La perte en heritage

DESAI-K

livre la perte en heritage
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 06/05/09
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
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7,60 €

SYNOPSIS :

Orpheline à 16 ans, après des années chez les bonnes soeurs, Sai se retrouve chez son grand-père, juge à la retraite dans le nord de l'Inde. Biju, le fils du cuisinier, s'est expatrié à New-York. Sa quête d'identité passe par la solitude, l'exploitation puis
le retour au pays. Des êtres dépouillés de leur culture, déçus par l'Occident, cherchent à recouvrer leur dignité. Aux désillusions du Nouveau Monde répond la pagaille d'une Inde en proie aux délires nationalistes, prise dans l'étau des traditions.
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L'Inde est au centre du roman, l'Inde multiple, toujours tiraillée entre le colonialisme pas si lointain, la tradition forte encore, le désir de partir gagner de l'argent aux Etats Unis, celui de revenir au pays, celui cruel de ne jamais rentrer. Les amours sont contrariés, entre douceur et brutalité, vie domestique et appel de l'histoire en marche. Les soulèvements, la guérilla... Une Inde que l'on connaît si mal, exotique à souhait pour les amateurs de grands espaces mystiques aux flancs de l'Himalaya mais simplement quotidienne pour les indiens.Je suis entrée doucement dans ce roman, les personnages sont pétris de ces brumes qui enveloppent la montagne. Ils se dessinent petit à petit, puis, au fil de l'histoire, prennent forme et puissance.Une vraie réussite que ce roman, la réflexion est impressionnante de sagesse et de justesse... Partir de chez soi, s'exiler, changer de pays, devenir un étranger ici et là-bas, étranger à son propre reflet, reflet de plus en plus transparent sur le miroir, la vie se retire de celui qui part, se retire de ceux qu'il laisse derrière lui... ne reste qu'une réalité que l'on n'ose plus regarder en face. Réflexion aussi sur l'engagement politique, ces jeunes en marche vers la violence, l'action qui soudain semble échapper à chacun pour se terminer dans un bain de sang. "Dix quinze ans passaient et un beau jour arrivait le télégramme ou l'appel téléphonique : le père ou la mère était mort et l'enfant arrivait trop tard. Ou bien il rentrait pour découvrir qu'il avait manqué le dernier quart d'une vie et que ses parents avaient l'air de négatifs de photos. "(Page444) Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
27/10/08

C'est une fin de journée paisible à Cho Oyu, la demeure du juge à la retraite, une journée qui s'écoule mollement, dans cette région de Kalimpong envahie par les brouillards et le début d'insurrection des népalais contre les indiens. Sai a 17 ans, elle attend la venue de son précepteur de mathématiques, Gyan. Mais à la place, ce sont des garçons en blouson noir qui arrivent à l'improviste pour voler les fusils de chasse du juge.L'homme qui s'était bâti une solide réputation d'inflexible, après ses études en Angleterre, se voit profondément humilié et bafoué dans son honneur. La police, incapable, lui rit au nez et profite de la situation. De son côté, Sai, qui n'a plus que son grand-père Jemubhai pour unique parent, se soucie davantage de l'absence prolongée de Gyan, qu'elle aime passionnément. Son silence la mine, et quand enfin elle parvient à le revoir, le jeune homme est glaçant et lui reproche son éducation typiquement non-indienne !Pendant ce temps, Biju, exilé en Amérique, rame de petits boulots en situations minables. Il brûle de recevoir la carte verte pour enfin rentrer au pays, et ne pas subir la honte des siens. Son père, cuisinier à Cho Oyu, l'abreuve de lettres de sollicitation pour venir en aide à chaque nouvel émigré indien, ami d'untel ou de tel autre, sans se douter un instant de la précarité du jeune homme à New York ... C'est un roman tout en paradoxes, raconté par la fille d'Anita Desai (auteur indien que j'apprécie beaucoup) - Kiran - et qui a reçu le prestigieux Booker prize en 2006. Cette opulente histoire de 600 pages propose un monde à l'envers, où l'on rêve d'un ailleurs qui déçoit fatalement, mais pour mieux masquer les loupés on opte pour la rage et le défoulement d'avoir été rejeté par une société occidentale, forte de ses acquis.« La Perte en Héritage » se manifeste dans les conflits, ceux d'une minorité (les Népalais) qui se rebiffe contre le traité de paix de 1950, et ceux des personnages principaux, déçus et désoeuvrés, en amour ou en reconnaissance. La souffrance est partout, elle remonte de longues années auparavant pour le juge Jemu ou elle est la cristallisation d'un amour brisé pour Sai. Dans son Amérique, Biju montre la difficulté de s'adapter, la réalité de sa clandestinité et l'arrogance perdue devant l'échec constaté.Tout en cercle vicieux, le roman de Kiran Desai provoque rires et crises de colère, bouffées d'incompréhension et instants de doute. Les 600 pages sont un peu audacieuses, mais elles attachent le lecteur, bon gré, mal gré. Pour ma part, j'ai particulièrement été séduite par l'exotisme de Darjeeling (où se passe l'essentiel de l'histoire) et par ce cynisme affiché, qui mélange l'humour à la sinistre réalité de cette comédie où il ne fait pas toujours bon rire (ni vivre).

Clarabel
20/02/09
  • Auteur : DESAI-K
  • Collection : LDP
  • Éditeur : LGF
  • ISBN : 9782253125532
  • Date de parution : 06/05/09
  • Rayons : Poésie

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.26 kg

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