La petite chartreuse

PEJU, PIERRE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/11/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Pour Vollard, Éva devenait la petite Chartreuse. Silencieuse sans en avoir fait le voeu. La très pâle moniale. L'enfant cloîtrée. L'enfant privée de voix et de joie, privée d'enfance. Mais au fil de ces errances dans la Chartreuse, bizarrement, ce n'était pas le poids écrasant et absurde de l'accident que Vollard ressentait en compagnie de la petite fille, mais un inexplicable allègement, un soulagement, un apaisement dû à
ce rituel de marche lente, de silence, de contemplation de choses infimes. Comment un si petit être, émettant si peu de signes, pouvait-il lui donner cette impression de discret équilibre, de nécessité fragile mais heureuse ? Le sentiment confus que tout pouvait se résumer à ce va-et-vient entre la librairie et l'hôpital s'intensifiait encore en passant, Éva à ses côtés, du centre spécialisé à la nature sauvage. »
3 personnes en parlent

Par un mois pluvieux de novembre, Eva après la fin de l’école attend sa mère Thérèse qui n’arrive pas. Nouvelle dans cette ville, Eva hésite à rentrer chez elle. Elle ne connait pas bien le chemin. Elle se décide, se lance dans les rues devenues sombres et traverse affolée sans regarder. Étienne Vollard à bord de sa camionnette a beau appuyer sur la pédale du frein, la collision est inévitable. Libraire passionné, peu bavard, cet accident bouleverse sa vie. Il ne prend plus plaisir à lire, délaisse ses occupations pour Eva. Homme au corps grand et fort habité par toutes ses lectures, imposant comparé à Thérèse, jeune femme frêle et fuyante, devenue mère trop jeune dont la responsabilité est trop lourde. Etienne se rend à l’hôpital où elle ne passe qu’en coup de vent. Il raconte à Eva des histoires qu’il a lues. Sa mémoire temple immense de tous les livres qui lui sont passés entre les mains réveille d’autres souvenirs. Eva sortie du coma ne parle plus et est placée dans un institut au cœur des montagnes de la grande Chartreuse. Thérèse prétexte un nouveau travail trop lointain et fait promettre à Etienne de rendre visite à sa fille. Le libraire l’amène marcher, se promener mais Eva décline. Perd le peu de forces qu’elle a, s’éteint à petit feu.Dès les premières pages j’ai su que j’allais aimer ce livre d’une façon particulière. Lecture qui noue la gorge, touche le cœur et l'esprit. L’écriture de Pierre Préju est tout simplement sublime. De la tristesse des solitudes des trois personnages s’élève une beauté majestueuse. Transcendante et incandescente. Hymne d’amour à la littérature qui nous interroge aussi sur le pouvoir des livres, hommage aux libraires, je l’ai terminé en pleurant. Un livre magnifique et bouleversant conseillé … par un libraire. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
29/11/12
 

Les histoires de Pierre Péju sont souvent sombres, ses personnages confrontés à la solitude mais il sait nous toucher en plein coeur.C'est le cas avec "la petite chartreuse", un roman de presque 200 pages que je relirais volontiers. Etienne Vollard est libraire à Grenoble. Un soir, il heurte avec sa camionnette une petite fille qui court sans regarder devant elle. Il n'y avait personne pour venir la chercher à l'heure des mamans, la sienne étant trop occupée à fuir sa vie...La petite, Eva, sombre dans un profond coma. Chaque jour, Etienne, pétri par la culpabilité, vient à son chevet et lui conte des histoires tirées des romans qu'il a lus et qu'il connait par coeur grâce à sa prodigieuse mémoire.Elle finit par sortir du coma mais pas du mutisme et elle devient "silencieuse sans en avoir fait le voeu". Etienne continue à lui parler inlassablement. Un joli roman, poignant. "Un roman d'enfance et de silence" comme le dit Pierre Péju dans la dédicace qu'il m'a signée...Un roman sur le pouvoir que possèdent les livres d'illuminer nos vies, de panser nos plaies, de couvrir nos maux pour continuer à avancer malgré tout... Extraits :à propos des livres : "Stocks de fusées éclairantes capables d'illuminer le détail d'une vie aussi bien que des pans entiers de l'existence." page 67page 75 "Lire la quatrième de couverture. Debout dans le bruit des pages tournées, découvrir les quelques mots qui paraissent s'adresser précisément à soi. L'inespéré noir sur blanc. Intime universel. Musique silencieuse."page 181 "Vollard n'avait jamais conçu la littérature comme un apaisement, ni la lecture comme une consolation. Au contraire, lire follement comme il avait toujours lu, consistait plutôt à découvrir la blessure d'un autre. Lire consistait à descendre en cette blessure, à la parcourir. Derrière les phrases, même les plus belles, les mieux maitrisées, toujours entendre des cris." Un trésor de sensibilité pour Sylvie, pour Marianne Spozio c'est un roman déchirant mais juste.

lucie38
27/03/11
 

Je suis très mitigée à propos de ce livre. L’auteur nous montre des personnages qui ont été malmenés par la vie mais on a du mal à s’attacher véritablement à eux car le narrateur ne nous donne pas accès à leur souffrance. Ce qui est raconté pourrait être touchant, mais le style reste simple et ne m’a pas emballée plus que ça. Le propos tombe souvent dans la facilité des bons sentiments et des lieux communs. Je n’ai pas compris l’intérêt dans la seconde partie de l’arrivée d’un narrateur parlant à la première personne, et qui disparaît ensuite sans plus d’explications. J’ai ressenti à la lecture pas mal d’incohérences, j’ai aussi eu l’impression qu’il manquait des éléments. La fin m’a surprise, mais pas dans le bon sens tant je l’ai trouvée maladroite et inutilement tragique. Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est l’amour des livres qui transparaît dans certains passages, ainsi que les jolis extraits d’œuvres disséminés tout au long du récit. Mais je suis d’autant plus déçue que le résumé au dos du livre était très prometteur.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
28/05/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.16 kg

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