La petite chartreuse

PEJU, PIERRE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/10/02
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" Pour Vollard, Eva devenait la petite Chartreuse. Silencieuse sans en avoir fait le v?u. La très pâle moniale. L'enfant cloîtrée. L'enfant privée de voix et de joie, privée d'enfance. Mais au fil de ces errances dans la Chartreuse, bizarrement, ce n'était pas le poids écrasant et absurde de l'accident que Vollard ressentait en compagnie de la petite fille, mais un inexplicable allégement, un soulagement, un apaisement dû à
ce rituel de marche lente, de silence, de contemplation de choses infimes. Comment un si petit être, émettant si peu de signes, pouvait-il lui donner cette impression de discret équilibre, de nécessité fragile mais heureuse ? Le sentiment confus que tout pouvait se résumer à ce va-et-vient entre la librairie et l'hôpital s'intensifiait encore en passant, Éva à ses côtés, du centre spécialisé à la nature sauvage. "
11 personnes en parlent

Cette histoire ressemble à un conte plein de poésie et de cruauté. Elle semble irréelle ; cette impression de songe éveillé m’a permis de traverser le livre sans ressentir d’émotions trop vives pour un livre souvent décrit comme triste. Pourtant c'est bien d'une tragédie qu'il s'agit. Les personnages sont touchants dans leurs faiblesses, leur fragilité. Mais au-delà des "personnages humains", on ne peut éviter de considérer la montagne comme un personnage à part entière. Tout d’abord ce sont les montagnes qui cernent la ville (Grenoble) qui donnent un sentiment d’étouffement à Vollard et à la mère d’Eva ; ensuite c’est dans la montagne que Vollard se réfugie pour confier sa détresse. C’est encore là-bas, dans le massif de la grande Chartreuse, qu’Eva sera hospitalisée. Dans ce massif, décrit comme une bête, tout s’achève. La montagne est avide de vies humaines, telle un monstre, mais elle est aussi dangereusement fascinante. Enfin, il y a les livres, bouées de Vollard mais aussi vraisemblablement boulets, tant sa mémoire prodigieuse lui échappe, mémoire aussi garde-fou contre ses cauchemars. Un livre riche donc sous sa simplicité. Un livre fort.

mycupoftea
11/08/14
 

Par un mois pluvieux de novembre, Eva après la fin de l’école attend sa mère Thérèse qui n’arrive pas. Nouvelle dans cette ville, Eva hésite à rentrer chez elle. Elle ne connait pas bien le chemin. Elle se décide, se lance dans les rues devenues sombres et traverse affolée sans regarder. Étienne Vollard à bord de sa camionnette a beau appuyer sur la pédale du frein, la collision est inévitable. Libraire passionné, peu bavard, cet accident bouleverse sa vie. Il ne prend plus plaisir à lire, délaisse ses occupations pour Eva. Homme au corps grand et fort habité par toutes ses lectures, imposant comparé à Thérèse, jeune femme frêle et fuyante, devenue mère trop jeune dont la responsabilité est trop lourde. Etienne se rend à l’hôpital où elle ne passe qu’en coup de vent. Il raconte à Eva des histoires qu’il a lues. Sa mémoire temple immense de tous les livres qui lui sont passés entre les mains réveille d’autres souvenirs. Eva sortie du coma ne parle plus et est placée dans un institut au cœur des montagnes de la grande Chartreuse. Thérèse prétexte un nouveau travail trop lointain et fait promettre à Etienne de rendre visite à sa fille. Le libraire l’amène marcher, se promener mais Eva décline. Perd le peu de forces qu’elle a, s’éteint à petit feu.Dès les premières pages j’ai su que j’allais aimer ce livre d’une façon particulière. Lecture qui noue la gorge, touche le cœur et l'esprit. L’écriture de Pierre Préju est tout simplement sublime. De la tristesse des solitudes des trois personnages s’élève une beauté majestueuse. Transcendante et incandescente. Hymne d’amour à la littérature qui nous interroge aussi sur le pouvoir des livres, hommage aux libraires, je l’ai terminé en pleurant. Un livre magnifique et bouleversant conseillé … par un libraire. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
29/11/12
 

J'ai lu les divers avis sur ce roman de P. Péju et je comprends le sentiment d'Angecombat. C'est clair que c'est une histoire très sombre, assez plombante pour miner le moral. C'est un peu ce qui est dommage dans cette histoire : le manque de légèreté, la sensation perpétuelle de condamner, l'impression d'accablement et d'irrévocabilité. Comme si d'avance on pressent que tout est fini. Que chacun aura un poids à supporter le long des pages, et bien au-delà. Et le problème, c'est que l'auteur entraîne son lecteur dans cette atmosphère quasi-dépressive. Donc, pour ce côté-là, peu chatoyant, peu mirifique, non merci, "La petite Chartreuse" ne m'a pas tellement convaincue non plus. Par contre je reconnais la grande qualité littéraire, les belles allusions à l'homme amoureux des livres, des histoires et qui tente merveilleusement de nous le rendre. A sa façon pataude et frustre. En conclusion, je suis partagée. Pour moi, "La petite Chartreuse" me laissera longtemps une sensation de couci-couça... Par contre, j'applaudis le merveilleux commentaire de Laure256 qui par sa "magie des mots" me donne presque envie de renouer avec ce livre ...

Clarabel
23/02/09
 

Etienne Vollard, libraire, renverse accidentellement Eva, une petite fille. Cette dernière tombe dans le coma. Horrifié par son acte, il va tout faire pour aider la fillette à s'en sortir.Le style de Pierre Péju m'a vraiment captivé. Ensuite j'ai trouvé que Vollard et la mère d'Eva sont des personnages hors du commun, c'est intéressant de voir leurs réactions très différentes face au drame. Il n'y a que la fin du livre qui m'a déçu. Apikrus

Apikrus
01/02/16
 

Mince alors, je croyais avoir écrit ma notification dès ma lecture terminée (il y a bien longtemps déjà...une dizaine d'années...) mais je n'étais pas flyer à l'époque.Dans mon souvenir, j'avais aimé ce livre où une petite fille est renversée par la voiture d'un libraire. S'ensuivait une relation particulière entre le libraire et l'enfant avec un grand rôle de la nature environnante? berthe

afbf
30/10/15
 

Etienne Vollard tient la librairie "Le Verbe Etre" dans un village du massif de la Chartreuse. Un soir il renverse accidentellement une petite fille en voiture. Dévoré de remords il va la voir à l'hôpital où sa vie est en danger et rencontre la mère de celle-ci, Thérèse qui se confie à lui et lui raconte ses difficultés à être mère. Vollard va s'attacher à l'enfant, il lui récite des pages de ses livres préférés, l'emmène en ballade, remplaçant sa mère défaillante. Mais inexorablement la santé de l'enfant s'affaiblit, elle est mutique et devient anorexique jusqu'au jour où elle cesse de lutter pour la vie. Vollard dont la librairie a pris feu, se suicide.J'ai beaucoup aimé ce roman que j'avais déjà lu une première fois et que je voulais relire, chose très rare pour moi. C'est un roman très fort que "La petite Chartreuse", avec une magnifique écriture, poétique et élégante. Les pages consacrées aux livres sont d'une grande beauté. On s'attache beaucoup aux personnages, à ce libraire bourru et solitaire, à cette enfant blessée, à cette femme qui s'est perdue dans la maternité. J'aime ce livre et il tient une grande place parmi les livres que j'apprécie particulièrement.

prune42
08/04/15
 

Etonnante rencontre entre Vollard, le libraire original, et Eva, petite fille au destin funeste, un jour à la sortie de l’école. A ces deux-là, ajoutons Thérèse la maman, elle aussi curieux personnage.Ce livre, est la rencontre de trois êtres esseulés, emmurés. Trois solitudes qui provoqueront leur perte.Eva la petite, livrée le plus souvent à elle-même, privée de la parole à la suite d’un tragique accident, et qui finira plongée dans un profond mutisme. Thérèse, seule à élever son enfant, mère lointaine qui se fuit autant qu’elle fuit sa fille. Thérèse, la femme fantasque, qui n’ose ou ne sait pas parler à Eva alors qu’elle en a cruellement besoin.« Elle sait qu’on ne peut pas laisser à l’abandon une fillette qui n’a au monde que sa maman. Elle fait ce qu’elle peut pour se convaincre qu’elle est la mère d’une petite fille nommée Eva, il y a dix ans. »Et puis Vollard, le libraire, réfugié lui aussi dans la solitude des livres et des mots. Vollard, qui, tel un père de substitution, aura les mots et les gestes à l’endroit d’Eva, et de sa mère. En dépit de la tristesse évidente de cette histoire, ce livre n’en reste pas moins lumineux. L’écriture fluide et nerveuse sait se faire discrète pour laisser le lecteur se délecter des mots, des évocations d’une région superbe qu’est la Grande Chartreuse, et lui laisser le temps de se laisser aller, tout simplement.La tendresse un peu gauche et maladroite de Vollard est touchante. De la même manière que l’est la désinvolture de Thérèse qu’il m’a été impossible de blâmer ; peut-être parce qu’on ne sait pas grand-chose d’elle. Alors que de Vollard, nous en savons plus, et que cela explique aussi son univers si réduit.Ce livre tendre, triste, et sensible à l’extrême se lirait presque « clandestinement » , pour coller à son atmosphère si particulière. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
05/06/12
 

Les histoires de Pierre Péju sont souvent sombres, ses personnages confrontés à la solitude mais il sait nous toucher en plein coeur.C'est le cas avec "la petite chartreuse", un roman de presque 200 pages que je relirais volontiers. Etienne Vollard est libraire à Grenoble. Un soir, il heurte avec sa camionnette une petite fille qui court sans regarder devant elle. Il n'y avait personne pour venir la chercher à l'heure des mamans, la sienne étant trop occupée à fuir sa vie...La petite, Eva, sombre dans un profond coma. Chaque jour, Etienne, pétri par la culpabilité, vient à son chevet et lui conte des histoires tirées des romans qu'il a lus et qu'il connait par coeur grâce à sa prodigieuse mémoire.Elle finit par sortir du coma mais pas du mutisme et elle devient "silencieuse sans en avoir fait le voeu". Etienne continue à lui parler inlassablement. Un joli roman, poignant. "Un roman d'enfance et de silence" comme le dit Pierre Péju dans la dédicace qu'il m'a signée...Un roman sur le pouvoir que possèdent les livres d'illuminer nos vies, de panser nos plaies, de couvrir nos maux pour continuer à avancer malgré tout... Extraits :à propos des livres : "Stocks de fusées éclairantes capables d'illuminer le détail d'une vie aussi bien que des pans entiers de l'existence." page 67page 75 "Lire la quatrième de couverture. Debout dans le bruit des pages tournées, découvrir les quelques mots qui paraissent s'adresser précisément à soi. L'inespéré noir sur blanc. Intime universel. Musique silencieuse."page 181 "Vollard n'avait jamais conçu la littérature comme un apaisement, ni la lecture comme une consolation. Au contraire, lire follement comme il avait toujours lu, consistait plutôt à découvrir la blessure d'un autre. Lire consistait à descendre en cette blessure, à la parcourir. Derrière les phrases, même les plus belles, les mieux maitrisées, toujours entendre des cris." Un trésor de sensibilité pour Sylvie, pour Marianne Spozio c'est un roman déchirant mais juste.

lucie38
27/03/11
 

Un livre conseillé a mes 15 ans par une prof de français que je n'oublierais jamais. Et je ne le regrette pas. Un livre de regrets d'un accident, de tentative de se rattraper, de reflexion sur soi et ce qui nous entoure A mettre dans toutes les mains

Mayuha
14/11/10
 

la petite chartreuse Cette histoire est centrée sur trois personnages : la petite Ela, sa mère Thérèse Blanchet qui va vite disparaitre de l’histoire et, enfin, le libraire Vollard avec un ouvrage toujours caché au fonds des poches. Les personnages se rencontrent suite à un incident de la vie puis se retrouvent en montagne où les sentiments se simplifient : le massif de La Chartreuse devient alors personnage à part entière de l’histoire. C’est un récit beau et sensible.

Je suis très mitigée à propos de ce livre. L’auteur nous montre des personnages qui ont été malmenés par la vie mais on a du mal à s’attacher véritablement à eux car le narrateur ne nous donne pas accès à leur souffrance. Ce qui est raconté pourrait être touchant, mais le style reste simple et ne m’a pas emballée plus que ça. Le propos tombe souvent dans la facilité des bons sentiments et des lieux communs. Je n’ai pas compris l’intérêt dans la seconde partie de l’arrivée d’un narrateur parlant à la première personne, et qui disparaît ensuite sans plus d’explications. J’ai ressenti à la lecture pas mal d’incohérences, j’ai aussi eu l’impression qu’il manquait des éléments. La fin m’a surprise, mais pas dans le bon sens tant je l’ai trouvée maladroite et inutilement tragique. Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est l’amour des livres qui transparaît dans certains passages, ainsi que les jolis extraits d’œuvres disséminés tout au long du récit. Mais je suis d’autant plus déçue que le résumé au dos du livre était très prometteur.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
28/05/09
 

Format

  • Hauteur : 20.40 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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