La puissance des corps

QUEFFELEC, YANN

livre la puissance des corps
EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 25/02/09
LES NOTES :

à partir de
19,30 €

SYNOPSIS :

Février 2015, dix-huit heures et des poussières, attentat terroriste au coeur du métro parisien. Le tunnel subaquatique entre Concorde et Assemblée nationale vient d'exploser. On ignore l'ampleur des dégâts, combien de rames noyées, de stations inondées. Le colonel de gendarmerie Rémus, amené par vedette au-dessus du boyau déchiqueté, plonge dans la Seine et, guidé par ses lunettes infrarouges, parvient à l'arrière d'un wagon submergé. Vision d'épouvante. Dans la luminance infrarouge des centaines d'yeux écarquillés, morts, de faces agglutinées derrière les vitres. Il a déjà vu ces faces agglutinées. C'est alors qu'il reconnaît le visage de Mino, l'enfant qu'il élève comme un fils. Rêve, cauchemar, Rémus vient de le raconter pour la troisième fois à sa psychothérapeute flic. Les crises ont commencé après qu'il a rempli sa mission dans les Balkans. Il était mandaté pour la mise au jour, avec ses hommes, d'un charnier vieux de trois semaines, mélange de femmes, enfants, vieillards aux faces agglutinées, sur lequel veillait jalousement un gosse de quatre ans attendant sa mère, celui qu'il appelle depuis Mino. Rémus et Mino habitent au trentième étage d'une tour à Romainville. Ni Rémus ni Mino ne sont leurs vrais noms. Lui, quarante ans, travaille à l'Office central de lutte contre les atteintes à la santé publique. Il fait partie du groupe 5 qui n'a pas d'existence officielle, organisme chargé aussi d'anticiper à Paris les actions terroristes et de protéger discrètement les zones à risques. Rémus, au quotidien, affiche une belle humeur, il est volontiers drôle, il paraît au mieux dans sa peau. C'est un être angoissé qui mange les côtes de boeuf par deux, et ne fait montre d'aucun romantisme envers les femmes qu'il consomme avec une voracité pathologique. Outre ses potes flics, il a un ami dévoué comme un chien, Anour, journaliste météo à Europe 3, probablement payé pour le surveiller. C'est à Mino que Rémus raconte parfois ce qu'il fait, pour l'aider à trouver le sommeil. Il lui dit qu'il
enquête, instruit des affaires qui ne sont jamais jugées, jamais évoquées par la presse, tout le monde a peur. Il lui dit qu'il arrête les méchants. Il lui dit que la réglementation est une escroquerie sur la nourriture. Les plants de tomates espagnols joufflus poussent d'abord en Chine autour des no man's land des centrales nucléaires. La bonne mine des salades sous vide n'est que l'effet d'un puissant gaz cancérigène. Il lui dit que les déchets chimiques et domestiques sont embarqués par des sociétés spécialisées dont les cargos pleins sont coulés au large. Il l'a vu faire plusieurs fois. Il a filmé les scènes, il a vu le capitaine d'un bateau jeté par-dessus bord, à poil et en sang, dans une zone à requins. Il lui dit qu'il travaille en ce moment à l'affaire Euroviande, le plus grand réseau de viandes conditionnées en Europe. Et aussi le plus grand trafic depuis qu'Euroviande s'est implanté en Lorraine. Moins de chômage ? Une parfaite réussite à la française ? On ignore qu'Euroviande rachète à bas prix les élevages de porcs malades, gave les animaux d'antibiotiques, et, tels quels, en fait du corned-beef où se retrouvent les ganglions infectés, le pus des ganglions, les abcès, leurs peaux mortes. On ignore qu'Euroviande possède un stock d'intervention à hauts risques. Il est constitué de milliers de carcasses de bêtes abattues par les Anglais au temps de la vache folle : prohibées à l'importation en France, revendues par l'Angleterre au Brésil, rachetées par Euroviande au Brésil, les carcasses se retrouvent chez nous sous des labels de traçabilité en règle. « Et tout est comme ça, Mino, tout est comme ça ! » Ce soir-lâ, Rémus annonce au gamin qu'il va s'absenter quelques jours. Il va foutre un beau merdier chez les méchants. Il lui dit qu'il n'a pas besoin d'avoir peur : quand il part en mission Rémus est injoignable. A son retour, Mino a disparu. L'appartement est rempli de morceaux de viande en putréfaction. Le téléphone vibre, une voix fait au bout du fil : « Tout est comme ça. »
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Honnêtement, je n'ai pas vraiment saisi la finalité de l'histoire... Il y a plusieurs personnages, tous avec un désespoir feint ou non. Tous entourés les uns des autres, mais si seuls et si trompés en vérité.D'abord Rémus, le flic, le gros dur, qui trompe sa femme, qui n'éprouve rien pour elle et méprise leur futur enfant à naître. Et pourtant, si alarmé par la disparition de Popeye, son fils de coeur.Onyx, la fille seule, qui n'a jamais connu sa mère et qui est une âme en quête d'un père.Puis les autres femmes, caractérisées par leur hystérie, leur fol amour qui tourne à la jalousie. Toutes trompées ou trompeuses.Puis il y a Paneurox, l'usine productrice de viande à grande échelle.En gros, j'ai vraiment eu du mal à rassembler tous les éléments de l'histoire. J'attend de lire d'autres avis sur cet ouvrage! Marylin

marylinm
08/12/11
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.41 kg

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