La religion

WILLOCKS, TIM

EDITEUR : SONATINE
DATE DE PARUTION : 26/03/09
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Ebook

SYNOPSIS :

James Ellroy a transfiguré le thriller, Stephen King a réinventé le roman d'horreur. Avec La Religion, Tim Willocks renouvelle le roman historique. Mai 1565. Malte. Le conflit entre islam et chrétienté bat son plein. Soliman le Magnifique, sultan des Ottomans, a déclaré la guerre sainte à ses ennemis jurés, les chevaliers de l'ordre de Malte. Militaires aguerris, proches des templiers, ceux-ci désignent leur communauté sous le vocable de « la Religion ». Alors qu'un inquisiteur, arrive à Malte afin de restaurer le contrôle papal sur l'ordre, l'armada ottomane s'approche de l'archipel. C'est le début d'un des sièges les plus spectaculaires et les plus durs de toute l'histoire militaire. Dans ce
contexte mouvementé, Matthias Tanhauser, mercenaire et marchand d'armes, d'épices et d'opium, accepte d'aider une comtesse française, Carla La Penautier, dans une quête périlleuse. Pour la mener à bien, ils devront affronter les intégrismes de tous bords, dénouer des intrigues politiques et religieuses, et percer des secrets bien gardés. Sur fond de conflits et de mystères religieux, cet ouvrage follement romanesque et d'une érudition sans faille témoigne d'un sens de l'intrigue remarquable. En explorant la mystérieuse histoire des chevaliers de l'ordre de Malte, Tim Willocks, porté par une langue aussi intense que réaliste, évoque autant Alexandre Dumas qu'Umberto Eco. Un classique immédiat.
9 personnes en parlent
Premier roman de Tim Willocks que je lis, un peu par hasard, en passant en librairie le titre m'a inspiré... Et je n'en suis pas déçu, j'ai adoré !
Pititepoo

Premier abandon de cette année. Pourtant, j'avais adoré "Green River", mais là, je n'ai pas pu aller au bout.Certe, le récit est très bien documenté et nous plonge dans l'époque ; certe, il y a une histoire d'amour entre un homme valeureux et libre et deux femmes amies dont une a des dons de divination ; certe il y a la quête d'un enfant perdu. Mais dès que l'enfant a été retrouvé, je n'ai pas eu envie de continuer le "siège" de ce roman.Je suis sûre que les amateurs-trices de cette époque apprécieront ce roman.Et en plus, à 150 pages près, il me fait rater le défi des 1000..... Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
07/06/11
 

Un roman historique noir et violent Le terrible siège de Malte par Soliman le magnifique est le décor choisi par Tim Willocks pour ce roman épique et terrifiant.Il nous décrit l’enfer du combat et les véritables boucheries commises au nom de Dieu ou d’Allah (âmes sensibles, attention !). C’est noir, violent, féroce, parfois à la limite de la nausée mais l’on ne peut s’empêcher d’admirer le réalisme des descriptions et les multiples détails sur les techniques de siège et de bataille ou sur les tactiques élaborées par les deux camps.Mais il ne faut pas croire que « la Religion » n’est qu’une succession d’épisodes sanglants. Porté par son héros charismatique Matthias Tanhauser, lien vivant entre deux cultures ennemies et témoin des fanatismes des deux bords, le roman aborde également le thème de l’identité, de la quête de soi et du salut. Enfin, une romance vient adoucir ce rude tableau et apporter une touche de poésie et de tendresse bienvenue.A l’aise aussi bien dans la description de batailles que dans le registre plus intime de l’introspection, Tim Willocks signe une grande fresque historique dont personne, ni les héros, ni le lecteur, ne ressortira indemne.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Je ne me risquerai pas à faire une critique détaillée pour une œuvre aussi magistrale, d’autres l’on fait, fort bien, sur ce site et ailleurs.Je dirai seulement que ce roman m’a emporté à la fois au bout de l’horreur auprès des guerriers de l’ordre des Hospitaliers lors du siège de Malte.Le récit des combats est d’une grande brutalité dans des scènes d’une violence extrême.Mais il m’a emporté également au bout du plaisir avec l’histoire d’amour de Tannhauser, guerrier flamboyant et de la belle Comtesse Carla.Un grand roman de guerre et d’amour.

isabelleisapure
07/06/14
 

1565, les chevaliers de l'ordre des Hospitaliers aussi connus sous le nom de "la religion" attendent sur leur petite île au sud de la Sicile l'invasion de l'armée ottomane. Ils sont en sous effectif et s'apprêtent a se faire tailler en pièce. Dans ce contexte compliqué Mattias Tannhauser, pour les beaux yeux d'une comtesse, doit aller sur cette île pour essayer de récupérer le fils de celle ci. Commence alors un enfer de feu et de sang.De cet auteur j'ai lu "Green River" qui ne m'avais pas convaincu mais comme j'ai vu des critiques dithyrambique sur "La Religion" je me suis dis : "pourquoi pas". Un peu freiné par le nombre de pages ( 950 pages quand même !) je me suis attelé a la tache en espérant que l'auteur ne retomberait pas dans les mêmes travers. Hélas, il faut bien reconnaître que cet auteur a un faible pour les histoire d'amour a l'eau de rose style Harlequin dans lequel un chevalier sans peur et sans reproche vient en aide a la jeune demoiselle en détresse et aussi pour les happy end (surtout pour les héros, car pour les autres ...). C'est d'autant plus dommageable que le récit historique s'inscrit dans un désir de véracité et de réalisme souvent très cru. Où l'auteur excelle c'est dans les scènes de batailles et il parvient a nous immerger parfaitement dans le siège de l'île et l'on sent que c'est là où il est le plus a l'aise et où son style s'exprime le mieux malgré une propension a nous gratifier de nombreuses scènes scatophiles. Quand l'auteur aborde les sentiments, le style se fait beaucoup plus lourd (même balourd) voir grotesque dans les scènes d'amour. Les personnages sont caricaturaux et nous donnent l'impression de les avoir déjà rencontré dans de nombreux livres comme par exemple Fra Ludovico qui ressemble étrangement au personnage de Frollo dans "Notre Dame de Paris".Un livre dont l'intérêt réside dans la qualité historique et la facilité avec laquelle l'auteur nous plonge dans cette époque où déjà les religions apportaient plus de guerre que de paix. S'il avait élagué son histoire d'amour, il aurait fait de ce pavé un roman un peu plus court et une grande réussite littéraire. Dommage. Ma note 7/10.

Zembla
10/10/13
 

Un pavé plutôt agréable à lire sans prise de tête avec une écriture facile et sans véritable particularité. L' intrigue est bien ficelé, on est pris par les aventures des personnages malgré cela les 950 pages ne sont pas toutes utiles. La lecture s'étire en longueur et on finit par s'ennuyer de plus en plus. C'est un livre qui aurait vraiment gagner en intensité si on avait osé en couper les deux tiers.

Lacazavent
21/10/12
 

Un livre qui m'a transporté. Un coup de coeur énorme pour tout ce qu'il véhicule.Quand j'ai vu ce livre, je l'ai acheté d'abord pour sa très belle couverture et également car il est édité chez Sonatine, la maison d'éditions qui, en matière de polars, est une référence maintenant. Ensuite, après avoir lu la quatrième de couverture, j'ai su que ce livre pourrait me plaire : thriller historique sur déroulant au XVIe siècle. Pourtant, il s'agit d'un bon pavé (852 pages pour le grand format) et je n'aime pas vraiment en lire, car il faut vraiment que l'histoire me passionne pour que je les termine en principe. Bref, vous comprendrez que si j'ai terminé celui-ci, c'est qu'il m'a subjugué.Le roman est empli de personnages, tous représentatifs de leur époque à leur manière. Le récit s'articule néanmoins autour de trois principaux : un homme et deux femmes. Matthias Tannhauser, Carla La Penautier et Amparo. Ce trio amoureux va se rencontrer et évoluer dans une époque ravagée par les guerres de religion, et notamment le conflit entre les turcs et la Religion (l'ordre de Malte, une institution chrétienne). Carla est une jeune femme noble de vingt-sept ans. Elle vit seule et reniée de sa famille suite à une relation qu'elle a eu avec un homme lorsqu'elle avait quinze ans. De cette union est né un enfant, qu'on lui a enlevé aussitôt. Ainsi, la quête du livre commence par sa volonté de rejoindre l'île de Malte où une guerre est sur le point d'éclater. C'est ainsi qu'elle va se retrouver là-bas avec Tannhauser et Amparo, une jeune fille de dix-neuf ans, que Carla a recueilli sept ans plus tôt.Voilà le début de l'histoire. Donc on imagine bien que la relation d'amour profond qui va se lier entre Matthias et les deux femmes va être le liant du récit. Mais derrière cela, il y a aussi le récit d'une guerre et celui des religions.Une phrase du livre résume cela : "Soldats de l'Islam. Soldats du Christ. Chacun est le diable pour l'autre, et Satan ricane dans sa manche" (p. 638). Le lecteur se retrouve à lire un récit d'amour, d'aventures, un récit historique et érudit ; un récit puissant et poétique.La force de ce pavé tient dans la faculté de conteur de Tim Willocks. Il a une langue magnifique et très riche. Lorsqu'il décrit des scènes de passion, d'amour, on vibre avec les personnages. Quand il évoque l'histoire et la religion, on est attentif comme un écolier. Quand il décrit la guerre, on reste pantois. Oui parce que ses descriptions des scènes de bataille, des blessés, des morts, c'est complètement réaliste tout en gardant toujours une fibre romanesque. Ces scènes sont parfois très longues, aussi il m'est arrivé, je l'avoue, d'en survoler. Mais, wahou, quel roman.Je dirais aussi quelques mots sur le personnage de Matthias Tannhauser que j'ai adoré du début à la fin. C'est l'homme avec un grand "H" : c'est un amoureux galant, un amant fougueux, un ami fidèle, un guerrier qui se bat pour sa liberté et non pour une religion ou une autre. Il a été élevé par les turcs et se retrouve enrôler dans la Religion. Bref, ce personnage est juste exceptionnel !Que dire de plus ? Peut-être mon coup de coeur de l'année 2011. Si vous aimez ce genre de récit mais que vous hésitez au vu du nombre de pages, jetez-vous dessus sans plus tarder. Marylin

marylinm
07/12/11
 

Un roman historique noir et violent Le terrible siège de Malte par Soliman le magnifique est le décor choisi par Tim Willocks pour ce roman épique et terrifiant.Il nous décrit l’enfer du combat et les véritables boucheries commises au nom de Dieu ou d’Allah (âmes sensibles, attention !). C’est noir, violent, féroce, parfois à la limite de la nausée mais l’on ne peut s’empêcher d’admirer le réalisme des descriptions et les multiples détails sur les techniques de siège et de bataille ou sur les tactiques élaborées par les deux camps.Mais il ne faut pas croire que « la Religion » n’est qu’une succession d’épisodes sanglants. Porté par son héros charismatique Matthias Tanhauser, lien vivant entre deux cultures ennemies et témoin des fanatismes des deux bords, le roman aborde également le thème de l’identité, de la quête de soi et du salut. Enfin, une romance vient adoucir ce rude tableau et apporter une touche de poésie et de tendresse bienvenue.A l’aise aussi bien dans la description de batailles que dans le registre plus intime de l’introspection, Tim Willocks signe une grande fresque historique dont personne, ni les héros, ni le lecteur, ne ressortira indemne.

COUP DE COEUR ! Il m'aura fallu à peine plus de deux semaines pour venir à bout de ce mastodonte de la littérature. Mastodonte : voici un mot qu'on utilise pas souvent. Pourtant, c'est ce qui caractérise ce livre excellent de 850 pages. La Religion a déjà été chroniquée sur plusieurs blogs et couvertes d'éloges, la mienne ne fera rajouter qu'une voix à l'affirmation que ce livre est un chef d'oeuvre. Je n'avais pas encore fini le livre que je savais qu'il avait déjà droit à sa place dans mon palmarès du meilleur de mes lectures en 2009. Jamais le roman historique ne m'a attirée, le moyen-âge ou la rennaissance, pas mon truc. Il aura fallu la lecture de Bad City Blues du même auteur et les quelques autres chroniques de La Religion pour m'avouer convaincue.Revenons à l'histoire. 1565, le sultan Soliman le Magnifique déclare la guerre aux chevaliers de l'ordre de Malte. Ici débute un des plus grands sièges que l'Histoire ait connu. Dans le même temps, un allemand du nom de Mathias Tannhauser, accompagné d'un anglais un peu brute, du nom de Bors, se voit confier une mission périlleuse par une comtesse : retrouver son fils qu'elle n'a pas vu depuis le jour de la naissance et qui vit à Malte. Vous rajoutez un inquisiteur qui vient mettre son nez là dedans et avez tous les élements principaux de l'intrigue.Dès les premières lignes, on est absorbée par le livre. Le prologue, en quelque pages nous fait découvrir le personnage principal d'une manière qui fait qu'on s'y attache directement. Tim Willocks racontant l'histoire du point de vue de tous les personnages, les personnages sont tous très fouillées et on ne peut que s'y attacher. Qu'ils s'agissent de Mathias - qui entre les chrétiens et les musulmans ne choisit son camp selon ses arrangements ou Amparo - jeune fille à la beauté asymétrique qui semble toujours au dessus de l'horreur de la guerre.La guerre. Elle occupe une très grande part dans ce livre, où elle est montrée dans toute son horreur. Les têtes sont décapitées, les entrailles gisent sur le sol, les corps hachés menues et les agonisants meurent dans la merde et dans le sang de leur compatriotes et ennemis. Et puis au milieu de ces déchets, il y a de l'amour qui amène des pages de tendresse magnifique.Enfin, dans ce livre, il y a l'écriture. Une écriture magnifique. Bien que je sois une lectrice plutôt assidue, je n'ai jamais été bonne en cours de français, mais je pense que ce genre d'écriture est ce que l'on qualifie d'épique. Si Bad city blues, le style était plus brut, plus haché. Dans La religion, il est mélodique.Mais n'oublions pas que malgré son écriture magnifique, La Religion est avant tout un roman noir. Certes historique, mais noir également. Je me suis demandée où mettre ce livre dans les catégories. Tout d'abord, l'idée m'est venue de le mettre dans polars britanniques ou irlandais. Mais finalement non, il ira dans les romans. Ce livre est tellement bon qu'il ne mérite pas de rester dans une catégorie "policiers". Tout le monde devrait lire La Religion qu'on aime les polars ou pas.

BambiSlaughter
11/04/10
 

Format

  • Hauteur : 22.10 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.94 kg