La raison politique en islam

ABED AL JABRI M.

livre la raison politique en islam
EDITEUR : LA DECOUVERTE
DATE DE PARUTION : 07/05/07
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à partir de
28,00 €

SYNOPSIS :

Depuis l'émergence de l'islam politique dans les sociétés musulmanes des années 1980, médias et experts occidentaux ont multiplié discours et analyses sur les relations entre islam et politique, sans éviter trop souvent les pièges de l'essentialisme, voire de la simple islamophobie. Mais les nombreux penseurs du monde musulman qui ont abordé ces questions restent largement méconnus, en particulier ceux qui s'expriment en arabe. D'où l'intérêt majeur de cette traduction du troisième volume de l'oeuvre célèbre du philosophe marocain Mohammed Abed Al-Jabri, Critique de la raison arabe : cet ouvrage propose une analyse critique, de l'intérieur, du patrimoine politique islamique, qui éclaire d'un jour nouveau les manifestations de l'islam politique moderne - fondamentalisme, extrémisme religieux, etc. Pour en comprendre les ressorts profonds, Al-Jabri iden-tifie les trois facteurs clés,
empruntés aux travaux d'Ibn Khaldoun, qui ont déterminé la nature de la « raison » politique en islam dans le monde arabe : la tribu, le butin et le dogme. C'est au moyen de ces trois éléments qu'il analyse - en s'appuyant sur de nombreux textes historiques - les manifestations de cette raison : l'idéologie fataliste des Omeyyades, la mythologie de l'imâmat, le mouvement éclairé, l'idéologie sultanienne. Al-Jabri montre ainsi que l'islam est, certes, une religion et un mode de vie, mais qu'il n'a jamais statué sur le régime de l'État. Ce qui lui permet d'ouvrir les pistes d'un renouveau démocratique de la raison politique en islam, invitant les musulmans à adopter la consultation en tant que principe directeur pour une organisation démocratique et rationnelle de la société, bâtie sur la libre pensée, le droit à la différence et la mise en oeuvre de la raison critique.
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« Je suis vieux, bientôt je vais mourir. J'ai passé toute ma vie adulte à me taire. J'ai écrit des pages par milliers : des poèmes, des essais, des articles, des nouvelles, des romans, des esquisses de tout et de rien, des pièces et des ébauches de pièces, des textes pour la radio, des fabliaux, des pamphlets, des lettres, des journaux de bord, et encore des poèmes, des nouvelles, des romans... Mais je n'ai pas pu dire l'essentiel, la seule chose qui me faisait écrire. Elle est restée en travers de ma gorge. J'aurai parfois voulu me la trancher, la gorge, y plonger mes deux mains pour fouiller et tirer de là-dedans ce nœud, ce morceau à cracher qui ne voulait pas qu'on le crache, ce cri. »Ce premier livre de Christophe Mileschi est aussi le dernier de son narrateur, Vittorio Alberto Tordo, écrivain italien qui, au soir de sa vie, se repent de n'avoir su écrire la vérité et d'avoir passé sous silence l'essentiel, à savoir sa participation active à des engouements collectifs meurtriers (guerre de 14-18, fascisme, guerres coloniales, lois raciales...). Dupe de lui-même jusqu'aux pires égarements, il a bâti sa carrière d'écrivain sur des centaines de pages de clichés, de propagande, d'envolées patriotiques convenues, en ignorant «la légion de tous les frères massacrés» qui lui demandaient pourtant «Regarde-nous, écris tout cela». Alors, en un livre-confession autocritique, il tente enfin, difficilement, de mettre par écrit sa culpabilité, sa honte, ses remords, et ses morts qui le hantent. Son dernier livre doit être celui par lequel il renie tous les autres, désavoue ses propos et ses actes et témoigne contre lui-même.Le propos est éminemment juste et intéressant (la littérature n'est pas un espace de neutralité, et certainement pas de neutralité politique) mais la forme peu probante. En effet ce témoignage devrait être intense et poignant, et il l'est par moment (notamment dans le premier ainsi que le dernier chapitre), mais globalement ces confessions manquent de sincérité. Le narrateur ne se livre que par bribes et finalement ne va pas au fond de son propos et ne fait qu'effleurer son sujet, ce qui fait qu'on n'y croit pas vraiment. Certes, il dit regretter d'avoir tu le principal, mais ne profite pas de ce dernier livre pour enfin l'exprimer clairement et reste confus dans ses tentatives de justifications. Le résultat est confus donc, et affecté.

Kara
20/04/09

Format

  • Hauteur : 24.10 cm
  • Largeur : 15.70 cm
  • Poids : 0.54 kg
  • Langage original : ARABE

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