La part obscure

VICKERS-S

livre la part obscure
EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 11/02/09
LES NOTES :

à partir de
22,30 €

SYNOPSIS :

« vivre est, en soi, un mal incurable ». ainsi s'exprime le dr david mcbride, psychiatre, sur lequel la mort exerce une fascination hors du commun. dans son très jeune âge, il a assisté à la mort de son frère de six ans, un traumatisme qui l'a conduit au choix de sa profession. un jour, elizabeth cruikshank, rescapée d'une tentative de suicide, est admise dans son service. mutique, elle refuse de se confier
à lui jusqu'au jour où le médecin fait allusion à un tableau du caravage, le souper d'emmaüs. comme par miracle, elle lui livre alors son histoire, et avec elle la « part obscure » de son existence. se déroulant en partie à rome, ce magnifique roman explore le pouvoir de l'art sur notre être profond, et les ressources du regard d'autrui pour changer de vie. traduit de l'anglais par catherine ludet
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"Nous ne pouvons rendre heureux quelqu'un qui ne nous rend pas heureux."Telle est l'une des réflexions que se fait le Dr David Mc Bride lors d'un de ses entretiens avec l'une de ses patientes, admise dans son service après une tentative de suicide,Elizabeth Cruikshank. Cette dernière n'acceptera de lui livrer sa Part obscure qu'après une allusion à un tableau du Caravage. Commence alors une relation, où Elizabeth, jouant le rôle de catalyseur, va totalement bouleverser la vie du Dr Mc Bride.Le roman de Salley Vickers, professeur de littérature et psychanalyste, est centré sur les entretiens entre le psychiatre et sa patiente, comme un foyer ardent autour duquel gravitent des personnages à la fois drôles et attachants, qu'ils soient patients eux aussi ou collègues. Les entretiens sont passionnants car ils abordent des thématiques qui nous parlent forcément : la difficulté que nous avons à changer de vie , à accepter la vérité de nos rapports avec les autres, la nécessité d'un regard extérieur pour comprendre ce qui nous unit aux autres... Il est plaisant de voir que le Dr Mc Bride, dans son désir de sauver les autres ,n'est pas capable de voir ce qui se passe sous son nez,mais la manière magistrale dont il réagira le fait encore grandir dans notre estime. Il ne se montre jamais borné mais profondément humain, jusque dans ses erreurs,et sait même reconnaître la supériorité d'un petit déjeuner roboratif sur n'importe quel traitement ou utiliser des maximes de la tante d'un de ses patients !Alternant humour et émotion, La part obscure mène également une réflexion sur les rapports entre l'art et la vie, jamais de manière pédante ,mais toujours passionnante et l'on se prend à envier aussi bien les élèves que les patients de cette auteure.Mon exemplaire a battu le record de pages cornées et ce depuis les deux ans et demi d'existence de ce blog ! Un livre intelligent et qui résonnera longtemps en moi. cathulu

cathulu
31/12/12
 

Bien sûr, on peut résumer ce roman à l'histoire entre une patiente et son psychiatre, qui va, par le biais de l'art, trouver un moyen d'établir un contact, et par-là même remettre en cause sa propre histoire. Grosso modo, c'est ça. Et en même temps, ceci n'est que la surface, à la limite même on s'en moque, parce que ces pages contiennent leur part de phrases qui nous laissent sans voix, de réflexions que l'on remarque, que l'on enregistre, qu'on les trouve avérées ou pas, d'ailleurs.Le psychiatre, David Mc Bride, devient peu à peu très consistant, en relief, il ne cesse de dérouter par le contraste entre une apparente placidité (voire une tendance à la lâcheté) et la pureté de ses réflexions, la candeur avec laquelle il se confie au lecteur ou analyse les évènements. "Je ne sais à quel moment j'ai commencé à me demander, au coeur de mes relations avec les autres, si telle ou telle personne serait susceptible de me livrer aux nazis. Cette question ne signifie d'ailleurs peut-être pas grand chose, dans la mesure où je ne suis ni juif, ni tsigane ni, à priori, homosexuel." Mais il n'a pas été soutenu inconditionnellement par sa mère, et il explique ensuite très bien cette sorte de classification qu'il établit pour chacun. Sauf qu'il n'en tire pas de leçon concrète, dans le choix de ses compagnes ou amis...Ou Thomas, que l'on découvre par le biais d'Elisabeth, et qui soulève notre enthousiasme : "Tu vois, [...] ça marche comme ça. La plupart des gens se fabriquent une personnalité. Ils se fabriquent une enveloppe d'un tas de clinquant et de flagorneries : préceptes, morales, habitudes, bobards, frime et autres malhonnêtetés pathétiques. Les artistes ne font pas cela. Ou plutôt, s'ils le font, ils s'assurent de se débarrasser de tout ce fatras lorsqu'ils travaillent. Plus l'artiste est grand, plus il arrive à s'en dégager. Quand je dis "artistes", je parle d'écrivains, de poètes, de compositeurs, etc." Thomas encore : "Un artiste est quelqu'un qui a conscience de ne pas réussir sa vie et qui crée quelque chose de beau pour nourrir ses remords". Pas "calmer", "nourrir"...J'ai été emballée par ce roman qui est douloureux, qui parle d'une très belle et très triste histoire d'amour. Je me suis rendue compte que j'étais à fond dedans quand David remet les choses à plat avec son épouse, son monologue très construit et très long m'a surprise et effrayée pour elle, je n'avais plus aucune distance, j'étais avec eux.Dommage que la traduction comporte pas mal de petites lourdeurs. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.45 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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