La religieuse

DIDEROT, DENIS

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/03/72
LES NOTES :

à partir de
4,80 €
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Ebook

SYNOPSIS :

" chère mère, lui dis-je, qu'avez-vous ? vous pleurez ; que je suis fâchée de vous avoir entretenue de mes peines !... A l'instant, elle ferma ma porte, elle éteignit sa bougie et elle se précipita sur moi. elle me tenait embrassée ; elle était couchée sur ma couverture à côté de moi. - chère mère, lui dis-je, qu'avez-vous ? est-ce que vous vous trouvez
mal ? que faut-il que je fasse ? - je tremble, me dit-elle, je frissonne ; un froid mortel s'est répandu sur moi. - voulez-vous que je me lève et que je vous cède mon lit ? - non, me dit-elle, il ne serait pas nécessaire que vous vous levassiez ; écartez seulement un peu la couverture, que je m'approche de vous ; que je me réchauffe et que je guérisse.
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Et un de plus ! Je me suis lancée dans La Religieuse de Diderot car notre prof de littérature du XVIII nous a dit que c’était un passage obligé dans la littérature libertine de cette époque. Et pour ne pas vous le cacher, j’ai adoré ! Nous rencontrons, par l’intermédiaire d’une lettre celle qui sera tout le sujet de l’œuvre : Marie-Suzanne Simonin. Elle écrit à un homme pour lui raconter tout ce qui lui est arrivée depuis qu’elle est entrée (malgré elle) dans le monde religieux : changements de couvent, révélations sur sa naissance, supérieure et religieuses tyranniques, tortures mais aussi supérieure amoureuse et scènes qu’elle ne comprends pas bien car elle est encore « innocente ». Tout s’enchaine et je ne me suis pas ennuyé un instant (contrairement à Jacques le fataliste où les digressions étaient parfois un peu longues) ! J’ai trouvé ce livre simple, dans l’écriture, à lire mais pas dans les faits relatés ! Les couvents remplis uniquement de femmes sont des milieux ou très dur ou très léger. Le premier couvent est un lieu où la cupidité prime. Puis le deuxième nous fait mal, on la plaint, on compatit. Et puis dans le troisième, cela semble aller mieux jusqu’au moment où la supérieure fait d’elle sa préférée. J’ai aimé découvrir ce milieu que l’on ne connait pas forcément. Alors bien sûr, Diderot était satirique et il aimait certainement à en rajouter, à faire dans l’excès mais il ne doit pas être très loin de la vérité. Il y a des personnages que l’on déteste (la première supérieure), que l’on prend en pitié (Sœur sainte Thérèse), que l’on aime bien (M.Manouri) et plein d’autres. Ce roman fait juste la taille qu’il faut (environ 250pages), un nombre de détails juste comme il faut, divers sentiments se font ressentir ! Bref, une plume que j’ai apprécié, une histoire qui doit être parmi les plus vraies, des personnages attachants. Du délire, de la folie, de la tristesse, de la torture, des sentiments, de l’aide, un peu d’humanité et peu de véritable amour.

searchxme
28/05/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.19 kg