La perrita

CONDOU, ISABELLE

EDITEUR : PLON
DATE DE PARUTION : 13/08/09
LES NOTES :

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12,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Un dimanche de mars 1996, en Argentine, deux femmes que tout oppose se remémorent le fil de leur destin tandis qu'elles préparent, chacune de leur côté, une fête d'anniversaire. Ernestina est une provinciale, retraitée, Adont le fils a disparu pendant la dictature. Violetta est une bourgeoise d'une quarantaine d'années, mariée à un militaire. Rien ne rapproche
ces déux femmes sinon la jeune fille qu'elles attendent désespérément pour souffler avec elle ses 18 bougies. Potil Ernestina, il s'agit de Rosa, la petite-fille qu'elle a tant cherchée. Pour Violetta, il s'agit de Malvina, l'enfant qu'elle s'est appropriée. Une enfant, deux prénoms : les deux versants l'une seule histoire, la fêlure d'un pays.
En 1975, dans l’Argentine de la dictature et des enlèvements, Ernestina pleure ses enfants disparus et revendique ses droits de grand-mère tandis que Violetta affronte la détresse d’être stérile et usant de l’influence de son époux, adopte une petite Malvina…
Alternativement, chacune de ces deux femmes, ni monstres d’égoïsme, ni parangons de vertu évoque son histoire et très vite on pressent le lien mystérieux qui les unit…
Un sujet toujours d’actualité, traité avec beaucoup de justesse et d’humanité dans ce roman plein de sensibilité.

Marie-Françoise (Villeneuve d’Ascq)
6 personnes en parlent

On côtoie tour à tour ces deux femmes, leur douleur, leurs regrets, leurs luttes aussi contre elles-mêmes ou contre les autres. A travers leurs mots et leurs désespoirs, j'ai découvert toute l'horreur que la dictature en Argentine a pu faire subir aux femmes, des deux côtés de la barrière. Même si parfois j'aurai bien giflé Violetta devant son absence de réaction, devant son refus d'accepter la vérité malgré le malaise sous-jacent qu'elle vit au quotidien.Un très bon roman, très fort, à la fois pudique et subtil, comme je les aime. Un auteur que je souhaite relire, sans aucun doute.

floaimelesmots
23/08/11
 

Un roman sur l'absence et l'attente. Chez l'une cette attente sera longue, chez l'autre l'absence sera entièrement comblée par un petit être. Cette opposition ne s'arrête pas là. La maternité joue aussi un grand rôle dans ce roman. Ernestina perd son fils Juan le jour de Noël, et quelques mois plus tard, voici que Violetta devient mère : A l'instant où il prit sa main, Violetta sut que l'enfant viendrait. La violence de sa joie était telle que les larmes se bousculaient dans les plis de son rire. Pour résumer, c'est un récit émouvant qui dessine une carte réaliste de cette période noire de l'Argentine.

leiloona
23/03/11
 

La perrita (ou petite chienne, titre qui prend tout son sens à la lecture) est un bon et beau roman, qui dresse avec justesse et émotion les portraits de deux Argentines qui, vivant dans ce pays au même moment n'en voient pas du tout le même visage. Ernestina est une provinciale, qui a épousé un professeur de littérature lunaire et cultivé. Ils ont un fils, un seul, Juan, qui fait des études de médecine et épouse une jeune femme belle et brillante, enceinte de six mois au moment où ils sont arrêtés tous les deux. Pour Ernestina, qui pensait que l'armée n'arrêtait que les voyous qui le méritaient et qui ne prêtait pas attention aux alarmantes rumeurs de tortures et d'exécutions qui commençaient à courir, le monde s'écroule. Elle refuse de croire qu'elle ne reverra jamais son fils, puis quand elle finit par admettre l'impensable, elle cherche l'enfant, persuadée qu'il a survécu. De l'autre côté de la démarcation, Violetta est une femme lâche et égoïste qui vit dans l'ombre d'un père brillant qu'elle veut satisfaire à tout prix puis dans celle d'un mari rigide tout en refusant toujours de comprendre ce qui se déroule réellement en dehors de son bel appartement. Sans amis, sans centres d'intérêts, Violetta se focalise sur son désir d'enfant inassouvi, prête à tout pour être mère, même à refuser de voir ce qui crève les yeux. Le destin de ces deux femmes se trouve tragiquement lié par cette enfant volée à qui on a menti toute sa vie. Par le biais de la petite histoire, Isabelle Condou peint la violence d'un pays entré en dictature comme on croit se sauver, qui découvre à retardement les horreurs commises en toute légitimité par ceux qui ont pris le pouvoir, tout en laissant transparaître un amour fou pour ce pays. C'est juste et c'est touchant.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Deux fêtes d'anniversaire pour la même personne, le même jour : celle organisée par sa famille biologique qui a en fin retrouvé 18 ans après sa naissance celle qu'ils appellent Rosa; celle organisée par ses parents adoptifs pour l'enfant qu'ils ont appelée Malvina. La situation est encore plus tendue quand on sait que le bébé a en fait été arraché à sa mère par un militaire argentin dont la femme était en mal d'enfant.Rosa/Malvita fait en effet partie de ces enfants de disparus durant la dictature argentine que les "folles de la place de mai" -comprendre les mères obstinées qui manifestaient pour réclamer leurs fils et filles que les militaires argentins avaient enlevés, torturés et assassinés- qui, se regroupant en association soulèvent des montagnes pour retrouver leurs petits-enfants et leur rendre leur identité.Mais plus qu'une histoire politique, La Perrita (la petite chienne, la chienne bien-aimée) est une histoire d'amour. Amour entre Ernestina , la grand-mère paternelle de Rosa, son mari et son fils, un amour qui la porte avec obstination malgré les obstacles. Amour plus trouble entre Violetta, la bourgeoise qui se voile la face et feint de ne pas remarquer tous les indices qui pourraient entacher l'image qu'elle se fait de son militaire de mari. Amour aussi pour ce pays dont l'auteure parle avec sensualité (les odeurs ,même malsaines , y ont une importance considérable).La Perrita est un roman sensible et chaleureux, dont la tension dramatique ne verse jamais dans le pathos mais qui souffre parfois d'un style un peu hasardeux. Une jolie découverte néanmoins. cathulu

cathulu
20/07/12
 

Argentine – Mars 1996Une journée d’attente dans la vie de 2 familles que rien ne prédisposait à être liées. Malvina ou bien est-ce Rosa a 18 ans aujourd’hui. Violetta bourgeoise, mariée à un militaire, stérile, a été longtemps hantée par le regard bleu de sa fille, enfant « adoptée ».Ernestina, femme du peuple, venue grossir les rangs des « folles de mai » a espéré sans relâche retrouver un enfant, le fils supposé de son fils Juan et d’Elena, la perrita, enlevés, torturés, tués dans des circonstances non élucidées. Elles remontent chacune le cours de leur vie, leurs attentes et leurs espoirs, leurs drames…Au gré de leur mémoire on revisite l’histoire douloureuse de cette Argentine par fragment, chapitres en alternance, déroulant le fil de la vie de ces 2 familles dans une écriture lumineuse.Un très beau roman…

Iana
13/07/12
 

Voici l'histoire de deux femmes, en Argentine. Elles ne se connaissent pas, sont aux antipodes l'une de l'autre. L'une provinciale et l'autre citadine, l'une très aisée et l'autre beaucoup moins, l'une dans le troisième âge et l'autre à l'aube de sa quarantaine. Pourtant, elles ont une personne en commun. Récit.Et un récit qui prend le lecteur à bras-le-corps, qui l'entoure de senteurs, de chaleur, d'animaux, de grands et terribles sentiments, de couleurs, de vie.On tombe sous le charme d'Ernestina, on se heurte à la froideur brutale de Violetta. On assiste, pétrifiés, à cette période (1976-1983) de l'Argentine. On comprend assez vite comment ces deux histoires vont se rejoindre, mais on ressent intimement chaque secousse, on vibre à l'unisson. Un vrai drame, des faits historiques indéniables mal connus en France.Mais au-delà, au détour de chaque page éclate l'amour de l'auteure pour ce pays, et c'est très contagieux. Il est presque indécent d'avoir relevé autant de petites choses délicieuses (j'y viens) quand le fond est si terrible, et quand on y a été sensible en plus. Mais un Fernando devenu aveugle qui demande à sa femme de lui lire : "[...] plutôt Hudson, Quiroga, Gabo et tous les autres. Un petit peu de Dickens, histoire de s'offrir un voyage au pays de la tendresse..." ou une tortue qui s'appelle Chipote parce qu'elle dédaigne violemment tout autre salade que le coeur de laitue font partie de ces mille petites choses qui nous rivent au récit, et qui nourrissent.Des animaux sont maltraités dans ce roman, mais absolument pas par la plume de l'auteure qui les aime d'amour, cela se sent tout du long.294 pages très attachantes. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.30 cm
  • Largeur : 13.30 cm
  • Poids : 0.33 kg