La perle

STEINBECK, JOHN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/02/62
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

'Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle - comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle
est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le coeur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice - sans aucune nuance intermédiaire.'
10 personnes en parlent

Faire parler une culture non-verbale, écrire sur une humanité qui pense sans littérature, c'est là le tour de force de Steinbeck dans La perle. Tiré d'un conte traditionnel mexicain, ce court roman humaniste sur des amérindiens californiens la force d'un tsunami.Allégorie du tout désiré chez celui qui semble tout posséder, miroir aux alouettes, La Perle est ici, l'aller sans retour du simple et du naïf ne sachant voir la richesse qu'il possède vers l'enfer qui accompagne la civilisation occidentale. Négatif total du K de Buzzati, ici la perle n'est pas une offrande qui révélera le meilleur en chacun, bien au contraire, elle sera de celles qui transforme les humains en requins....L'écriture, superbe, de Steinbeck, est à elle seule une raison suffisante pour lire ce magistral bien que fort court roman. A cela s'ajoute une dimension humaniste débarrassée de tout paternalisme, usant des thèmes universels de la dignité, de l'amour filial ou encore du désir de réussite, notion si vague et floue, qui habite chaque être humain, mais également nos plus bas instincts dont Kino sera la proie...

lutinielle
18/09/15
 

Le bébé de Juana et Kino s'est fait piquer par un scorpion, il risque d'en mourir. Les Indiens et les Blancs ne sont pas censés se mélanger. Pourtant le jeune couple, en désespoir de cause, sollicite le médecin blanc - lequel refuse de soigner l'enfant. Kino, pêcheur de perles, n'a plus qu'à trouver de l'argent, donc faire une prise miraculeuse. L'argent ne fait pas le bonheur, paraît-il. Disons plutôt qu'il ne suffit pas, et qu'il peut même attirer les ennuis si la fortune surgit chez ceux qui sont censés rester pauvres.Une histoire poignante et révoltante sur la pauvreté, la ségrégation, l'argent et son pouvoir destructeur, la convoitise, la jalousie... Un récit à re-situer dans son contexte socio-historique : les Amérindiens dans les réserves au milieu du XXe siècle, la solidarité entre eux, la 'domination' masculine, la misère, la prétendue supériorité de l'homme blanc... Tout cela est servi par l'écriture parfaite de John Steinbeck, auteur donc j'apprécie particulièrement les courts romans intenses et percutants, comme Des souris et des hommes.-- 2e ou 3e lecture de ce beau texte marquant, découvert avec enthousiasme au collège. Canel

Canel
02/07/13
 

Kino, Juana et leur bébé Coyotito vivent pauvrement dans un village isolé, en tirant leur subsistance de l'Océan proche. Un événement va soudain bouleverser leur vie.Présenté comme une simple fable, cette histoire recèle un réflexion profonde sur la richesse et sur la nature humaine. La seconde moitié de ce court roman est pleine de suspense.Un très bon livre, même s'il est nettement moins émouvant que l'excellentissime Des souris et des hommes, du même auteur. Apikrus

Apikrus
26/05/13
 

Comme j’ai été heureuse de retrouver la plume de John Steinbeck. Ce petit livre m’a donné envie de me lancer dans Les raisins de la colère ! C’est vrai qu’elle peut paraitre froide, mais elle me plait ! J’adore m’imprégner de ses mots et de sa syntaxe. L’auteur m’emmène loin. Et cette fois, il m’a emmené dans un petit village pauvre où des gens vivent de pêche : de poisson mais aussi de perles trouvées dans les huitres. Nous suivons Kino et Juana, avec leur petit garçon Coyotito, qui essaient de vivre raisonnablement, face aux américains-citadins, de la grande ville. Voici un exemple de ces gens qui se croient supérieur parce qu’ils ont plus d’argent : Coyotito, se faisant piquer par un scorpion, ses parents l’emmènent au médecin, mais celui-ci ne veut pas le soigner car ils ne sont pas riches. Jusqu’au jour où Kino trouve la plus grosse perle... Leur vie va être bouleversée ! Dans ce livre, nous ressentons l’injustice, le racisme, l’humilité et l’espoir : beaucoup de sentiments qui font que, plus ou moins, on rentre dans l’histoire ! Le roman a une véritable morale et l’on pourrait l’a traduire par ce proverbe si bien connu : «L’argent ne fait pas le bonheur. » Une histoire aussi tragique que Des souris et des hommes ! Je le conseille : ça se lit très vite et on en ressort changé !

searchxme
20/10/12
 

Tout d'abord, un avertissement : si vous possédez cette édition (folio année 1973) de l’œuvre, surtout ne pas lire la page 7 qui vous résume toute l'histoire et vous décrit l'analyse du texte en exactement 19 lignes (et oui, actuellement on voit ce procédé en quatrième de couverture ; en 1973, il se situait en début d’œuvre avec la même conséquence : gâcher les surprises du récit et d'une certaine façon, la lecture).Kino vit de pêche perlée auprès de son épouse Juana et de leur bébé Coyotito. Entouré de son frère Juan Tômas et de sa belle-sœur Apolonia, il survit et la tribu avec lui. Mais un jour, Coyotito se fait piquer par un scorpion. Pour éviter la propagation du mal, Kino se dirige vers le seul médecin de la ville, à proximité de son hameau indien. Malheureusement, celui-ci, notable local, reste très près de ses sous et ne soigne que lorsque ses (patients) clients peuvent assumer le prix de la consultation, ce qui n'est pas le cas pour Kino et sa femme. Désemparés, ils vont tout faire pour financer les soins et la découverte de la plus grosse pierre du monde devrait leur attirer (un peu d'appui) bien des ennuis.On retrouve les thèmes phares de Steinbeck : le Bien et le Mal, les déséquilibres sociaux et moraux, les déterminismes humain et religieux, la cupidité et le courage. Ce qui paraît incroyable est la modernité de ce récit. D'ailleurs, John Steinbeck prévient son lecteur/ sa lectrice : page 9 « Si cette histoire est une parabole, peut-être chacun en tirera-t-il sa propre morale et y découvrira-t-il le sens de sa propre vie...» . Et en effet, chacun apportera un éclairage différent à l'édifice selon son ressenti, ses qualités morales, son passé, son présent etc. On peut rester sur le sens premier de l'histoire : celle d'un indien qui découvre une belle pierre (attirant les magnétismes, modifiant les âmes, les abîmant), celle des forces obscures qui ne supportent pas le moindre changement (la pierre a été déplacée, l'ordre du monde s'en trouve bouleversé : plusieurs personnages, en particulier les acheteurs et les pisteurs, sans visage, un et multiple à la fois, symbolisant l'armée du tout puissant décidé à réguler et à retrouver la situation originelle). Et puis, on peut recouvrir à l'actualité : Kino réagit comme une personne soucieuse d'évoluer, espérant des études pour son fils afin que celui-ci s'affranchisse de la grande pauvreté dans laquelle il baigne, qu'il gagne cette liberté de partir, de naviguer vers un horizon meilleur, de tout simplement dire non et de ne plus subir certains diktats oppresseurs. La fin me semble idéale comme cette courte allégorie puissante, parfaitement rédigée. Un livre qui nourrit son lecteur/ sa lectrice de questions essentielles : une vraie leçon de vie, de nos vies.

Cave
13/05/12
 

Kino et son épouse Juana sont des pêcheurs de perles. Avec leur petit garçon, ils vivent dans une cabane dans la plus grande pauvreté. Un jour, le petit se fait piquer par un scorpion, mais le médecin, qui ne connaît plus que les valeurs de l'argent, ne veut pas se déplacer pour le guérir. Défaits, ils partent pêcher. Kino découvre alors la "Perle du Monde", une perle énorme censée leur donner une vie meilleure. D'ailleurs, en l'observant, cette perle devient boule de cristal. S''y reflète l'avenir de ses proches, et surtout un bel avenir pour le bébé. Or, depuis sa découverte, Kino se sent étrangement seul et désarmé. Il entend sans cesse un chant maudit qui se heurte à la mélodie de la perle, "un chant de promesses et de délices, assurance du futur, de l'aisance et de la sécurité." Juana se rend compte que cette perle est maudite; elle incarne l'esprit du mal. Mais sera-t-il facile de la vendre et se protéger des jaloux? Par le biais de ce récit assez court, Steinbeck fait des hommes les jouets de la volonté des dieux: "les dieux n'aiment pas les projets des hommes, les dieux n'aiment pas les succès humains". Il est très difficile de s'extraire de son humble condition. L'auteur se demande si la résignation et la faiblesse ne sont pas préférables au courage et à la force. Dans un monde corrompu par l'argent, ne vaut-il pas mieux rester pauvre, mais heureux? Steinbeck pense que l'histoire de Kino est "une parabole (dont) chacun en tirera sa propre morale, et découvrira le sens propre de sa vie." Peut-être, mais en tout cas, à moindre échelle, ce récit reste un superbe conte transcendé par la puissance narrative de Steinbeck. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

En 1947, John Steinbeck publie un court récit, intitulé La Perle, dans lequel il met en scène une famille d'indiens, Kino, Juana et leur bébé Coyotito, vivant dans un village de pauvres pêcheurs sur la côte de la Californie. Un jour, Coyotito se fait piquer par un scorpion, mais le médecin (blanc) refuse de le soigner car Kino n'a pas d'argent. C'est en pêchant des huitres que Kino découvre, la Perle du Monde, une magnifique perle de la taille d'un œuf de mouette. Kino croit alors pouvoir changer sa vie et envoyer son fils à l'école. Mais la perle réveille bien des convoitises et la petite vie tranquille de la famille semble compromise...C'est une belle fable que Steinbeck a écrit, comme un conte inspiré des traditions orales mexicaines. Steinbeck décrit à merveille le bonheur et la tranquillité de cette famille d'indiens dans la pauvreté, bonheur qui va être chamboulé par la découverte de la perle, symbole de richesse et d'ascension sociale. Autour de Kino et Juana, gravitent des personnages méprisables et jaloux (le médecin blanc, les acheteurs de perles) dans une société corrompue, pourrie, où seuls les habitants du pauvre village restent nobles. L'auteur fait référence à la répression des Indiens, l'injustice qu'ils ont subi à travers les siècles. Kino tente de lutter contre cette fatalité et repose tout son espoir dans l'éducation de son fils: "Mon fils ira à l'école. [...] Mon fils saura lire dans les livres. Mon fils saura tracer les chiffres et tout cela nous rendra libres, car il aura la connaissance des choses et à travers lui nous l'aurons aussi."J'ai aimé la poésie du texte de Steinbeck quand il évoque les chants des indiens que Kino entend dans sa tête et dans son cœur et qui créent une atmosphère particulière : le chant de la famille auprès de Juana et Coyotito, le chant de la perle, le chant des ennemis, le chant du Mal... "Les ancêtres de Kino avaient chanté tout ce qui existe et tout ce qui arrivera jamais. Ils avaient tout mis en chansons. Ils avaient fait des chants pour les poissons, pour la mer en furie et pour la mer paisible, pour le jour et pour la nuit, pour le soleil et la lune - et tous ces chants demeuraient dans le cœur de Kino et des siens - tous les chants qui furent jamais inventés, et même ceux depuis longtemps oubliés."La fable est évidemment morale : le bonheur n'est pas dans la richesse, mais dans la famille. La magnifique perle du début devient maudite et son chant dissonant. Sous des allures trompeuses, elle n'apporte que malheur et chagrin.Bref, un livre à lire par les jeunes et les plus vieux d'entre nous, pour la critique sociale et la verve de John Steinbeck ! http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
03/10/11
 

J'adore Steinbeck et ce livre tout particulièrement. Il est court, percutant, plein de poésie... Bon il est triste, aussi mais tellement réaliste malheureusement.La vie d'un petit village d'Amérique du Sud avec sa beauté, mais aussi sa dure réalité.

sabline
16/04/11
 

Voici un livre qui traînait depuis un petit moment dans ma PAL. Le résumé au dos ne parvenait pas à me convaincre de l'ouvrir. Mais après l'avoir vu sur plusieurs blogs avec des avis globalement positifs, je me suis décidée à le tenter. Je ne m'attendais pas à trouver une histoire comme celle-ci. Le titre me laissait perplexe également. Et quand j'ai ouvert ce petit livre, les premières pages m'ont rapidement informées et détrompées : on y retrouve une famille de pauvres gens dont le fils piqué par un scorpion provoque toutes les inquiétudes et entraîne la quête de la perle. On nous y offre une histoire profondément humaine, dans ses bons côtés et surtout dans ses mauvais. Comment cette perle, richesse inestimable, va chambouler la vie de cette petite famille, comment elle corrompt les hommes et provoque leur bassesse. Voilà qui m'amène à vous parler de certains des personnages. Le médecin tout d'abord, un personnage absolument affreux. Les marchands presque tout aussi exécrables. John Steinbeck a fait ressortir à travers eux le côté cupide et avide des hommes, nous mettant face à une réalité difficile à accepter ! Pour ce qui est de Kino, je n'arrive pas à porter une réelle opinion sur lui. Je ne me suis pas spécialement attachée à lui qui veut rester l'homme fort de la maison. Par contre, sa femme, Juana m'a davantage touché. Pour ce qui est du style même du livre : les pages comportent beaucoup plus de descriptions que de dialogues. Ce qui n'est pas ennuyant car les descriptions sont légères et se lisent sans peine. Quelque chose qui m'a frappé dans les premières pages surtout : certaines descriptions m'ont laissé une impression de "fondu". Je m'explique : d'une phrase à l'autre, d'une description à l'autre j'ai parfois eu l'impression de passer d'un épisode à un autre différent en à peine quelques mots. Bon je m'explique mal, je ne sais pas si vous avez tout saisi ^^. En tout cas, ceci m'a laissé une impression étrange. J'en arrive à vous parler de la fin : poignante. Tout est dans les gestes, les descriptions et les visages, très peu dans les paroles et pourtant on en a la gorge serrée... Impressionnant. Pour conclure, un étonnant petit livre qui en à peine 100 pages nous emporte dans des paysages inconnus aux saveurs et mélodies subtilement distillées. Une histoire intéressante, touchante. Bien aimé et quelle fin !

Lunasirius
26/03/11
 

«Jouant de sa lame comme d'un levier, il le fit céder et le coquillage s'ouvrit. Les lèvres de chair se crispèrent puis se détendirent. Kino souleva le repli et la perle était là. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu'un œuf de mouette. C'était la plus grosse perle du monde.»C'est l'histoire d'une grosse perle, comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau. C'est l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. C'est la courte fable d'un pauvre pêcheur d'origine indienne qui pêche, en Californie, la plus grosse perle du monde. Il espère qu'elle lui apportera tout ce dont il a toujours rêvé, le meilleur pour sa femme et son fils, la reconnaissance sociale, et le respect. Mais cette découverte éveille les convoitises des voisins et déchaîne autour de lui les forces du mal...Le thème et le message de l'oeuvre sont très simples : "l'argent ne fait pas le bonheur". Mais au-delà de cette simplicité, le style de Steinbeck métamorphose le conte en une parabole tragique jugeant de la nature humaine, de la jalousie et de la corruption. Steinbeck caractérise remarquablement les comportements humains, dans des passages courts mais acérés. Ses descriptions des vices et des vertus des hommes sont d'une justesse terrible et implacable. Toute l'analyse de l'auteur est distillée grâce à un style fluide. L'intrigue est menée comme dans un roman policier, les événements se succèdent afin de garder le lecteur toujours en émoi, jusqu'au dénouement tragique.Un texte agréable pour le style Steinbeck mais dur par l'histoire très noire et jusqu'au bout sans éclaircie.

Kara
26/01/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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