La pelouse de camomille

WESLEY, MARY

livre la pelouse de camomille
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 15/06/09
LES NOTES :

à partir de
6,90 €

SYNOPSIS :

L'auteur de«Rose, Sainte Nitouche»restitue dans ce roman le trouble émouvant de l'adolescence
et chante le plaisir du troisième âge, à travers une intrigue enlevée et divertissante.
3 personnes en parlent

1939, une propriété dans les Cornouailles. Des cousins s'amusent dans la belle demeure de leur oncle et tante Richard et Helena alors que la guerre s'approche à grands pas. Entre jeux et farniente, l'atmosphère va se tendre à mesure que la réalité géopolitique de l'Europe se fera plus pressante. Les amours, amitiés, jalousies n'en seront qu'exacerbés. Oliver en tient pour Calypso, qui ne veut qu'épouser un homme riche. Sophy, la plus petite (10 ans) est amoureuse d'Oliver...IL y a aussi les jumeaux Walter et Martin, fils du pasteur. Et plus tard, entreront en scène Monika et Max, Juifs autrichiens ayant émigré, perpétuellement dans l'attente de nouvelles de leur fils Pauli, détenu en camp de concentration. (Attention spoilers à tous les étages, ou presque)Mary Wesley adopte un ton particulièrement mordant pour nous décrire les années de guerre dans le Londres et la campagne rurale des années 1939/45. J'ai été étonnée par ces personnages à la soif de vivre exacerbée, qui se jouent de la mort et de l'angoisse en vivan intensément. Quitte à totalement braver les convenances. C'est ainsi qu'Helena partira avec Max, qui papillonne un peu de tous les côtés, laissant à Monika le soin de s'occuper de Richard et de la maison en Cornouailles. Monika et Max forment un couple très libre et aimant. Monika a manifestement vite compris que son mari avait besoin de "distractions" (mais pas que) pour être heureux. Richard et Helena, par contre, c'est une autre affaire. Lui ne cesse de ressasser sa jambe perdue lors de la guerre de 14-18, elle rêve d'autre chose.Chez les plus jeunes aussi, l'envie de vivre et de profiter de l'instant présent est primordiale. Danse, sorties, tout est prétexte à oublier l'espace de quelques instants la mort qui rôde et les bombes qui s'abattent sur la capitale britannique.L'auteure montre de manière convaincante les tours et les détours qu'emprunte les hommes et le femmes dans leur quête du bonheur, dans un contexte particulièrement difficile et incertain. Pas de manichéisme, pas de noir et de blanc, mais beaucoup de nuances de gris (non, pas de Grey!!!).Si j'ai aimé cette lecture enlevée, aux personnages bien campés, j'ai toutefois été gênée par ce qui arrive à Sophy. Alors que les autres "jeunes" personnages ont entre 17 et 19 ans au début du roman, elle en a 10. Or, pendant la guerre, elle couche avec Max, qui lui est plus proche des 50 et au mieux elle a 14 ans... Richard quant à lui, n'hésite pas à lui mettre la main sous la jupe, voire plus (ce n'est que sous-entendu cependant). Et cela, sans que personne y trouve rien à redire.Un roman plaisant, qui apporte une vision différente de la vie pendant la guerre mais aussi après, puisque les chapitre alternent entre présent (années 70 je crois) et passé.On voit par exemple toute la difficulté des rescapés des camps, Pauli en l'occurence, à revenir dans leur famille, à retrouver une vie normale.

Choupchoup
17/04/15
 

Août 1939. Les cinq neveux et nièce de Richard et Helena se retrouvent en Cornouailles dans une sorte d'Eden symbolisée par La pelouse de camomille dui donne son titre au roman de Mary WesleyQuand la guerre éclate, bien sûr elle bouleverse tout et comme le dit Helena bien des années plus tard:"-Voilà une chose que je dois à la guerre.- Quoi?-Les livres, plein de livres. On ne trouvait pas de serviettes hygiéniques, mais des livres, ça oui. Des gens comme moi se sont mis à lire: nos esprits se sont assouplis, en même temps que nos mœurs se relâchaient."Et en effet des personnalités riches et complexes vont se révéler, des ménages à trois vont se former dans une indifférence quasi générale..Chacun des personnages fait preuve d'une franchise à la fois désarçonnant e et jubilatoire ; ainsi Helena parlant de son mari doté d'une jambe artificielle: "Son handicap, c'était d'être un vrai casse-pieds."A propos d'une de ses nièces qui ne se cache pas d'avoir fait un mariage d'intérêt , elle remarque:"Elle est imprévisible. Je lui connais des moments d'altruisme."Mary Wesley manie avec brio cet humour britannique teinté d'une cruauté réjouissante pour le lecteur. Elle a le chic pour nous présenter avec aplomb des comportement qu' ordinairement la morale réprouve comme étant tout à fait normaux et nous acceptons sa vision des faits sans broncher, le sourire aux lèvres, tant son talent est grand... Un régal !!! cathulu

cathulu
21/07/12
 

Comme chaque été, les cinq neveux de Richard et d'Helena se retrouvent en Cornouailles. C'est le temps des jeux, de l'insouciance, le goût de toutes les audaces, au bord de la falaise ou sur la pelouse de camomille, sans autre souci que les tourments de l'amour qui vous rongent une jeunesse. La petite Sophy donnerait sa vie pour Oliver qui, lui, est fou de Calypso, si belle et si lointaine. Elle a toujours juré d'épouser un homme riche sans amour, elle jettera son dévolu sur Hector, politicien ayant le double de son âge. Car pour mieux pimenter cette belle saga familiale, il faut d'office préciser que l'action se passe durant l'été 1939. La guerre va être déclarée et amène un couple de réfugiés juifs, Max et Monika, chez le pasteur du coin. C'est un éminent pianiste, un brin cavaleur et beau parleur. Il va faire chavirer le coeur d'Helena, pourtant mariée mais ennuyée par sa vie recluse auprès de Richard, son second mari unijambiste. Elle partira à Londres, sans crainte des bombardements, vivre une passion tumultueuse auprès de son musicien juif. C'est bien ce qui est également très surprenant dans ce roman où la trame ne chôme pas, sans cesse rebondissante et étonnante. Ce n'est pas parce que c'est la guerre que nos personnages vont s'endormir sur leurs lauriers, bien au contraire ! "Nous avons tous vécu intensément. Nous avons fait des choses que nous n'aurions jamais faites autrement. Ce fut une période très heureuse. (...) Tout était exacerbé, surtout l'amour." Effectivement les passions sont ravageuses ! Ce roman n'est pas une bluette sentimentale. Il fourmille plutôt de vivacité, d'esprit, de dialogues mordants, de personnages flamboyants et uniques en leur genre. Mais ils sont à contre-courant de l'image idyllique des êtres parfaits, car ils sont tous fragiles, odieux, égoïstes et héroïques à leurs heures. Et ce, en dépit des circonstances ! Qu'importe les liens du mariage, l'âge, l'enfant à naître, les bombardements ou la guerre, tout simplement ! L'anglaise Mary Wesley nous offre ainsi une lecture passionnante, qui s'inscrit idéalement pour vos vacances (et pas forcément !). En presque 400 pages, jamais la cadence ne s'essouffle. On ne stagne pas durant l'été 1939, le scénario évolue, voyage dans le temps et nous conduit même sans nous y attendre cinquante ans plus tard ! Je crois aussi que le succès de ce livre repose sur le style fringant et truffé de badinage que nous propose l'auteur. J'ai passé des heures de lecture absolument délicieuses ! Je vous conseille vivement de vous y plonger également ! Ce livre a été publié en français chez Flammarion en 1991, puis en format poche "J'ai Lu". Bravo aux éditions Héloïse d'Ormesson de remettre Mary Wesley au goût du jour ! (D'autres publications sont à prévoir.)

Clarabel
20/02/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.20 kg

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