La poursuite de l'amour

MITFORD, NANCY

livre la poursuite de l'amour
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 27/10/06
LES NOTES :

à partir de
7,50 €

SYNOPSIS :

En Angleterre, de Jane Austen à Bridget Jones, raconter avec finesse et humour les tourments des jeunes filles romantiques semble être une spécialité nationale. Aristocrate anticonformiste et pleine d'esprit, Nancy Mitford est sans conteste l'héritière de la première, et Linda, son héroïne, préfigure largement la seconde. Incorrigible sentimentale, Linda va en
effet tout tenter pour trouver enfin le grand amour, mais, de mariages ratés en escapade parisienne, elle réussira surtout à faire le désespoir de sa famille. Car cette histoire est aussi celle de la haute société britannique au XXe siècle, accrochée à ses principes et qui préfère balayer avec mépris les changements du monde plutôt que de s'en accommoder.
3 personnes en parlent

Il faut faire fi de l'absurde quatrième de couverture qui parle à tort de Jane Austen et de Bridget Jones (mais c'est une (sale) manie que de toujours chercher des comparaisons vendeuses et la pauvre Jane est mise à toutes les sauces par ceux qui ne l'ont manifestement pas lue) et découvrir ce délicieux roman qui peint avec beaucoup de lucidité et de causticité les émois amoureux des jeunes filles mal éduquées, émois qui finissent toujours par se transformer en cruelles déceptions sentimentales sous les effets conjugués de la réalité et de la personnalité des hommes, ô combien éloignée de celles des princes charmants qui peuplent les fantasmes féminins.C'est toute l'histoire de Linda, qui nous est contée ici par sa sage et pénétrante cousine, qui se marie deux fois en croyant à chaque fois avoir décroché le Graal pour se rendre rapidement compte qu'elle était amoureuse d'un mirage. Anglaise jusqu'au bout des ongles, elle fait contre mauvais fortune bon coeur avant de se décider à la rupture et de rencontrer, tout à fait par hasard, un homme qui lui convient. La poursuite de l'amour, outre sa description d'une grande justesse psychologique du fonctionnement du coeur de certaines femmes insatisfaites, est un roman souvent drôle, qui met en scène avec beaucoup d'humour la gentry anglaise au travers d'une galerie de personnages truculents (notamment Oncle Matthew qui terrifie son entourage, organise des "chasses aux enfants" mais écoute de sirupeuses mélodies italiennes et aboie beaucoup plus qu'il ne mord, ou encore Davey, personnage original d'intellectuel hypocondriaque à l'intelligence très fine). On pourra juste regretter une fin un peu abrupte mais finalement prévisible, qui ne nuit en rien au plaisir de cette lecture revigorante.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Ca y est, j'ai découvert Nancy Mitford ! Et je n'ai absolument pas été déçue ! Je suis dans une petite période très anglophile et j'ai vraiment adoré découvrir l'histoire de Linda, racontée par sa cousine Fanny, la narratrice. La première est romantique, exaltée, la seconde est sage, prudente. Les deux cousines, si différentes, s'entendent à merveille. Leur complicité vient de l'enfance, quand tous les cousins se retrouvaient dans la campagne anglaise (la vraie), à Alconleigh, un manoir traversé de courants d'air glacés, habité de placards confortables pour les retrouvailles des Honorables, et mené de main de fer par l'Oncle Matthew, héros excentrique et chasseur extravagant. Plus tard, quand les jeunes files seront prêtes à entrer dans le monde, Linda laissera libre cours à son imagination et à sa fantaisie romanesque. La poursuite de l'amour ne rimera pas pour elle avec la chasse au bonheur... Je comparerais volontiers La poursuite de l'amour à un délicieux bonbon anglais acidulé comme l'humour de Nancy Mitford, un After Eight raffiné comme les origines de l'auteur, assortis d'une bonne part de pudding anglais, solide comme les traditions britanniques. Ne faites pas l'économie de la préface (que vous pouvez lire, comme souvent, après la lecture du roman de préférence) : on y comprend que Nancy Mitfod a représenté dans ce livre publié en 1945, une bonne part de son monde et de sa propre recherche de l'amour. Elle dépeint la haute société anglaise, celle qui maintient des traditions d'honneur et de noblesse terrienne au fin fond de la campagne, quitte à ne pas prendre toute la mesure de la course du monde qui les entoure (mais les enfants y sont si heureux !) et aussi celle qui recherche le pouvoir, l'argent, quitte à se compromettre avec les idéologies les plus extrêmes en ces années qui précèdent la deuxième guerre mondiale. Il y a dans ce livre de l'humour, de cet humour anglais si fin et dévastateur, des personnages extravagants et attachants, des enfants élevés à la dure, une histoire d'amour romantique à souhait, des valeurs sûres de la bonne société britannique. Si le regard de Nancy Mitford est pointu, finement observateur, un rien féroce, la romancière n'en dégage pas moins un immense respect pour ses personnages. La fin arrive un peu brutalement et je me suis surprise à avoir la gorge serrée... J'ai pensé en lisant ce roman à Mary Wesley, bien sûr, les deux romancières sont nées respectivement en 1904 et en 1912 et mettent en scène des femmes qui cherchent le bonheur, l'émancipation dans une société encore fort corsetée parfois ; je n'ai pu m'empêcher de penser aussi à Kate Atkinson, dont l'humour et la fantaisie me semblent les dignes descendants de Nancy Mitford (et de Mary Wesley). Anne

Anne7500
10/08/12
 

À peine je commençais à m'attacher à Linda et à sa drôle de famille que le livre était déjà terminé.... et en plus de façon si mélancolique!! Ce n'est pas que je n'aie pas aimé, mais le final m'a sidéré, le récit m'avait l'air rassurant d'une de ces saga familiales où finalement il ne se passe jamais rien de triste et les personnages sont comme protégés dans une bulle....

Valeria82
22/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : DARIA OLIVIER

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