La petite fille de monsieur linh

CLAUDEL, PHILIPPE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 29/08/07
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SYNOPSIS :

LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINHC'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau,

il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette. P. C.

39 personnes en parlent
n livre plein de poésie, de beauté, qui redonne espoir en l'humanité.... Un livre magique qui se lit en moins de 2 heures et ne donne pas envie de le lâcher jusqu'au dénouement final... Un livre à coup sûr bouleversant pour ceux déjà touchés par "l'enfant rien" de Nathalie Hug ou "Siddharta" de Hermann Hesse... Un livre qui vous habite longtemps encore après l'avoir terminé. Un livre qu'on est heureux de faire découvrir à ses proches.
FREDERIC BEAGUE M

Beaucoup de poésie dans le livre de Philippe Claudel. Un bruissement d'âme, la nostalgie d'un vieil homme décidé à sauver sa petite fille. Il fuit son pays, fuit la mort... Pour lui insuffler l'élan de vie ? Et puis une amitié improbable, tissée de souvenirs mêlés. Puissante et douce. Une amitié de toujours qui regarde au delà des apparences, entend au delà des mots, comprend au delà des langages... Pays rêvé, pays vécu... L'espoir revêtu de soie rose tenu dans les bras d'un vieil homme... L'espoir d'emporter un peu d'Orient en Occident ? L'espoir d'une aube nouvelle à laquelle on ne croirait pas s'il n'y avait l'enfant... Un roman émouvant, d'une infinie délicatesse.Consultez le commentaire complet sur http://www.mondalire.com

un flyer
19/12/08

Voici un petit livre bouleversant qui parle d'exil, de solitude, de courage, d'amour, d'amitié et de folie. C'est un petit roman simple, beau et touchant.«C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul à savoir qu'il s'appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui.» Monsieur Linh est un vieil homme. Après avoir perdu tous les siens il a fui son village et sa patrie (le Vietnam ?) dévastés par la guerre, n'emportant avec lui qu'une petite valise contenant quelques vêtements, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Et, blottie au creux de ses bras, sa petite fille Sang Diû, "Matin doux" : «Six semaines. C'est le temps que dure le voyage. Si bien que lorsque le bateau arrive à destination, la petite fille a déjà doublé le temps de sa vie. Quant au vieil homme, il a l'impression d'avoir vieilli d'un siècle.» Un jour de novembre le bateau arrive à destination et Monsieur Linh débarque, avec des centaines d'autres réfugiés, dans un pays gris et sans odeur (la France ?). C'est le froid glacial qui accueille les émigrés, le froid et l'indifférence. Dans cette ville inconnue où les gens s'ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, bonhomme replet et sympathique, très affecté par la mort de sa femme. Entre ces deux solitudes, une étrange amitié se noue, une amitié qui voit au delà des apparences, entend au delà des mots, comprend au delà des langages...Philippe Claudel utilise une écriture fine et précise, des phrases courtes, des mots simples et justes, et beaucoup de délicatesse pour écrire son histoire. Une histoire construite sur une trame triste (la guerre, la mort, l'exil, le déracinement, le manque, la mémoire, la solitude) mais qui ne tombe pas dans la mièvrerie ou l'apitoiement. Ce roman se lit aussi facilement qu'il est difficile à oublier et se révèle profondément émouvant et d'une grande délicatesse. Une fois le livre refermé le lecteur, touché en plein cœur, comprend qu'il ne lui sera pas facile de se plonger dans une autre histoire...

Kara
14/01/09
 

Monsieur Linh est un vieil homme qui fuit son pays en guerre. Il emporte avec lui sa petite fille, seule famille qui lui reste et se promet de lui donner une vie meilleure que la sienne.Après un long voyage en bateau, le héros se retrouve en France où il doit partager sa chambre avec d'autres familles chinoises.Un jour où il décide de sortir, il rencontre un homme. Ils ne se comprennent pas mais vont devenir amis jusqu'au jour où Monsieur Linh est placé en maison de retraite, loin de ce -et de ceux- qu'il avait commencé à apprécier et à connaître, il s'échappe et essaye de retrouver son ami. Cette fugue se terminera tragiquement...Tout au long de l'histoire, Monsieur Linh s'occupe avec beaucoup d'attention de sa petite fille et fait tout pour qu'elle soit bien. Cette petite fille qui n'en est peut-être pas une.....Le tour de main de Philippe Claudel est très réussi, je ne me suis pas doutée une seconde de la révélation qu'il fait à la fin du roman, même si quelques indices sont laissés çà et là.C'est un livre assez triste même s'il raconte l'espoir d'un grand-père qui veut tout braver pour que sa petite fille soit heureuse: le contexte de l'histoire est de par lui-même poignant et ne peut que nous émouvoir.

cachou
18/12/08
 

Monsieur Linh, rescapé des bombardements qui ont décimé sa famille, fuit le Vietnam, serrant dans ses bras son unique trésor : sa petite-fille âgée de quelques semaines. Au terme de son voyage, il débarque aux Etats-Unis et se retrouve dans un foyer de réfugiés. Peu soucieux de se mêler à ses compatriotes, il se retranche dans sa solitude, et n'accorde d'attention qu'au bébé, qu'il veille jalousement. Il s'attire la moquerie et l'hostilité des autres réfugiés, qui semblent dénigrer son attachement à l'enfant. En se promenant, il fait la connaissance d'un passant qui l'invite à prendre un verre. Chaque jour, les deux hommes se retrouvent à la même heure; une étrange amitié débute entre eux. Ils ne se comprennent pas, aucun d'eux n'entend la langue de l'autre; pourtant, ils s'attachent l'un à l'autre...

Schlabaya
19/08/10

L'histoire de Monsieur Linh entraîne le lecteur d'entrée de jeu ! C'est la magie des mots, du style de Philippe Claudel, c'est la puissance d'une histoire sans tralala. Tout passe par l'émotion et la pureté. C'est ouah ! Au coeur du roman, la personnalité de Monsieur Linh est lumineuse, bien qu'étant un être marqué et désemparé. Pourtant cet homme est d'une grande noblesse, sa petite fille nichée dans le creux de ses bras, calme et silencieuse et on souhaite au vieillard des jours meilleurs. L'auteur, fidèle à ses proses écorchées, n'en reste pas là... et c'est un "ravissement" qui laisse sans voix !

Clarabel
23/02/09

Un livre court, écrit tout en simplicité, et pourtant si puissant. Un récit poignant, hypnotisant, poétique. Il se lit tout seul et nous raconte l'histoire d'un vieil homme, Monsieur Linh, qui a fui son pays en guerre et qui, après si semaines de voyage en bateau, débarque enfin, avec des centaines d'autres, dans un pays "gris et sans odeur" dont il ne comprend pas les pratiques et ne parle pas la langue. Il ne lui reste rien d'autre que sa petite valise et sa petite fille d'un mois et demi. Le récit est teinté de sa solitude, de son exil, de sa tristesse, de sa nostalgie. Les mots nous embarquent, tout doucement, et on a envie de prendre son temps pour lire ce livre et savourer son atmosphère particulière. Il laisse un goût doux-amer et la révélation finale remet en perspective tout le livre. Quand on referme le livre, on n'a pas envie de se précipiter sur un nouveau roman mais on a plutôt envie de se poser, calmement, et de savourer les mots qu'on vient de lire, si légers et pourtant si émouvants.

Ladilae
30/10/10
 

Ce livre peut paraître au début un peu déroutant, on ne sait pas d’où vient Monsieur Linh, même si on l’imagine, on ne sait pas non plus où il va. On ne sait pas grand-chose de lui à part qu’il fuit un pays en guerre, un pays où il a tout perdu et qu’il ne lui reste que sa petite fille. J’ai tout de suite trouvé l’histoire attachante mais sans que ce soit extraordinaire mais la rencontre avec Monsieur Bark a changé ma vision des choses. Leur relation est touchante, j’ai aimé cette façon qu’a eu l’auteur de montrer que parfois les mots ne sont pas nécessaires pour se comprendre. Leur amitié n’est pas seulement la rencontre de deux personnes un peu perdues, un peu seules. Je l’ai ressenti comme quelque chose de plus profond, comme s’ils étaient faits pour se rencontrer.J’ai tout de même failli avoir peur à la fin lorsque Monsieur Linh et Monsieur Bark se retrouvent mais heureusement, la fin est tout à fait comme je l’attendais.En bref, c’est une histoire émouvante pleine de jolis sentiments.

un flyer
11/10/10

Voici un livre comme on n'y lit pas souvent, qui vous hante, et auquel vous pensez longtemps après l'avoir refermé...Voici l'histoire attachante, déroutante, dérangeante, d'un homme d'un certain âge déjà, que la vie et l'histoire ont malmené, et qui se retrouve loin de son pays natal, dans une ville froide, grise et humide, où il essaye de s'occuper du mieux qu'il peut de sa petite fille rescapée comme lui de la tragédie qui a déchiré son pays, sa petite fille si calme, si tranquille...Impossible d'en dire plus sans dévoiler le dénouement inattendu... un dénouement qui vous empoigne le coeur et vous emplit d'une insondable tristesse, et fait qu'une fois refermé, vous ne l'oubliez pas de sitôt... à lire absolument !

Valsette
26/03/10
 

La petite fille de Monsieur Lihn Ce conte philosophique sur la solitude, le déracinement d'un homme m'a profondément touché. La fin du roman est à la fois surprenante et magnifique.

Monsieur Linh doit fuir son pays en guerre. Ce vieil homme débarque avec une valise légère et sa petite fille de 6 semaines dans un pays inconnu. Un pays où tout est gris, où les gens courent sans cesse, et où le bruit règne.Monsieur Linh se sent seul et perdu, il se rattache aux doux souvenirs de son pays où l'on vivait au rythme de la nature.Et puis, un jour, il rencontre un drôle de bonhomme. Celui-ci parle une langue qu'il ne comprend pas mais qui l'apaise. Cet homme n'est pas comme les autres, il lui parle avec douceur, il fait attention à lui. Alors, chaque jour, Monsieur Linh rejoint sur ce banc ce nouvel ami. Il serre contre lui sa petite fille, toujours sage, qu'il a chaudement couverte car il fait si froid ici.C'est un court mais très joli roman sur la tolérance, l'exil et le déracinement. Philippe Claudel possède un réel talent de conteur.

dvan
06/04/13
 

Monsieur Linh doit fuir son pays en guerre. Ce vieil homme débarque avec une valise légère et sa petite fille de 6 semaines dans un pays inconnu. Un pays où tout est gris, où les gens courent sans cesse, où il y a trop de bruits. Monsieur Linh se sent seul et perdu, il se rattache aux doux souvenirs de son pays où l'on vivait au rythme de la nature, en harmonie avec elle, pas comme ici. Et puis, Monsieur Linh rencontre un drôle de bonhomme, il parle une langue qu'il ne comprend pas mais qui l'apaise. Cet homme n'est pas comme les autres, il lui parle avec douceur, il fait attention à lui. Alors, chaque jour, Monsieur Linh rejoint sur ce banc ce nouvel ami. Il serre contre lui sa petite fille, toujours sage, qu'il a chaudement couverte car il fait si froid ici. Court roman époustouflant sur l'amitié, la tolérance, l'amour. Claudel est un véritable conteur, aucun mot n'est superflu, tout est dit sans être vraiment dit. Il y a toujours une part de mystère dans les personnages de ses romans qui les rend d'autant plus attachants. Son écriture simple et poétique est pudique et très "humaine". C'est un véritable coup de coeur et une lecture qui m'a fait du bien.

floaimelesmots
01/02/13
 

Critique"La petite fille de monsieur Linh" n'est certes pas un chef d'oeuvre de grande facture. Cependant, Philippe Claudel mène l'intrigue à son paroxysme et maintien en haleine le lecteur essoufflé dans sa course folle à côté du vieil homme. Les indices rappellent bien entendu le Viêtnam de la guerre : ici sûrement la guerre américano-viêtnamienne puisque Monsieur Bark a fait l'autre guerre, celle de l'Indochine... L'histoire met en lumière une superposition de thèmes relevant de l'humaine condition: la guerre, l'exil pour monsieur Linh et le deuil et la solitude pour Monsieur Bark. Le talent de Philippe Claudel est dans cette grande subtilité de montrer la souffrance de monsieur Linh et son dénuement le plus total. L'auteur a bien saisi cet instant fragile où un être humain, contraint de quitter le pays qu'il aime viscéralement pour un autre et dont il ne connaît ni les us et coutumes, ni la langue. Le silence de monsieur Linh révèle une forme d'ostracisme: il est en marge de la société qui avance sans lui: l'accident le prouve. Mais le silence de monsieur Linh c'est aussi l'incommunicabilité avec l'autre qui l'effraie car il ne connaît pas. Le silence de monsieur Linh mesure l'étendu du désastre de sa vie. Sa seule richesse: une vieille photo et sa petite fille. L'enfant est selon moi plus un faire valoir, une poupée morte plutôt que vivante. La nonchalance et l'indifférence de l'enfant au monde m'inquiète : n'est ce pas ici les premiers prémisses de l'effet pervers de l'agent orange? ...Si le thème de l'exil est merveilleusement illustré, celui de l'amitié est à son apogée. Il dépasse la souffrance individuelle et rend la vue à Monsieur Linh et à Monsieur Park. La rencontre des deux hommes se situe à un niveau si je puis dire du supra langage. Dans l'amitié, a t-on besoins de parler pour se faire comprendre? Dans l'amitié la présence de l'autre ne se traduit-elle en terme de besoin? Autrement dit, mon besoin de lui ou d'elle me permet de me voir et donc d'exister quand bien même la mort m'effleure. Ainsi les scènes à la plage où les deux hommes sont face à la mer, chacun allant dans son monologue est pour moi la quintessence même de l'amitié. Si la petite fille au matin serein ( sang diêu) maintient le vieil homme en vie, son ami le sauve du néant. La fin du roman et son intensité tragique restitue à ces deux êtres toute la magnificence de leur geste.Certains détails selon moi sont tout de même invraisemblables si on se base sur l'exactitude de l'Histoire. Les boat people ont été une réalité tragique que vers la fin de la guerre: plus exactement lors de la période de la "pacification du Vietnam". En réalité, derrière ce mot, c'est la prise du pouvoir total du Nord et le début de la gestion et du durcissement de la politique de Hanôi à l'égard du Sud. La traversée de la mer de Chine est à son apogée à partir de 1976. Le deuxième point qui me perturbe c'est l'expression "Tao Laï" qui signifie "Je vous demande grâce" ou "par pitié". Le mot accompagne le geste des mains jointes. Philippe Claudel a t-il vu les images des archives et a repris cette expression croyant qu'il s'agissait d'un "salut" cordial alors que c'est une supplication? Je pense plutôt à l'expression "Chào Ông" qui veut dire "Bonjour Monsieur". Elle change et dépend du sexe et du statut de l'interlocuteur. L'histoire linguistique rappelle les stratifications de la société extrêmement codifiées du Viêtnam mais aussi dans toute l'Asie. Un très bon roman. Le prochain que je lirai de lui sera "l'enquête". Victoire

tran
27/04/12
 

Monsieur Linh, après un long voyage, arrive dans un pays étranger, un pays sans odeur où les gens passent leur temps à courir en tous sens. Seul avec sa valise dans laquelle il garde précieusement un poignée de sa terre natale, et avec Sang Diû, sa petite fille qu'il a réussi à sauver, la seule de la famille encore en vie, à qui il raconte inlassablement les histoires du pays, pour ressentir encore en lui les sonorités de la langue de là-bas, pour ne pas avoir l'impression d'être complètement parti. Malgré son grand âge, il veut s'occuper de la petite fille tout seul. Il la nourrit, la change, la berce comme le ferait une mère. Et même si les gens le regardent bizarrement, même si on se moque de lui ouvertement, même s'il se sent terriblement seul, il continue ses soins avec constance et douceur, afin de pouvoir insuffler à la petite fille un peu d'espoir, et l'envie de vivre sur cette terre étrangère. Ainsi sont les paroles de la chanson qu'il chante continuellement à Sang Diû : « Toujours il y a le matin, Toujours revient la lumière, Toujours il y a un lendemain, Un jour c’est toi qui seras mère. ». Un jour, il va faire la connaissance d'un homme avec lequel il va parler. Enfin, l'homme va parler, et Monsieur Lihn écouter, même s'il ne comprend pas un mot. Et malgré cette communication à sens unique, les deux hommes, tous deux seuls et malheureux, vont devenir amis. Monsieur Bark, veuf inconsolable qui a du mal à supporter sa solitude, comprend bien le vieil homme, et va même jusqu'à offrir une magnifique robe pour la petite fille : « Monsieur Linh ouvre le couvercle de la boîte. A l’intérieur,il y a une feuille de soie, légère, d’un rose très tendre. Il l’écarte. Une robe de princesse vient d’apparaître, délicate, somptueuse, pliée avec grâce. Une robe éblouissante. Une robe pour Sang Diû ! […] Il prend les mains de Monsieur Bark dans les siennes, et les serre fort. Très fort. Longuement. Il prend Sang Diû dans ses bras. Les yeux de Monsieur Linh luisent, il regarde son ami, il regarde la petite. » Mais Monsieur Linh va être placé dans un centre pour réfugiés... Pourra-t-il revoir son ami ? Pourra-t-il continuer de s'occuper de la petite fille ? Voici une histoire absolument magnifique, comme un conte un peu triste et délicat. Ce Monsieur Linh a même réussi à me faire verser quelques larmes, tant j'ai trouvé la solitude de cet homme touchante, émouvante, et surtout sa volonté de vivre pour l'enfant. C'est une histoire qui reste longtemps dans le coeur et que je relirai, même si j'en connais maintenant le dénouement (poignant). Claudel, avec des mots simples, précis, une écriture presque épurée, sans avoir l'air d'y toucher, brosse des paysages magnifiques et nous offre un superbe décor asiatique, le parfum de l'air, la chanson de la langue, le goût des épices, et vraiment l'impression d'y être. Dans la grande ville anonyme, nous ressentons ensuite le froid, l'indifférence, l'urgence de tous ces gens qui n'ont de temps à rien, sauf un jour par semaine où ils vont au parc. Et puis on ressent si fort la solitude de ce vieil homme, son courage pour affronter cette vie nouvelle, l'amour pour la petite fille, l'amitié... Plus les mots sont simples, plus c'est bouleversant. C'est une leçon de vie et de tolérance. C'est juste beau. A lire et à relire ! Liliba

liliba
16/08/11
 

La petite fille de Monsieur Linh Le drame vécu par ce pauvre vieil homme, arraché à sa modeste vie, fuyant son pays dévasté par la guerre, avec un seul but : sauver sa petite fille, est fortement émouvant. Je sentais que ce récit réservait bien des émotions et les dernières pages m'ont remplie d'une immense compassion. Un rayon de soleil a éclairé cette histoire déchirante : l’amitié affectueuse entre deux êtres heureux de passer un moment, même dans le silence créé par le mur de la langue. L’important est leur présence à tous les deux. Je n’aurai plus désormais le même regard sur un exilé après cette lecture.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Monsieur Linh, âge, petit et maigre se voit contraint de quitter sa patrie, la chine, ou il vivait dans un village quiet et passible au cœur de la nature. La guerre vient ravager son pays tant aimé et lui prend tout, famille et village, entourage et espérance. Il lui reste un seul « trésor », comme il le dit, le plus précieux de tous, sa petite fille, Shang Diu. Plus personne ne connaît le nom de ce vieux monsieur. Arrivé à Paris, il rencontre un homme sur un banc, Monsieur Barck. Ils nouent une étonnante complicité, assis sur ce banc, et plus tard vont se promener. Ils ne connaissent ni leur langue ni leur nom. M. Barck parle à M. Linh et l’appelle M. Thaò Li, ce qui signifie bonjour en chinois. Cette appellation est due à un quiproquo. Ils se comprennent par gestes et par délicates attentions. M. Barck raconte avec mélancolie sa vie, dans toute son intimité. Il se livre simplement et facilement car il sait que son interlocuteur ne comprend rien, il perçoit seulement les intonations de sa voix, et écoute avec patience. De petits évènements surviennent dans ce cadre paisible. Emotions et sentiments sont décrits admirablement. Ce livre est une petite pépite poétique, douce, apaisante et très émouvante. Justesse, finesse et innocence sont au rendez vous.

marinou92
10/09/14
 

C’est mon premier livre de l’auteur et je dois dire que le résumé m’intriguait pas mal. Comme il est très court, et donc très vite lu, je me suis finalement décidée à le lire, vu qu’il attendait patiemment son tour d’être lu depuis… un moment.J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, malgré ses phrases courtes, voire très courtes. Sachant que personnellement, j’ai tendance à faire des phrases à rallonges, détaillées, je ne suis pas toujours fan des phrases aussi courtes, aussi réduites et simplistes. Mais là, c’est passé relativement bien, sans doute grâce aux descriptions et aux métaphores que j’ai beaucoup aimées. De même, ce petit livre est pourtant très beau, et l’intensité des sentiments m’a touché.Monsieur Linh est adorable avec sa petite fille. Tellement touchant, tellement protecteur, voulant bien faire, faire au mieux, comme il peut avec sa petite Sang Dîu. Monsieur Linh est un personnage extrêmement touchant, qui va d’ailleurs rencontrer Monsieur Bark. Entre eux, la barrière de la langue est belle et bien présente, mais malgré cela, une magnifique histoire d’amitié va naître. Leur relation est d’une beauté et d’une simplicité rare, mais tellement magnifique. Plus d’une fois ces deux hommes, leur histoire, ce qui les lie m’a touché. Et cette impatience qu’ils ont de se revoir, de se croiser à nouveau au début… Non, vraiment, leur complicité est vraiment belle, surtout pour une amitié entre deux hommes venant de cultures différentes. Mais leur partage est vraiment génial à suivre.Un autre point positif réside dans l’importance du souvenir. Monsieur Linh se souvient de sa famille, de ses origines, de ses terres ravagées. Là encore c’est pas mal émouvant. Monsieur Bark aussi sera confronté au travail de la mémoire, vis-à-vis de sa femme, mais de certains événements (que je ne pourrais vous révéler, bien sûr) également. Un bel hommage aux souvenirs, au temps qui passe, à l’entente des cultures, l’amitié. Et puis, il y a la fin, la révélation finale, dont on commençait à se douter, mais qui nous laisse quand même surpris, parce que personnellement, j’aurais tant aimé avoir tort sur ce point.“ En somme „Un beau livre malgré son nombre de page peu important. De la simplicité, de beaux messages, une belle histoire. L’auteur a réussi à créer quelque chose de très beau en peu de mots, sans fioritures. Askmetoread

askmetoread
15/05/14
 

Petit livre très émouvant à la fin surprenante. Solitude, exil, protection d'une "petite fille" , son seul trésor, sa raison de vivre et une amitié improbable. Un bon moment de lecture, comme très souvent chez Philippe Claudel berthe

afbf
23/03/14
 

Monsieur Linh a vu la guerre dévaster sa famille. Mais si Monsieur Linh prend le large vers d'autres contrées, c'est pour sauver sa petite fille de six semaines qu'il choie contre son cœur et contre toute atteinte. Je me suis laissée emportée par le doux lit de la rivière de mots de Philippe Claudel qui s'écoule vers une chute inattendue entre deux versants que tout oppose a priori : la belle et regrettée Asie et la fadeur apparente du monde occidental. Apparente, car Philippe Claudel montre que la poésie est partout si tant est que l'on ait quelqu'un pour partager la grâce de l'instant et brise jusqu'aux barrières de la langue et de la distance. C'est pour moi une ode à l'amitié... et au kleenex !

NinadeSeclin
17/01/14
 

J'avais déjà lu Parfums de Philippe Claudel, je me suis donc lancé dans ce roman devenu très populaire. L'auteur parvient en quelques pages à nous transporter dans un univers paisible et poétique, loin des univers anxiogènes que l'on nous propose à la pelle dans nos librairies. Les personnages sont doux et font preuve d'une chaleur humaine qui fait défaut à de nombreux romans contemporains. Il est peu probable que l'on rencontre dans la vraie vie des personnes aussi sympathiques, mais cela fait du bien un peu d'espoir de temps en temps...

Shirayukihime
13/10/13
 

Monsieur Linh est un vieil homme qui fuit son pays en guerre. Il emporte avec lui sa petite fille, seule famille qui lui reste et se promet de lui donner une vie meilleure que la sienne.Après un long voyage en bateau, le héros se retrouve en France où il doit partager sa chambre avec d'autres familles chinoises.Un jour où il décide de sortir, il rencontre un homme. Ils ne se comprennent pas mais vont devenir amis jusqu'au jour où Monsieur Linh est placé en maison de retraite, loin de ce -et de ceux- qu'il avait commencé à apprécier et à connaître, il s'échappe et essaye de retrouver son ami. Cette fugue se terminera tragiquement...Tout au long de l'histoire, Monsieur Linh s'occupe avec beaucoup d'attention de sa petite fille et fait tout pour qu'elle soit bien. Cette petite fille qui n'en est peut-être pas une.....Le tour de main de Philippe Claudel est très réussi, je ne me suis pas doutée une seconde de la révélation qu'il fait à la fin du roman, même si quelques indices sont laissés çà et là.C'est un livre assez triste même s'il raconte l'espoir d'un grand-père qui veut tout braver pour que sa petite fille soit heureuse: le contexte de l'histoire est de par lui-même poignant et ne peut que nous émouvoir.

Chiwi
11/10/13
 

Mon sentiment est très mitigé après avoir fermé ce roman.J’ai ressenti beaucoup de compassion pour cet homme, mais j’avais deviné bien trop tôt le fin mot de l’histoire (rassurez-vous, je vais tâcher de ne pas en dire trop).Cela m’a évidemment desservi et j’ai perdu en route une partie du plaisir de lire.

Estellecalim
27/07/13
 

De l'auteur, je connaissais son univers hors norme et bien à lui avec "L'enquête" et "Le rapport de Brodeck".Je découvre avec cet ancien roman une autre couleur de la palette de l'artiste.Dans ce récit court, l'auteur a su me mettre en empathie avec son personnage principal, qui jamais ne quitte sa petit fille.J'ai également perçu les couleurs, les parfums et les sons du pays perdu, comme une invitation au voyage.Un roman bouleversant sur le thème de la perte, qui s'éclaire au dernier chapitre.Merci, M. Claudel, pour ce beau moment d'émotion.L'image que je retiendrai :Celle des deux vieux hommes sur leur banc, l'un fumant, l'autre chantant une chanson à sa petite fille. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
02/07/13
 

Monsieur Linh, comme beaucoup, a été chassé de son pays par la guerre. Sur un bateau en partence pour l'exil lointain, il n'a que sa petite fille pour lui donner une raison de vivre. Que va-t-il devenir dans son nouveau pays?Malheureusement, le plaisir de lecture ne fut pas au rendez-vous pour moi. J'ai peu (et c'est un euphémisme) goûté le style (l'absence de style) de Claudel, et son histoire ne m'a pas convaincue une minute. Oui, je suis d'accord, il y a des thèmes très intéressants abordés dans ce roman: l'exil, l'amitié en dépit de la différence, le sort des réfugiés etc. Mais tout cela n'est pas traité selon mon goût et je me suis beaucoup ennuyée.Doublement déçue donc par cette lecture sans saveur et qu'étant un cadeau, je voulais absolument l'apprécier.... Dommage.

Choupchoup
09/04/13
 

L'histoire de Monsieur Lihn est celle de nombreux réfugiés exilés loin de leur pays suite à une guerre. On ne connaît pas son pays d'origine, mais on le devine lors de sa rencontre avec Monsieur Barth, on ne connaît pas son pays d'arrivé, mais on le devine par les descriptions...C'est une très belle histoire, touchante, sur les tourments d'un être qui a tout quitté suite à la mort de ses enfants, la destruction de son village et qui décide pour l'amour qu'il porte à sa petite-fille, un bébé, rescapé, de recommencer une nouvelle vie dans un pays occidental pour assurer son avenir à elle !Grâce à la rencontre sur un banc d'un "gros homme", Monsieur Lihn ne perd pas espoir malgré la barrière de la langue...

toutatys
18/03/13
 

Il est bien dur de vous cacher à quel point j’ai aimé ce livre… c’est un véritable coup de coeur. Ce roman très court m’a à la fois surprise, ravie, choquée, bouleversée… En seulement quelques pages j’ai découvert la plume de Claudel, que je me promets de lire depuis longtemps mais qui reste indubitablement au fond de ma PAL. Et voilà j’aime tout, l’écriture, les personnages et leur caractère, l’histoire et son dénouement, le contexte spatio temporel assez flou pour ne pas tomber dans le roman historicosocial… (...)

herisson08
13/11/12

J’ai le souffle coupé. Je viens de terminer ce court roman. J’ai besoin de respirer et de trouver les mots. Il m’est vraiment difficile de parler de ce livre. J’aimerai tellement rendre magique ce billet pour rendre hommage à l’auteur et le remercier d’une telle générosité. J’en ai le souffle coupé. C’est rare de lire un livre ayant de la magie de bout en bout. Comment donc parler de ce livre sans enlever de la magie? Difficile, croyez-moi.Il était une fois, un vieux monsieur, un monsieur qui est si vieux qu’il n’a pas d’âge. Il s'appelle Monsieur Linh.Ce monsieur, après avoir connu les ravages de la guerre, en perdant notamment son fils et sa belle fille, décide de fuir son pays, pour sa petite fille, la seule petite fille qu'il ait . Il embarque alors sur un bateau avec elle. Il veut lui offrir un bel avenir. Il arrive dans ce pays inconnu. Il hésite à quitter ce bateau, qui le relie à son pays mais il finit par en descendre, pour sa petite fille. Une fois sur place, il découvre d’autres émigrés. Il comprend leur langue, la langue de son pays natal.Mais il est seul. Très seul avec sa petite fille. Personne ne lui adresse la parole ou si peu. Quand ses compatriotes le font, ils l’embêtent. Ils ne le comprennent pas. Alors une gêne s’installe, subrepticement en moi. J’ai mal pour cet homme. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai profondément mal pour lui. Plus j’avance dans la lecture et plus la gêne s’installe. Elle prend ses marques la coquine. Monsieur Linh, pour sa petite fille, décide d’aller se promener. Il veut lui faire prendre l’air. Il sait que ça lui fera du bien. C’est ainsi qu’il découvre ce pays qui l’accueille et dont il ne connait rien. Pas même la langue.Et puis, un jour, il s’assoit sur un banc, dans un parc, avec sa petite fille qu’il ne quitte jamais. C'est la prunelle de ses yeux. Un homme s’y assoit aussi. Il s’appelle Monsieur Bark. Il est de ce pays, lui. Il parle une langue étrangère et bizarre. Il parle à Monsieur Linh de sa vie. Monsieur Linh ne comprend pas sa langue mais il comprend les gestes, l’intention et le langage de son cœur. Plus Monsieur Bark se confie et plus quelque chose se crée. Un lien. Une amitié. Un lien de survie entre ces deux hommes s'installe, entouré de la petite fille de monsieur Linh. Tous les deux vont se chercher dans le livre. Toujours. Ils ne seront bien que l’un avec l’autre. Monsieur Linh est un homme silencieux. Monsieur Bark l’est devenu suite au décès de sa femme. Un jour, Monsieur Bark est allé dans le pays de Monsieur Linh. On lui a mis une arme dans les mains et on lui a dit de tirer sur des familles. Monsieur Bark pleure et il s’excuse auprès de Monsieur Linh. Monsieur Linh ne comprend pas les mots mais il comprend que Monsieur Bark est un homme de cœur. Le pays de Monsieur Linh les a uni une fois. Le pays de Monsieur Bark les réunit aujourd’hui. Ils sont heureux. Ils sont ensemble tous les trois et pour eux deux c’est tout ce qui compte.Ce roman est un coup qui frappe au cœur. Un coup qui touche plus qu’il ne fait mal. Un coup qu’on aimerait recevoir bien plus souvent. Un coup de cœur qui fait trembler nos émotions les plus enfouies. Un livre sur le silence des ressentis. Contrairement à ce que croit Monsieur Linh en regardant les gens qui courent « on ne sait où, qui courent toujours, comme si le propre de l’homme était de courir, courir vers un grand précipice sans jamais s’arrêter », ce livre nous fait nous arrêter. Il nous parle des silences respectueux, de l’amitié profonde qui va au-delà des mots. C'est un livre sur les miracles, sur les chansons à plusieurs voix, sur les « au revoir en se disant bonjour », un livre sur une petite fille, « une petite fille de l’aube et de l’orient ».Comment ça vous ne comprenez rien ? Il vous faut le lire alors, assurément ! C’est un livre qui ne se raconte pas. C'est un livre qui se lit sinon la magie s’en va.

Soune
14/10/12
 

« Quand il contemple la ville, Monsieur Linh ne cesse de penser à son ami, le gros homme. Et quand il regarde la mer, il ne cesse de penser à son pays perdu. Aussi la vue de la mer et de celle de la ville le rendent-elles pareillement triste. Le temps passe et creuse en lui un vide douloureux. Bien sûr il y a la petite, et pour elle il faut être fort, faire bonne figure, lui chanter la chanson comme si de rien n’était. Il faut être gai pour elle, lui sourire, la faire manger, veiller à ce qu’elle dorme bien, à ce qu’elle grandisse, à ce qu’elle devienne une belle enfant. Mais le temps est là, qui blesse l’âme du vieil homme, ronge son cœur et abrège son souffle.» Hors de tout repère temporel et spécial, nous n’avons que notre vieil homme qui porte avec délicatesse contre lui une petite fille, et un homme accablé par le chagrin. De ce dépouillement va pouvoir éclore l’amitié, la tendresse, l’amour, la délicatesse, et infinies petites choses indéfinissables. Philippe Claudel, parvient, avec des mots simples, de courtes phrases, à toucher au cœur, à faire du tendre avec du douloureux, à rester délicat et sobre dans l’intime. Il parvient à surprendre le lecteur jusqu’aux dernières lignes sans tomber dans le grotesque.Comme quelques-uns des cents regrets, mais dans un registre différent, ce livre est une caresse accueillie avec d’autant de bonheur que ces caresses littéraires sont rares en ce moment. Un livre précieux… et comme Philippe Claudel me l’écrit en dédicace « à prendre contre soi ». Merci, tout simplement. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
15/07/12
 

Après avoir refermé ce livre, il m'a fallu un petit moment pour me remettre de la fin. Ce livre, qui raconte la vie d'un vieil homme qui a quitté son pays en guerre accompagné de sa petite-fille âgée de quelques semaines, m'a boulversé, il est magnifique.

fdm77
31/05/12
 

Une petite perle à savourer... Monsieur Linh est contraint de fuir son pays, pour sauver sa petite fille, il s'exile dans un pays inconnu. Un pays lointain , aux odeurs étranges pour monsieur Linh qui ne parle même pas la langue de cette nouvelle terre.Un bijou littéraire, une belle histoire d'amour et d'amitié... C'est beau, c'est tendre, poétique, touchant, à lire et relire....

dibou
18/05/12
 

Bien sûr, le sujet touche. Bien sûr, la fin est intéressante et émouvante (même si, tout au long du roman, je me suis fait quelques réflexions qui auraient pu me mettre sur la voie). Et pourtant... quelle déception ! Peut-être que ma déception est à la hauteur de mon envie de lire cette oeuvre : j'avais tant lu de critiques encensant ce roman que je m'attendais à autre chose. Quoi ? Je ne sais pas...

Calypso85
05/02/12

Les lecteurs ont tous été touchés, à quelques nuances près, par ce court et bouleversant roman aux allures de conte, qui fait passer du sourire aux larmes. La tristesse, elle est du côté de M.Linh qui a perdu sa famille, son pays et fait l'expérience douloureuse de l'exil et de la nécessité de devoir vivre dans des lieux étrangers à sa culture, en proie à une poignante nostalgie. Elle est aussi du côté de Monsieur Bark qui a perdu sa femme. Le sourire, c'est cette amitié extraordinaire, immédiate et solide, qui fait fi des mots, qui repose sur une autre communication que le langage, celle des âmes et des coeurs. Bien sûr, on pourrait faire un peu la moue devant ces « bons sentiments », cette intrigue quelque peu conventionnelle, mais il est parfois agréable de se laisser emporter par des flots de tristesse qui charrient de vraies pépites de bonheur, d'espoir et de vie triomphant de l'adversité. L'intensité des relations entre les deux hommes parvient même à supplanter l'étrange lien entre M. Linh et sa petite fille, pourtant vrai ressort de l'histoire, que quelques lecteurs affûtés (ou moins « naïfs », au sens noble du terme) ont (trop) rapidement démonté... - Retrouvez tous les titres du comité d'octobre 2005 Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

A travers les volutes de fumée d'une cigarette mentholée, une très forte amitié se noue.Sur le banc d'une grande ville, deux vies se côtoient et s'apprivoisent. Monsieur Linh, un vieil homme, a fuit son pays en proie à une guerre absurde avec pour seule richesse, sa petite fille Sang Diu. Monsieur Bark, un homme solitaire, ne se remet pas de la perte de sa femme.Ce n'est pourtant pas la langue qui les réunit mais les gestes, les attentions, la solitude et leur destin tragique.Portrait tout en douceur de ces hommes forts et fragiles à la fois.Malgré nombre de malheurs, une lueur d'humanité persiste!

Zhayah
19/07/11
 

La petite fille de Monsieur Linh Le drame vécu par ce pauvre vieil homme, arraché à sa modeste vie, fuyant son pays dévasté par la guerre, avec un seul but : sauver sa petite fille, est fortement émouvant. Je sentais que ce récit réservait bien des émotions et les dernières pages m'ont remplie d'une immense compassion. Un rayon de soleil a éclairé cette histoire déchirante : l’amitié affectueuse entre deux êtres heureux de passer un moment, même dans le silence créé par le mur de la langue. L’important est leur présence à tous les deux. Je n’aurai plus désormais le même regard sur un exilé après cette lecture.

Ce roman,paru chez Stock en aôut 2005, puis en livre de poche, décrit avec sensibilité les difficultés des réfugiés: le déracinement, cette sensation d'être privé de son libre arbitre. C'est surtout un roman qui reste avec nous très longtemps parce que le dénouement nous livre la pièce du puzzle qui nous manquait tout le long et sans laquelle on peut trouver certains passages étranges et irréalistes. Je ne peux pas vous dire quelles questions m'ont parfois laissée dubitative devant l'incohérente de certaines situations, sinon, je vous donnerais une piste et je crois qu'il vaut mieux ne rien savoir du tout. Quand l'auteur nous donne donc enfin le clé du roman, alors qu'on ne savait même pas qu'il y avait une clé à trouver, on a tendance à rembobiner l'histoire et à se dire sans cesse: "ah, c'est pour ça que...". Un roman magique que je ne suis pas prête d'oublier, tant au niveau de la forme que du fond. Une belle écriture et ma réconciliation avec Philippe Claudel dont je n'avais pas aimé Les Ames grises.

cocalight
07/06/11
 

Petit livre qui se lit très vite .L'histoire est touchante , elle nous montre encore une fois les dégâts physiques , mais aussi psychologiques que peut engendrer une guerre .La fin est surprenante .Ce livre m'a donné envie de lire d'autres livres de cette auteur . clodette

clodette
19/05/11
 

Réflexion et noirceurLa Petite Fille de Monsieur Linh, tout comme Les Âmes Grises et Le Rapport de Brodeck, nous parle de guerre. Tout comme dans Le Rapport de Brodeck, on pense à une guerre, celle du Vietnam, mais jamais Claudel ne nous le précise, l’assure. Ça peut être cette guerre à laquelle on pense grâce à la consonance des noms et d’autres indices, mais ça peut aussi être n’importe quelle guerre moderne....

constance93
22/04/11
 

J'aime ces livres qui une fois lu nous donne envie de le relire. "La petite fille de monsieur Linh" en est un d'eux : les personnages sont terriblement attachants et la fin à couper le souffle.

Cyan
08/03/11
 

Dans ce livre, on est balayé par un souffle, une voix. Celle qui raconte simplement ce qui est passé, ce qui est, le voyage obligatoire, l'exil. Une voix qui doucement s'impose entre des souvenirs heureux, l’expérience d'une guerre, et le débarquement dans un pays étranger et froid. Dans cette lecture, fluide, on se laisse facilement embarqué pour finalement chaviré à quelques pages de la fin (qu'il faudra relire pour se convaincre, l'auteur, le monde peuvent être bien cruels)

Meandnothim
02/03/11

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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