La princesse / la fille du marchand de chevaux

LAWRENCE, DAVID HERBERT

livre la princesse / la fille du marchand de chevaux
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/01/98
LES NOTES :

à partir de
7,00 €

SYNOPSIS :

" Le père et l'enfant étaient inséparables. Colin Urquhart n'était pas un reclus. Où qu'il allât, on le voyait faire des visites mondaines, déjeunant ou prenant le thé en ville, sortant rarement pour le dîner. Et toujours avec l'enfant. Elle, les gens l'appelaient la princesse Urquhart, comme si ç'avait été son nom de baptême. C'était une
vive, une délicate petite créature aux cheveux d'un or foncé tirant avec douceur sur le brun, et aux larges yeux bleus légèrement proéminents, si candides et si entendus tout ensemble. Ce fut tout de suite une grande personne ; en fait, elle ne grandit jamais. Toujours étrangement sage, et toujours enfant. C'était la faute de son père.
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Quelle est donc cette princesse que nous suggère le géniteur de mon Amant de Lady Chatterley (je dis « mon », quitte à massacrer la syntaxe, car je ne peux me résoudre à ce qu’il ne soit que sien…) ? Dois-je craindre – ou espérer – trouver en elle les prémices de Constance dans ce texte antérieur de quatre ans ? Curieuse, j’entrouvre la première page. Déjà, les mots vous enserrent, vous donnent envie d’aller plus loin, de savoir : « Pour son père, elle était la Princesse. Pour ses oncles et tantes de Boston, elle était tout simplement… »Ah ! Quel plaisir incomparable que celui de se glisser dans un texte de D.H. Lawrence et se laisser envoûter par la danse lente des mots ! Il y a dans sa façon d’écrire un je-ne-sais-quoi qui vous hypnotise et vous empêche de le quitter avant la toute fin. Sans doute est-ce dû à l’alliance inimitable de la distinction d’un écriture très britannique avec la puissance animale des sentiments évoqués…La princesse est la confrontation en quelques pages de l’incarnation de la froideur anglaise exacerbée et de la sensualité à peine retenue d’un indien mexicain. Marie Henrietta Urquhart est une jeune femme froide, hautaine, exigeante qui serait détestable si l’on ne sentait vibrer en elle un démon intérieur prêt à s’ouvrir enfin à la vie dans ce qu’elle a de plus essentiel. La rapidité du texte, le resserrement de l’intrigue et la tension qui en découle contribue à faire de La princesse un bijou brut que j’ai beaucoup apprécié et que je relirai avec plaisir.Finalement, si j’aime autant D.H. Lawrence c’est sûrement surtout car l’on ressent fortement dans ses écrits le besoin du retour au « sacré primitif », et ce presque autant dans les descriptions de la Nature que dans la rencontre des corps dénués de honte et de pudeur…

Loudev
22/03/13
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 11.40 cm
  • Poids : 0.15 kg
  • Langage original : ANGLAIS