La philosophie au lycee

LARROQUE, MICHEL

livre la philosophie au lycee
EDITEUR : L'HARMATTAN
DATE DE PARUTION : 17/04/07
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SYNOPSIS :

La philosophie n'est pas une spécialité parmi d'autres. Elle décrypte le sens du vécu, éclaire les choix, fonde la citoyenneté. Dans une république laïque, elle constitue l'essence de l'éducation. Mais les résultats de son enseignement, dans les lycées, trahissent sa visée. La disparité des cours, qui est actuellement la règle, interdit tout examen sérieux, autorise certaines dérives, livre l'élève à son professeur, pour le meilleur et pour le pire. L'enseignement de la philosophie obtiendrait le crédit qui lui est dû par une plus grande rigueur des programmes. Il faudrait, pour cela, substituer aux notions qui le composent, beaucoup trop vagues, des problèmes précis, tels qu'ils se sont posés dans l'histoire de la pensée, avec des références obligatoires aux auteurs. Aux antipodes d'une érudition stérile, un enseignement véritablement philosophique de l'histoire des idées ouvrirait l'élève, par l'intériorisation de problématiques éternelles, à une pensée personnelle authentique, la seule qui lui soit accessible à dix-huit ans. EXTRAIT : Le flou des programmes est la principale source du discrédit actuel de l'enseignement philosophique. Pour y remédier, il faut remplacer le programme de notions par un programme de problèmes. Ainsi, à la notion
« le vivant » qui ouvre la voie à des pistes pédagogiques hétéroclites, il faut substituer des problèmes précis concernant le vivant, comme la question de la finalité, celle de l'évolution des espèces. Considérez, par exemple, le problème de la finalité. Combien de candidats, au baccalauréat, seraient capables de préciser la différence, patente pour toute observation objective, entre le plus humble des vivants et une pierre ? Pourtant, le constat d'une corrélation des formes est le point de départ obligé des grands débats philosophiques sur le vivant. Il constitue l'introduction indispensable à des doctrines aussi diverses que le Dieu créateur du corps machine de Descartes ou que le vitalisme bergsonien. Les contestations matérialistes d'une activité intelligente dans le domaine de la vie, qu'il s'agisse d'Épicure, de Darwin ou plus récemment de Dawkins le présupposent. C'est une donnée indépendante des époques et des doctrines. Elle n'est pas un élément d'érudition dont la réflexion pourrait faire l'économie, mais l'attribut spécifique du vivant par rapport à la matière inanimée. Aucune réflexion sérieuse sur ce thème ne peut l'ignorer et par conséquent, sa connaissance peut être exigée de l'élève si le vivant est au programme.
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