La reine du silence

NIMIER, MARIE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 12/01/06
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« Mon père a trouvé la mort un vendredi soir. Son Aston Martin s'est écrasée contre le parapet d'un pont. Je n'étais pas dans la voiture. J'avais 5 ans. De lui, il me reste peu de souvenirs, et quelques trésors : une montre qui sonne les heures, un stylo dont la plume penche à droite et cette carte postale, où il me demandait en lettres capitales : QUE DIT LA REINE DU SILENCE oe Cette phrase posait une énigme impossible à résoudre pour la petite fille que j'étais, énigme cruelle et envoûtante qui résume toute la difficulté du métier d'enfant. Énigme qui, à l'époque, se formulait ainsi : Que
pourrait bien dire la Reine du silence sans y perdre son titre, et l'affection de son papa oe Ou encore : comment, à la fois, parler, et ne pas parler oe J'étais coincée. Prise au piège de l'intelligence paternelle. » Marie Nimier ose avec ce nouveau livre s'attacher à la figure de son père, Roger Nimier. Elle explore l'amas de tôles froissées, interrogeant avec gravité le destin de cet écrivain que ses amis décrivent tour à tour, et parfois simultanément, comme un être désinvolte, sérieux, menteur, loyal, tendre, indifférent et malhabile de ses sentiments comme on est maladroit de ses mains.
5 personnes en parlent

Certains se souviennent peut-être de la disparition tragique d’un jeune écrivain tué dans un accident de voiture, Roger Nimier, auteur de Le Hussard bleu ou Les Enfants tristes. Sa fille, Marie, n’avait que cinq ans à la mort de son père. Elle a grandi dans son ombre et gardé de lui que peu de souvenirs. Qui était-il vraiment ? L’un des écrivains le plus doués de sa génération, en compagnie de ses fidèles amis (entre autres Antoine Blondin, Jacques Laurent et Michel Déon) qui formaient le groupe connu des « Hussards », en hommage au roman de Roger Nimier ? Un homme qui s’enfermait dans sa chambre pour écrire ? Pas uniquement. Marie dresse aujourd’hui le portrait d’un homme intelligent, facétieux et charmeur, qui aimait les belles femmes. Mais Marie, est aussi une jeune femme devenue écrivain à son tour, et publiée dans la même maison d’édition que son père.Un témoignage bouleversant, aux phrases percutantes d’amour et d’émotions. Les mots sont simples, parfois innocents, à l’image de la petite fille qu’elle était autrefois. « J’aimerais, écrit-elle, que quelqu’un me raconte ce que c’est d’avoir ses deux parents. Comment ça marche, un père ? De quoi c’est fait ? » Avec les souvenirs des amis de son père, elle butine chaque fleur du passé, transforme ses souvenirs en un nectar de miel. Marie reconstitue petit à petit ce puzzle, commencé de longue date, et qui prend forme au fil des pages. Chaque pièce s’emboîte parfaitement. Roger Nimier, n’était certes pas un père idéal. « Dans la vie, écrivait mon père, je ne vois rien du tout, sinon la sottise de mon existence, passant d’un bureau à une nursery, accablé de travail, de cris d’enfants, tout cela sans espoir ni distraction. » Aux yeux de la petite fille, il devient : « désinvolte, sérieux, menteur, loyal, lent, rapide... ».En ouvrant le tiroir des souvenirs, Marie sort quelques extraits du film de sa vie d’où s’échappent les fantômes d’un passé douloureux. Un chuchotement, une confidence pudique, un murmure soufflé par La Reine du silence qui le brise en libérant une écriture sensible, feutrée, offrant ainsi au lecteur l’envie de découvrir ou de se replonger dans les oeuvres de Nimier père et fille.

carolou
17/07/09
 

Arie Nimier est fille de...Roger Nimier, écrivain un peu oublié aujourd'hui mais qui eut son heure de gloire quand sa fille était tout petite.Marie a mis du temps à s'avouer qu'elle voulait devenir écrivain et l'on retrouve ces détours dans ce récit qui louvoie entre passé et présent.Ni portrait-charge (et pourtant cela aurait pu être facile !)ni hagiographie, ce texte hésite un peu ne tranchant ni d'un côté ni de l'autre au gré des hésitations de l'auteure.Parce qu'il n'avance pas droit devant lui ce texte est émouvant mais m'a laissée un peu sur ma faim (sa fin ? !). cathulu

cathulu
01/01/13
 

Prix Medicis 2004, La reine du silence est en effet un paradoxe. Marie Nimier ne parle que d'elle, et de sa vision de son père, mais pourtant c'est tout sauf un roman nombriliste.Parce qu'elle sait manier les mots, trouver l'association d'idée qui fait mouche, nous faire assister à une quasi psychanalyse, on ne peut qu'être touchés par cette Marie qui se débat. J'ai retrouvé un peu de l'univers de : "les mots pour le dire", de Marie Cardinale, à jamais associé dans mon esprit au visage de Nicole Garcia. A l'époque, ces mots là m'avaient fortement impressionnée. Ici ce n'est pas ça, l'impression qui domine.C'est comme si chaque geste, chaque phobie, chaque pensée de Marie Minier prenaient un sens sous nos yeux, elle ne nous donne que son interprétation mais ça sonne vrai.Voilà, c'est ça, ce livre sonne vrai. Et fait réfléchir. Avec des mots simples, une vie simple, un amour qui ne trouve pas de destinataire...C'est beau, et triste, et doux. Sylvie Sagnes

SagnesSy
25/07/12
 

Roger Nimier s'est éteint en 1962, en pleine gloire littéraire...De lui, on retient le bel homme lettré, entouré d'amis lettrés aussi, et à l'écriture facile et prolifique. Marie Nimier avait 5 ans quand son père est décédé. De lui, elle garde des souvenirs fugaces, des brides de conversation, et des anecdotes récoltées par ci par là...Mais en tout cas, son père n'était en rien l'homme tel qu'il était en public. Dès lors, apparaît en filigrane un homme complexe, égoïste et parfois bourru. Pour exemple, le mot qu'il écrivit pour annoncer la naissance de sa fille: "Au fait, Nadine a eu une fille hier.j'ai été immédiatement la noyer dans la Seine pour ne plus en entendre parler." Humour, sérieux, bref, mettez vous à la place de la fille qui découvre cette lettre à l'âge adulte... Avec une écriture délicate, tout comme sa personnalité, l'auteur se raconte et essaye de raconter en quoi son père l'a influencée ou non malgré l'absence irrémédiable. En tout cas, il est difficile de porter le nom d'un écrivain connu et pourtant si méconnu de sa propre famille. C'est un beau livre sur la relation père-fille "post mortem"; finalement, elle semble avoir héritée de la conception du romancier telle que la voyait son père: "le romancier n'est-il pas celui qui raconte des histoires en silence? Celui qui parle en se taisant?" Tout est dit. vivi

vivicroqueusedelivres
18/02/12
 

Ce livre relève d’une démarche psychanalytique puisque Marie Nimier s’attache à lever le voile sur la figure paternelle, non pas dans l’optique de déballer son linge sale, mais bien pour apprendre à vivre avec ce qui constitue son histoire, avec les vieux démons qui la hantent et en même temps pour une raison simple et essentielle : parce qu’elle a besoin de trouver sa place dans le monde. Cette démarche humble et personnelle est touchante et m’a donné envie de découvrir Marie Nimier romancière.

Artsouilleurs
16/08/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.13 kg

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