La question ; la torture au coeur de la republique

ALLEG, HENRI ; RIOUX, JEAN-PIERRE

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 06/11/08
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

La première édition de La Question d'Henri Alleg fut achevée d'imprimer le 12 février 1958. Des journaux qui avaient signalé l'importance du texte furent saisis. Quatre semaines plus tard, le jeudi 27 mars 1958 dans l'après-midi, les hommes du commissaire divisionnaire Mathieu, agissant sur commission rogatoire du commandant Giraud, juge d'instruction auprès du tribunal des forces armées de Paris, saisirent une partie de la septième réédition de La Question. Le récit d'Alleg a été perçu aussitôt comme emblématique par sa brièveté même, son style nu,
sa sécheresse de procès-verbal qui dénonçait nommément les tortionnaires sous des initiales qui ne trompaient personne. Sa tension interne de cri maîtrisé a rendu celui-ci d'autant plus insupportable : l'horreur était dite sur le ton des classiques. La Question fut une météorite dont l'impact fit tressaillir des consciences bien au-delà des " chers professeurs ", des intellectuels et des militants. A l'instar de J'accuse, ce livre minuscule a cheminé longtemps. Jean-Pierre Rioux, " La torture au coeur de la République ", Le Monde, 26-27 avril 1998
4 personnes en parlent

Tout se sait toujours... Henri Alleg est mort le 17 juillet 2013. Militant humaniste infatigable, communiste inébranlable, il est l’auteur de ce texte choc, à la résonance toujours aussi actuelle, qu’est La Question. Dans ces quelques pages au style clinique, Alleg raconte et dénonce la torture en Algérie : celle qu’il subit dès 1957 après avoir été arrêté par l’armée française. Les pages qu’il écrit, il les transmet clandestinement à ses avocats : le livre paraîtra ainsi en 1958, avant d’être aussitôt censuré par l’Etat français, malgré les dénonciations de nombreux intellectuels (parmi lesquels Sartre et Mauriac). Texte souvent insoutenable, d’un réalisme cru, il contribua, bien plus que tout autre discours, à donner sens et corps à une réalité tue et à une pratique silencieuse : la torture en Algérie. Si l’on pouvait dès lors continuer à fermer les yeux sur ce qui se passait dans les prisons algériennes, sur les sévices perpétrés par des officiers de la République française, il était impossible de dire que l’on ne savait pas… Massu lui-même en répondra par la suite.Edgar Morin, autre grand intellectuel de gauche, « meilleur copain » d’Alleg au lycée, écrivait dans France-Observateur du 20 février 1958 : « Ce livre est le livre d’un héros pour avoir combattu, résisté, subi le supplice, riposté, dénoncé et, finalement, pour avoir écrit ce livre. » Alleg était un résistant, un homme de valeur et de fidélité, qui, toute sa vie, dénonça les injustices de toute sorte. Henri Alleg est mort, mais son témoignage est inscrit dans l’histoire. Comme il le disait à ses bourreaux : « Tout se sait toujours ». Le meilleur hommage qu’on peut lui rendre est bien de lire ou relire La Question, de s’imprégner de cet état d’esprit exemplaire et engagé, et d’en transmettre les valeurs.

Journaliste franco-algérien et communiste, Henri Alleg a payé son engagement pour une Algérie indépendante. Arrêté par l’armée française à Alger en 1957, il sera torturé de nombreuses fois par les parachutistes de la 10e D.P. C’est en prison qu’il écrira La Question, transmettant en secret les pages de son livre à son avocat.Le livre sera publié dès 1958 en France par les Éditions de Minuit, mais aussitôt interdit. Il aura tout de même permis de révéler les pratiques de l’armée pendant les « événements ».Un récit terrifiant qui met en lumière la folie de ces hommes prêts à toutes les horreurs pour garder l’Algérie française. On n’en ressort pas indemne. Aurélie

relie
15/05/12
 

"Henri Alleg, journaliste communiste et ancien directeur de Alger républicain, est arrêté le 12 juin 1957 par l''Armée française, en pleine guerre d'Algérie, et incarcéré à El Biar, où il sera interrogé et torturé. Quelques temps plus tard, il est transféré à la prison civile d'Alger, où il rédigera La Question, livre publié par les éditions de Minuit, dans lequel il relate les sévices atroces qu'il a subi durant son interrogatoire."

chroniquesassidues
29/04/11
 

Court mais intense avec un ton sec et bref, ce livre autobiographique n'est ni plus ni moins que le témoignage d'Henri Alleg, journaliste clandestin arrêté en 1957 à Alger. C'est après son transfert dans la prison civile, qu'il écrira La question, en y retraçant sa période de détention et les sévices qu'il y a subis, alors en pleine guerre d'Algérie.

Lilyptitbout
05/09/10
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.08 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition