La princesse de cleves

MADAME DE LAFAYETTE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 17/03/05
LES NOTES :

à partir de
2,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

La Princesse de Clèves montre l'effet ravageur de la passion dans une âme qui se veut maîtresse d'elle-même. De la première rencontre avec le duc de Nemours jusqu'à la fuite finale dans le «repos», en passant par un aveu qui cause la mort de son mari, Mme de Clèves assiste lucidement à une déroute contre laquelle ses raisonnements restent impuissants. Mme de Lafayette combat ainsi une grande
partie de la littérature amoureuse avec cette arme qui s'appelle l'«analyse». Mme de Lafayette ne l'a pas inventée. Mais jusque-lâ, elle ne servait qu'à expliquer le comportement des personnages. Ici, pour la première fois, l'analyse devient un moyen de progression et la substance même du récit. Cette audace explique la fortune exceptionnelle du roman, et sa nombreuse postérité.
4 personnes en parlent

Déjà à première vue, La Princesse de Clèves, de Madame de la Fayette, n'attire pas vraiment : le résumé ne semble pas top et fait penser à une histoire un peu bancale d'amour mais "c'est un classique", alors on lit. On lit, on lit... et on s'ennuie. Autant le style de la Fayette est très bien, imagé et explicatif tout en restant objectif, avec des phrases construites et travaillées, autant l'histoire est vraiment banale, les personnages caricaturaux, et le début beaucoup, mais beaucoup trop long... Pendant plusieurs pages, on assiste à un réel catalogue de personnages qui, s'il est un "effet de style" est des plus ennuyants d'autant plus que l'on ne retient pas tous les personnages. L'histoire peut se résumer dans une coquille de noix et la fin est improbable. J'en conseille la lecture néanmoins, ne serait-ce que pour la documentation historique et les recherches qu'a fait l'auteur, mais si vous cherchez une lecture détente.. passez votre chemin. Clementh

Clementh
27/07/12
 

Brève nouvelle historique, ce roman raconte la passion amoureuse de Melle de Chartres devenu Princesse de Clèves mais amoureuse du Duc de Nemours. Il y a des personnages qui ont réellement existé et d'autres qui ne sont que fictions. C'est un roman avec une écriture assez facile à aborder, Madame de la Fayette a donné naissance au roman d'analyse moderne. Son oeuvre est une belle réussite! Candy.

candym
26/05/13
 

Qui n’a jamais entendu parler de La princesse de Clèves ? Surtout ces derniers temps, oserai-je dire. J’avais étudié deux extraits de ce roman, pour les épreuves anticipées de français. Alors, lorsque j’ai vu, pendant les vacances de Noël, ce bouquin, je n’ai pas hésité. D’autant plus que la couverture est magnifique ! J’ai donc profité de mes vacances pour lire ce roman, considéré comme étant le premier roman développant une psychologie des personnages, dans la littérature française. On pourrait être effrayé en lisant les premières pages. Mme de Lafayette met en place son histoire, et il y a une multitude de noms. Mais quelque pages plus loin, on découvre la princesse de Clèves, encore jeune fille. Sa beauté est sans pareille. Le prince de Clèves tombe fou amoureux d’elle, et après de multiples demandes venant d’hommes de la cour, il réussit à l’épouser. C’est donc d’abord l’amour du prince de Clèves pour sa future femme que nous découvrons. Son amour est touchant. Et même si la princesse de Clèves ne parait pas malheureuse de devoir l’épouser, on sait qu’elle ne l’aimera jamais comme lui l’aime. Puis la princesse de Clèves fait la connaissance de M. de Nemours. Un homme galant, qui a déjà eu de multiples relations avec des dames de la cour. Aucune ne lui résiste. Mais il tombe amoureux de la princesse de Clèves. Elle-même se prend de passion pour lui, mais sa vertu l’empêche de montrer son inclination pour lui. C’est donc ce combat, entre l’amour et la vertu, entre la passion et la raison, qui domine Mme de Clèves. Et ce, jusqu’à la fin du roman.Tout est donc question de passion ici : la passion de M. de Clèves pour son épouse, celle de M. de Nemours pour la princesse de Clèves, et celle de cette dernière pour M. de Nemours. J’ai été touchée par la passion entre M. de Nemours et la princesse de Clèves, mais plus encore par l’amour que porte M. de Clèves pour sa femme. Je le trouve admirable et particulièrement touchant. D’ailleurs, la scène où la princesse de Clèves avoue sa passion à son mari est magnifique. Je l’avais étudiée l’année dernière, et j’avais beaucoup aimé cet extrait. Mme de Clèves est un personnage intéressant à étudier. D’un côté je la trouve très forte et courageuse, en décidant de ne pas céder à M. de Nemours, pour sa vertu et pour son mari. Plus d’une femme aurait céder, sans penser aux conséquences. Mais d’un autre côté, je pense qu’elle a peur de l’amour. A la mort de son mari, elle peut se marier avec M. de Nemours, mais elle refuse. Elle a peur que M. de Nemours ne se lasse d’elle une fois mariés, et qu’il ne se prend de passion pour une autre femme. Elle a peur de ressentir de la jalousie, et de vivre avec cette angoisse constante de perdre l’être aimé. De ce côté, ce roman du XVIIe siècle pourrait rendre compte des sentiments qui peuvent encore nous habiter. Par ailleurs, ce roman nous offre une belle description de la cour. Les moindres faits et gestes sont épiés et racontés, et le moindre pas de travers peut ruiner votre réputation. Il faut faire attention aux expressions de votre visage, surtout ne pas rougir, ne montrer ni surprise ni colère ou affliction. Toujours porter un masque. Ne jamais montrer ses sentiments. La cour, le théâtre de la vie. Et là, ca me fait penser aux Liaisons dangereuses de Laclos, mais c’est une autre histoire…En bref, une lecture plus qu’agréable, notamment grâce à l’écriture de Mme de Lafayette. J’aime ce style du XVIIe siècle, très soutenu, mais magnifique. Peut-être un livre à lire au moins une fois dans sa vie, pour le plaisir, ou pour découvrir le premier « vrai » roman psychologique de la littérature française. Et pour le plaisir, un extrait. Mme de Clèves a avoué sa passion à son mari, sans lui dire l’objet de son amour. Quelques temps après, on apprend à la cour, qu’une femme a avoué à son mari qu’elle était prise de passion pour un autre homme. On ne sait pas qui est cette femme, ni qui est l’homme. Mais Mme de Clèves ne sait pas qui a pu raconter cela, puisqu’elle se croyait seule, lorsqu’elle s’était confessée à son mari. Elle ne savait pas que M. de Nemours se cachait, non loin d’eux. Elle soupçonne donc son mari. « N’en doutez pas, madame, répliqua M. de Clèves, vous vous êtes trompée ; vous avez attendu de moi des choses aussi impossibles que celles que j’attendais de vous. Comment pouviez-vous espérer que je conservasse de la raison ? Vous aviez donc oublié que je vous aimais éperdument et que j’étais votre mari ? L’un des deux peut porter aux extrémités : que ne peuvent point les deux ensemble ? Eh ! que ne sont-ils point aussi, continua-t-il ; je n’ai que des sentiments violents et incertains dont je ne suis pas le maître. Je ne me trouve plus digne de vous ; vous ne me paraissez plus digne de moi. Je vous adore, je vous hais, je vous offense, je vous demande pardon ; je vous admire, j’ai honte de vous admirer. Enfin il n’y a plus en moi ni de calme, ni de raison. Je ne sais comment j’ai pu vivre depuis que vous me parlâtes à Coulommiers et depuis le jour que vous apprîtes de Mme la Dauphine que l’on savait votre aventure. Je ne saurais démêler par où elle a été sue, ni ce qui se passa entre M. de Nemours et vous sur ce sujet ; vous ne me l’expliquerez jamais et je ne vous demande point de me l’expliquer. Je vous demande seulement de vous souvenir que vous m’avez rendu le plus malheureux homme du monde. »

EmmaBovary
16/03/10
 

J'avais lu ce livre ce livre à l'adolescence et je le relis maintenant. Un vrai bonheur de lecture. Une langue qui a changé mais qui reste lisible. Une langue qui donne un côté presque "exotique" au livre. Une langue qui m'a transportée plusieurs centaines d'années en arrière. Et pourtant, que je me suis sentie proche des personnages et de leurs sentiments !Un reproche : que ce soit la 4ème de couverture, la préface ou les notes en bas de pages, trop d'indications sont données sur la suite de l'histoire. C'est la même chose pour le résumé ci-dessus. Ce n'est pas parce que l'on lit un classique que l'on n'a pas envie que l'histoire nous soit dévoilée petit à petit.

sauge
05/12/09
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.16 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition

Dans la même catégorie