La reine des lectrices

BENNETT, ALAN

livre la reine des lectrices
EDITEUR : DENOEL
DATE DE PARUTION : 08/01/09
LES NOTES :

à partir de
12,15 €
nos libraires ont adoré la reine des lectrices

SYNOPSIS :

Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C'est à cette drôle de fictions que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oeil

implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. C'est en maître de l'humour décalé qu'Alan Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

La reine Elizabeth découvre en promenant ses chiens dans la cour de Windsor, un bibliobus. Sa bienséance l'oblige à emprunter un livre et elle devient finalement "addict" à la littérature. Le protocole est sens dessus-dessous surtout lorsque sa majesté déclare au premier ministre "Les Lettres sont la République". La Littérature mettrait-elle en péril la Monarchie ? Ce livre délicieusement irrespectueux nous rappelle que les livres peuvent changer le monde. God save the Books ! Nathalie (arras)
75 personnes en parlent

Imaginez la reine d'Angleterre en grande lectrice compulsive, du genre à nous ressembler (pour faire simple), et donc victime aussi de cette passion dévorante, car lire lui prend un temps fou, l'enferme dans un univers insoupçonné, lire toujours et encore plus, noter, gribouiller, et trouver à la vie courante un goût de plus en plus amer, voire agaçant... Vous obtenez un roman d'une absolue et irrésistible causticité, taillé dans le roc de la flegme britannique, comprenez ainsi que c'est fin, très fin et d'une grande subtilité. Mais qu'est-ce qu'on s'amuse !L'aventure littéraire de la reine a commencé dans un bibliobus, c'était sans se douter le vertige que la lecture allait lui apporter. La reine va être prise d'une frénésie, aidée par son tabellion personnel, Norman, un ancien employé aux cuisines promu du jour au lendemain bras droit de la monarque. Tout ceci est bien beau, mais trop nouveau dans cette aristocratie guindée et enfermée dans son sacro-saint protocole. En clair, la passion dévorante de la reine n'est pas du tout appréciée, car son altesse néglige de plus en plus ses devoirs royaux. Alors, en douce et bien grossièrement, on tente de faire perdre le goût des livres à la reine. Tous les moyens sont bons (dynamiter le coussin sous lequel un livre avait été glissé, lors d'une procession en carrosse, ou détourner une caisse de livres en partance pour le Canada, cacher les réserves, éloigner Norman et le bibliobus, etc.). Rien n'y fait, la reine est accro !N'attendez plus, découvrez ce livre car la suite des aventures de la royale passion littéraire sème une joyeuse pagaille à Buckingham et se conclue dans un sourire, en forme de croissant de lune. La reine y est décrite de façon sympathique, assez naïve mais perspicace. La lecture lui ouvre un champ de possibilités, elle qui pensait avoir tout vu, en voyageant à travers le monde, découvre un autre globe grâce à la lecture. Cette reine nous ressemble, quoi. Du moins, Alan Bennett nous la rend étonnante, plus humaine et proche de nous. C'est dire le pouvoir des livres !!!

Clarabel
20/02/09
 

Quand la Reine d’Angleterre découvre (par hasard !) le goût et le plaisir de la lecture, le protocole en prend un sacré coup ! Ses tâches habituelles l’ennuient, car elles la détournent de l’essentiel : cette nouvelle soif de littérature découverte sur le tard. Sa ponctualité légendaire va dès lors se transformer en retards non moins légendaires pour cause de récits trop prenants …C’est une farce bien sûr, mais c’est assez amusant ! Peut-on passer son temps à lire quand on est Altesse Royale ? Petit roman distrayant que je trouve néanmoins vite éventé : la substance de l’intrigue est dite en quelques lignes dans les premières pages, et les 170 qui suivent ne me semblent être qu’un délayage citant au passage quelques titres de référence et quelques idées éculées sur « le pouvoir » de la lecture. Le joyeux soufflé retombe un peu vite.Sympathique donc, mais sans plus…

Jdhelene
09/06/09
 

Vous qui commencez à me connaître assez bien, chers lecteurs, savez que je suis tout à fait réceptive à l'humour décalé et aux histoires un peu loufoques ou originales. Pas de surprise donc à la lecture de ce livre dont je me suis bien sûr délectée. L'humour typically british de l'auteur n'y est pas pour rien, certes, mais c'est surtout le personnage de Sa Majesté qui a emporté mon adhésion à cette lecture. Comme cette Reine est accessible, humaine, et comme sa découverte de la lecture m'a semblé proche de la mienne !."Elle découvrait également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu.""Cet attrait pour la lecture, songeait-ellesongeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. (...) La lecture provoquait un sentiment du même ordre. Il y avait en elle quelque chose d'anonyme, de partagé, de commun. Ayant mené une existence à part, elle se rendait compte à présent qu'elle désirait ardemment éprouver un tel sentiment : elle pouvait parcourir toutes ces pages, l'espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu'on la reconnaisse.".La reine lit, me direz-vous ? La belle affaire ! Eh oui, justement ! Car on ne demande pas à la reine de lire, ni de réfléchir d'ailleurs, on lui demande juste... d'être reine et de faire correctement son travail de reine. Lire, c'est d'une audace !Suite sur Les lectures de LIli Liliba

liliba
21/12/09
 

Où une reine découvre les livres et les bienfaits de la lecture dans son rapport à l'autre (humanisation des rapports) mais aussi à soi.Véritable plaidoyer pour la lecture sur un mode humoristique.Quelques extraits :"Les livres sont venus enrichir ma vie""Quelques année plus tôt, elle n'aurait même pas fait attention au comportement de Norman...Elle s'y attardait aujourd'hui parce qu'elle en savait plus long sur les sentiments des autres et qu'elle était en mesure de se mettre à leur place""je perçois la littérature comme une immense contrée... je me suis mise en route vers ses confins les plus extrêmes , en sachant que je ne les atteindrai jamais""Autrefois, elle [la reine] ne se serait pas soucié de savoir ce que pensait la domestique, ni si elle avait pu la blesser. Mais aujourd'hui ce genre de détail lui importait""Après tout les romans sont pas nécessairement conçus pour suivre le chemin le plus court, d'un point à un autre" (Henri james)"Ce fut seulement lorsqu'elle [la reine] eu progressé dans sa compréhension tant de la littérature que de la nature humaine, qu'ils [les personnages] acquirent enfin leur charme et leur relief"Le récit prendra fin quand la reine ne voudra plus se cantonner à ce rôle de lectrice ; elle voudra à son tour essayer d'écrire.Et la boucle est bouclée? Alors, vous lecteurs ou moi lectrice, nous n'avons toujours pas écrit? C'est sans doute que nous n'avons toujours pas fini notre parcours initiatique de lecteur!A donner à lire à un non lecteur... Sera t' il convaincu des bienfaits de la lecture?

Zhayah
01/07/09

Lectures de la Reine De l'importance de la lecture...pour ceux dont c'est le métier c'est une évidence, pour les autres il n'est jamais trop tard pour lire et c'est ce que fait la Reine d'Angleterre qui découvre la littérature sur le tard. Mais sa vie va en être bouleversée, et nous qui l'accompagnons de livre en livre et d'auteur en auteur, nous sommes sous le charme... Ce livre se déguste comme une petite douceur en fin de repas, rapidement mais en se léchant les babines. Et en souriant car ce texte est plein d'humour. Lire est un acte subversif, ça fait du bien de le redécouvrir.

La reine d'Angleterre se découvre une passion dévorante pour la lecture et cela fait criser tout Buckingham palace. Un très bon roman qui se lit avec délice. Alan Bennett est un maître de l'humour anglais. Son livre est piquant. La chute est magistrale. mini pouce06

minipouce06
14/12/10
 

Que se passerait-il si subitement la reine d'Angleterre devenait une lectrice invétérée ?Sur cette mince spéculation, Alan Bennett, universitaire sérieux, écrit un court récit jubilatoire, dans lequel la reine abandonne le protocole, perd quelques unes de ses bonnes habitudes, comme la ponctualité, et en vient à tenir des discours décalés à ses interlocuteurs intrigués. La chute est amusante.L'ensemble est plaisant et agréable.

Globx8
01/11/10
 

Voici une courte farce vraiment très drôle ! Alan Bennett donne à voir à son lecteur une reine d'Angleterre humaine, enfermée dans la solitude de son protocole. Au fil de ses lectures et de ses découvertes, elle s'ouvre peu à peu au monde des sentiments et des émotions, regardant ses contemporains d'un autre œil. Mais qu'une reine se rapproche du commun des mortels, ce n'est pas pensable pour ses ministres...Bennett joue ici avec la figure emblématique de la reine d'Angleterre et s'offre le luxe d'imaginer ce que sa vie serait si elle avait le temps d'être une lectrice boulimique. Le ton est à la fois drôle et décalé et les personnages, bien que vite décrits, permettent de se divertir grandement avec cette farce.Ode à la lecture et à ses grandes figures - Proust, Brontë, Genet, Shakespeare... - ce court roman est une petite merveille d'humour ! A la fois léger et subversif, il fait passer un bon moment de lecture à quiconque se plonge dans ses pages.

soukee
31/08/10
 

Imaginez la reine d’Angleterre négligeant ses royaux devoirs pour cause de… lecture ! C’est en tout cas celle qu’imagine Alan Bennett, sujet talentueux de sa Majesté. La découverte inopinée dans la cour de Westminster d’un bibliobus va radicalement changer la vie de la reine Elisabeth. Un premier emprunt de courtoisie va rapidement se révéler être le départ d’une vie de lectrice assidue. Assidue au point d’en arriver en retard aux grands rendez-vous du monde, d’en oublier le protocole du vêtement (jamais porter deux fois la même tenue à quinze jours d’intervalle, grands Dieux !) et d’en faire perdre son latin à tout Buckingham Palace… ainsi qu’au Premier Ministre, décidément peu féru de littérature.Drôle et corrosif, Alan Bennett fait certes la part belle à la littérature mais malmène également les « grands » de ce monde à travers cette fable délicieuse. On ne peut s’empêcher de sourire de ce chef d’état français plutôt inculte, il faut bien l’avouer… et de tous ces proches qui préfèrent voir dans cette nouvelle passion un début de sénilité plutôt qu’une forme d’ouverture. On ne casse pas si facilement les clichés et les carcans, alors l’étiquette !

Lencreuse
22/08/10
 

J’avais été attirée par le résumé de cet ouvrage. L’idée d’une reine qui s’éprend de la lecture au point de délaisser de plus en plus ses obligations protocolaires me faisait sourire.Et en effet, ce livre est souriant.Rien de bien fantastique à l’intérieur, cependant. Durant ma lecture, je me suis dit « ce livre est l’équivalent d’un téléfilm ». Ca se lit (très) vite (2 petites heures pour moi), les pages défilent souplement, l’histoire est plaisante du début à la fin.Je n’ai pas grand-chose à reprocher à cet ouvrage, en fait. Il est plein d’humour, assez léger, facile à lire. La plume de l’auteur est fluide, agréable.

Lalou
18/08/10
 

Une fable distrayante sur le rapport aux livres et à la lecture. Drôle et rafraichissant, un bon moment en perspective ! Un hommage à la littérature mondiale au travers des discussions entre la Reine et son assistant.

SophieC
23/07/10
 

Une farce légère et savoureuse sur le pouvoir et le pouvoir de la lecture. La découverte par la Reine du Bibliobus stationné à proximité de son palais constitue un véritable plaidoyer pour les bibliothèques ! A déguster sans modération ! (été 2009)

Pitchoubinou
12/07/10
 

Ce livre est une fiction sur ce qu'aurait pu être la vie de la reine Elizabeth, si elle avait été férue des livres.Il commence par un paragraphe qui, je pensais initialement, montrait l'inculture de la France sur ses propres artistes. Mais, finalement, cette partie montrerait plutôt la singularité de la reine, et la superficialité de ces réceptions.A partir de là, le livre nous explique la façon dont la Reine est devenue addict aux livres. Au début, elle emprunte un livre, par politesse au bibliobus. Puis, un deuxième. De là, la passion livresque va l'envahir. Elle va prendre plaisir à lire.J'ai trouvé amusant que les auteurs mentionnés dans ce livre aient eu des liens plus ou moins proches avec la reine.J'ai aimé que le point de vue du narrateur soit omniscient. Le lecteur peut ainsi connaître l'avis des personnes entourant la reine, sur son activité littéraire. Il y a celles qui apprécient (assez rare, principalement sa famille, qui se sent moins sous pression, et bien sûr Norman, son page, celui qui l'a initié dans ce domaine) et les autres, c'est-à-dire ses valets, ses hommes politiques (son Premier Ministre, son secrétaire particulier, etc.), qui pensent qu'elle devient sénile. Il faut dire que l'attrait de la reine pour la lecture n'a pas que des avantages. Et ce sont surtout des avantages pour elle. Concernant les inconvénients, elle se sent moins concernée par le peuple, par le reste du monde. Elle préfèrerait lire plutôt que d'inaugurer une piscine par exemple. Elle ne s'occupe plus aussi bien de ce qui se passe autour d'elle.Après avoir été une lectrice passionnée, elle souhaite être auteur. Être actif, donner du plaisir aux lecteurs, et non être "spectateur". J'étais au début outrée lorsqu'elle a prononcé ces mots, mais c'est la réalité ^^ Certes, nous, lecteurs, sommes spectateurs, mais j'aime bien. Je ne pourrai pas écrire de toute façon. Et je préfère de beaucoup lire !L'écriture est très fluide, facile à lire, bien qu'il n'y ait pas du tout de chapitre. Je ne savais donc pas quand m'arrêter pour faire autre chose (je ne fais pas que lire, je vous assure, j'ai une vie à côté ^^). De plus, il y a un ton un peu humoristique. Et j'ai adoré la façon dont la reine a rabattu le clapet à ses Ministres à la fin !Un bon moment de lecture. Très agréable.Je me demande si la reine, elle-même, a lu ce livre... http://mespetitslivresamoi.blogspot.com

Erato
07/07/10

Un jour, au hasard d’une promenade, la Reine d’Angleterre tombe sur un bibliobus. Par politesse, elle emprunte un livre, mettant ainsi un doigt dans l’engrenage. Elle va découvrir très vite que chaque livre l’entraîne vers d’autres livres, que les portes ne cessent de s’ouvrir, quels que soient les chemins empruntés et que les journées ne sont pas assez longues pour lire autant qu’elle l’aurait voulu. Le protocole devient ennuyeux, les dents grincent au palais.Alan Bennett est passé maître dans le registre de l’humour british et décalé. Il offre ici une histoire tendre à laquelle vous penserez certains matins de grise mine. Le pouvoir de la lecture nous met de bonne humeur, nous rend hautain et snob comme les Anglais.A lire et à offrir en signe de ralliement. Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Lecture compulsive La lecture est un vice impuni. C'est bien ce que ressentent les conseillers de la Reine, quand celle-ci s'y met compulsivement après avoir découvert le bibliobus dans une cour de Buckingham. Où cela la menera-t-elle ? Son flegme, son éducation, le protocole, de tout cela Alan Bennett s'amuse et nous amuse beaucoup. L'érudition du texte passe comme dans une fable...

C’est un livre agréable à lire, où le personnage principal n’est nul autre que la Reine d’Angleterre qui découvre près d’un de ses jardins un bibliobus. Elle y entre et emprunte un livre. Cela aurait pu s’arrêter là, mais non, elle ira jusqu’à détourner l’un de ses employés des cuisines où il officie pour le nommer assistant littéraire personnel. Il la guidera dans ses premiers pas, mais surtout aura cette importante mission qu’est le renouvellement de sa PAL. Ce sera alors le début d’une addiction que nombre d’entre nous connaissent, une histoire en amenant une autre, les livres se suivent et ne se ressemblent pas. J’ai apprécié, au-delà de l’improbabilité de suivre Sa Majesté la Reine, le détail des ressentis d’un lecteur, allant de la découverte à l’envie de partager. Ne sommes-nous pas sur la toile pour cette raison ? Nous ne pouvons décemment pas forcer nos proches à lire nos livres pour les évoquer avec eux. C’est un plaisir bien solitaire qui nous en apprend toujours un peu plus sur nous-mêmes et sur notre rapport aux autres.En somme, un livre très plaisant, il ne m’a pris que quelques heures, mais j’ai juste un bémol : les dernières lignes qui tombent comme un cheveu sur la soupe, était-ce nécessaire ?

Metaphore
25/05/13
 

La Reine d'Angleterre voit sa vision de la vie et du monde qui l'entourent révolutionnée par la (re)découverte de la lecture. Le hasard lui fait croisé le bibliobus de Westminster et le jeune Norman, commis au cuisine, un livre à la main. A partir de cet instant, la souveraine, au grand dam du Premier Ministre et de son entourage, va se détacher des exigences du protocole qu'elle finit par trouver ennuyeuses, s'empressant de replonger dans un bon livre et s'interrogeant peu à peu sur sa charge royale.Je m'attendais à une lecture jubilatoire et bien pas du tout. J'attendais quelque chose de plus pétillante et drôle et finalement, je n'ai pas vraiment compris l'intéret soudain de sa Majesté pour la littérature. Quelques personnages sont bien croqués, mais dans l'ensemble, je me suis ennuyée. Dommage !

floaimelesmots
14/02/12
 

Véritable ode à la lecture, ce livre se lit d'une traite et analyse la position du lecteur. La reine d'Angleterre, qui a découvert les plaisirs de la lecture sur le tard, a été confrontée à deux sentiments : celui du bonheur d’accéder à un monde imaginaire sans fin, mais aussi du coup, cette frustration de savoir qu'on ne liera jamais tout ce qui a été écrit. À l'image des Danaïdes condamnées à remplir un tonneau percé.Mais ce dernier sentiment est loin d’arrêter La Reine. Bien au contraire, plus les jours passent et plus son besoin de lire se transforme en boulimie. Ce qui avait commencé par pur hasard, devient son occupation principale. Chose qui est loin de plaire aux gens qui l'entourent. Si sa famille apprécie la femme adoucie que la lecture a fait d'elle. Son conseillé et le premier ministre aimeraient volontiers mettre le feu à la bibliothèque !"La Reine des lectrices" met alors en avant une politique froide, dénuée d'humanité et prête à tout pour avoir le dernier mot. Mais ce n'est sans compter sur La Reine Elizabeth, qui à presque 80 ans, ne compte plus se laisser dicter sa conduite, et encore moins ses lectures ! JACOBINETTE

Jacobinette
10/01/12
 

Alléchée par les billets élogieux sur la blogo, mais désespérement rebutée par la couverture et le personnage central, j'ai quand même fini par céder à la curiosité en voyant ce livre à la médiathèque. Bien m'en a pris ! Je me suis immédiatement installée avec plaisir dans ce roman au ton léger et plein d'humour où la Reine prend goût à la lecture et devient accro à la lecture aux dépens du protocole. Beaucoup de réflexions intéressantes sur cette passion - lire par pur plaisir ? pour accroître ses connaissances ? - qui interpellent et amusent les mordus que nous sommes. On s'y reconnaît aisément avec nos sentiments pour les auteurs et nos petites manies : carnets remplis de listes d'ouvrages à lire ou de citations empruntées aux livres, sac à main toujours lesté d'un bouquin...Deux excellentes heures passées avec ce court roman, même si je connais peu des auteurs cités. Sourires et rires garantis ! Canel

Canel
31/01/16
 

Parce que j'ai adoré le film "Queen", parce que je trouvais très intéressante l'idée de dévoiler au monde le côté humain de la tête couronnée anglaise, j'ai dévoré "La Reine des Lectrices", d'Alan Bennett.L'idée de départ est assez simple : et si Sa Majesté découvrait les trésors insoupçonnés de l'univers littéraire ? Ce qui pourrait passer pour une délicieuse lubie devient un véritable calvaire pour ses subordonnés. Au questionnement froid habituel sur les transports, elle préférera demander à ses sujets leur dernière lecture. Elle harcèlera les politiciens pour savoir si oui ou non ils ont lu Proust, et, tout en gardant sa toute puissance, elle jettera une anarchie particulièrement studieuse sur le royaume so British.L'écriture de Bennett est truffée de petites remarques ironiques, non forcément sur la Reine, intouchable dans la rigueur de ses défauts, mais sur son entourage, celui qui est censé régenter le royaume, qui ne laisse aucune part à la recherche exclusive de la culture. Des situations assez cocasses (comme par exemple le fait que le "page" de sa Majesté, celui qui va la guider au début de son parcours lectivore, privilégie les auteurs gay), une mentalité tout à fait anglaise (bien sûr que son chauffeur lit ! Il lit le Sun...), une royale mamie que finalement, on n'arrivera jamais à faire plier... Tout pour une pause lecture grandement réussie !

Emmab666
21/01/16
 

La reine des lectrices Un livre drôle où la reine d’Angleterre, l’actuelle, découvre la lecture par hasard, ce qui change sa vie et jette le trouble autour d’elle et dans son emploi du temps, rehaussée d’humour. Un bonheur ! Cette édition est imprimée en gros caractères, utile pour déficients visuels et lisible par les autres aussi

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Je ne m’attendais à rien en particulier en ouvrant ce court roman, ayant lu tout et son contraire, ayant de plus attendu nombres d’années avant de l’ouvrir. J’espérais juste passer une belle après-midi en sa compagnie, ce fut chose faite.J’ai apprécié de découvrir ce personnage royale s’ouvrir aux autres au fil de ses avancées littéraires. Car même si la lecture la coupe du monde immédiatement, ce n’est que pour mieux découvrir ce monde par la suite.Et puis j’ai adoré la fin !L’image que je reteindrait :Celle du livre caché sous un coussin du carrosse que les démineurs ont soit-disant fait exploser. Alex-Mot-à-Motshttp://alexmotamots.wordpress.com

AlexMotaMots
08/10/15
 

Petit livre présent dans ma PAL depuis trèèèès longtemps, j'avais envie de l'en sortir à l'occasion du mois anglais. C'est donc chose faite. Lu dans une période creuse côté lectures (comprenez par là que j'ai été victime d'une panne de lecture), j'ai mis 4 jours pour lire les 120 petites pages que compte ce roman. Cela ne m'a néanmoins pas empêchée d'apprécier ma lecture :).En effet, l'auteur nous propose une hypothèse des plus intéressantes : la Reine Elizabeth délaissant son rôle de souveraine pour se consacrer à sa nouvelle passion qu'est la lecture. Voici donc un ouvrage pouvant ouvrir à une réflexion sur le pouvoir de la lecture et de l'écriture, jusqu'à quel point elles peuvent "envahir" le quotidien. Il me semble qu'à la lecture de ce livre, les personnes trouvant qu'il est "mauvais" de trop lire (eh oui, on me l'a déjà sorti) y verraient un véritable argument pour appuyer leur position. Pour ma part, c'est tout le contraire. L'auteur montre à travers son récit que grâce à la littérature, les gens réfléchissent, avancent, communiquent et discutent avec d'autres personnes ayant lu les mêmes ouvrages (ou pas, d'ailleurs). Après cette lecture, je suis encore plus convaincue que la littérature apporte une réelle richesse à ceux qui prennent le temps de s'y consacrer. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié le fait qu'Alan Bennett évoque la sensibilité que les lecteurs développent ainsi que la facilité grandissante (au fur et à mesure de nos lectures) avec laquelle nous pouvons apprécier un livre.Pour moi, c'est un livre ayant un petit quelque chose que je ne saurais nommer mais qui fait que j'ai beaucoup apprécié ce livre, sans pour autant qu'il soit un coup de coeur. Du côté de l'écriture de M. Bennett, j'ai trouvé sa prose très agréable et les quelques touches d'humour parsemées tout au long du récit sont un vrai régal. Enfin, durant cette lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander si la Reine a elle-même pris la peine de lire ce livre et si oui, ce qu'elle a bien pu en penser. En quelques mots :Un petit livre qui propose plus qu'une simple fiction, il y a également un peu matière à réflexion. L'écriture est très agréable et l'humour, délicieux. J'ai beaucoup aimé et je pense que ce livre est susceptible de plaire à tous les amoureux des livres qui, sans aucun doute, s'y retrouveront au moins un peu.

BooksAllAround
03/05/15
 

J’ai adoré la première partie de ce roman qui fait écho à ma propre passion pour la lecture. Car, comme tous les grands lecteurs, la Reine développe des petites manies, emporte son livre partout avec elle, prétexte de se sentir mal pour pouvoir lire tranquillement dans son lit… et la voilà qui se crée une liste de lecture ! On se délecte du remue-ménage que provoque cette nouvelle passion dans l’entourage de la Reine : tandis que l’un prend un malin plaisir à détourner les caisses de livres que son Altesse se fait livrer, l’autre, récemment promu conseiller littéraire, l’inonde de livres aux thèmes douteux. La Reine expérimente aussi une sensation que de nombreux lecteurs ressentent, celle de n’avoir pas suffisamment de temps à consacrer à la lecture. Elle ne trouve plus d’intérêt aux obligations liées à sa fonction (inaugurations, visites), leur préférant la compagnie des livres et des grands auteurs.J’ai par contre moins apprécié les moments où Alan Bennet s’étend sur le quotidien de la Reine, le protocole très strict qui l’entoure ou ses rencontres avec le Premier Ministre britannique… Ces passages m’ont parus plus ennuyants. Carnet de lecture

Carnetdelecture
21/09/14
 

Par hasard, par politesse pourrait-on dire, la Reine d’Angleterre découvre la lecture, grâce à un bibliobus garé dans les communs de Buckingham Palace. Peu à peu, elle délaisse les devoirs liés à sa charge, ou les accomplit sans y croire, entre deux livres. « Cet attrait pour la lecture, songeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s’ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle.La littérature est une communauté, les lettres sont une république. Elle avait déjà entendu cette formule, lors de remises de médailles et de cérémonies diverses, sans savoir au juste ce qu’elle signifiait. A cette époque, elle considérait que la moindre allusion à quelque république que ce soit avait en sa présence quelque chose de déplacé et de vaguement insultant, pour ne pas dire plus. Aujourd’hui seulement elle en comprenait le sens. Les livres ne varient pas. Tous les lecteurs sont égaux…. »p. 47Tout le comique réside dans les réactions de l'entourage de la Reine. Ainsi, le roman alterne entre la farce, bousculant le monde empesé de Buckingham Palace, et la réflexion plus avancée sur le pouvoir de la lecture, qui modifie la perception du monde de la Reine.C’est une lecture plaisante, amusante, légère –dans tous les sens du terme : 173 pages seulement- à laquelle il manque juste un peu de rythme.

isabelleisapure
19/08/14
 

Imaginez ce qu'il se passerait si la Reine d'Angleterre se découvrait tout à coup une passion pour la lecture... C'est sur cette hypothèse que se base ce court roman. L'amour des livres change la façon de penser de la Reine, mais aussi son comportement et sa vision du monde. Si bien que son entourage commence à s'inquiéter, et à vouloir lui faire arrêter cette toquade...C'est un petit récit fort distrayant, ma foi ! Il est amusant de voir une femme de pouvoir...sous le pouvoir de la lecture ! Il est surtout très rigolo de voir les réactions de l'entourage de la Reine, qui aimerait la voir retourner à ses occupations et ses priorités habituelles. Mais ce qui m'a le plus plu, c'est les observations sur ce qu'est la lecture, sur ce qu'elle apporte à ceux qui lisent et à ceux qui écrivent. C'est en fait un moyen détourné pour l'auteur de faire l'apologie de la lecture, sur un mode de badinage farceur, certes, mais aussi de façon élégante et touchante. Lili Miaou

lilimarylene
29/04/14
 

Et si la reine devenait une lectrice assidue ? Et si son assiduité lui faisait oublier quelque peu le protocole et la morosité de ses journées ? Et si cette soudaine passion dérangeait les institutions et l'entourage de la souveraine ? Voici ce que nous propose Alan Bennett.Livre pas ennuyeux, mais pas dérangeant non plus. J'avais lu des critiques me laissant augurer une lecture plus subversive et un peu plus "shocking". Peut-être l'est-elle chez nos voisins d'outre-Manche, mais j'avoue qu'elle m'a laissé un peu de marbre ?Je n'ai pas trouvé trace de ce fameux humour anglais et mise à part la dernière partie du livre dans laquelle la reine explique ce que la lecture lui a apporté et ce qu'elle a changé en elle, je reste un peu sur ma faim. Yv

Lyvres
25/03/14
 

J'ai été surprise de découvrir un style d'écriture léger, agréable et très humoristique. Je ne pensais pas que l'auteur (britannique) aurait osé aborder un sujet sur la Reine d'Angleterre avec autant de légèreté et de bonne humeur !C'est un court roman mais drôle et surprenant du début à la fin. On découvre une Reine naturelle, spontanée et honnête avec tout le monde : ce qu'elle pense, elle le dit haut et fort et sa nouvelle passion pour la lecture ne va rien arranger...Les personnages secondaires sont bien travaillés et ont des rôles distincts très clairs. On sait tout de suite quel personnage on va aimer et lequel on va détester !L'auteur en profite pour parler des petits accords et autres stratagèmes des employés de la Reine : accords, trahisons, supercheries, etc. J'ai vraiment adoré l'histoire : en tant que lecteurs et lectrices passionnés, je pense qu'on ne peut que comprendre ce que la Reine ressent lorsqu'elle doit refermer son livre pour aller visiter tel ou tel lieux, ou lorsqu'une personne nous parle alors que l'on est en plein passage horrible...De plus, la chute m'a conquise : et ça, c'est quand même le grand plus d'un roman ! On ne s'y attend pas, l'auteur termine son histoire sur une touche d'humour qui résume à elle-seule tout le livre.En bref, ce roman est une vraie bouffée d'air frais. C'est drôle, léger et tout bon lecteur se reconnaîtra dans quelques passages !

RizDeuxZzZ
15/10/13
 

Un ouvrage porté par une très bonne idée et aussi par une très belle première scène mais l'ensemble a semblé trop lent et assez plat. Nos différents lecteurs attendaient mieux.

Il n’y a vraiment pas d’âge pour se découvrir de nouvelles passions, néanmoins, quand on est reine d’Angleterre et que l’on se met tout à coup à consacrer la majeure partie de son temps à la lecture, au détriment de certains devoirs protocolaires, forcément ça jase ! Enfin, il en faudra plus pour inquiéter la célèbre souveraine et davantage encore pour lui faire renoncer à sa récente passion et à ses plaisirs solitaires !Avec « La reine des lectrices », Alan Bennett nous offre une petite farce fort sympathique, au charme et à l’humour « so british », qui nous conduit tout droit au cœur de Buckingham Palace, ni plus ni moins ! Un petit roman sans prétention, idéal pour se divertir et passer un bon moment.

Mokona
18/08/13
 

Une envie de lecture depuis sa parution.J'ai profité de sa disponibilité à la bibliothèque pour enfin le lire.Une lecture amusante, rapide et tellement vraie ;-)Quand on est dans une lecture, on oublie un peu l'entourage, les tâches quotidiennes ... Accrobiblio

un flyer
07/08/13

Lu à sa sortie et laissé un excellent souvenir. Alain Benett a le sens de l'humour anglais...Cette adulte, reine par dessus le marché, découvre la lecture et cela devient une telle passion qu'elle néglige les affaires de l'état. Pendant un temps, je me suis amusée à dire que j'étais moi aussi optimath (je cite de mémoire!) mais personne ne comprenait! berthe

afbf
06/08/13
 

Un petit bijou que ce livre; l'auteur imagine Sa Majesté Elizabeth succombe tout à coup aux charmes de la lecture . Tout ça parce que les chiens de la reine, lâchés ce jour-là comme chaque jour dans les jardins de Buckingham, s'enfuirent jusqu'à un bibliobus garé dans la cour. La reine se mettant à leur poursuite, découvre le véhicule, rentre et emprunte un volume Il n'en fallut pas davantage pour l'intriguer et lui donner l'envie de découvrir d'autres histoires. Se succédent alors Nancy Mitford, Dickens, bientôt Proust, Genet, Henry James...L'auteur a dû prendre beaucoup de plaisir à imaginer une reine qui bouleverse le royal protocole au motif que lire est plus important que de s'occuper des problèmes du monde et de ses sujets. C'est jubilatoire et plein de fantaisie.

dvan
10/12/12
 

Avec autant de thèmes à mon goût, je me disais que j'allais me régaler avec ce petit roman. Or ce fut pour moi un véritable calvaire que de le lire.Tout d'abord, j'ai eu énormément de mal à le lire tout simplement. Je m'étais mis en tête (va savoir pourquoi, des fois je déraille un peu je dois l'avouer) que c'était un ouvrage jeunesse, or ce n'est pas du coup le cas, et je l'ai trouvé très difficile à lire. Je devais relire plusieurs passages pour bien comprendre et pourtant ça fait des années que je lis en anglais et je n'ai jamais eu autant de mal avec un roman (pourtant j'ai lu du Virginia Woolf en anglais, c'est bien plus compliqué !). Donc déjà je n'arrivais pas à le lire...mauvais point.Par ailleurs, je n'ai pas réussi à accrocher à l'histoire, d'une part car elle est un peu crédible (et par son histoire, et à cause du caractère des personnages. Très honnêtement, j'ai lu pas mal de chose sur la reine Elizabeth II et sa façon d'être dans le roman ne correspond vraiment pas à son caractère : bref le tout manquait de crédibilité, j'aurai préféré un univers inventé, ça ne sert à rien de se servir de personnages historiques ou connus si c'est pour les tourner en ridicule ou ne pas respecter leur personnalité.), et aussi parce que franchement, il ne se passe rien. Je me suis ennuyééééééééééééé en lisant ce roman, mais ennuyé ! J'attendais désespérément qu'il se passe quelque chose...eh bien j'attends toujours.Alors bien sûr derrière, il y a toute un exposé sur la lecture que j'ai trouvé parfois intéressant, mais le plus souvent c'était redondant et ça a fini par m'ennuyer (je l'ai déjà dis ça non ?). Donc oui tout cela aurait put être plaisant à lire, mais je n'ai pas aimé la plume de l'auteur et encore moins le contexte. L'idée était originale mais je n'ai pas accroché. Eh bien que j'ai trouvé la fin plutôt pas mal, la chute était vraiment bien trouvée, ça n'a pas suffit à me faire apprécier ce roman.Tout ça pour dire : que j'ai vraiment l'impression d'être passée à côté de ce livre. J'ai eu beaucoup de mal à le lire, je ne l'ai pas trouvé intéressant ni agréable à lire. Bref, ce ne fut pas une grande découverte.

Evy26
05/12/12
 

L'histoire était bien, la façon dont la reine lit et va jusqu'à en oublier le reste m'a plu, d'ailleurs, le personnage de la reine était extraordinaire, c'était original de la voir la reine d'angleterre ainsi. Ca m'a donné envie de connaître la véritable reine d'Angleterre, et je me suis demandé si elle était vraiment comme ça. J'ai bien aimé Norman quand il parle à la reine de leur lectures. J'ai détesté le premier ministre et Sir Kevin et j'ai vraiment été triste quand Norman était parti. J'ai adoré la fin, surtout à la dernière phrase. Plus je lisais plus j'avais envie de lire et de tourner les pages. Je recommande ce livre.

julesiette
25/11/12
 

Une reine qui son but est de lire et non de porter son importance à la royauté Britannique, totalement délirant non? Un bon roman qu'on tient là, on y plonge les yeux grands ouverts! Mandy.

Mandy05
27/09/12
 

Voici un bon petit livre que j’ai découvert avec plaisir.Le style est direct et franc sans être insultant ou accusateur. C’est un savant mélange d’humour et de dérision. On découvre une reine d’Angleterre haute en couleur, passionnée par la lecture. Cette situation des plus singulières va entraîner un certain nombre de scènes cocasses que l’auteur décrit avec humour et tact. C’est loufoque et drôle. Les répliques sont piquantes et parfois à mourir de rire. En bref : Un court avis je le confesse... néanmoins j'ai adoré cette lecture !

SEcriture
18/09/12
 

Ce simple petit livre, qui se lit assez vite (en une heure l’affaire est pliée), a réussi à me bouleverser tout l’estomac et le cœur, m'a arraché pleins de sourires, et à me donner encore plus envie de lire que je ne l’avais jamais été.L’histoire est simple, la reine d’Angleterre, vieille comme elle est, découvre un jour, le plaisir de la lecture, et il en découle alors un feu d’artifice, un arbre aux multiples branches, un effet papillon, qui lui fait lire, un peu, puis beaucoup, et jusqu’à ce que ça en devienne indispensable.Alors forcément, pour les gens de la monarchie, c’est pas bien, vous comprenez, une reine qui lit, au lieu de s’occuper comme il se doit de ses devoirs…Ce livre m’a bouleversé l’estomac, parce que je ne pensais pas qu’il n’y avait que le peuple qui lisait. Je croyais que les politiciens, ou les monarchiens (j’invente un mot là non ?), lisaient eux aussi. Que la reine s’ennuyait tellement qu’elle lisait tout le temps. Et je me suis trompée. Après, peut-être que c’est faux, vu que ce livre est une fiction, mais tout de même, je suppose que c’est la vérité.Et j’ai vraiment trouvé ça horrible qu’on lui fasse disparaître ces livres.Ce livre nous montre qu’une reine se doit d’être une décoration rien de plus. Et si j’ai adoré la reine, et Norman, tous les autres personnages, mais vraiment tous (sauf un petit vieux à un moment), m’ont énervé et m’ont donné envie de hurler. Parce que la reine n’a pas à lire, parce qu’elle à d’autres choses à faire. Comme si lire était mal, comme si lire n’apportait rien, comme si c’était les délurés qui lisaient. Alors que pas du tout, lire permet de rencontrer un univers, de découvrir le monde, et c’est bien pratique pour une reine qui n’y connaît rien et qui s’est sans cesse basé sur l’apparence et qui découvre là des gens qu’elle a rencontré et qu’elle n’a jamais imaginé ainsi.Ce livre m’a arraché pleins de sourires, parce qu’il est fait d’un cynisme bien maitrisé, que beaucoup de phrases m’ont fait sourire pendant que d’autres personnages grinçaient les dents, que la reine m’a paru vraiment adorable, et que je la plaignais.La relation entre Norman et elle était vraiment jolie.Et puis, pas mal de phrases étaient vraiment bien adressés à ceux qui aiment lire, ou non, c’était des phrases vraies sur la littérature, qui m’ont vraiment fait plaisir, et fait chaud au cœur.D’autant plus, que finalement, le personnage principal est des plus original : La reine d’Angleterre en personne ! Mais je trouve, que cela fait un meilleur impact, du coup, et que ça entoure vraiment bien le fait de lire, du coup.Je pense que ce simple petit livre de cent vingt pages, peut réellement avoir beaucoup d’impact. Je le conseille à tous ceux qui aiment lire. A ceux qui n’aiment pas lire. A ceux qui ont peur de lire.A ceux tout simplement qu’ils veulent savoir ce que c’est de lire vraiment, quand on commence, et quand on n’arrive plus à en finir.

yuukichanbaka
09/09/12
 

Il aura suffi d'un bibliobus remarqué bruyamment par les chiens de Sa Majesté la Reine pour que celle-ci se prenne de passion pour la lecture . A quoi tiennent les passions et les changements de vie ! Car c'est bien de cela qu'il s'agit dans ce très court roman de l'humoriste anglais, Alan Bennett : cette frénésie de lectures va avoir des répercussions aussi bien dans la vie personnelle, familiale mais aussi publique d'Elisabeth.La Reine des lectrices est non seulement un roman fort drôle qui dépoussière vigoureusement le protocole de Buckingam Palace, mais aussi une réflexion sur la lecture , "Chaque livre à tout prendre porte en lui un autre livre." ,et l'évolution de la lectrice , tant dans ses goûts que dans sa pratique, est passionnante. Il contient en outre une flopée de pistes de lectures, (gare à nos Lal !) , disséminées tout le long d'un récit fort bien cadré, contenant son lot de félons et de gentils, de péripéties et de pirouettes. La Reine est bien entendu le personnage principal, sa famille apparaît très peu, mais les personnages secondaires sont croqués avec une jubilation perceptible.Alan Bennett traite la Reine un peu comme le fait son personnage de Norman , il se comporte avec naturel et nous la dépeint avec ses qualités et ses défauts, nous la montrant même encore plus humaine (et plus rusée) que ne le faisait le film de Stephen Frears "The Queen".Un délicieux divertissement. cathulu

cathulu
23/08/12
 

La Reine des lectrices est un petit roman extrêmement sympathique, qui décortique parfaitement ce qui est à l'oeuvre dans le processus de la lecture et dans le fonctionnement si particulier des LCA (notamment le côté compulsif que nous avons bien du mal à maîtriser et la façon dont le monde tourne pour nous autour de nos lectures, devenant le sujet de bien des conversations et influant sur notre comportement et notre personnalité : nous sommes le résultat de nos lectures autant que de nos expériences personnelles). Un style alerte, incisif et parfois irrévérencieux, un sens certain de la formule ironique et une chute bien tournée font de ce roman un délicieux petit ouvrage

fashiongeronimo
11/08/12
 

D'habitude, j'hésite à lire un livre qui a été l'objet d'un engouement terrible sur la blogosphère et dans les médias. Pourquoi ? Par peur d'être déçu, bien souvent. Pourtant, après avoir lu plusieurs avis sur le petit roman d'Alan Bennett, je n'ai pas hésité une seconde : il fallait que je lise cet ouvrage.La reine d'Angleterre devient une lectrice assidue à cause (ou plutôt, grâce) à ses chiens. En effet, lors d'une promenade, ceux-ci l'amènent directement devant le bibliobus, qui vient se planter devant le palais royal, tous les mercredis. Là, elle emprunte un livre, plus pour plaire au chauffeur-bibliothécaire, que par envie. Elle y fait aussi la connaissace de Norman Seakins, qui travaille dans les cuisines royales. Dès lors, la reine sera prise d'une passion dévorante pour la lecture, faisant même de Norman son page. Même si la reine ne délaisse pas ses obligations royales, il n'empêche qu'elle est de plus en plus absorbée par ses lectures, ce qui est vu d'un très mauvais oeil par ses conseillers, premier ministre, gardes ou domestiques... Seul sa famille ne semble pas dérangé par la nouvelle passion, dévorante de la reine.Ainsi la reine d'Angleterre commence à se comporter comme toutes lectrices boulimiques que nous sommes : "[...] elle les inscrivit (les livres) sur la liste de lecture qu'elle venait d'inaugurer et qu'elle conservait dans un tiroir de son bureau." page 25.Elle nous ressemble vraiment beaucoup, ce qui en fait un personnage attachant. Elle devient une lectrice boulimique. "Il n'y avait aucun système dans sa manière de lire, un ouvrage en amenait un autre et elle en lisait souvent deux ou trois en même temps. Elle avait franchi l'étape suivante en se mettant à prendre des notes : depuis, elle lisait toujours un crayon à la main, moins pour résumer l'ouvrage que pour recopier certains passages qui l'avaient particulièrement frappée. Ce fut seulement au bout d'un an de cette pratique qu'elle se risqua, non sans hésitation, à noter de temps à autre une réflexion de son cru." page 52.J'ai beaucoup aimé ce petit roman (trop petit peut-être) qui nous entraîne auprès d'un personnage qui est, de prime abord, inaccessible mais qui, par ce texte, devient proche, très proche et surtout très attachant. J'ai vraiment adoré le visage de la reine d'Angleterre tel que nous le présente l'auteur. Et c'est sûrement du fait, que comme moi, elle aime les livres. J'ai découvert un personnage vraiment réel, drôle, tendre et inoubliable. Alan Bennett m'a fait rire lors de cette lecture. On sourit au comportement de la reine et je me suis même dit parfois, c'est fou, mais la reine c'est moi ! Nous réagissions de la même manière par moment...Ce petit roman a aussi soulevé une question chez moi : est-ce que tout lecteur est condamné à devenir un auteur ? En effet, en fin de roman, la reine ne veut plus simplement être lectrice et elle l'expose de cette manière : "Comme certains parmi vous le savent, je suis devenue une lectrice assidue, ces dernières années. Les livres sont venus enrichir ma vie d'une manière tout à fait inattendue. Mais cette posture possède elle aussi ses limites et j'estime qu'il est temps de ne plus me cantonner à ce rôle de lectrice : il faut à présent que j'écrive, ou que j'essaie d'écrire à mon tour." page 114En ayant réfléchi, je me dis que non, tout lecteur ne devient pas forcément auteur et, même si parfois, j'avoue gratter le papier, c'est pour mon plaisir personnel ; je n'ai aucune prétention à devenir écrivain.Même si ce livre est tout petit, il en reste vraiment agréable, interessant et même passionnant. Le style de l'auteur est léger, fluide et du coup, ce roman est une invitation à la délectation, au plaisir et au bonheur d'être lecteur... A lire !

malorie
19/07/12
 

Cette lecture est distrayante, les pages se succèdent sans temps morts et le ton est bien choisi.Je dois avouer que je m'attendais à quelque chose d'un peu plus drôle, même si ce livre m'a bien plus quand même.Et une fois n'est pas coutume, quelques citations sur la lecture :" La lecture est désordonnée, décousue et constamment attrayante.""La littérature est une communauté, les lettres sont une république." ( à méditer, celle-ci )"Lire, c'est se retirer. Se rendre indisponible."Vous êtes d'accord avec Bennett ?

Estellecalim
09/07/12
 

Au palais de Buckingham, ils sont quelques-uns à recueillir unanimement l'opprobre contre eux : ce sont les chiens de Sa Majesté Elisabeth II. Ce jour-là, alors qu'elle tente de les récupérer (ils sont à leur habitude partis en trombe en aboyant fort inélégamment), la Reine croise la route du bibliobus. Par correction, parce que c'est inscrit dans ses gènes, elle emprunte un livre au hasard; c'est le début d'une plongée qui dira quelque chose à nombre d'entre nous dans l'univers de la lecture.La Reine lit, et plus elle lit, plus elle a envie de lire. Ce qui déjà passe pour étrange dans un univers lambda (mais que cache cette fuite éperdue dans la lecture ?) devient un problème concret lorsqu'on est à la tête d'un royaume. D'ailleurs, Sa Majesté se serait-elle soudainement passionnée pour la culture des vers à soie que c'eût été la même chose : la Reine ne peut s'adonner à une passion, c'est injuste pour les autres loisirs.Mais notre copine n'en a cure, et elle passe par toutes les étapes classiques : elle néglige ses charges (mais Lizzie a une troupe de domestiques, le concret du quotidien est assuré !), porte - so shocking - la même tenue plusieurs fois à quinze jours d'intervalle, bâcle les cérémonies, en clair bassine tout le monde (ah le coup de fil du conseiller particulier du premier ministre !) avec les livres et cela ne peut durer.Que va faire l'Angleterre ?...Ce court roman est un immense pied-de-nez et un bonheur de lecture. Léger, fin, subversif en douceur, coquin et malicieux, il ne cesse de fournir des extraits précieux et je l'ai lu en boucle avant de me décider à lever le pied. Oui, oui, je ne voulais pas quitter ces pages qui me semblent révéler d'autres sens à chaque relecture, qui est un condensé de vitamines et dans lequel je me reconnais, pour tout dire, énormément ;o) Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Très agréable à lire et si c'était vrai parce que cette découverte de la lecture par la reine pourrait être réelle. voilà un personnage qui n'a pas à être dans l'humour qui est soudain humanisé dans un roman très drôle.Hommage à la lecture qui peut devenir subversive.Un début prometteur, des situations cocasses hélas cela s'enlise plus tard. (FP)

BMJACOU
15/06/12
 

Elizabeth tient son rôle de Reine d'Angleterre à la perfection, présente à tous les évènements importants, ayant toujours un mot agréable pour ses sujets, elle ne s'autorise que très peu de temps libre. Un jour, alors qu'elle promène son chien dans le parc, elle se trouve face au "bibliobus" de Westminster. Elle décide d'y entrer afin de s'excuser du tapage occasionné par l'animal. N'osant pas quitter la bibliothèque ambulante les mains vides, elle décide d'y emprunter un livre. C'est le naissance d'une passion dévorante pour la lecture. Rapidement, la Reine délaisse ses engagements royaux préférant se plonger dans ses lectures. Son entourage s'inquiète et tente de la remettre dans le "droit chemin".J'ai tellement entendu parler de ce livre sur la blogosphère en termes élogieux qu'il était évident que j'allais me laisser tenter un jour ou l'autre et ce jour est enfin arrivé... Mieux vaut tard que jamais! Et ce roman est, en effet, un réel petit moment de plaisir (petit par sa taille hein!). On apprécie accompagner la Reine au cours de ses lectures, s'emballer pour tel ou tel roman. On adore voir son entourage pris de panique à l'idée qu'Elizabeth puisse se complaire dans un plaisir aussi "futile" que la lecture. On réfléchit au pouvoir que peuvent avoir les mots sur l'ordre établi. On savoure une fin absolument délicieuse!

liliwenn
15/04/12

La reine des lectrices, Alan Burnett Ce roman d'Alan Benett paru en langue originale en 2007 et en France en 2009 prend pour point de départ une idée originale : imaginer quel serait le quotidien de la reine d'Angleterre si elle se passionnait subitement pour la lecture. Avec humour et ironie, un narrateur omniscient nous montre les petits tracas occasionnés par ce nouveau mode de vie à ses proches : elle ne sort plus sans son livre, questionne les membres du gouvernement sur leurs lectures, retarde les sorties officielles... Ses assistants qui voient cette passion d'un mauvais œil tentent vainement d'y mettre fin par diverses tentatives. La reine poursuit néanmoins sa découverte de la littérature, des romans anglais plus discrets (Ivy Compton-Burnett) aux grands classiques de toutes les nations.Si j'ai apprécié la lecture de ce court roman pour son originalité (partager la passion d'un personnage célèbre à travers son propre point de vue), son style clair et concis, son rythme enlevé et son cynisme à l'égard de l'inculture (réelle ou imaginaire, je ne sais pas...) de la classe dirigeante, j'aurais trouvé amusant d'avoir plus de précisions sur les goûts littéraires de la reine : par exemple, elle lit les sœurs Brontë, mais qu'a-t-elle pensé de leurs romans ? A-t-elle frémi devant le destin tragique de Heathcliff et Catherine ? A-t-elle été sensible à l'enfance de Jane Eyre ? Certaines œuvres sont bien évoquées et commentées par le personnage, mais à mon sens, pas suffisamment. Il aurait pourtant été savoureux de connaître les impressions de lecture supposées de la reine d'Angleterre, notamment sur Jean Genet qui est cité plusieurs fois. C'est donc pour moi une lecture agréable mais qui n'a pas complètement satisfait ma curiosité.En voici quelques extraits : L'explication de l'engouement de la reine pour la lecture :p. 36 « Cet attrait pour la lecture, songeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égale devant eux, y compris elle. La littérature est une communauté, les lettres sont une république. » Briefing et lecturep. 27 « Mais être briefé, ce n'est pas lire : c'est même exactement l'inverse. Le briefing doit être concis, concret, efficace. Le lecture est désordonnée, décousue et constamment attrayante. Le briefing vise à clore une discussion, la lecture ne cesse de la relancer. » La bibliothèque royale :p. 24 « Maintenant qu'elle s'était mise à lire, elle se disait qu'elle aurait peut-être dû le faire – ne serait-ce que de temps à autre – dans la pièce réservée à cet effet, à savoir la bibliothèque du palais. Mais celle-ci avait beau en porter le nom et être couverte de rayonnages chargés d'augustes ouvrages, on n'y lisait pratiquement plus de nos jours, à supposer qu'on l'ait fait autrefois. C'était dans cette pièce qu'arrivaient jadis les ultimatums, qu'on échafaudait des plans de bataille, qu'on compilait des livres de prières et qu'on décidait des mariages princiers, mais ce n'était décidément pas l'endroit rêvé pour s'isoler avec un livre. Il était même quasiment impossible de s'emparer du moindre volume, car les livres étaient barricadés derrière des panneaux grillagés et cadenassés à double tour. Sans compter que la plupart d'entre eux étaient d'une valeur inestimable, ce qui n'invitait guère à les manipuler. Non, puisque lecture il y avait, mieux valait la pratiquer dans un endroit que rien a priori ne prédestinait à ça. » Sa préférence pour les classiques anglais :p. 48 « De nombreux visiteurs auraient souhaité avoir avec elle cet échange intellectuel et lui avouaient qu'ils étaient justement en train de lire Harry Potter. Mais, peu portée sur le fantastique, la reine réagissait toujours de la même manière : « Oui, disait-elle un peu sèchement, nous gardons cela en réserve pour un jour de pluie », avant de passer à l'invité suivant.« il ne serait pas mauvais que nous puissions publier un communiqué de presse indiquant que Votre Majesté ne s'intéresse pas seulement à la littérature anglaise, mais aussi aux classiques ethniques.- Quel genre de classiques ethniques avez-vous à l'esprit, sir Kevin ? Le Kama Sutra ? » Ses rencontres avec les auteurs :p. 56 « Un écrivain écossais l'avait particulièrement déroutée. Comme elle lui demandait d'où lui venait son inspiration, il avait répondu d'un ton acerbe :- Elle ne vient pas, Votre Majesté. Je dois aller la chercher et la ramener de force à la maison. » Le bilan de son règne et de son rôle protocolaire :p. 119 « Il a fallu tendre une main gantée de blanc pour en serrer d'autres qui étaient couvertes de sang et soutenir d'aimables conversations avec des individus qui avaient participé à des massacres d'enfants. Il a fallu patauger dans les tripes et les excréments. Je me suis souvent dit que pour une reine, le seul équipement vraiment indispensable serait une paire de cuissardes. »« On me crédite généralement d'un solide bon sens, ce qui est une autre façon de dire que je n'ai guère d'autres atouts... Ce qui m'a parfois donné le sentiment de tenir le même rôle qu'une bougie parfumée, destinées à chasser les relents de la politique – la monarchie n'étant plus de nos jours qu'un vague déodorant, au service du gouvernement. »

LeCottagedeMyrtille
06/03/12
 

God save the readers!Le bon peuple britannique s’inquiète : sa Majesté s’est découvert une nouvelle passion et s’adonne entièrement à la lecture. A tel point qu’elle en vient à considérer sa royale charge avec plus de légèreté et de détachement qu’il ne sied. Même ses entrevues stratégiques avec le Premier Ministre se transforment en réunions de club de lecture. Bref, si la lecture est devenue le piment des journées de sa Seigneurie, elle soulève les plus vives préoccupations dans l’entourage de cette dernière et mettrait en péril la monarchie.Diable! La lecture comme contre-pouvoir faisant vaciller l’Angleterre royale, on en redemande! A quelles lectures subversives, voire perverses, la Reine peut-elle bien s’adonner, qui la détournent de ses devoirs immémoriaux? On anticipe avec délice la légèreté de ton britannique teintée de cette autodérision que les anglais manient avec tant de bonheur.Las! L’intérêt ainsi éveillé retombe comme un soufflet. Alan Bennett ne creuse pas son sujet – c’est le cas de le dire : ni la Reine, ni l’histoire n’acquièrent une réelle consistance. Impossible de comprendre ce qui déclenche ce subit et incontrôlable engouement chez la Reine. S’installe une décevante frustration chez les bibliophiles qui se réjouissaient de voir l’objet de leur passion disséqué avec enthousiasme, analysé dans ses moindres recoins. L’intérêt de la Reine pour la littérature reste un mystère opaque et le roman ne suscite pas une débordante envie de se plonger dans les livres que cite l’auteur.Quant à la verve britannique, cet humour si particulier et délectable, on en trouve quelques traces qui ne feront pas date. A croire que sa Majesté, contrairement aux communs de ses mortels sujets, n’est pas née avec la répartie qui caractérise son peuple. On glanera bien au fil des pages une liste à la Prévert des lectures qu’Alan Bennett prête à la Reine, si cela présentait un quelconque intérêt. HélèneLittérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
09/02/12
 

Si je devais noter ce livre juste à la sonorité de mes éclats de rire au cours de ma lecture, sans conteste je lui attribuerais un *****. Malheureusement, l'intrigue ne suit pas et j'en suis toute peinée.La reine d'Angleterre, Élisabeth II, considère sa vie aussi trépidante qu'ennuyeuse, faite de rendez-vous si bien préparés qu'ils en perdent tout intérêt et tout naturel. Au détour d'une scène matinale, elle fait la connaissance de Mr Hutchings, conducteur d'un bibliobus, stationné à un endroit du palais qu'elle ne visite jamais (les cuisines), venu approvisionner un grand lecteur Norman (accessoirement commis en cuisine royale). Intriguée par ce petit manège hebdomadaire, la reine décide de se laisser guidée littérairement (et littéralement) par Norman (fin conseiller littéraire, sensible aux auteurs gays). Cette nouvelle lubie royale ne sera pas au goût de tous, perturbant assez le protocole établi (avec à la clé, une entrée en matière du livre fabuleuse et inratable, des questions déroutantes pour un public habitué à des demandes de géolocalisation ou de durée de trajet). Subsistent des passages à vide (surtout à partir de la seconde partie du livre) mais aussi des moments très drôles (au point d'éveiller la curiosité rare et précieuse de mon A. sur cette lecture fantasque). Le scénario ne tient malheureusement pas totalement la longueur (peu de rebondissements malgré une fin excellente, une langueur certainement proche de celle d'une existence souveraine). A vous de voir.

Cave
08/02/12
 

L'histoire est très originale. Une reine qui commence à se passionner pour la lecture au point de négliger certaines de ses responsabilités et de se rapprocher d'un préposé à la cuisine... Je m'y suis du coup un peu reconnue... Combien de fois m'arrive-t-il de négliger les tâches ménagères ou administratives parce que je préfère me replonger dans mes lectures... d'autres part, la passion de la lecture ne rapproche-t-il pas les gens de différents âges et de différents milieux ? Et comme dans beaucoup de romans qui parlent de livres, quelques références littéraires y sont soulignées comme Nancy Mitford ou autres. Les livres n'engendrent-ils pas d'autres envies de livres indéfiniment ? Ce ne fut pas le coup de coeur auquel je m'attendais mais j'ai bien aimé. Sandrine

Sandrinelou
09/01/12
 

Beaucoup d'humour, de fantaisie et aussi un bel éloge de la lecture dans ce petit livre bien sympatique qui se lit d'une traite. Une fois qu'elle est entrée dans le monde de la lecture, la reine devient une lectrices compulsive comme nous toutes et on s'identifie tout à fait à elle et à ses petites manies: la LAL, la PAL, la joie de découvrir un nouvel auteur et son oeuvre complète, le fait de devoir se forcer à sortir d'u livre pour s'acquitter de ses tâches quotidiennes...Et puis est évoqué aussi l'entourage qui se rebiffe contre cette nouvelle passion, ne la comprend pas et tente de la contrer.Même si tout cela n'a rien d'exceptionnel, j'ai bien aimé cette lecture qui fait sourire et passer un bon moment au milieu des livres.

un flyer
17/12/11

J'ai été déçu par ce livre, je m'attendais à quelque chose de drôle, de décalé au lieu de cela, j'ai lu un petit livre pas mal, une fable un peu légère mais faible qui ne m'a pas vraiment convaincue. Oh, certes, il est agréable à lire, parfait pour une petite pause sympa mais guère plus. Je trouve que la fable aurait mérité d'être plus creuser. J'ai été agacés par la retenue empreinte de respect exprimé dans les scènes mettant en jeu la souveraine.Cependant, j'ai véritablement apprécié les réflexions que mène dans ce livre Alain Bennet sur la lecture et le plaisir que l'on peut y trouver. Mais comme cela à déjà été dit, rien ne remplace le véritable sentiments de plénitude que l'on éprouve face à un bon livre...

Lacazavent
13/10/11
 

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce petit roman très drôle. Eloge vibrant de la lecture exprimé à travers le regard d’un être pour le moins hors du commun, il rend hommage à ce plaisir incompris pour ceux qui ne sont pas encore tombés dans la marmite : à savoir celui de dévorer des pages et des pages de littérature.

Artsouilleurs
16/08/11
 

Alan Benett nous livre avec ce roman, pour tous les amoureux de la lecture, une histoire presque pleine de compassion pour cette Reine dont on dit qu’elle doit avoir perdu la raison à force d’être plongée dans les livres. Si son entourage se met à grincer des dents à chaque nouvelle lecture, on se plaît nous lecteur à voir défiler entre ses mains de grands auteurs tels que Jean Genet, Ian McEwan, Henri James… C’est donc au travers de ce personnage hors normes que nous connaissons tous et qui nous apparaît ici comme sensible et malicieuse, qu’Alan Benett nous invite à réfléchir au pouvoir de la lecture et à son influence sur notre quotidien. Après tout, la Reine d'Angleterre, n'est-elle pas une personne comme les autres? C’est drôle, intelligent et surtout quelle fin en apothéose !

MarieFleur
21/06/11
 

Pour les anglicistes, je recommande la version anglaise sous le titre de An Uncommon Reader qui est plus énigmatique que le titre français lequel se permet un beau jeu de mots tout de même. Le titre anglais ferait-il allusion au Common Reader, une série d'essais écrits par Virginia Woolf? La reine des lectrices est un petit roman pour qui aime vraiment lire et et qui apprécie l'humour flegmatique des anglais. On se surprend presque à s'attendrir pour ce monarque qui troquerait presque sa couronne contre l'inscription à un club de lecture. Et si on invitait sa Majesté Elizabeth II à nous rejoindre sur Libfly?

LauraBrown
17/06/11
 

A la base, il faut avouer que cette idée est drôle et originale. L’auteur s’attaque tout de même à la Reine d’Angleterre. Une femme qui, il faut l’avouer, ne renvoie pas toujours une image très avenante. Mais bien qu’étant assez éloignée de nous par son mode de vie et on s’en rendra compte tout au long du livre, je me suis retrouvée en elle à chaque fois qu’il s’agissait de lecture.Cette passion de la lecture qui s’intensifie de jour en jour, la joie de choisir ses livres, de faire des découvertes. L’envie, parfois, de ne rien faire d’autre que de se poser et de lire. Un peu gênant dans son cas lorsque l’on sait qu’elle doit diriger un pays. Et c’est justement là que les problèmes vont commencer. La Reine d’Angleterre faisait jusque là tout ce qu’elle devait faire sans rechigner, même les choses qui n’éveillaient pas grand-chose en elle, elle les faisait tout de même avec le sourire et avec le plaisir de bien faire les choses. Cependant, suite à une rencontre inattendue dans un bibliobus, elle va apprendre à connaître celui qu’elle appellera son « tabellion particulier », son assistant littéraire. Une connexion livresque se produit entre eux, lui va donner des conseils à la Reine, qui au fil du temps, va affiner son propre goût. Leur relation est touchante, et malgré leurs différences de statut, ils sont sur un pied d’égalité, chacun dépendant l’un de l’autre.« A cause » de la lecture, la Reine va donc délaisser ses affaires habituelles au grand dam de ses conseillers et du peuple. Mais malgré, les tentatives de son conseiller le plus proche, rien n’entachera cette passion naissante et elle donnera même lieu à une autre envie, tout aussi forte que celle-là.

BillieSullivan
11/06/11
 

La reine d'Angleterre s'aperçoit qu'un bibliobus est stationné dans la cour du palais. Elle y fait la connaissance du bibliothécaire-chauffeur M. Hutchings et d'un commis de cuisine nommé Norman. Par politesse, elle emprunte un livre. La fois suivante, elle en prend deux, pui la fois d'après, plusieurs... jusqu'à se découvrir une véritable passion pour la lecture.Malheureusement, cette découverte ne fait pas des heureux... La reine en vient à négliger certains devoirs royaux, son personnel tente de le lui rappeller... Norman, devenu entre temps, son conseiller de lecture, est mis à l'écart par les proches de la reine. N'ayant plus Norman à ses côtés, la reine se met à écrire ses réflexions et des citations dans un petit carnet...Un petit roman qui porte sur la passion de la lecture avant tout, et qui aborde aussi l'écriture ! Le tout mélangé d'humour anglais. On y retrouve beaucoup d'auteurs et de romans cités, ce qui permet pour les curieux, d'enrichir leur PAL (pile à lire) !J'ai beaucoup aimé le personnage de la Reine, dévorante de livres, que l'on pourrait avoir du mal à s'imaginer dans la vraie vie ! On passe un bon et court moment, on sourit et on s'y reconnait ;)

lizou59
09/06/11
 

Que n’a-t-on pas écrit et dit sur la Reine d’Angleterre. Tout le monde sait tout et rien à propos de cette femme qui ne s’exprime jamais sur ses idées et ses loisirs.Le fait de faire de cette femme un personnage de roman, m’a poussée à y regarder de plus près.La Reine se promène avec ses compagnons à quatre pattes dans les jardins de son Palais se retrouve de façon inattendue dans le bibliobus stationné à deux pas de là. Un peu gênée de se trouver là, la souveraine emprunte un livre …ainsi nait une passion qui ne sera pas au goût de tout le monde.Ce livre est drôle, caustique et original .L’auteur met en scène un personnage publique quelque peu inaccessible dans une situation des plus banales. Il réussit en partant d’une histoire improbable, à engager le lecteur à s’interroger sur la lecture en général et tout ce qu’elle apporte.Lire enrichit l’esprit, rend libre, permet à l’individu se construire son propre jugement sur les choses qui l’entourent.Et la Reine dans tout cela ? C’est bien parce qu’elle découvre les pouvoirs de la lecture, et qu’elle s’affranchit d’un certain nombre de contraintes qu’elle inquiète son entourage à un tel point que ce dernier finira par éloigner celles et ceux qui l’encouragent dans sa nouvelle passion. C’est comme si la Reine devait s’en tenir à son rôle de représentation, et rester fidèle à sa devise « never explain, never complain »,L’auteur, par le biais d’un roman sans prétention, superficiel au premier abord, drôle, et pince sans rire, met le lecteur en garde contre la tentation de la facilité. Je reste convaincue que la lecture affranchit l’Homme, et le rend pleinement acteur du monde dans lequel il vit

mimipinson
09/06/11
 

Excellent sujet et excellente mise en bouche : on rit tout de suite et beaucoup dans le premier tiers, particulièrement réussi. On a bien le visage si connu d'Elizabeth II en tête et l'imaginer dans ces situations cocasses est tout simplement génial. Le livre met en scène un personnage réel, existant et célèbre, c'est à la fois audacieux et réussi, et rien que pour ça, ce petit roman vaut le détour. Même si la deuxième partie faiblit un peu : on sent bien que Bennett n'arrive plus à mettre la reine dans des situations aussi comiques qu'au début. Et pour pleinement apprécier la fin (un long discours inspiré de la reine), il est probablement préférable d'être sujet de sa gracieuse majesté, être familier du son de sa voix et de son phrasé, si particuliers. Malgré ces deux réserves, je le recommande quand même : il serait bête de se priver de quelques éclats de rire pour 4 euros.

mtalence
06/06/11
 

Ce livre a tant circulé sur la blogosphère que je m'attendais à être déçue, l'attente étant souvent propotionnelle à la déception dans mon cas. Mais que nenni. Dès les premières pages, j'avais le sourire jusqu'au oreilles, envie de lire des passages à mon mari à chaque fois qu'il traînait dans le coin et comme ça le faisait râler, je m'identifiais d'autant plus à cette lectrice incomprise et un peu particulière. Alors, bien sûr, le roman vaut surtout pour ces phrases qui nous touchent, nous lectrices et par ce personnage qui nous fera sans doute voir la vraie reine sous un autre jour dès qu'elle apparaîtra sur nos écrans. Mais son évolution, de non-lectrice à lectrice et le franchissement d'un nouveau palier rend aussi ce roman digne d'intérêt. Le discours final de la reine m'a paru un brin longuet mais la chute m'a surprise. Et franchement, cette reine des lectrices, c'est un peu nous toutes, non?

cocalight
06/06/11
 

J'ajoute ma modeste contribution à toutes ces critiques si justes bien que nuancées.Je n'avais pas pensé à cela mais en effet le récit fait figure de fable des temps modernes. On se surprend à imaginer la reine actuelle ruser pour rassasier cette soif de lecture insatiable. Le livre n'est pas inoubliable, loin de là, cela pourrait être une lecture de plage, une lecture sans prise de tête, entre deux pavés.Le thème est original et le filon aurait pu davantage être exploité car malgré l'évolution au fil du roman d'une non-lectrice à l'autarcie d'une lectrice compulsive, le traitement est singulier, les scènes sont presque répétitives.Peut-être qu'en refermant ce livre la question qui émerge est de savoir quelle part accorder aux loisirs. Je parle de loisirs au sens général : la lecture, le sport... Est-ce une vie de se consacrer entièrement à la lecture? Comment concilier fiction et vie réelle? Ce rythme intensif, est-ce uniquement une fuite des obligations ou celle-ci cache-t-elle un malaise plus profond, une difficulté à exister dans un monde de chair et d'os?En définitive ce livre est distrayant et m'est tombé entre les mains à point nommé. J'ai apprécié l'histoire mais je pense avoir été d'autant plus touchée par toutes ces réflexions en amont auxquelles je n'ai pas de réponses précises. "Aux âme bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années" (Rabelais)

Melopee
04/06/11
 

La Reine a perdu la tête : elle s'est mise à lire ! De façon boulimique, et parce que le temps lui est compté, la souveraine d'Angleterre décide se consacrer à cette nouvelle passion d'une manière absolue, faisant fi de ses obligations.Alan Bennett nous conte l'histoire décalée d'Elizabeth d'Angleterre qui tombe la tête la première dans la littérature après avoir emprunté, un peu par hasard, un livre dans un bibliobus arrêté près de son château. Ce récit très court, porté par un style drôle et bourré d'ironie se lit d'une traite, tant le ton est léger, et les références littéraires nombreuses (ce que j'aime en particulier !) Entre Proust, Henry James et les soeurs Brontë, la souveraine se prend à négliger ses augustes fonctions, renâcle un peu à la tâche lorsqu'il est question d'inaugurer un nouveau navire, et décide de ne plus voyager sans sa cargaison de livres. Cargaison qu'un jeune cuisinier du château dont elle s'est entichée, et amateur de littérature gay, lui fournit avec bienveillance. C'est ainsi qu'elle multiplie les styles et les époques, passant sans vergogne de la biographie de Lauren Bacall aux poème de Sylvia Plath, en passant par les classiques et les auteurs contemporains. http://www.libfly.com/goodies_forum.jpg?id=55002&po=3&ps=187057&li=b6f211&st=ff5100&fo=F0F0F0

un flyer
22/05/11

Je cherchais un petit livre léger et facile à lire, typiquement le genre de livres qu'on va lire entre deux romans plus conséquents, histoire de se vider un peu la tête et je suis tombée par hasard sur ce roman délicieux qui traite du pouvoir non négligeable de la lecture et de ses conséquences sur la vie d'une célèbre vieille dame. Comment sa rencontre avec un simple bibliobus va être le début d'une véritable révolution de palais ?Le ton est enlevé, caustique, un peu perfide parfois et plein d'humour toujours. On va découvrir au fil des pages comment cet engouement pour les livres va bouleverser la vie de la cour. La reine se met, à la surprise de tous, à dévorer essais, romans, biographies, au détriment de ses obligations protocolaires, voire même au détriment de la bienséance. Comment expédier à toute vitesse une inauguration ennuyeuse, une visite barbante dans une fromagerie ou une cérémonie interminable pour retrouver son livre du moment ? Elle en vient même, crime de lèse majesté, à prendre des libertés avec des années de phrases toutes faites débitées d'un ton bienveillant à ses sujets, créant ainsi un malaise certain parmi sa cohorte de conseillers. Ces derniers se mettent alors à imaginer les stratag èmes les plus fous pour contrer cette frénésie littéraire, quitte à essayer de faire disparaître les objets du délits de cette infatigable lectrice. Face à cette lubie surprenante, ils finissent même par envisager un début de maladie d'Alzheimer... Mais la reine n'a jamais été aussi lucide et des réalités, insoupçonnées jusqu'alors, commencent à lui ouvrir et les yeux et le coeur.Le contraste créé entre cette vieille dame, droite dans ses bottes (de cavalière) et pleine de bon sens qui va ouvrir son esprit aux réalités du monde qui l'entoure et dévoiler un côté plus humain, face à ses plus proches conseillers, étroits d'esprit et fermés à toute innovation et à toute liberté est une vraie réussite. J'ai aimé le ton du roman et la façon dont l'auteur nous fait prendre conscience du pouvoir des mots et des livres à travers cette histoire. Je dois avouer que j'étais aussi très friande des petits commentaires perfides lancés sans en avoir l'air et des situations décalées que l'on rencontre au fil des pages. Finalement un livre au ton léger mais au message beaucoup plus profond qu'il n'y paraît.Je vous invite vraiment à découvrir ce roman, vous verrez la chute est... royale !

Ikebukuro
21/04/11
 

La lecture est un vice impuni. C'est bien ce que ressentent les conseillers de la Reine, quand celle-ci s'y met compulsivement après avoir découvert le bibliobus dans une cour de Buckingham. O...[lire la suite]ù cela la menera-t-elle ? Son flegme, son éducation, le protocole, de tout cela Alan Bennett s'amuse et nous amuse beaucoup. L'érudition du texte passe comme dans une fable... laurence

laurence
20/04/11
 

L'idée de départ est donc originale et j'ai souri de nombreuses fois. Néanmoins, ce roman peut se résumer en une phrase : dans ce livre, vous verrez comment la reine a renoué avec la lecture et quelles vont être les conséquences de cette passion. Et durant tout le roman, c'est cette idée qui est développée en long en large et en travers. Du coup, à la moitié du livre, j'ai trouvé que l'histoire tournait en rond.

leiloona
23/03/11
 

Si vous avez envie de passer un bon moment de détente, ce livre est idéal. Quelle drôle d'idée la reine a t elle eu de s'enticher de ce nouveau passe temps qu'est la lecture ? Sur le ton de la raillerie, on ne peut s'empêcher de sourire lorsque la reine vaque à ses lectures en plein protocole ou bien lorsqu'elle organise une réception en l'honneur d'auteurs sans parvenir à leur adresser la parole. La reine devient tantôt timide, tantôt acariâtre lorsque que son besoin de lecture n'est pas assouvi. On la croit même victime d'Alzheimer et sa nouvelle sensibilité est associée à un début de sénilité. Tout Buckingham est ébranlé et le palais est encore loin de s'imaginer les nouvelles frasques de cette femme aux multiples facettes.Une comédie caustique, qui ne manque pas de pétillant !

Cyan
07/03/11
 

Une reine devenue du jour au lendemain lectrice compulsive anonyme, telle est l'hypothèse sur laquelle Alan Bennett fonde cette uchronique. Il dépeint de ce fait une reine proche du peuple, peu encline à respecter le protocole et ennuyée par les cérémonies officielles auxquelles elle doit participer. Une reine dépoussiérée, loin de l'image que tout à chacun s'en fait, vêtue de ses éternel ensembles aux couleurs acidulées avec chapeaux assortis. Et une reine pour qui je me suis prise de sympathie, tant ce qu'elle ressent correspond à mes sentiments : l'envie de partager, la frustration de devoir faire autre chose quand on a envie de lire, à ce détail près que j'ai la chance de ne pas devoir respecter un protocole et que je ne suis pas reine d'Angleterre !!!Toujours est-il que même si l'on perd sûrement un peu du charme du livre en le lisant dans sa version traduite, Alan Bennett nous sert ici ce qui se rapproche d'une fable... Ou comment le bonheur se trouve peut-être au détour d'un rayonnage de bibliothèque... Le tout avec force de détail sur l'étiquette et les règles en usage à la cour britannique, faisant de ce court roman non seulement une farce digne de Molière, mais aussi un éclairage distrayant sur l'une des dernières monarchie du monde.

MissAlfie
22/02/11
 

La reine des lectrices Un livre drôle où la reine d’Angleterre, l’actuelle, découvre la lecture par hasard, ce qui change sa vie et jette le trouble autour d’elle et dans son emploi du temps, rehaussée d’humour. Un bonheur ! Cette édition est imprimée en gros caractères, utile pour déficients visuels et lisible par les autres aussi

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce court roman d’Alan Bennett qui allie une idée de départ originale à une bonne dose d’humour. En tant qu’accro à la lecture, on ne peut que partager les sentiments de la reine lorsqu’elle découvre les plaisirs de la lecture ainsi que sa frustration de ne pas disposer d’autant de temps qu’elle le voudrait pour s’adonner à ces plaisirs. [...]

ElizabethBennet
07/11/10

Ce livre avait peu pour me plaire, a priori : un auteur que je ne connaissais pas, un sujet inintéressant au possible (la Reine d'Angleterre), et un format réduit, 120 pages seulement.Pourtant dès le début, on se laisse prendre à accompagner amicalement ce monarque, qui, pourchassant ses chiens découvre un vaisseau surgi d'un autre monde : un Bibliobus.la suite sur:http://skorpionnan.over-blog.com/article-un-livre-la-reine-des-lectrices-de-alan-bennett-54805364.html

skorpionnan
04/08/10
 

Grâce à ce livre, je sais désormais pourquoi lorsque nous sommes allés à Londres, nous n’avons pas pu voir la Reine. Je pensais qu’elle essayait de trouver un chapeau pour sa tenue ou encore qu’elle s’entretenait avec le premier Ministre. Que nenni ! La Reine lisait ! Si !A cause de ses chiens, la Reine a découvert dans la cour de Buckingham Palace le bibliobus. Par politesse, elle va emprunter un premier livre : « La lecture ne l’avait jamais beaucoup intéressée. Il lui arrivait bien sûr de lire comme tout le monde, mais l’amour des livres était un passe temps qu’elle laissait volontiers aux autres ». Ce premier ne sera pas le dernier car la Reine se découvre une véritable passion pour la lecture. Comme nous, elle établit des LAL, planque son livre sous les coussins de son carrosse. Elle en vient même à délaisser ses obligations pour se consacrer à la lecture. Truculent, léger et drôle, humour délicieux, ce livre est un régal ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
27/07/10
 

J'ai succombé , à la tentation de le lire d'abord, puis au livre lui-même ! Un court récit, qui se lit avec autant de rapidité que de plaisir: le style, l'humour sont au service de Sa Majesté. Et à la monarque de succomber à la République des Lettres avec beaucoup de complications, sous la plume d'Alan Bennet. Lire un plaisir accessible qui peut être également royal (au contraire de la poignée de porte- voir Le parti pris des choses de Ponge). Un bon roman sur le pouvoir de lire vraiment libérateur, surtout lorsqu'on se camoufle derrière le protocole.

Meandnothim
16/07/10

Un petit livre bien plaisant qui nous laisse imagine ce que serait la vie d'une reine dévoreuse de livres. Cela nous laisse aussi entrevoir la façon dont la reine d'Angleterre est perçue par ses sujets... le tout à la sauce d'un humour british qui va ravir les amateurs de culture anglaise!

un flyer
05/12/09

Un livre petit par la taille, mais délicieux. On prend un grand plaisir à le parcourir du début à la fin. Sa longueur est un atout, on ne peut pas se lasser. C’en est même presque trop court !!! Seulement 174 pages !On s’identifie assez bien au personnage central même si peu d’entre nous ont du sang royal qui coule dans leurs veines. Non, ce qui va faire le lien, c’est justement cette nouvelle passion dévorante : la lecture, puis l’écriture. On note des similitudes importantes avec notre propre parcours que l’on soit novice ou non en la matière.La lecture est un loisir certes, mais elle peut être bien plus que cela. Elle vous ouvre des portes insoupçonnées et du coup c'est toute votre vie qui s'en trouve chamboulée.Il n'y a pas d'âge pour découvrir ce plaisir si simple et peu onéreux pour peu qu'on se donne la peine de se rendre dans la bibliothèque de notre ville ou village. Les échanges qui en découlent sont un autre moyen de prolonger le plaisir avant de poursuivre plus en avant.Le plus beau témoignage est l’essor des blogs de lecteurs qui fleurissent sur Internet et qui proposent aujourd’hui des avis plus pertinents que ceux de la presse ou des autres médias même spécialisés. Ces auteurs en herbes n’ont pas de comptent à rendre et peuvent donc exprimer leur ressenti sans aucune pression.Ces généralités sur la lecture sont valables pour toutes et tous, même lorsque l'on se nomme Elisabeth II. Le sang royal n’y change rien. Alan Bennett en parle si bien sans complexe, sans fioriture, sans protocole royal !En revanche, ce nouveau penchant très prenant n'est pas du goût de tout le monde et des intrigues de cour vont refaire leur apparition jusqu'au dénouement qui pourrait ravir le prince Charles. Mais chut, je ne peux en dire plus !À glisser dans votre sac de plage, dans votre sac à main ou même dans votre sac à ordinateur pour le dévorer sans modération ! http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
22/09/09
 

De bons moments, un fou-rire (la scène où la reine doit rejoindre la chambre des lords en carrosse), pas mal de sourires.Bonne lecture de chaise-longue par un après-midi ensoleillé.

jlduval
18/09/09
 

En lisant ce livre j’ai noté tous les auteurs qui étaient cités et il yen a un paquet puisque j’ai remplis une page complète de mon cahier. Déjà cela, toute cette culture littéraire moi ça m’a vraiment plu. En plus j’ai été touché par cette Reine qui veut lire mais que tout le monde regarde de travers, parce que bon lire franchement c’est quelque chose que font les autres, pas une Reine. Il y a une phrase qui m’a vraiment choqué c’est “vous êtes au dessus de ça”… Comment on peut se croire au dessus des livres? Enfin bref, si beaucoup de personnages m’ont rebuté (notamment Sir Kevin et le Premier Ministre) j’ai adoré la Reine et Norman. J’ai aimé l’humour décalé ! Et la fin qui se termine sur une dernière phrase très tranchante m’a carrément retourné. J’ai dévoré ce livre, il est simple, assez léger et on s’attache vraiment à la Reine. Je n’ai pas du tout vu le temps passé, je ne me suis pas du tout ennuyé et en plus je trouve l’écriture vraiment bonne et certains retournements de situations vraiment drôle.

lasurvolte
05/09/12
 

Format

  • Hauteur : 17.50 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.17 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : PIERRE MENARD

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