La plaisanterie

KUNDERA, MILAN

livre la plaisanterie
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 30/05/75
LES NOTES :

à partir de
8,80 €

SYNOPSIS :

« Oui, j'y voyais clair soudain : la plupart des gens s'adonnent au mirage d'une double croyance : ils croient à la pérennité de la mémoire (des hommes, des choses, des actes, des nations) et à la possibilité de réparer (des actes, des erreurs, des péchés, des torts). L'une est aussi fausse que l'autre. La vérité se situe juste à l'opposé : tout
sera oublié et rien ne sera réparé. Le rôle de la réparation (et par la vengeance et par le pardon) sera tenu par l'oubli. Personne ne réparera les torts commis, mais tous les torts seront oubliés ». Nouvelle édition entièrement révisée par Claude Courtot et l'auteur en 1980. Version définitive en 1985. Postface de François Ricard en 2003.
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Kundera est l’un de mes auteurs préférés : j’ai toujours aimé la richesse et la profondeur de ses textes. Pourtant, j’ai mis longtemps avant de me plonger dans ce livre qui est resté longtemps dans ma bibliothèque sans que j’y touche. Il faut dire que l’histoire se focalise sur un thème très cher à l’auteur mais pas forcément très joyeux : celui de la Tchécoslovaquie communiste, régime qui l’a personnellement beaucoup marqué. Kundera n’a pas sa réputation de grand écrivain pour rien puisque ce livre est très réussi et qu’il dresse ici une critique détaillée du régime communiste à travers l’histoire de Ludvik dont la vie a été complètement bouleversée à la suite d’une blague mal interprétée.Dans ce roman polyphonique, nous croisons plusieurs personnages qui vont tour à tour apporter un éclairage nouveau à l’Histoire comme à l’histoire car derrière le contexte du régime communiste se cache une histoire d’amour que Kundera aura déclaré être le thème essentiel de ce roman.Même si j’ai beaucoup aimé ce livre, je suis cependant loin de le classer parmi mes favoris de l’auteur, probablement parce que je me suis parfois senti plus proche de certains personnages que l’on peut trouver dans d’autres romans de Kundera.Enfin, si vous souhaitez vous plonger dans ce livre, faites attention à l’édition. En effet la première traduction ayant été “déformée” par le traducteur, il faut prendre soin d’avoir une édition d’après 1985, date à laquelle Kundera a mis en place une version française définitive.

Artsouilleurs
10/06/10
 

Même si Kundera défend sa vision d'un roman d'amour et non politique, j'ai mordu tout de suite à l'hameçon du contexte historique de la Tchécoslovaquie des années staliniennes et post-staliniennes, fascinée que je suis par le pays qui a pu faire naître ce grand écrivain qu'est pour moi Kundera. Cette situation opprimante est pour lui une façon d'explorer les possibilités du genre humain et notamment la question de l'identité, centrale dans ce roman et bafouée par l'URSS. On y aperçoit déjà l'idée du "kitsch" qu'il développe dans l"'Insoutenable légèreté de l'être". Le style est léger et ironique, mais pour moi, c'est du sérieux !

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.25 kg
  • Langage original : TCHEQUE
  • Traducteur : MARCEL AYMONIN

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