La pluie ne change rien au desir

OLMI, VERONIQUE

livre la pluie ne change rien au desir
EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 31/08/05
LES NOTES :

à partir de
14,70 €

SYNOPSIS :

L'intrigue de ce roman est des plus simples : un homme, une femme... Ils sont, l'un et l'autre, un peu cabossés par la vie ; ils se sont donné rendez-vous sur un banc du Luxembourg un jour pluvieux de fin d'été ; ils s'observent, se choisissent, et vont dans un hôtel tout proche pour y passer l'après-midi... Rien de plus dans cette intrigue. Mais rien de moins : jamais « cérémonie des amants » n'aura été traitée avec plus d'audace et de pudeur. Que se passe-t-il donc dans la tête d'un homme et d'une femme qui veulent oublier leurs passés et qui se savent
sans avenir ? Et que se passe-t-il dans leur corps ? Tout tient ici par la grâce d'une langue miraculeuse, lancinante, obsédée du détail et de la nuance. On pense, bien sûr, à certaines pages de Marguerite Duras ou de Annie Ernaux - mais Véronique Olmi, experte en dramaturgie, y ajoute ses propres secrets. Le prévisible devient alors suspense. La comédie du désir s'y charge d'une gravité sans pareille. Les deux héros de Véronique Olmi font, du coup, figures de métaphores de la condition humaine, et de l'impossible fusion entre deux êtres...
3 personnes en parlent

C'est la première fois que je lis un roman de Véronique Olmi. Une de ses citations m'ayant très intensément interpelée, je ne pouvais pas ne pas m'accorder une pause dans la littérature jeunesse pour me plonger dans son univers et aller à la recherche de ce qu'elle avait à me dire. Un roman adulte, assurément, d'aucun le classerait dans le rayonnage "érotisme". C'est effectivement un hymne au désir et au plaisir féminin mais c'est surtout et avant tout l'histoire d'une femme profondément blessée qui va pouvoir revenir un peu vers elle-même grâce à un homme qu'elle connaît à peine mais qui la regarde, qui l'écoute, et qui la désire, le tout avec respect, lui laissant être qui elle est, avec toutes les répercutions dues à son passé : sa douleur, ses peurs, son sentiment de culpabilité envers ses enfants et un mari touché de paranoïa, son rejet d'elle-même, de celle qu'elle est devenue ; la laissant libre de ce qu'elle donne ou de ce qu'elle prend. le roman est court, vite lu... ce serait sans compter sur ce que l'on trouve entre les lignes [ou alors est-ce moi qui me suis trop attardée après les points...]. J'ai aimé jusqu'à l'écriture de Véronique Olmi, ses phrases courtes, sans verbe... ses phrases parfois très longues, presque sans ponctuation... cela m'a donné l'impression non pas de lire leur histoire, mais d'être au plus près, voir même au sein de la pensée des personnages. Je tiens à remercier Nicolas qui m'a fait découvrir une phrase-clé de ce livre qui était à la portée de ma main sans que je le saisisse. Aujourd'hui, je me le suis approprié et je me suis fait promettre de poursuivre ma découverte de cette auteure.Public : roman pour les adultes.

manureva7
04/03/13
 

La pluie ne change rien au désir Attention, mots très très crus !Une rencontre, un homme, une femme, des êtres qui veulent oublier leurs passés respectifs en ne s’en remettant qu’à leurs corps. Une plongée dans les méandres du plaisir et de la chair, grâce à la belle écriture d’une dramaturge.

Un 18 août, à Paris, vide et abandonné, près à succomber à un orage, un homme et une femme se rencontrent, se retrouvent, se sont donnés rendez-vous. Cette femme est très pâle, trop maigre, "elle était lisse et fine comme une esquisse, une femme pas assez dessinée, la chair pas assez pleine", et lui a les yeux bleus, la mèche de cheveux qui lui barre le front, il la suit dans le Luxembourg puis à l'hôtel. Très vite entre eux deux le langage des corps va s'ouvrir, plus loin que tous les mots pour expliquer le silence, la souffrance et l'attente. Le corps devance le désir, l'un et l'autre se donnent, c'est un libre échange, ils ne sont pas deux, ils sont ensemble. L'homme doit apprendre la douceur et la brusquerie, la femme s'offre et se donne sans compter, mais reçoit autant de plaisir que de douleur. C'est très limite cette frontière entre le plaisir et la souffrance! Car chez cette femme il y a une plaie encore trop ouverte, pourra-t-elle s'en confier à lui? Elle paraît lui accorder sa confiance, en lui offrant son corps. De quoi donc a-t-elle été flouée, au même titre que ses rondeurs féminines? Cette femme est brisée et l'homme doit toujours se méfier, freiner pour respecter "cette effroyable limite entre le don et la méfiance, entre la licence et la précaution"."La pluie ne change rien au désir" est très charnel et sensuel. Dans ce roman, il y a la figure de l'héroïne fragilisée et cassée, un passé obsédant et secret, et surtout une suavité dans les rapport homme-femme très, très licencieux! Véronique Olmi ne s'attache à rien, finalement. Elle raconte son histoire, prenez une femme qui n'a rien d'une femme, sinon une attente de sexe très forte et encore présente, une aspiration au plaisir et au désir incomparable. Donc cette femme vit encore sous les coups de cet homme, elle vit aussi en lui donnant tout autant qu'elle reçoit! Etc...En bref, c'est encombrant, langoureux, sensible et confondant... au choix !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 18.80 cm
  • Largeur : 11.80 cm
  • Poids : 0.17 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition