La passante du sans-souci

KESSEL, JOSEPH

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/09/83
LES NOTES :

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6,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Montmartre au petit jour. Chaque matin, l'auteur, attablé au Sans-Souci, voit passer une femme dans la rue. Elsa Wiener, il l'apprendra bientôt, a fui l'Allemagne. Son mari Michel y est resté, enfermé dans un camp. Elle chante dans les boîtes de nuit. Elle vit seule avec un enfant juif, Max, que les nazis ont rendu infirme. On suit
avec fascination la lente chute d'Elsa, sa déchéance, au nom d'un amour qui n'existe peut-être pas. Avec le portrait de cette passante des aubes transies de Pigalle, Kessel semble dire adieu au Paris des années folles. Ce livre, publié en 1936, parlait pour la première fois sans doute des camps de concentration hitlériens.
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Je connaissais Joseph Kessel de nom mais je n'avais jamais lu un de ses livres. J'ai jeté mon dévolu sur La passante du Sans-Souci. Le personnage du titre se nomme Elsa Wiener ; Allemande réfugiée à Paris dans les années 1930, elle a recueilli un jeune infirme et cherche à faire libérer son mari, prisonnier d'un camp. L'auteur raconte, entre tendresse et horreur, sa lente déchéance : pour fournir de l'aide à son mari resté en Allemagne, Elsa va jusqu'à se prostituer et perd sa beauté. Les descriptions sont sublimes quoique tragiques. La fin est également très triste, mais l'on pouvait s'y attendre. Un autre aspect intéressant de cet ouvrage est l'apparition des camps de concentration en Allemagne, preuve de l'avancée inexorable du totalitarisme dans l'Allemagne nazie des années 1930, que l'Europe refuse de voir. Très beau mais assez déprimant.

Shirayukihime
07/01/15
 

L'auteur, habitué du Sans-Souci ,voit passer tous les jours une femme qui à l'air tourmenté. Il se décide de l'accoster afin de connaître les causes de ses problèmes. Celle-ci est réfugiée en France avec un enfant juif que les nazis ont rendu infirme lors d'un passage à tabac, son mari est interné dans un camp de concentration en Allemagne. Pour que son mari puisse avoir une vie décente, elle cherche à tout prix à gagner de l'argent même si cela doit l'amener à s'avilir. «  Quand un être se détruit pour une grande idée ou pour un grand amour, j'ai toujours pensé qu'il a choisi un domaine dont il n'appartient à personne de vouloir le ramener ».C'était beau mais c'était triste. A travers les yeux de l'auteur on voit la lente dégradation d'Elsa Wiener, dégradation morale et physique. La description du changement de ce corps en pleine santé à un corps avachi est saisissante. La fin du roman est aussi terrible. On vient de suivre la dégradation d 'Elsa, elle s'est usée pour le bien-être de son mari. Celui-ci réussit à quitter l'Allemagne et est surpris de découvrir que sa femme a changé. Même en apprenant ce qu'elle a fait pour lui, il ne l'aime plus : elle a trop vieilli.C'est aussi le récit d'une France qui ne veut pas voir que l'Allemagne avance de plus en plus vers le totalitarisme. L'existence des camps de concentration ne semble pas émouvoir les gens plus que ça. La présence de dignitaires de la police politique nazie en France ne semble choquer personne.

Chiwi
26/12/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.14 kg