La petite fille qui aimait trop les allumettes

SOUCY, GAETAN

EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 18/02/00
LES NOTES :

à partir de
6,30 €

SYNOPSIS :

Deux enfants sont livrés à eux-mêmes après le suicide de leur père. La loi paternelle disparue, ils vont découvrir le monde et chercher à forger leur identité. mais cette liberté nouvelle est une épreuve qu'il n'est pas toujours facile de négocier quand le réel côtoie chaque jour l'imaginaire et que le monde " civilisé " se comporte de bien étrange manière. Récit impossible à
raconter, à la fois désopilant et grandiose, plein de surprises et d'enchantements, la petite fille qui aimait trop les allumettes est porté de bout en bout par une langue tout ensemble farfelue et éclatante. Ce qui prouve bien deux choses, si besoin était : à savoir que la littérature est d'abord une fête du langage, et que gaétan soucy occupe une place aussi unique qu'incontestable.
3 personnes en parlent

Je découvre l'auteur avec ce roman, et ainsi l'univers particulier qu'il a su créer au fil des pages. Un univers exigeant, dans lequel il faut du temps pour entrer, car la langue destabilise, à l'image du personnage principal du récit, destabilisée et destabilisante elle aussi.Un univers dans lequel rien n'est fixe et tout est à découvrir, jusqu'à la dernière page.Un titre qui reste énigmatique longtemps, à l'image de cette famille dont on devine l'histoire peu à peu.Car rien n'est donné d'entrée de jeu, dans ces pages. Tout est à décoder petit à petit, et un mystère en entraine un autre.Une voix à part dans l'univers de la littérature francophone.L'image que je retiendrai :Celle de la salle de bal qui tombe en ruine avec les 400 couverts rangés en ordre de marche, brillants sous le soleil.Quelques citations :"Ainsi vont les mot. Ils arrivent toujours, coûte que coûte, à se poser quelque part, et cela seul est important." (p.142)"J'avais définitivement compris que nos rêves ne decendent sur terre que le temps de nous faire un pied de nez, en nous laissant une saveur sur la langue, quelque chose comme de la confiture de caillots (...)" (p.157) Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
28/06/14
 

Plus qu’un roman, c’est carrément une expérience littéraire. Histoire à étapes, où l’intrigue nous est révélée peu à peu jusqu’à atteindre son point culminant, particulièrement horrible, c’est surtout la plume incroyable de Gaëtan Soucy qui nous bluffe de page en page. L’histoire débute par la mort du père, racontée par celui de ses deux fils qui prend en charge la narration (le secrétarien). Elevés totalement à l’écart du monde, il prend également sur lui de partir acheter un cercueil au village voisin, l’occasion de voir des « semblables », chose rarissime là où ils vivaient. Il en reviendra bredouille, du moins en ce qui concerne la « boite à trous »…Notre narrateur a avec les mots une relation extrêmement particulière. Son éducation réalisée par les « dictionnaires », notamment Les mémoires de Saint-Simon ou L’éthique de Spinoza, couplée à une criante absence d’oralité de son minuscule entourage, l’ont amené à un langage qui sort, pour le moins, de l’ordinaire. Néologismes, mots pour un autre, à peu près & co offrent leurs saveurs déroutantes et suprêmement séduisantes, nous étourdissent et nous font passer du glauque à une pureté attendrissante.Un roman mené tambour battant avec une verve jubilatoire. Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

J'ai trouvé ce livre super bizarre, mais je pense surtout que c’est parce que c’est écrit du point de vue d’un des enfants. La manière dont ils ont été élevé était vraiment bizarre, ils étaient enfermés chez eux, lisaient des trucs de religion (et de chevalier), devait écrire dans un cahier, et obéir à leur père (qui semblait les battre). Ils ne connaissent rien au monde extérieur, alors quand le père meurt, ils se retrouvent complètement livrés à eux même. C’est “le narrateur” qui prend les choses en main, et qui prend les décisions, ce qu’il faut faire. Son frère lui a l’air plutôt désemparé. “Il” va donc au village pour la première fois, et se rend compte que cela ne ressemble pas du tout à ce à quoi “il” s’attendait (il s’imaginait des tapis volants, des châteaux, des ponts levis). “Il” considère que les femmes sont juste des vieilles putes ou des saintes vierges. Et puis “il” nous parle de choses bizarres comme le “Juste Châtiment”. On comprend petit à petit, et en fait on se rend compte à quel point c’est complètement horrible. Moi ça m’a choqué au bout d’un moment, d’autant plus que les deux enfants n’avaient pas l’air de vraiment se rendre compte de la réalité. La manière dont c’était écrit était assez space mais sympa (bien que les “nous y reviendrons plus tard” m’ont un peu saoulé), c’était très oral (mais c’est expliqué pourquoi, donc ça me va). J’ai adoré retrouvé des expressions québecoises ! C’est un bon livre, mais je n’ai pas été autant touché que j’aurais pu je crois.

lasurvolte
04/01/12
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.11 kg

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