La petite trotteuse

LESBRE, MICHELE

livre la petite trotteuse
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 01/03/07
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

" d'un geste machinal, j'avais mis la montre en marche. le tic-tac avait surgi avec une violence inattendue. j'avais cru ne pas survivre à ce bruit presque imperceptible, cette course inexorable de la petite trotteuse qui me donnait le vertige. trente ans après sa mort, mon père me quittait de nouveau. la douleur était entrée en moi d'un seul coup. " depuis qu'elle a retrouvé cette montre, la narratrice s'est elle-même mise en mouvement : suivant une impulsion implacable, elle visite des maisons, comme pour
retrouver le lieu d'un rendez-vous manqué. alors qu'elle est au bout de son improbable quête, le présent se substitue de plus en plus souvent au passé et peu à peu se construit, sous nos yeux et presque à l'insu de la narratrice, un magnifique et subtil roman des origines. jamais michèle lesbre n'est allée si loin dans l'entrelacement de son expérience intime et de la fiction, et jamais elle n'a montré de manière si lumineuse le pouvoir rédempteur des mots qu'elle tisse comme un enchantement.
8 personnes en parlent

Une femme s'est lancée dans une quête étrange en faisant ce qu'il est convenu d'appeler du tourisme immobilier. Quand son père est mort elle a trouvé dans son bureau trente croquis représentant trente maisons toutes différentes. Trente ans après, elle décide de visiter trente maisons un peu partout en France. C'est pour elle une façon de faire un travail d'exploration qu'elle refuse de faire chez un psychiatre. En fréquentant les fantômes qui peuplent les maisons vides, elle laisse les siens remonter à sa conscience. Elle se laisse porter par les souvenirs qui la ramènent à son enfance et vers son père tant aimé dont l'absence lui pèse cruellement. C'est lui qu'elle cherche à retrouver.Le roman ne nous fait pas visiter les trente maisons mais juste la dernière, celle qui met un point final à ce travail de deuil.Je me suis laissée bercer par le rythme tranquille presque paresseux de ce récit à l'atmosphère parfois étrange .Le charme puissant de ce livre tient en grande partie à l’écriture éminemment évocatrice qui n'est pas sans rappeler celle de Sidonie Gabrielle Colette. J'y ai retrouvé la même sensualité dans la description de moments simples. Une belle lecture même si elle est un peu déconcertante par moments. Holly

un flyer
08/02/16

Souvenir La Petite trotteuse, évocation de la montre de son père mort prématurément, est un roman intimiste bouleversant de sincérité. Michele Lesbre nous entraîne et nous confine dans une sorte de bulle, un univers hors du temps, voluptueux dans un style tout en finesse et bien ciselé. Un roman que l’on a envie de tenir secret, pour soi mais qui mérite tellement d’être partagé !

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

L' un sinon l' ouvrage le plus connu de Michèle Lesbre, j'en ai lu peu mais pour le moment c'est l' un de ceux que j'ai le moins apprécié. L' obsession de la narratrice rend son histoire entêtante, l' écriture douce très linéaire essaye de saisir le passé et le présent, l' état d'esprit de la femme, en les plaçant sur un même plan elle crée la comparaison, l' idée est intéressante mais n' aboutit pas. Les maisons sont vides et l' histoire a du mal à se trouver un sens allant au-delà de l' idée première, pour moi manque il manque à cette histoire une évolution dans le temps, l'espace et les sentiments.

Lacazavent
30/10/13
 

C'est avec ce livre que j'ai découvert l'auteure, il y a une dizaine d'années. Mes souvenirs ne sont pas précis: à l'époque j'écrivais mes impressions sur des petits carnets que bien sûr, je ne retrouve pas! Je me souviens surtout de l'écriture au rythme lent qui incite le lecteur à se laisser porter. Au niveau contenu, je ne me souviens que d'un deuil du père difficile et de sa montre qui réveille des souvenirs. berthe

afbf
08/02/16
 

Depuis qu’elle a retrouvé la montre de son père, la narratrice suit une impulsion et visite des maisons à vendre. Elle en est à la dernière quand ses souvenirs se font plus précis, au point que la motivation de sa démarche finit par lui apparaître.J’ai plus aimé le style que l’histoire ; cette dernière m’a paru émaillée de longueurs interminables. La présentation en patchwork des souvenirs et images diverses me déstabilise toujours. Je comprends le procédé qui se rapproche du travail de la mémoire mais cela est inconfortable à lire. En revanche, la plume de Lesbre m’a absolument séduite : de la justesse, de la délicatesse, de la souplesse qui font que les phrases sonnent bien. On en oublierait l’intrigue.Néanmoins, j'ai apprécié les propos de la narratrice quand elle évoque ses souvenirs en rapport avec son père, leur relation si tendre et pourtant pleine de non-dits. Tandis que les descriptions des relations entre ses parents m’ont glacée, le portrait de son père, de l’amour qu’elle lui vouait m’ont touchée en plein cœur.

mycupoftea
04/09/12
 

Souvenir La Petite trotteuse, évocation de la montre de son père mort prématurément, est un roman intimiste bouleversant de sincérité. Michele Lesbre nous entraîne et nous confine dans une sorte de bulle, un univers hors du temps, voluptueux dans un style tout en finesse et bien ciselé. Un roman que l’on a envie de tenir secret, pour soi mais qui mérite tellement d’être partagé !

Anne est mystérieuse. Que fait-elle dans la vie ? Elle visite des maisons ! C'est sa trentième villa, elle se situe au bord de la mer, avec les volets clos et désertée de ses occupants. Avant de se rendre à son rendez-vous, Anne séjourne dans un hôtel tenu par une mère et sa fille, un couple attachant, entouré d'ombres également. Anne semble d'ailleurs être fascinée par leurs activités nocturnes, elle épie les silhouettes, les bruits et elle pense à des tas de choses. A l'hôtel elle rencontre également un homme qui laisse la porte de sa chambre toujours ouverte, où elle s'y faufile discrètement pour cerner le personnage. Et c'est finalement avec lui qu'elle va visiter la villa. En fait, Anne ne compte pas acheter de maison. Elle visite, demande à rester plusieurs heures seule pour s'imprégner des murs. Mais cela va au-delà, car aussitôt les souvenirs affluent, la nostalgie d'un passé - une enfance née avec la guerre, des parents éteints, absents, déjà partis... De son père mort, Anne a hérité une montre dont le tic-tac réveille des émotions assoupies et sonne un rappel vers le passé entouré de secrets, encore une fois. Ce sont ces résurgences, embriquées à l'instant présent, qui ponctuent cette histoire.Il y a cette belle citation : "L'esprit des murs ressemble parfois à un miroir imaginaire où vacille le reflet éteint du passé". Elle résume en gros l'esprit du livre, elle aussi. "La petite trotteuse" est un roman intimiste, avis aux amateurs. L'ambiance est ouatée, sucrée, pleine d'arcanes, de pas feutrés, de suppositions, de questions et de longues interrogations sur la personnalité d'un père, d'une mère et de soi-même au milieu de ces spectres. Ceci est un beau roman qui me passionne, tout personnellement.

Clarabel
20/02/09
 

Nostalgie Anne visite des maisons. Elle ne compte pas acheter de maisons. Elle visite, demande à rester plusieurs heures seule pour s'imprégner des murs. Mais cela va au-delà, car aussitôt les souvenirs affluent. L'écriture est juste et délicate, créant une belle atmosphère empreinte de mélancolie...

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.12 kg

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