La peste

CAMUS, ALBERT

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 10/06/47
LES NOTES :

à partir de
22,00 €

SYNOPSIS :

" c'est moi qui remplace la peste ", s'écriait caligula, l'empereur dément. Bientôt, la " peste brune " déferlait sur l'europe dans un grand bruit de bottes. france déchirée aux coutures de somme et de loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires, sur le monde symbolique de melville ou de daniel def?, la peste éternise ces jours de ténèbres, cette " passion collective " d'une europe en folie, détournée comme oran de la mer et de sa mesure. Sans doute la guerre accentue-t-elle la séparation, la maladie, l'insécurité. mais ne sommes-nous pas toujours plus ou moins séparés, menacés, exilés, rongés comme le fruit par le ver ? face aux souffrances comme à la mort, à l'ennui des recommencements - orphée cent fois repris - la peste recense les conduites, elle nous impose la vision d'un univers sans
avenir, ni finalité, un monde de la répétition et de l'étouffante monotonie, oú le drame même cesse de paraître dramatique et s'imprègne d'humour macabre, oú les hommes se définissent moins par leur démarche, leur langage et leur poids de chair que par leurs silences, leurs secrètes blessures, leurs ombres portées et leurs réactions aux défis de l'existence. La peste sera donc, au gré des interprétations, la " chronique de la résistance " ou un roman de la permanence, le prolongement de l'etranger ou " un progrès " sur l'etranger, le livre des " damnés " et des solitaires ou le manuel du relatif et de la solidarité - en tout cas, une oeuvre pudique et calculée qu'albert camus douta parfois de mener à bien au cours de sept années de gestation, de maturation et de rédaction difficiles, entrecoupées de combats du résistant et du journaliste.
8 personnes en parlent

Relecture de cet ouvrage qui a permis à A.Camus d'obtenir le Prix Nobel de littérature.La relecture d'un livre me désole parfois, mais jamais l'écriture d'un grand roman classique .Quel bonheur !Ces phrases qui glissent avec aisance, même les imparfaits du subjonctif paraissent évidents.Trop jeune à la première lecture, j'en étais restée à la peste qui décime Oran, mais l'expansion de la peste assimilée à l'expansion du nazisme 10 ans auparavant est évidente, ce livre est plus qu'une chronique sur la Résistance, c'est aussi un hymne au courage, à l'abnégation, et à l'entraide.

Salina
27/06/15
 

Pas relu depuis trop longtemps, contrairement à l'Etranger...Je suis pourtant en pleine relecture de classiques (Zola, Flaubert, Balzac, Duras...) à cause du prix Lire dans le Noir qui cette année a fondu la liste classique et nouveautés...je ne m'en plains pasLa Peste a pourtant été un grand moment de lecture en son temps avec ses deux niveaux berthe

afbf
28/06/15
 

Au contraire de l’Etranger que j’avais découvert au lycée à la même époque, je gardais peu de souvenirs de La Peste, mis à part une certaine atmosphère et un certain humanisme que l’on retrouve toujours d’une façon ou d’une autre dans l’œuvre de Camus. A la relecture il s’avère que c’est un grand et long roman, comme on n’en fait plus, comme j’en lis désormais très rarement, de ceux que j’aimerais conseiller plus souvent. http://ericdarsan.blogspot.fr

Darsan
03/02/13
 

C'est un livre que j'ai été obligé de lire pour les cours au collège. A cette époque, je n'avais pas spécialement envie de lire ce genre de livre, mais j'avoue que je pense peut être le relire. Instant-litteraire

Instantlitteraire
03/05/12
 

Alors que le monde littéraire fête (assez tristement, il faut dire) le 50eme anniversaire de la disparition d’Albert Camus, je me suis demandé, comment , à ma minuscule échelle, je pourrais lui rendre hommage. Et c’est comme ça qu’est arrivé le roman dans mes mains, anxieuses et curieuses, de tourner les pages d’un Prix Nobel, dont on ne fait plus la réputation.Petite ville d’Oran, en Algérie. 194. Banale, tranquille. Une ville qui s’anime sans qu’on la remarque. C’est pourtant bien là que se déroulera le récit, au titre plutôt évocateur.« Le matin du 16 avril, le docteur Bernard Rieux sortit de son cabinet et buta sur un rat mort, au milieu du palier. » Curieux évènement. Symbole funeste. Cet pauvre bête se fait annonciatrice du Mal, de l’Enfer. Car cette victime isolée se multipliera, 8000 rats morts dans une ville banale, étrange tout de même. Jusqu’à ce que le fléau s’étende à l’homme. Première victime. Puis l’engrenage s’enclenche, on ferme la ville, même s’il est déjà trop tard. C’est alors que commence la vie en autarcie, les habitants coupés du monde, à la merci du fléau qu’on n’ose à peine nommer : La Peste. De peur, presque, que son nom officialise la défaite des hommes. On s’organise, le docteur Rieux prend en charge les installations sanitaires, on tente de soigner, en vain. Une narration ultra-réaliste, objective, qui dérange presque, par son manque de compassion, de pathos. La Mort va et vient, frappe au hasard, tombe. Épée de Damoclès tremblante au-dessus de la ville. Et toujours pas le moindre vaccin. Pleurs, agonie, cris qui reviennent et reviennent sans cesse. Le prêtre Paneloux tient ses offices, qui n’ont jamais connu un tel auditoire. On veut oublier, s’élever, partir. Les hommes sont coupés du monde, de leurs familles. Les personnages sont solitaires, hermétiques. Et une sensation d’étouffement qui grandit en nous, spectateur impuissant. Le passage de l’enfant agonisant, pauvre corps luttant de toutes ses forces contre la maladie est intense. Son hurlement recouvre même les prières du prêtre, le docteur Rieux ne tient plus, il sort; comme nous aimerions sortir de ce tunnel sans fin. Pourtant, les citoyens résistent, ils savent qu’ils sont condamnés, mais s’érigent façe à l’ennemi invisible. Ils se soutiennent, s’entraident. Dans le malheur commun, ils trouvent du réconfort.Et puis enfin, le sérum. Tout s’éclaircit, on sauve une victime, les rats ressortent. On ouvre les portes de la ville, on s’anime de joie, de vie. L’illusion de Camus était totale. On croirait à un rêve (ou un cauchemard). En tout cas, on à l’impression que tout durait des heures, des jours, des mois; récit hors du temps. Un séjour, si je peux dire, qu’on ne peut oublier. Camus nous délivre, avec tant d’habileté, un récit impressionnant de réalisme. Et puis quelques mots nous font apparaître de nouveaux éléments. Le discours d’un des personnages (Tarrou) donne à la peste un nouveau visage. « Ce qui de près ou de loin, pour de bonnes ou de mauvaises raisons fait mourir » mérite un conflit. L’engagement de l’homme dans la lutte prend tout son sens : un acte de résistance, un refus de la Mort, un engagement pour la Vie. Les Oranais seraient le reflet d’un condition, celle de l’homme, condamné à la souffrance au mal. Mais qui se débattent, ensemble. L’indifférence et l’individualité laissent place à la solidarité, à la notion de communauté. La morale de la Peste, morale que Camus reprendra une dizaine d’années plus tard dans « L’homme révolté », nous apparaît enfin. Un humanisme humble qui, sans pour autant mettre en avant sa bravoure et son héroïsme, place sa confiance dans l’homme. Et celui qui a lu ce roman ne peut s’empêcher d’admirer tant de virtuosité, de poésie, d’humanité. Un roman qui parle de la Vie et de l’homme. Un roman que j’ai adoré.

Loach
23/05/11
 

Deux circonstances m’ont portée à me plonger dans ce roman d’Albert Camus. La première : faisant passer des oraux blancs sur ce roman, je me suis dit qu’il serait bon que je le lise (je tiens à préciser cependant que je ne suis pas la prof des élèves passant les oraux!! que l’on ne me prenne pas pour une prof indigne!!!). L’autre raison est bien sûr de célébrer le cinquantenaire de la mort de Camus… et peut-être y en a-t-il une troisième… cet auteur était très aimé par mon père… mais c’est une autre histoire !Ainsi donc, délaissant Claire Messud et son Les enfants de l’empereur, je me suis immergée dans ce roman. Difficile de donner son avis sur un roman aussi riche.Composé de 5 parties, le roman est rédigé dans un style neutre, objectif. Dès le début, il nous est dit : « Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194., à Oran. » Il s’agit donc bien de la chronique d’une épidémie depuis l’apparition des rats jusqu’à la disparition de l’épidémie. Nous suivons pas à pas l’avancée et les ravages de la maladie à travers le personnage du médecin Rieux.Mais… ce roman va bien au-delà d’un simple récit objectif.

George72
18/06/10
 

L'une des oeuvres les plus célèbres de Camus, roman qui reste de manière tenace dans l'esprit du lecteur une fois terminé.L'action se situe dans les années 40 à Oran, alors qu'une épidémie de peste cause la mise en quarantaine de la ville, fermée du reste du monde.Là, les habitants vont s'organiser face à la maladie et chacun va tenter de trouver sa propre voie. Les réactions des divers personnages sont différentes suivant les convictions de chacun, allant de l'entraide au dénuement, en passant par l'appel à la miséricorde divine.Camus plonge le lecteur au milieu de ses hommes isolés du monde, tous en révolte à leur manière contre le fléau.D'un grand réalisme autant dans la description de la maladie, un peu à la manière de Giono lorsqu'il met en scène le choléra dans "Le hussard sur le toit", que dans les rapports entre les protagonistes, le roman se veut également symbolique, élargissant son propos à toutes les formes d'isolement et d'oppression. Maltese

Maltese
16/02/10
 

Peste soit de la fatalité... La plume d'Albert Camus a toujours le don de raconter des événements horribles avec une certaine distance qui les rend supportables. Cela se voit particulièrement dans ce livre qui relate le combat d'une ville contre la maladie. Un combat désespéré, dans lequel finalement, chacun perd quelque chose...

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.34 kg