La petite fille de monsieur linh

CLAUDEL, PHILIPPE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 29/08/07
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
à partir de
5,60 €
nos libraires ont adoré la petite fille de monsieur linh
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINHC'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau,

il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette. P. C.

C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Petit mais costaud Un roman court, surprenant et dont l’issue vous laissera sans voix !
Anne ,
Librairie
(C.cial V2)
18 personnes en parlent
n livre plein de poésie, de beauté, qui redonne espoir en l'humanité.... Un livre magique qui se lit en moins de 2 heures et ne donne pas envie de le lâcher jusqu'au dénouement final... Un livre à coup sûr bouleversant pour ceux déjà touchés par "l'enfant rien" de Nathalie Hug ou "Siddharta" de Hermann Hesse... Un livre qui vous habite longtemps encore après l'avoir terminé. Un livre qu'on est heureux de faire découvrir à ses proches.
FREDERIC BEAGUE M

Voici un petit livre bouleversant qui parle d'exil, de solitude, de courage, d'amour, d'amitié et de folie. C'est un petit roman simple, beau et touchant.«C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul à savoir qu'il s'appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui.» Monsieur Linh est un vieil homme. Après avoir perdu tous les siens il a fui son village et sa patrie (le Vietnam ?) dévastés par la guerre, n'emportant avec lui qu'une petite valise contenant quelques vêtements, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Et, blottie au creux de ses bras, sa petite fille Sang Diû, "Matin doux" : «Six semaines. C'est le temps que dure le voyage. Si bien que lorsque le bateau arrive à destination, la petite fille a déjà doublé le temps de sa vie. Quant au vieil homme, il a l'impression d'avoir vieilli d'un siècle.» Un jour de novembre le bateau arrive à destination et Monsieur Linh débarque, avec des centaines d'autres réfugiés, dans un pays gris et sans odeur (la France ?). C'est le froid glacial qui accueille les émigrés, le froid et l'indifférence. Dans cette ville inconnue où les gens s'ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, bonhomme replet et sympathique, très affecté par la mort de sa femme. Entre ces deux solitudes, une étrange amitié se noue, une amitié qui voit au delà des apparences, entend au delà des mots, comprend au delà des langages...Philippe Claudel utilise une écriture fine et précise, des phrases courtes, des mots simples et justes, et beaucoup de délicatesse pour écrire son histoire. Une histoire construite sur une trame triste (la guerre, la mort, l'exil, le déracinement, le manque, la mémoire, la solitude) mais qui ne tombe pas dans la mièvrerie ou l'apitoiement. Ce roman se lit aussi facilement qu'il est difficile à oublier et se révèle profondément émouvant et d'une grande délicatesse. Une fois le livre refermé le lecteur, touché en plein cœur, comprend qu'il ne lui sera pas facile de se plonger dans une autre histoire...

Kara
14/01/09
 

Monsieur Linh est un vieil homme qui fuit son pays en guerre. Il emporte avec lui sa petite fille, seule famille qui lui reste et se promet de lui donner une vie meilleure que la sienne.Après un long voyage en bateau, le héros se retrouve en France où il doit partager sa chambre avec d'autres familles chinoises.Un jour où il décide de sortir, il rencontre un homme. Ils ne se comprennent pas mais vont devenir amis jusqu'au jour où Monsieur Linh est placé en maison de retraite, loin de ce -et de ceux- qu'il avait commencé à apprécier et à connaître, il s'échappe et essaye de retrouver son ami. Cette fugue se terminera tragiquement...Tout au long de l'histoire, Monsieur Linh s'occupe avec beaucoup d'attention de sa petite fille et fait tout pour qu'elle soit bien. Cette petite fille qui n'en est peut-être pas une.....Le tour de main de Philippe Claudel est très réussi, je ne me suis pas doutée une seconde de la révélation qu'il fait à la fin du roman, même si quelques indices sont laissés çà et là.C'est un livre assez triste même s'il raconte l'espoir d'un grand-père qui veut tout braver pour que sa petite fille soit heureuse: le contexte de l'histoire est de par lui-même poignant et ne peut que nous émouvoir.

cachou
18/12/08
 

Voici un livre comme on n'y lit pas souvent, qui vous hante, et auquel vous pensez longtemps après l'avoir refermé...Voici l'histoire attachante, déroutante, dérangeante, d'un homme d'un certain âge déjà, que la vie et l'histoire ont malmené, et qui se retrouve loin de son pays natal, dans une ville froide, grise et humide, où il essaye de s'occuper du mieux qu'il peut de sa petite fille rescapée comme lui de la tragédie qui a déchiré son pays, sa petite fille si calme, si tranquille...Impossible d'en dire plus sans dévoiler le dénouement inattendu... un dénouement qui vous empoigne le coeur et vous emplit d'une insondable tristesse, et fait qu'une fois refermé, vous ne l'oubliez pas de sitôt... à lire absolument !

Valsette
26/03/10
 

Monsieur Linh doit fuir son pays en guerre. Ce vieil homme débarque avec une valise légère et sa petite fille de 6 semaines dans un pays inconnu. Un pays où tout est gris, où les gens courent sans cesse, et où le bruit règne.Monsieur Linh se sent seul et perdu, il se rattache aux doux souvenirs de son pays où l'on vivait au rythme de la nature.Et puis, un jour, il rencontre un drôle de bonhomme. Celui-ci parle une langue qu'il ne comprend pas mais qui l'apaise. Cet homme n'est pas comme les autres, il lui parle avec douceur, il fait attention à lui. Alors, chaque jour, Monsieur Linh rejoint sur ce banc ce nouvel ami. Il serre contre lui sa petite fille, toujours sage, qu'il a chaudement couverte car il fait si froid ici.C'est un court mais très joli roman sur la tolérance, l'exil et le déracinement. Philippe Claudel possède un réel talent de conteur.

dvan
06/04/13
 

Monsieur Linh doit fuir son pays en guerre. Ce vieil homme débarque avec une valise légère et sa petite fille de 6 semaines dans un pays inconnu. Un pays où tout est gris, où les gens courent sans cesse, où il y a trop de bruits. Monsieur Linh se sent seul et perdu, il se rattache aux doux souvenirs de son pays où l'on vivait au rythme de la nature, en harmonie avec elle, pas comme ici. Et puis, Monsieur Linh rencontre un drôle de bonhomme, il parle une langue qu'il ne comprend pas mais qui l'apaise. Cet homme n'est pas comme les autres, il lui parle avec douceur, il fait attention à lui. Alors, chaque jour, Monsieur Linh rejoint sur ce banc ce nouvel ami. Il serre contre lui sa petite fille, toujours sage, qu'il a chaudement couverte car il fait si froid ici. Court roman époustouflant sur l'amitié, la tolérance, l'amour. Claudel est un véritable conteur, aucun mot n'est superflu, tout est dit sans être vraiment dit. Il y a toujours une part de mystère dans les personnages de ses romans qui les rend d'autant plus attachants. Son écriture simple et poétique est pudique et très "humaine". C'est un véritable coup de coeur et une lecture qui m'a fait du bien.

floaimelesmots
01/02/13
 

Monsieur Linh, âge, petit et maigre se voit contraint de quitter sa patrie, la chine, ou il vivait dans un village quiet et passible au cœur de la nature. La guerre vient ravager son pays tant aimé et lui prend tout, famille et village, entourage et espérance. Il lui reste un seul « trésor », comme il le dit, le plus précieux de tous, sa petite fille, Shang Diu. Plus personne ne connaît le nom de ce vieux monsieur. Arrivé à Paris, il rencontre un homme sur un banc, Monsieur Barck. Ils nouent une étonnante complicité, assis sur ce banc, et plus tard vont se promener. Ils ne connaissent ni leur langue ni leur nom. M. Barck parle à M. Linh et l’appelle M. Thaò Li, ce qui signifie bonjour en chinois. Cette appellation est due à un quiproquo. Ils se comprennent par gestes et par délicates attentions. M. Barck raconte avec mélancolie sa vie, dans toute son intimité. Il se livre simplement et facilement car il sait que son interlocuteur ne comprend rien, il perçoit seulement les intonations de sa voix, et écoute avec patience. De petits évènements surviennent dans ce cadre paisible. Emotions et sentiments sont décrits admirablement. Ce livre est une petite pépite poétique, douce, apaisante et très émouvante. Justesse, finesse et innocence sont au rendez vous.

marinou92
10/09/14
 

C’est mon premier livre de l’auteur et je dois dire que le résumé m’intriguait pas mal. Comme il est très court, et donc très vite lu, je me suis finalement décidée à le lire, vu qu’il attendait patiemment son tour d’être lu depuis… un moment.J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, malgré ses phrases courtes, voire très courtes. Sachant que personnellement, j’ai tendance à faire des phrases à rallonges, détaillées, je ne suis pas toujours fan des phrases aussi courtes, aussi réduites et simplistes. Mais là, c’est passé relativement bien, sans doute grâce aux descriptions et aux métaphores que j’ai beaucoup aimées. De même, ce petit livre est pourtant très beau, et l’intensité des sentiments m’a touché.Monsieur Linh est adorable avec sa petite fille. Tellement touchant, tellement protecteur, voulant bien faire, faire au mieux, comme il peut avec sa petite Sang Dîu. Monsieur Linh est un personnage extrêmement touchant, qui va d’ailleurs rencontrer Monsieur Bark. Entre eux, la barrière de la langue est belle et bien présente, mais malgré cela, une magnifique histoire d’amitié va naître. Leur relation est d’une beauté et d’une simplicité rare, mais tellement magnifique. Plus d’une fois ces deux hommes, leur histoire, ce qui les lie m’a touché. Et cette impatience qu’ils ont de se revoir, de se croiser à nouveau au début… Non, vraiment, leur complicité est vraiment belle, surtout pour une amitié entre deux hommes venant de cultures différentes. Mais leur partage est vraiment génial à suivre.Un autre point positif réside dans l’importance du souvenir. Monsieur Linh se souvient de sa famille, de ses origines, de ses terres ravagées. Là encore c’est pas mal émouvant. Monsieur Bark aussi sera confronté au travail de la mémoire, vis-à-vis de sa femme, mais de certains événements (que je ne pourrais vous révéler, bien sûr) également. Un bel hommage aux souvenirs, au temps qui passe, à l’entente des cultures, l’amitié. Et puis, il y a la fin, la révélation finale, dont on commençait à se douter, mais qui nous laisse quand même surpris, parce que personnellement, j’aurais tant aimé avoir tort sur ce point.“ En somme „Un beau livre malgré son nombre de page peu important. De la simplicité, de beaux messages, une belle histoire. L’auteur a réussi à créer quelque chose de très beau en peu de mots, sans fioritures. Askmetoread

askmetoread
15/05/14
 

Monsieur Linh a vu la guerre dévaster sa famille. Mais si Monsieur Linh prend le large vers d'autres contrées, c'est pour sauver sa petite fille de six semaines qu'il choie contre son cœur et contre toute atteinte. Je me suis laissée emportée par le doux lit de la rivière de mots de Philippe Claudel qui s'écoule vers une chute inattendue entre deux versants que tout oppose a priori : la belle et regrettée Asie et la fadeur apparente du monde occidental. Apparente, car Philippe Claudel montre que la poésie est partout si tant est que l'on ait quelqu'un pour partager la grâce de l'instant et brise jusqu'aux barrières de la langue et de la distance. C'est pour moi une ode à l'amitié... et au kleenex !

NinadeSeclin
17/01/14
 

Monsieur Linh est un vieil homme qui fuit son pays en guerre. Il emporte avec lui sa petite fille, seule famille qui lui reste et se promet de lui donner une vie meilleure que la sienne.Après un long voyage en bateau, le héros se retrouve en France où il doit partager sa chambre avec d'autres familles chinoises.Un jour où il décide de sortir, il rencontre un homme. Ils ne se comprennent pas mais vont devenir amis jusqu'au jour où Monsieur Linh est placé en maison de retraite, loin de ce -et de ceux- qu'il avait commencé à apprécier et à connaître, il s'échappe et essaye de retrouver son ami. Cette fugue se terminera tragiquement...Tout au long de l'histoire, Monsieur Linh s'occupe avec beaucoup d'attention de sa petite fille et fait tout pour qu'elle soit bien. Cette petite fille qui n'en est peut-être pas une.....Le tour de main de Philippe Claudel est très réussi, je ne me suis pas doutée une seconde de la révélation qu'il fait à la fin du roman, même si quelques indices sont laissés çà et là.C'est un livre assez triste même s'il raconte l'espoir d'un grand-père qui veut tout braver pour que sa petite fille soit heureuse: le contexte de l'histoire est de par lui-même poignant et ne peut que nous émouvoir.

Chiwi
11/10/13
 

Mon sentiment est très mitigé après avoir fermé ce roman.J’ai ressenti beaucoup de compassion pour cet homme, mais j’avais deviné bien trop tôt le fin mot de l’histoire (rassurez-vous, je vais tâcher de ne pas en dire trop).Cela m’a évidemment desservi et j’ai perdu en route une partie du plaisir de lire.

Estellecalim
27/07/13
 

De l'auteur, je connaissais son univers hors norme et bien à lui avec "L'enquête" et "Le rapport de Brodeck".Je découvre avec cet ancien roman une autre couleur de la palette de l'artiste.Dans ce récit court, l'auteur a su me mettre en empathie avec son personnage principal, qui jamais ne quitte sa petit fille.J'ai également perçu les couleurs, les parfums et les sons du pays perdu, comme une invitation au voyage.Un roman bouleversant sur le thème de la perte, qui s'éclaire au dernier chapitre.Merci, M. Claudel, pour ce beau moment d'émotion.L'image que je retiendrai :Celle des deux vieux hommes sur leur banc, l'un fumant, l'autre chantant une chanson à sa petite fille. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
02/07/13
 

Monsieur Linh, comme beaucoup, a été chassé de son pays par la guerre. Sur un bateau en partence pour l'exil lointain, il n'a que sa petite fille pour lui donner une raison de vivre. Que va-t-il devenir dans son nouveau pays?Malheureusement, le plaisir de lecture ne fut pas au rendez-vous pour moi. J'ai peu (et c'est un euphémisme) goûté le style (l'absence de style) de Claudel, et son histoire ne m'a pas convaincue une minute. Oui, je suis d'accord, il y a des thèmes très intéressants abordés dans ce roman: l'exil, l'amitié en dépit de la différence, le sort des réfugiés etc. Mais tout cela n'est pas traité selon mon goût et je me suis beaucoup ennuyée.Doublement déçue donc par cette lecture sans saveur et qu'étant un cadeau, je voulais absolument l'apprécier.... Dommage.

Choupchoup
09/04/13
 

Poétique, touchant, bouleversant ce petit livre qu'on n'oublie pas avec le temps: le grand-père, sa" petite-fille", son étrange ami... la mort, l'exil: tout est écrit avec légèreté. Comme tout le monde j'ai adoré ce livre et je sais gré à Philippe Claudel de savoir faire court et percutant (mais j'aime aussi ses romans plus longs!) berthe

afbf
07/04/13
 

L'histoire de Monsieur Lihn est celle de nombreux réfugiés exilés loin de leur pays suite à une guerre. On ne connaît pas son pays d'origine, mais on le devine lors de sa rencontre avec Monsieur Barth, on ne connaît pas son pays d'arrivé, mais on le devine par les descriptions...C'est une très belle histoire, touchante, sur les tourments d'un être qui a tout quitté suite à la mort de ses enfants, la destruction de son village et qui décide pour l'amour qu'il porte à sa petite-fille, un bébé, rescapé, de recommencer une nouvelle vie dans un pays occidental pour assurer son avenir à elle !Grâce à la rencontre sur un banc d'un "gros homme", Monsieur Lihn ne perd pas espoir malgré la barrière de la langue...

toutatys
18/03/13
 

J’ai le souffle coupé. Je viens de terminer ce court roman. J’ai besoin de respirer et de trouver les mots. Il m’est vraiment difficile de parler de ce livre. J’aimerai tellement rendre magique ce billet pour rendre hommage à l’auteur et le remercier d’une telle générosité. J’en ai le souffle coupé. C’est rare de lire un livre ayant de la magie de bout en bout. Comment donc parler de ce livre sans enlever de la magie? Difficile, croyez-moi.Il était une fois, un vieux monsieur, un monsieur qui est si vieux qu’il n’a pas d’âge. Il s'appelle Monsieur Linh.Ce monsieur, après avoir connu les ravages de la guerre, en perdant notamment son fils et sa belle fille, décide de fuir son pays, pour sa petite fille, la seule petite fille qu'il ait . Il embarque alors sur un bateau avec elle. Il veut lui offrir un bel avenir. Il arrive dans ce pays inconnu. Il hésite à quitter ce bateau, qui le relie à son pays mais il finit par en descendre, pour sa petite fille. Une fois sur place, il découvre d’autres émigrés. Il comprend leur langue, la langue de son pays natal.Mais il est seul. Très seul avec sa petite fille. Personne ne lui adresse la parole ou si peu. Quand ses compatriotes le font, ils l’embêtent. Ils ne le comprennent pas. Alors une gêne s’installe, subrepticement en moi. J’ai mal pour cet homme. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai profondément mal pour lui. Plus j’avance dans la lecture et plus la gêne s’installe. Elle prend ses marques la coquine. Monsieur Linh, pour sa petite fille, décide d’aller se promener. Il veut lui faire prendre l’air. Il sait que ça lui fera du bien. C’est ainsi qu’il découvre ce pays qui l’accueille et dont il ne connait rien. Pas même la langue.Et puis, un jour, il s’assoit sur un banc, dans un parc, avec sa petite fille qu’il ne quitte jamais. C'est la prunelle de ses yeux. Un homme s’y assoit aussi. Il s’appelle Monsieur Bark. Il est de ce pays, lui. Il parle une langue étrangère et bizarre. Il parle à Monsieur Linh de sa vie. Monsieur Linh ne comprend pas sa langue mais il comprend les gestes, l’intention et le langage de son cœur. Plus Monsieur Bark se confie et plus quelque chose se crée. Un lien. Une amitié. Un lien de survie entre ces deux hommes s'installe, entouré de la petite fille de monsieur Linh. Tous les deux vont se chercher dans le livre. Toujours. Ils ne seront bien que l’un avec l’autre. Monsieur Linh est un homme silencieux. Monsieur Bark l’est devenu suite au décès de sa femme. Un jour, Monsieur Bark est allé dans le pays de Monsieur Linh. On lui a mis une arme dans les mains et on lui a dit de tirer sur des familles. Monsieur Bark pleure et il s’excuse auprès de Monsieur Linh. Monsieur Linh ne comprend pas les mots mais il comprend que Monsieur Bark est un homme de cœur. Le pays de Monsieur Linh les a uni une fois. Le pays de Monsieur Bark les réunit aujourd’hui. Ils sont heureux. Ils sont ensemble tous les trois et pour eux deux c’est tout ce qui compte.Ce roman est un coup qui frappe au cœur. Un coup qui touche plus qu’il ne fait mal. Un coup qu’on aimerait recevoir bien plus souvent. Un coup de cœur qui fait trembler nos émotions les plus enfouies. Un livre sur le silence des ressentis. Contrairement à ce que croit Monsieur Linh en regardant les gens qui courent « on ne sait où, qui courent toujours, comme si le propre de l’homme était de courir, courir vers un grand précipice sans jamais s’arrêter », ce livre nous fait nous arrêter. Il nous parle des silences respectueux, de l’amitié profonde qui va au-delà des mots. C'est un livre sur les miracles, sur les chansons à plusieurs voix, sur les « au revoir en se disant bonjour », un livre sur une petite fille, « une petite fille de l’aube et de l’orient ».Comment ça vous ne comprenez rien ? Il vous faut le lire alors, assurément ! C’est un livre qui ne se raconte pas. C'est un livre qui se lit sinon la magie s’en va.

Soune
14/10/12
 

Une petite perle à savourer... Monsieur Linh est contraint de fuir son pays, pour sauver sa petite fille, il s'exile dans un pays inconnu. Un pays lointain , aux odeurs étranges pour monsieur Linh qui ne parle même pas la langue de cette nouvelle terre.Un bijou littéraire, une belle histoire d'amour et d'amitié... C'est beau, c'est tendre, poétique, touchant, à lire et relire....

dibou
18/05/12
 

Ce roman,paru chez Stock en aôut 2005, puis en livre de poche, décrit avec sensibilité les difficultés des réfugiés: le déracinement, cette sensation d'être privé de son libre arbitre. C'est surtout un roman qui reste avec nous très longtemps parce que le dénouement nous livre la pièce du puzzle qui nous manquait tout le long et sans laquelle on peut trouver certains passages étranges et irréalistes. Je ne peux pas vous dire quelles questions m'ont parfois laissée dubitative devant l'incohérente de certaines situations, sinon, je vous donnerais une piste et je crois qu'il vaut mieux ne rien savoir du tout. Quand l'auteur nous donne donc enfin le clé du roman, alors qu'on ne savait même pas qu'il y avait une clé à trouver, on a tendance à rembobiner l'histoire et à se dire sans cesse: "ah, c'est pour ça que...". Un roman magique que je ne suis pas prête d'oublier, tant au niveau de la forme que du fond. Une belle écriture et ma réconciliation avec Philippe Claudel dont je n'avais pas aimé Les Ames grises.

cocalight
07/06/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg