suis. Aujourd’hui, j’ai conscience que cet être abject peut éclore en chacun de nous, que nous avons tous une part d’inhumanité et que nous avons le pouvoir de nous poser des questions sur nos vérités, sur les raisons de penser telle ou telle chose, de remettre en question le fondement de chaque opinion.Alors, oui, lire ce livre n’est pas aisé, il faut savoir se détacher du personnage, il faut accepter de rentrer en lui, de suivre ses chemins de pensées aussi monstrueux soient ils, en ayant à l’esprit qu’en comprenant nous éviterons de revivre la même chose.

Metaphore
25/05/13
 

Eric Emmanuel Schmitt est un auteur qui ne cesse de m’impressionner à mesure que je découvre ses écrits. Et dire qu’il y a un an de cela, j’étais récalcitrante à ne serait-ce que feuilleter un de ses romans… Mais avant de vous donner mes impressions sur cette lecture, il faut que je vous relate une anecdote qui m’est arrivée lors de cette lecture.J’étais dans le métro, en pleine lecture, lorsque j’entends mon voisin d’en face soupirer « Y en qu’ont pas honte de lire des livres sur le Nazisme devant tout le monde ! ». Alors je sais pas… peut-être ce monsieur s’imaginait-il que je lisais un document sur « comment devenir une parfaite petite Nazi » ? Non mais sandec quoi ! c’est quoi ces réflexions à la con ? Genre, si je lis un livre de vampire, ça voudrait dire que je cherche à savoir comment tuer quelqu’un pour boire son sang ? J’avoue j’ai trouvé ça carrément pathétique. Donc, La part de l’autre c’est l’histoire d’Adolf Hitler, ou plutôt ce qu’elle aurait pu être s’il avait été reçu à l’Ecole des Beaux-Arts ce 8 octobre 1908. Un pari risqué que s’est imposé là Monsieur Schmitt. Mais là où réside toute l’intelligence de ce roman, c’est que l’auteur a eu la bonne idée de mettre cette histoire en parallèle avec la vraie.Après lecture des premières pages, je m’attendais, je l’avoue, à trouver d’un côté le gentil Adolf, l’artiste qu’il aurait pu devenir, et de l’autre ce monstre d’Hitler, auteur de barbaries sans nom, dénué de toute humanité. Alors, comment ne pas être troublé lorsque l’auteur nous présente un Hitler tout ce qu’il y a de plus normal, avec ses qualités, ses défauts ? Comment ne pas se poser de questions lorsque l’Adolf des beaux-arts se révèle être parfois moins sympathique que le réel Hitler ? Assurément, EE Schmitt n’a pas peur de mettre le doigt où ça fait mal, et c’est toute une nouvelle réflexion qui est donnée au lecteur de faire. Bien sûr, il n’était pas question pour l’auteur de pardonner quoique ce soit des agissements d’Hitler, et ça je l’ai très bien saisi dès le début de ma lecture. Mais montrer que Hitler était bel et bien un être humain, qu’il n’était pas né vil antisémite arrogant, mais que la vie, les épreuves traversées et ses propres choix avaient fait qu’il était devenu cet homme-là.Concernant le Adolf fictif, et bien… cela reste de la fiction, bien évidemment. Et s’il avait réellement réussi son entrée aux Beaux-Arts, je doute sincèrement que l’Histoire aurait été à ce point chamboulée. Car dans un cas comme dans l’autre, Hitler reste cet esprit malade et torturé, égocentrique.Dans ce côté fictif, j’ai été quelque peu dérangée par le fait que Adolf H. rencontre toutes les célébrités du monde. J’ai trouvé ça un peu dommage que l’auteur veuille absolument caser une personnalité à chaque évènement vécu par Adolf. Mais c’est bien là le seul défaut que j’ai trouvé à ce roman. La part de l’autre est une lecture fort intéressante que je conseillerais volontiers, pour la réflexion sur l’âme humaine qu’elle peut apporter.

Nelcie
25/04/13
 

Nous avons donc un roman à deux voies ou deux voix. D’un côté un récit qui suit la réalité de l’autre une partie fiction. Je suppose que la partie « réelle » malgré le travail de reconstruction se base sur des faits avérés, après un travail de romancier a dû être nécessaire pour combler les blancs. Quand à la partie fiction, c’est un travail de création, chacun peut imaginer les voies qu’aurait pu prendre Adolf H.Les choix faits par E-E Schmitt restent ses choix, ainsi que les éclairages qu'il a décidé de mettre en lumière.J'avoue que les personnages fictif et réel m'ont rendu la lecture assez pénible... c'est totalement subjectif.Il fallait oser ! On retrouve l'érudition de ce grand écrivain. http://ramettes.canalblog

ramettes
31/01/13
 

On l'a sûrement tous fait un jour, de se demander comment aurait été notre vie si tel ou tel événement s'était passé différemment, si nos choix avaient été différents.Voilà donc l'outil de travail de base d'Éric-Emmanuel Schmitt pour ce roman impressionnant et même...dérangeant, par moment.Que serait devenu Hitler s'il n'avait été recalé par l'Académie des Arts?Le propos de l'auteur est de questionner l'ambivalence de l'être humain , le bien et le mal, qu'est-ce qui nous pousse plutot dans telle ou telle direction . Il insiste sur le fait que nous devons tous vivre avec l'idée que notre espèce est capable d'engendrer ce genre de personnalité. Son livre laisse songeur quant à tout ce qui aurait pû être -et surtout ne pas être- si Hitler avait trouvé en lui la capacité d'assumer ses échecs.

dvan
19/12/12
 

Un livre qui ne peut laisser de marbre. Deux hommes opposés qui constituent en fait un seul être, celui que tout le monde connait sous l'appellation Fürher et celui qu'il aurait pu devenir si...On apprend beaucoup sur l'Histoire et sur ce sombre personnage, point très positif pour une personne qui n'a pas la fibre historique.La première partie reste ma préférée, la dissociation de Hitler et d'Adolf H. est sublime.La suite a commencé à souffrir de longueurs pour moi. Ona une partie assez longue sur la première guerre mondiale qui donne l'impression qu'elle est plus importante que la guerre 39-45 dans le roman car celle-ci est moins développée.Ce livre nécessite que l'on s'accroche car il en vaut le détour, parfois c'est vrai on a du mal à se situer entre ces deux hommes, mais n'est-ce pas un but secondaire de l'auteur au final car ces deux hommes ne sont en fait qu'une même personne avec un avenir différent de par les événements de la vie. C'est là le sujet dominant, toute personne possède une part de mal qui explose au grand jour selon les choix, les événements...La plume de l'auteur est belle, juste et très agréable à parcourir.Pari osé et réussi avec en bonus les explications de l'auteur sur ce choix de thème.Un livre magnifique et dérangeant au titre parfait.

bookworm02
07/12/12
 

Adolf H. admis, Hitler recalé : sur ce postulat E.M.Schmitt explore en deux récits alternés ce qu'aurait pu être l'apprentissage humain de l'un et ce que fut le destin tragique de l'autre ainsi que leur répercussion sur l'Histoire. En fin d'ouvrage un journal d'écriture explore et éclaire le travail de l'auteur. Vivant et édifiant. http://ericdarsan.blogspot.com/

Darsan
25/03/12
 

Si les rêves d'artiste peintre d'Adolf Hitler n'avaient pas été avortés par l'Ecole des Beaux-Arts de Vienne, quelle aurait été la vie de cet autrichien et quel aurait été le monde de la première moitié du XXe siècle ? C'est cette question que s'est posée Eric-Emmanuel Schmitt au travers de ce roman.Adolf Hitler, Adolf H. Deux personnalités différentes, un seul homme. Dans "La part de l'autre", le livre alterne les paragraphes racontant la vraie histoire d'Hitler, depuis 1908 jusqu'à sa mort, et ceux imaginant la vie qu'aurait été la sienne s'il avait été accepté aux Beaux-Arts. Entre roman historique basé sur des documents d'archives et histoire romancé, le lecteur s'ouvre à un sujet tabou : comprendre les horreurs commises par Hitler en essayant de décrypter comment les péripéties de sa jeunesse l'ont conduit à devenir le monstre qui a commis l'un des plus grands génocides du XXe siècle.Premier problème de conscience qui survient : oui, le jeune Hitler m'est sympathique. A cette époque, il n'est pas encore le furieux dictateur, simplement un adolescent qui n'accepte pas que l'on nie sa qualité de peintre. Il ne se remet pas en cause, il est seul. Ce qui va le transformer, c'est la Première Guerre mondiale. Il va se révélé à lui-même dans ce conflit puisque l'armée le fait exister et le reconnaît. Et surtout l'échec de l'Allemagne, qui va faire naître son antisémitisme. Eric-Emmanuel Schmitt ne juge pas son personnage. A la fin de l'ouvrage, dans son "Journal" d'écrivain, il raconte qu'il hait Hitler comme la plupart d'entre nous ; mais cela ne se ressent pas dans le récit. Il veut comprendre ; ce qui ne veut pas dire excuser.Bien sûr on se sentira plus à l'aise avec Adolf H. Lui aussi a ses travers, mais il cherche à se soigner. Ses relations avec les femmes et la sexualité ne lui semblent pas normales ? Il va consulter le Dr Freud sur les conseils de son médecin de famille. Ce que l'Hitler que l'on connaît ne fera jamais. La vie de ce personnage est plutôt banale mais elle prend tout son sens quand on le replace dans le contexte : cette vie aurait pu être celle d'Adolf Hitler. J'ai trouvé ce roman magnifiquement écrit. Du début à la fin, il y a du rythme, de la documentation, des recherches sur la psychologie humaine, sur la façon dont une personnalité se forge. Certains passages constitués de phrases courtes rendent le récit presque musical.C'est un roman que je conseille vivement car, en plus de nous apprendre des vérités historiques sur la vie d'Hitler que l'on pourrait ignorer, il ne nous laisse pas indemne. On se pose alors une question fondamentale : s'il m'arrivait un évènement X, je pourrais moi aussi laisser émerger "l'autre", cette part de nous qui serait aussi mauvaise que celle d'Hitler. Effrayant oui, mais il est essentiel d'en être conscient. Marylin

marylinm
13/01/12
 

Le roman raconte deux histoires en parallèle: celle d'Adolf Hitler, d'abord, tel que nous le connaissons et puis celle d'Adolf H., sorte de jumeau du premier mais qui aurait choisi la voie du Bien. Eric-Emmanuel SCHMITT est parti de l'idée que si Hitler n'avait pas échoué au concours d'entrée à l'école des beaux-arts il se serait épanoui dans la peinture, changeant ainsi le cours de sa vie et par conséquent le cours de l'Histoire.La partie concernant Hitler est extrêmement bien documentée. On croit tout savoir sur le personnage mais Eric-Emmanuel SCHMITT nous fait découvrir l'intimité d'Hitler, ses psychoses, ses névroses, ses frustrations, ses problèmes sexuels, toutes ses choses qui, accumulées, vont le conduire vers la folie. Dans les passages relatant la vie d'Adolf H., il laisse libre cours à son imagination. On fait la connaissance d'un jeune timide, introverti, passionné par son art et surtout conscient de ses problèmes même si il ne sait pas les expliquer. Il va donc se prendre en main et demander de l'aide. Cette vie romancée m'a beaucoup plû. Avec Adolf H., on étudie aux beaux-arts, on flâne dans la vienne d'après-guerre, on vit la vie de bohême à Paris, on aime, on se marie, on fait des enfants et surtout on évite la deuxième guerre mondiale.Le propos de SCHMITT est de nous montrer l'ambivalence de l'être humain qui a en lui le Bien et le Mal et qui fait ses choix de vie vers l'un ou vers l'autre. Il insiste sur le fait qu'Hitler est un être humain, qu'il fait partie de l'Humanité et que nous devons tous vivre avec l'idée que notre espèce est capable d'engendrer ce genre de personnalité. Son livre fait réfléchir et surtout laisse songeur quant à tout ce qui aurait pû être -et surtout ne pas être- si Hitler avait trouvé en lui la capacité d'assumer ses échecs.Un très beau livre qui marque l'esprit et qui continue à vivre en soi longtemps après que la dernière page se soit tournée.

un flyer
19/12/11

La Part de l'autre, roman d’Éric-Emmanuel Schmitt publié en 2001, est incontestablement un pur chef d’œuvre. Le sujet de son livre interpelle, il choque, il effraie même ! Adolf Hitler. Néanmoins, une fois le choc passé, si le lecteur ose apprivoiser cette œuvre, alors il en ressortira grandi. Le choix de Schmitt n'est guère anodin. En effet, il veut avant tout nous stimuler, nous faire prendre conscience qu'il est bien trop facile de rejeter de l'Humanité un homme aussi terrible que ce Führer. Dans une biographie fictive, magnifiquement romancée, l'auteur nous montre que ce monstre n'est pas né ainsi. Malgré tout il reste un homme. Tout être humain peut s'armer progressivement d'intentions criminelles, parfois même sans s'en rendre compte, à partir du moment où celui-ci se sent intimement convaincu de manœuvrer pour la bonne cause. N'est-ce pas cela le principe d'une guerre après tout ?L’œuvre de Schmitt dérange. Elle détruit avec brio ce fameux mythe de la monstruosité. Le monstre n'est plus notre prochain, mais sommeille en nous. Nous sommes humains, des monstres potentiels.Le roman se présente ainsi comme une inflexible machine où chaque événement trouve sa place de choix dans le devenir du personnage, qui à la base n'est qu'un adolescent comme tous les autres. Ce pourrait très bien être n'importe qui après tout. Mais ici, il s'agit du Führer en personne que Schmitt se propose de disséquer en deux hommes à partir d'un seul et même événement : l'échec ou la réussite de ce dernier à la célèbre académie des Beaux-Arts de Vienne. Ils sont Adolf H et ce fanatique Hitler. A travers les difficultés de la vie et de ses grandes expériences tel l'amour, à travers la guerre et ses horreurs, l'auteur nous expose la construction ou la destruction d'un homme juste et l'évolution de toute une société bouleversée.En somme, ce livre est un choc nécessaire à tout homme contre le fanatisme. La vie est une mécanique, et elle fonctionne mal. Schmitt l'aura bien compris, ses lecteurs aussi. Nul ne peut évoluer seul, les bonnes rencontres grandissent l'individu, tandis que les mauvaises le dégradent. Mais il ne faut jamais oublié la part de l'autre dans la formation de nos propres vies. HappyNadi

HappyNadi
09/09/11
 

Cette lecture a vraiment été laborieuse pour moi et il m’a fallu plus d’un mois pour en venir à bout. J’étais pourtant super enthousiaste à l’idée de découvrir ce tire, mais très vite je me suis retrouvée embourbée entre les pages et refermer enfin le livre a été un vrai soulagement.J’étais pourtant très motivée, très curieuse. Depuis des années, le problème soulevé par le livre est une question que je me pose. Comment, pourquoi Hitler est il devenu Hitler ? Comment l’a-t-on laissé faire ? Comment a-t-il pu endormir le peuple à ce point ? Qu’aurait été le 20ème siècle sans lui à la tête de l’Allemagne ? Est-ce que l'on aurait pu l'éviter? Est-ce qu'une telle chose pourrait se reproduire et dans de telles proportions? Et je comptais sur ce livre pour y voir plus clair, pour obtenir des réponses. Mais je n’ai pas reçu de cette lecture ce que j’en attendais. Je n'ai reçu aucune réponse et cela m'a embêtée.Pourtant, l’exercice très casse-gueule entrepris par E.E. Schmitt est franchement réussi, dans le sens où, la personnalité, le caractère du personnage central sont les mêmes dans les deux cas. Le récit est en cela très crédible et intéressant. Car on découvre bel et bien un seul personnage capable de partir dans deux voies opposées selon les circonstances et surtout le comportement qu’il choisira d'avoir face à ces circonstances. Car ce n’est pas tant l’échec ou la guerre qui ont fait de Hitler ce qu’il était, mais à chaque fois sa façon d’appréhender les évènements et de réagir par rapport à eux, de rejeter la vérité. Là encore, l’auteur évite la simplicité du hasard irresponsable. Ce sont les choix du personnage qui le construisent, dans un sens ou dans l’autre. J'ai juste regretté de ne pas avoir assez de connaissances historiques ou plutôt biographiques. Je m'interrogeais souvent sur ce qui était véridique et ce qui était du pur ajout littéraire. Et cela m'a pas mal empêchée de me laisser porter par le roman. Je n'arrivais pas à être touchée, tellement, je tentais de tout analyser de façon presque chirurgicale. Je devais comprendre et je refusais de voir le récit avancer dans une voie monstrueuse mais réelle. Je voulais comprendre pour stopper cette progression.Mais malgré cette réussite sur le plan technique, je me suis bien trop souvent ennuyée et ai trouvé de bien trop nombreuses longueurs à cet ouvrage. Hitler aussi bien que H. se révèlent être des personnages très médiocres, dénués de personnalité, faiblards et agaçants. Je pensais rencontrer un personnage détestable mais charismatique, exerçant une fascination malsaine qui aurait soulevé des vagues de haine et de colère en moi. Ca n’a pas été le cas, j'ai juste ressenti du mépris, de l'agacement pour se personnage que l'on a envie d'ignorer, d'envoyer bouler tellement il est creux. On n'arrive pas à le prendre au sérieux et même si c'est justement pour cette raison qu'il a réussi à s'immiscer dans le système politique, cela m’est profondément resté en travers de la gorge, parce que cela ne correspondait pas à ce que j'attendais jusqu’à ce que je lise le journal d’écriture de E.E. Schmitt, placé en fin d’ouvrage.Cet ajout s’est révélé passionnant et permet de comprendre la démarche de l’auteur, le processus de naissance de l’œuvre. On se rend compte du travail de titan fourni par Schmitt, mais aussi de tout ce que ce projet a pu bouleverser dans sa vie quotidienne, ses rapports avec son entourage. Et du coup, cela m’a aidé à appréhender le roman différemment. Si cela n’a pas effacé ma déception, j’ai quand même pu grâce à ces quelques pages faire évoluer mon jugement, me poser des questions, réfléchir de façon différente sur ce que je venais de lire. Il a répondu à pas mal de réflexions que je me faisais sur l'oeuvre et le personnage (la question du tabou, le choix de certains traits de caractère...) et a soulevé de nouvelles questions. Je crois que cette partie est indissociable du récit à proprement parler.Un passage en revanche m’a énormément plu. Celui où Hitler révèle la Solution Finale à Himmler. C’est vraiment fait de façon intelligente et intéressante. J’ai beaucoup aimé le procédé littéraire mis en place dans ce passage. Schmitt réussit à rendre l’évocation, la naissance du projet effroyable. C'est beaucoup plus fort que s'il nous avait directement montré son application. Ce passage est celui qui m'a le plus marquée de tout le livre.Je me rends compte que mon billet est bien confus, limite contradictoire sur certains points mais le fait est qu'au final, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais je ne sais pas non plus dire ce que j’ai réellement pensé de ce livre. Autant le texte, en cours de lecture m’a bien souvent laissée indifférente, autant maintenant que le livre est reposé et a regagné mes étagères, je sais que je ne l’oublierai pas de sitôt. Etrange sensation…

un flyer
13/05/11

L'horreur est humaine : voilà ce que l'on peut tirer de ce passionnant roman.L'horreur du nazisme est dérivée de l'humanité d'une naissance commune. Des chromosomes XY, comme tant de petits garçons mais dont la psychologie torturée jamais soignée a permis l'ascension motivée de celui qui se croyait un sauveur patriotique.Nous avons en nous les clés de notre destin. Selon que nous luttons ou que nous fléchissons sous l'accumulation d'expériences déplaisantes, nous construisons tel ou tel moi.Ainsi, Hitler n'était qu'un homme parmi d'autres, que les circonstances et les rencontres ont nourri de haine et de détermination; détermination d'ailleurs qui, remise en contexte sain, peut être tonifiante pour le lecteur (la volonté soulève des montagnes).On effleure avec ce livre le potentiel de la psychologie et de ses métastases existentielles.Le tout, desservi par un panorama sensible de quelques décennies et agrémenté d'amour et de déceptions joliment transmises, constitue un grand livre. http://delphiine.hautetfort.com

funforfools
06/10/10
 

Pendant ma lecture, j'avais exprimé à plusieurs personnes mon désarois face à ce livre.J'hésitais à dire qu'il était génial, ou tout bonnement pas plaisant à lire.Maintenant que j'ai fini ma lecture, je pense avoir mis mes idées au clair.Ce livre est un mélange entre la biographie et une uchronie d'Hitler.Ce changement, le fait d'avoir pris un chemin plutôt qu'un autre est arrivé à l'Ecole de Beaux-Arts de Vienne. C'est là que tout commence, c'est là que ce jeune homme qu'est Adolf Hitler va entrevoir ce qu'il sera, dans le "bon" sens comme le "mauvais.La moitié biographique du livre, je l'ai adoré.On apprend à connaître Hitler, qui il était, ce qu'il a fait, quels étaient ses modes de penser et d'actions.Tout celà pour nous conduire vers un des plus grand tyran que le monde ai connu.Je me suis surprise à comprendre ce personnage, comprendre sa frustration, sa solitude, sa rage.Mais comprendre ne veux pas dire pardonner.Ce fut un incroyable ****, et il le restera dans mon esprit.Mais j'ai trouvé très intéressant et assez fascinant la façon dont Monsieur Schmitt nous conte son évolution.On ne nait pas "mauvais", ce sont les choix que l'on fait, les personnes qui nous entourent, les aléas de la vie qui font que nous allons plutôt nous diriger vers une route ou une autre.Je vais passer maintenant à ce que je n'ai pas aimé. Du tout.La partie uchronie de Hitler. Appelé Adolf H. pour faire une différence assez nette avec Hitler.Je veux bien que ça soit purement imaginé, le problème c'est que je crois que l'auteur s'est un peu trop emporté dans son imagination.Genre "Ho! Et en fait, on dirait qu'à ce moment là il lui arrive ça! Et après il rencontre Untel! Formidable!".Bon, d'accord, j'exagère un peu.Mais je l'ai trouvé vraiment TROP romancé, et pas crédible du tout.En fait, j'aurais simplement du lire une biographie d'Hitler! :DNon mais je reconnais que M. Schmitt écrit très bien et que son style est très agréable à lire.Ce n'est ni lourd, ni chargé et il y a juste assez de description.Donc, pour résumer, je suis vraiment mitigée par cette lecture, que j'ai trouvé un peu longue sur la fin, mais ça ne m'a pas empêché de passer de bons moments et d'en apprendre beaucoup sur la vie d'Hitler et sur le déroulement de la seconde guerre mondiale. http://archessia.skyrock.com/

Archessia
27/04/10
 

Je me suis demandé comment aurait été le monde actuel si le petit garçon qu'était Hitler avait eu une jeunesse différente. Ce livre a répondu à mes attentes mais l'histoire ne se refait pas.....sauf dans les fantasmes

PHILOXERAS2
06/10/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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