La princesse de cleves

MADAME DE LAFAYETTE

livre la princesse de cleves
EDITEUR : ECOLE DES LOISIRS
DATE DE PARUTION : 20/03/97
LES NOTES :

à partir de
6,80 €

SYNOPSIS :

Histoire d'une âme noble, intermittences d'un coeur de femme, confusion des sentiments, combats douloureux entre le coeur et la raison, la morale et le sésir, tout est dit de la passion qui emporte et bouleverse deux êtres prisonniers de leur condition à la cour
du roi Henri II. A travers l'amour impossible de la princesse de Clèves et du duc de Nemours, Mme de Lafayette révéla les ressources du roman, et, dans le bruissement léger des robes de cour, ouvrit la voie à l'analyse psychologique la plus audacieuse.
7 personnes en parlent

Déjà à première vue, La Princesse de Clèves, de Madame de la Fayette, n'attire pas vraiment : le résumé ne semble pas top et fait penser à une histoire un peu bancale d'amour mais "c'est un classique", alors on lit. On lit, on lit... et on s'ennuie. Autant le style de la Fayette est très bien, imagé et explicatif tout en restant objectif, avec des phrases construites et travaillées, autant l'histoire est vraiment banale, les personnages caricaturaux, et le début beaucoup, mais beaucoup trop long... Pendant plusieurs pages, on assiste à un réel catalogue de personnages qui, s'il est un "effet de style" est des plus ennuyants d'autant plus que l'on ne retient pas tous les personnages. L'histoire peut se résumer dans une coquille de noix et la fin est improbable. J'en conseille la lecture néanmoins, ne serait-ce que pour la documentation historique et les recherches qu'a fait l'auteur, mais si vous cherchez une lecture détente.. passez votre chemin. Clementh

Clementh
27/07/12
 

Brève nouvelle historique, ce roman raconte la passion amoureuse de Melle de Chartres devenu Princesse de Clèves mais amoureuse du Duc de Nemours. Il y a des personnages qui ont réellement existé et d'autres qui ne sont que fictions. C'est un roman avec une écriture assez facile à aborder, Madame de la Fayette a donné naissance au roman d'analyse moderne. Son oeuvre est une belle réussite! Candy.

candym
26/05/13
 

Voici typiquement un de ces grands romans de notre littérature qui sont condamnés au gibet par le corps enseignant et ses élèves. Que je plains ceux qui ont eu le malheur de devoir l'étudier au cours de leurs années lycées... On peut aisément parvenir, à force analyses, commentaires et autres devoirs, à rendre cette oeuvre merveilleuse particulièrement infecte.La Princesse de Clèves, qu'est-ce que c'est ? Oui, c'est le premier roman psychologique, oui c'est un roman de moeurs à la Jane Austen, oui c'est une étude minutieuse du coeur humain, oui c'est un témoignage d'une rare élégance sur la cour royale, oui c'est un des premiers romans de notre littérature, oui c'est le tournant entre la préciosité et le classicisme, oui c'est un roman de femmes, écrit par une femme, pour les femmes. C'est vrai qu'il est rempli d'allusions et de sous-entendus, c'est vrai que les scène du bal, de la vision de Mme de Clèves regardant le portrait de M. de Nemours, de l'aveu à M. de Clèves, sont des scènes dignes d'analyses et de dissections.Mais la véritable beauté de l'oeuvre, n'est-ce pas tout simplement son histoire ? La voici, cette romance qui a inspiré Laclos, Balzac, Rousseau, Flaubert et encore d'autres. La Princesse de Clèves est en premier lieu un grand roman d'amour et de féminité, avec tout le tragique qu'il faut. Le lire ainsi est tout à fait satisfaisant, non ?Parfois, cependant, notamment lors des quatre grandes "digressions", on peut être amené à trouver le temps long, à compter les pages ; ce livre est très bon, d'un style élégant, parfois précieux d'ailleurs, c'est un grand classique qui en a amené d'autres, mais ce n'est pas, selon moi, le meilleur sur le sujet.

Breizy
07/11/12

La princesse de Clèves est un livre que je souhaite lire depuis déjà un bon moment mais dont je repoussais sans cesse la lecture. Finalement, je ne regrette pas de l'avoir lu. L'histoire est intéressante, on a envie de savoir la suite. J'ai bien aimé, sans pour autant avoir de coup de cœur. La princesse de Clèves est un personnages assez compliquée puisqu'elle aime un autre homme que son mari. La situation est difficile à vivre pour elle et le deviendra encore plus le jour où elle avouera son amour pour un autre à son mari... J'ai bien aimé la façon d'écrire de Madame de La Fayette, qui même si elle n'est pas extraordinaire est tout de même plaisante à lire. Par ailleurs, il nous apprend beaucoup de choses intéressantes sur la vie à la cour durant le XVIIè siècle. C'est un livre avec lequel j'ai passé un bon moment et que je pense mérite d'être lu au moins une fois... Stories-of-books

storiesofbooks
15/09/12

C'est un grand classique de la littérature française que j'ai voulu ressortir de ma PAL et je ne le regrette pas. J'ai non seulement découvert un auteur qui m'était totalement étranger (ce qui est toujours le but d'un challenge, entre nous !) mais j'ai, en plus, été séduite par l'incroyable histoire d'amour qui se joue entre la Princesse de Clèves et M. de Nemours.Mademoiselle de Chartres, élevée à l'écart de la cour durant toute sa jeunesse, épouse, peu après son entrée dans le monde, le prince de Clèves pour lequel elle éprouve beaucoup de sympathie. Ce jeune époux issu de la noblesse et séduisant semble paré de toutes les richesses de la vie et il est, de plus, profondément épris d'elle. Mais la jeune fille ne l'aime pas. Ce qui ne va pas l'empêcher de le soutenir et de le respecter durant toute la durée de leur union, et de lui vouer une tendresse à toute épreuve.Quand survient M. de Nemours, jeune noble hautement apprécié de ses pairs, rassemblant tous les critères de l'époque en matière de beauté, d'esprit et de force, le sentiment amoureux, le vrai, la passion telle qu'on se l'imagine, va surgir et ne plus quitter les deux jeunes gens. Evoluants au sein d'une cour princière - celle des Valois - uniquement préoccupée par les jeux de séduction, les joutes, les conversations intellectuelles, les liaisons passagères et autres alliances troubles qui régissent le royaume, la Princesse de Clèves surprend et fascine par sa moralité à toute épreuve, son attachement intemporel à son époux, et sa vertu quasi intouchable. Persuadée d'être en danger en présence de M. de Nemours, elle n'hésite pas à s'éloigner de la cour et de ses tentations pour s'isoler dans sa maison de campagne afin d'éviter la présence de cet homme dont elle restera secrètement éprise toute sa vie.Après un début un peu long mais pas inintéressant où, en toile de fond historique l'auteur retrace les menus arrangements de la cour, les unions et diverses parentés de l'aristocratie de l'époque et de l'entourage du roi en particulier, l'intrigue se met peu à peu en place, révélant des personnages savoureux et des quiproquos rapportés d'une manière particulièrement subtile. Les situations délicates s'enchaînent - qui peuvent paraître bien légères aux yeux des lecteurs que nous sommes - mais ce côté désuet de l'époque, naïf et un peu précieux permet de s'immerger totalement dans l'atmosphère des salons du XVIème siècle, où le thème de l'amour était abordé sous toutes ses formes et régulièrement célébré.L'amour reste donc le sujet central de ce livre, ainsi que ses conséquences, et la moralité, mise en avant tout au long du livre, n'apportera au final qu'une existence bien triste à notre héroïne vertueuse, qui s'isolera d'ailleurs dans un couvent les dernières années de sa vie, loin des perspectives de bonheur qui aurait pu la combler... De multiples interrogations s'imposent forcément à la lecture de ce récit : est-ce qu'en cédant aux sirènes du désir, cette jeune fille n'aurait pas vécut sa vie bien plus agréablement, au lieu de parler de ses doutes à son époux et d'entraîner sa perte - le malheureux va mourir de dépit en apprenant que sa femme nourrit des sentiments puissants pour un autre ! L'honnêteté dans ce cas précis, n'a servit qu'à précipiter la fin d'un homme juste et rempli de désir pour son épouse, et l'introduction du mensonge et d'une liaison cachée dans sa vie (qui prend des proportions gigantesque dans l'esprit de la Princesse) lui auraient probablement apporté plus de plaisir que de malchance. Était-il utile de rester fidèle à la mémoire du Prince de Clèves après son décès, refuser encore de nouer une idylle avec son amant en prétextant que l'amour lui passera, craindre la jalousie et ses méfaits plutôt que vivre sa passion au grand jour sans penser à l'avenir ? La morale de cette histoire est bien amère puisque les notions de vertu et de fidélité n'apporteront en aucun cas la fin heureuse à laquelle je m'attendais... http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/05/la-princesse-de-cleves-madame-de-la.html

un flyer
21/05/11

Qui n’a jamais entendu parler de La princesse de Clèves ? Surtout ces derniers temps, oserai-je dire. J’avais étudié deux extraits de ce roman, pour les épreuves anticipées de français. Alors, lorsque j’ai vu, pendant les vacances de Noël, ce bouquin, je n’ai pas hésité. D’autant plus que la couverture est magnifique ! J’ai donc profité de mes vacances pour lire ce roman, considéré comme étant le premier roman développant une psychologie des personnages, dans la littérature française. On pourrait être effrayé en lisant les premières pages. Mme de Lafayette met en place son histoire, et il y a une multitude de noms. Mais quelque pages plus loin, on découvre la princesse de Clèves, encore jeune fille. Sa beauté est sans pareille. Le prince de Clèves tombe fou amoureux d’elle, et après de multiples demandes venant d’hommes de la cour, il réussit à l’épouser. C’est donc d’abord l’amour du prince de Clèves pour sa future femme que nous découvrons. Son amour est touchant. Et même si la princesse de Clèves ne parait pas malheureuse de devoir l’épouser, on sait qu’elle ne l’aimera jamais comme lui l’aime. Puis la princesse de Clèves fait la connaissance de M. de Nemours. Un homme galant, qui a déjà eu de multiples relations avec des dames de la cour. Aucune ne lui résiste. Mais il tombe amoureux de la princesse de Clèves. Elle-même se prend de passion pour lui, mais sa vertu l’empêche de montrer son inclination pour lui. C’est donc ce combat, entre l’amour et la vertu, entre la passion et la raison, qui domine Mme de Clèves. Et ce, jusqu’à la fin du roman.Tout est donc question de passion ici : la passion de M. de Clèves pour son épouse, celle de M. de Nemours pour la princesse de Clèves, et celle de cette dernière pour M. de Nemours. J’ai été touchée par la passion entre M. de Nemours et la princesse de Clèves, mais plus encore par l’amour que porte M. de Clèves pour sa femme. Je le trouve admirable et particulièrement touchant. D’ailleurs, la scène où la princesse de Clèves avoue sa passion à son mari est magnifique. Je l’avais étudiée l’année dernière, et j’avais beaucoup aimé cet extrait. Mme de Clèves est un personnage intéressant à étudier. D’un côté je la trouve très forte et courageuse, en décidant de ne pas céder à M. de Nemours, pour sa vertu et pour son mari. Plus d’une femme aurait céder, sans penser aux conséquences. Mais d’un autre côté, je pense qu’elle a peur de l’amour. A la mort de son mari, elle peut se marier avec M. de Nemours, mais elle refuse. Elle a peur que M. de Nemours ne se lasse d’elle une fois mariés, et qu’il ne se prend de passion pour une autre femme. Elle a peur de ressentir de la jalousie, et de vivre avec cette angoisse constante de perdre l’être aimé. De ce côté, ce roman du XVIIe siècle pourrait rendre compte des sentiments qui peuvent encore nous habiter. Par ailleurs, ce roman nous offre une belle description de la cour. Les moindres faits et gestes sont épiés et racontés, et le moindre pas de travers peut ruiner votre réputation. Il faut faire attention aux expressions de votre visage, surtout ne pas rougir, ne montrer ni surprise ni colère ou affliction. Toujours porter un masque. Ne jamais montrer ses sentiments. La cour, le théâtre de la vie. Et là, ca me fait penser aux Liaisons dangereuses de Laclos, mais c’est une autre histoire…En bref, une lecture plus qu’agréable, notamment grâce à l’écriture de Mme de Lafayette. J’aime ce style du XVIIe siècle, très soutenu, mais magnifique. Peut-être un livre à lire au moins une fois dans sa vie, pour le plaisir, ou pour découvrir le premier « vrai » roman psychologique de la littérature française. Et pour le plaisir, un extrait. Mme de Clèves a avoué sa passion à son mari, sans lui dire l’objet de son amour. Quelques temps après, on apprend à la cour, qu’une femme a avoué à son mari qu’elle était prise de passion pour un autre homme. On ne sait pas qui est cette femme, ni qui est l’homme. Mais Mme de Clèves ne sait pas qui a pu raconter cela, puisqu’elle se croyait seule, lorsqu’elle s’était confessée à son mari. Elle ne savait pas que M. de Nemours se cachait, non loin d’eux. Elle soupçonne donc son mari. « N’en doutez pas, madame, répliqua M. de Clèves, vous vous êtes trompée ; vous avez attendu de moi des choses aussi impossibles que celles que j’attendais de vous. Comment pouviez-vous espérer que je conservasse de la raison ? Vous aviez donc oublié que je vous aimais éperdument et que j’étais votre mari ? L’un des deux peut porter aux extrémités : que ne peuvent point les deux ensemble ? Eh ! que ne sont-ils point aussi, continua-t-il ; je n’ai que des sentiments violents et incertains dont je ne suis pas le maître. Je ne me trouve plus digne de vous ; vous ne me paraissez plus digne de moi. Je vous adore, je vous hais, je vous offense, je vous demande pardon ; je vous admire, j’ai honte de vous admirer. Enfin il n’y a plus en moi ni de calme, ni de raison. Je ne sais comment j’ai pu vivre depuis que vous me parlâtes à Coulommiers et depuis le jour que vous apprîtes de Mme la Dauphine que l’on savait votre aventure. Je ne saurais démêler par où elle a été sue, ni ce qui se passa entre M. de Nemours et vous sur ce sujet ; vous ne me l’expliquerez jamais et je ne vous demande point de me l’expliquer. Je vous demande seulement de vous souvenir que vous m’avez rendu le plus malheureux homme du monde. »

EmmaBovary
16/03/10
 

J'avais lu ce livre ce livre à l'adolescence et je le relis maintenant. Un vrai bonheur de lecture. Une langue qui a changé mais qui reste lisible. Une langue qui donne un côté presque "exotique" au livre. Une langue qui m'a transportée plusieurs centaines d'années en arrière. Et pourtant, que je me suis sentie proche des personnages et de leurs sentiments !Un reproche : que ce soit la 4ème de couverture, la préface ou les notes en bas de pages, trop d'indications sont données sur la suite de l'histoire. C'est la même chose pour le résumé ci-dessus. Ce n'est pas parce que l'on lit un classique que l'on n'a pas envie que l'histoire nous soit dévoilée petit à petit.

sauge
05/12/09
 

Format

  • Hauteur : 15.00 cm
  • Largeur : 10.50 cm
  • Poids : 0.14 kg

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