La perle

STEINBECK, JOHN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 20/10/05
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

C'est un village de pêcheurs qu'au matin le soleil illumine. Kino y vit paisiblement auprès de sa femme, Juana, et de leur fils, Coyotito. On y respire une forme de bonheur modeste. Mais ce jour où commence l'histoire, l'enfant est piqué par un scorpion. Comment le sauver quand on n'a pas d'argent pour payer un médecin ? Kino tente une plongée impossible et en ramène une perle extraordinaire, tellement énorme que personne au monde n'en a vu de pareille : l'absolue richesse dans un coquillage. Est-ce le remède à tous les maux qui les accablent ? Pas si sûr... L'accompagnement pédagogique propose une étude
détaillée du paratexte, suivie d'une longue lecture du prologue. Il détaille les techniques d'un narrateur à la fois conteur et romancier, qui transforme une histoire simple en récit philosophique, social, anthropologique et politique. Il met en lumière des thèmes récurrents dans l'oeuvre de Steinbeck : le poids de la classe sociale, l'importance de l'éducation, l'opposition entre ville et nature, le mal et le bien, le rapport homme-animal. Un groupement de textes autour du meurtre vient enrichir le commentaire. Roman (XXe siècle) recommandé à partir de la classe de quatrième. Texte intégral.
6 personnes en parlent

Faire parler une culture non-verbale, écrire sur une humanité qui pense sans littérature, c'est là le tour de force de Steinbeck dans La perle. Tiré d'un conte traditionnel mexicain, ce court roman humaniste sur des amérindiens californiens la force d'un tsunami.Allégorie du tout désiré chez celui qui semble tout posséder, miroir aux alouettes, La Perle est ici, l'aller sans retour du simple et du naïf ne sachant voir la richesse qu'il possède vers l'enfer qui accompagne la civilisation occidentale. Négatif total du K de Buzzati, ici la perle n'est pas une offrande qui révélera le meilleur en chacun, bien au contraire, elle sera de celles qui transforme les humains en requins....L'écriture, superbe, de Steinbeck, est à elle seule une raison suffisante pour lire ce magistral bien que fort court roman. A cela s'ajoute une dimension humaniste débarrassée de tout paternalisme, usant des thèmes universels de la dignité, de l'amour filial ou encore du désir de réussite, notion si vague et floue, qui habite chaque être humain, mais également nos plus bas instincts dont Kino sera la proie...

lutinielle
18/09/15
 

Le bébé de Juana et Kino s'est fait piquer par un scorpion, il risque d'en mourir. Les Indiens et les Blancs ne sont pas censés se mélanger. Pourtant le jeune couple, en désespoir de cause, sollicite le médecin blanc - lequel refuse de soigner l'enfant. Kino, pêcheur de perles, n'a plus qu'à trouver de l'argent, donc faire une prise miraculeuse. L'argent ne fait pas le bonheur, paraît-il. Disons plutôt qu'il ne suffit pas, et qu'il peut même attirer les ennuis si la fortune surgit chez ceux qui sont censés rester pauvres.Une histoire poignante et révoltante sur la pauvreté, la ségrégation, l'argent et son pouvoir destructeur, la convoitise, la jalousie... Un récit à re-situer dans son contexte socio-historique : les Amérindiens dans les réserves au milieu du XXe siècle, la solidarité entre eux, la 'domination' masculine, la misère, la prétendue supériorité de l'homme blanc... Tout cela est servi par l'écriture parfaite de John Steinbeck, auteur donc j'apprécie particulièrement les courts romans intenses et percutants, comme Des souris et des hommes.-- 2e ou 3e lecture de ce beau texte marquant, découvert avec enthousiasme au collège. Canel

Canel
02/07/13
 

Kino, Juana et leur bébé Coyotito vivent pauvrement dans un village isolé, en tirant leur subsistance de l'Océan proche. Un événement va soudain bouleverser leur vie.Présenté comme une simple fable, cette histoire recèle un réflexion profonde sur la richesse et sur la nature humaine. La seconde moitié de ce court roman est pleine de suspense.Un très bon livre, même s'il est nettement moins émouvant que l'excellentissime Des souris et des hommes, du même auteur. Apikrus

Apikrus
26/05/13
 

Comme j’ai été heureuse de retrouver la plume de John Steinbeck. Ce petit livre m’a donné envie de me lancer dans Les raisins de la colère ! C’est vrai qu’elle peut paraitre froide, mais elle me plait ! J’adore m’imprégner de ses mots et de sa syntaxe. L’auteur m’emmène loin. Et cette fois, il m’a emmené dans un petit village pauvre où des gens vivent de pêche : de poisson mais aussi de perles trouvées dans les huitres. Nous suivons Kino et Juana, avec leur petit garçon Coyotito, qui essaient de vivre raisonnablement, face aux américains-citadins, de la grande ville. Voici un exemple de ces gens qui se croient supérieur parce qu’ils ont plus d’argent : Coyotito, se faisant piquer par un scorpion, ses parents l’emmènent au médecin, mais celui-ci ne veut pas le soigner car ils ne sont pas riches. Jusqu’au jour où Kino trouve la plus grosse perle... Leur vie va être bouleversée ! Dans ce livre, nous ressentons l’injustice, le racisme, l’humilité et l’espoir : beaucoup de sentiments qui font que, plus ou moins, on rentre dans l’histoire ! Le roman a une véritable morale et l’on pourrait l’a traduire par ce proverbe si bien connu : «L’argent ne fait pas le bonheur. » Une histoire aussi tragique que Des souris et des hommes ! Je le conseille : ça se lit très vite et on en ressort changé !

searchxme
20/10/12
 

En 1947, John Steinbeck publie un court récit, intitulé La Perle, dans lequel il met en scène une famille d'indiens, Kino, Juana et leur bébé Coyotito, vivant dans un village de pauvres pêcheurs sur la côte de la Californie. Un jour, Coyotito se fait piquer par un scorpion, mais le médecin (blanc) refuse de le soigner car Kino n'a pas d'argent. C'est en pêchant des huitres que Kino découvre, la Perle du Monde, une magnifique perle de la taille d'un œuf de mouette. Kino croit alors pouvoir changer sa vie et envoyer son fils à l'école. Mais la perle réveille bien des convoitises et la petite vie tranquille de la famille semble compromise...C'est une belle fable que Steinbeck a écrit, comme un conte inspiré des traditions orales mexicaines. Steinbeck décrit à merveille le bonheur et la tranquillité de cette famille d'indiens dans la pauvreté, bonheur qui va être chamboulé par la découverte de la perle, symbole de richesse et d'ascension sociale. Autour de Kino et Juana, gravitent des personnages méprisables et jaloux (le médecin blanc, les acheteurs de perles) dans une société corrompue, pourrie, où seuls les habitants du pauvre village restent nobles. L'auteur fait référence à la répression des Indiens, l'injustice qu'ils ont subi à travers les siècles. Kino tente de lutter contre cette fatalité et repose tout son espoir dans l'éducation de son fils: "Mon fils ira à l'école. [...] Mon fils saura lire dans les livres. Mon fils saura tracer les chiffres et tout cela nous rendra libres, car il aura la connaissance des choses et à travers lui nous l'aurons aussi."J'ai aimé la poésie du texte de Steinbeck quand il évoque les chants des indiens que Kino entend dans sa tête et dans son cœur et qui créent une atmosphère particulière : le chant de la famille auprès de Juana et Coyotito, le chant de la perle, le chant des ennemis, le chant du Mal... "Les ancêtres de Kino avaient chanté tout ce qui existe et tout ce qui arrivera jamais. Ils avaient tout mis en chansons. Ils avaient fait des chants pour les poissons, pour la mer en furie et pour la mer paisible, pour le jour et pour la nuit, pour le soleil et la lune - et tous ces chants demeuraient dans le cœur de Kino et des siens - tous les chants qui furent jamais inventés, et même ceux depuis longtemps oubliés."La fable est évidemment morale : le bonheur n'est pas dans la richesse, mais dans la famille. La magnifique perle du début devient maudite et son chant dissonant. Sous des allures trompeuses, elle n'apporte que malheur et chagrin.Bref, un livre à lire par les jeunes et les plus vieux d'entre nous, pour la critique sociale et la verve de John Steinbeck ! http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
03/10/11
 

J'adore Steinbeck et ce livre tout particulièrement. Il est court, percutant, plein de poésie... Bon il est triste, aussi mais tellement réaliste malheureusement.La vie d'un petit village d'Amérique du Sud avec sa beauté, mais aussi sa dure réalité.

sabline
16/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 12.40 cm
  • Poids : 0.13 kg

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