La reveuse d'ostende

SCHMITT, ERIC-EMMANUEL

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 31/10/07
LES NOTES :

à partir de
20,30 €

SYNOPSIS :

Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, Anna van A., une femme solitaire vivant parmi ses livres et ses souvvenirs, va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Le récit s'avère si surprenant que l'homme, doutant de sa véracité, va enquêter pour déterminer ce qui tient
de la réalité ou du fantasme... A-t-il affaire à une superbe mystificatrice ou à une femme unique ? Jusqu'à la fin, il ira de découvertes en découvertes. Cinq histoires qui montrent le pouvoir de l'imagination dans nos existences. Cinq histoires - La rêveuse d'Ostende, Crime parfait, La Guérison, Les mauvaises lectures et La Femme au bouquet- suggérant que le rêve est la véritable trame qui constitue l'étoffe de nos jours.
6 personnes en parlent

Quelques nouvelles de Schmitt à lire, toujours un plaisir. Ici le fil conducteur est ce que produit l’imaginaire dans l’existence, que ce soit par la lecture, le récit d’une histoire d’amour, le désir suscité par une femme sans estime d’elle-même ou encore l’incompréhension d’un acte. Il jongle avec le réel et l’illusion que tout un chacun a de la vie. Le besoin de tout être humain de comprendre ce qui l’entoure, de rechercher la vérité, de s’imposer une conduite, d’accepter une mauvaise image de soi, tous ces différentes idées sont mis à mal par Schmitt, il nous pousse à envisager un autre point de vue, à lâcher prise, à arrêter le transfert de nos vies, notre rationalité sur ce que nous amener l’autre. C’est le combat perpétuel de notre égo dans l’acceptation d’autrui, dans ce qu’il a de différent, dans ces pensées ou actes propres qui ne nous ressemblent pas. Un joli recueil qui contraint les personnages à regarder le monde sous un autre angle.

Metaphore
25/05/13
 

D’Eric-Emmanuel Schmitt, je n’avais lu jusqu’alors que La Part de l’autre, que j’avais apprécié. C’est lors d’un vide-grenier en octobre dernier que j’ai trouvé La Rêveuse d’Ostende pour une poignée de centimes d’euros. Pas pressée de le lire, j’ai passé ces derniers mois à l’observer dans ma PAL sans me décider à l’en sortir. Et puis, une LC s’est organisée sur Livraddict, alors j’ai profité de l’occasion.Avant de découvrir le « sommaire », je n’avais même pas compris qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles. Je ne suis habituellement pas fan de ce court format, mais cette fois, je suis assez enthousiaste. Toutes ne sont pas au même niveau à mon goût, mais je les ai toutes plus ou moins appréciées.« La rêveuse d’Ostende » est le titre de la première nouvelle du recueil. Dans ce texte (le plus long des cinq), un auteur prend des vacances à Ostende pour oublier un chagrin d’amour. Il loge chez une vieille femme en fauteuil qui, derrière ses airs fragiles et froids, cache un passé ardent, qu’elle hésite puis décide finalement de lui raconter. Mais n’est-ce pas trop romanesque pour être vrai ? Et si finalement, cette éternelle vieille fille entourée de livres, avait seulement rêvé cette vie ?Avec « Le crime parfait », Eric-Emmanuel Schmitt nous met en présence d’une femme qui tue son mari, persuadée depuis trois ans, à cause de bavardages, qu’il la trompe. Alors que le couple a vécu des dizaines d’années en parfaite harmonie, son imagination lui fait tout remettre en question et commettre le pire…La troisième nouvelle du recueil, baptisée « La guérison », met en scène Stéphanie, jeune infirmière de 25 ans mal dans sa peau, qui, grâce à la rencontre d’un malade bien particulier, va apprendre à s’aimer…Un vieux professeur intolérant redécouvre, dans « Les mauvaises lectures », le pouvoir de l’imagination en tombant justement dans ce qu’il qualifie de « mauvaise lecture », c’est-à-dire un best-seller écrit pour occuper les femmes seules. Voilà qu’il ne peut plus lâcher le thriller dont l’héroïne, se sentant de plus en plus proche de l’héroïne…La dernière nouvelles (et la plus courte), « La femme au bouquet », raconte la découverte du narrateur, Eric, sur le quai de la gare de Zurich. Il se rend compte qu’une vieille femme avec un bouquet de fleurs attend chaque jour sur le quai, depuis plus de quinze ans. Qui est-elle ? Qui attend-elle ?La longueur des nouvelles varie entre 12 (« La femme au bouquet ») et 110 pages (« La rêveuse d’Ostende »), les trois autres tournant aux alentours de la cinquantaine de pages. Avec le nombre de mots, c’est aussi la qualité des textes qui varie. Même si j’ai globalement aimé toutes les histoires rassemblées dans ce recueil, j’ai eu une préférence pour les deux premières (celle qui donne son titre à l’ouvrage et « Le crime parfait »). Les trois autres ne m’ont pas particulièrement déplu, mais possèdent toutes un élément, au moins, qui m’a gênée. La personnalité du professeur pour « Les mauvaises lectures » m’a agacée bien que le message du texte et sa chute m’aient plu. En revanche, si j’ai globalement apprécié le développement de « La guérison » et son héroïne, c’est, cette fois, la dernière page qui m’a déçue. Quant à « La femme au bouquet », même si j’ai trouvé le thème très joli, la brièveté du texte m’a laissée sur ma faim !Grâce à ces cinq nouvelles, l’auteur revient sur les thèmes de l’imagination et de l’amour. Les écrivains et les femmes ont une place privilégiée dans ces histoires, j’ai aimé les suivre. J’ai apprécié la mise en scène des thèmes, la façon qu’ a Eric-Emmanuel Schmitt de faire réfléchir le lecteur tout en douceur sur le pouvoir de l’imagination dans une vie, sur celui de l’amour… Et d’autres questions sont également posées, comme par exemple celles-ci : qu’est-ce qu’une bonne lecture, un bon ouvrage ? Et si je n’avais pas eu vent de telle rumeur, aurais-je agi différemment ? Des histoires simples mais pleines d’émotions et de réflexions.Je redoute souvent les textes courts car j’ai l’impression de ne pas avoir le temps de m’imprégner assez de l’histoire et d’apprendre à connaître les personnages. Ici, si j’ai ressenti un petit manque avec la dernière nouvelle, les autres m’ont paru complètes et équilibrées. La nouvelle est un exercice difficile puisqu’il faut en dire assez sans noyer le lecteur sous les informations ; et Eric-Emmanuel Schmitt maîtrise bien l’exercice, à mon goût. Ce que j’ai surtout aimé, plus que les intrigues, ce sont les personnalités de ses personnages, auxquels il parvient à insuffler la vie, en si peu de mots…Au niveau de la plume en elle-même, que dire si ce n’est que c’est fluide et très abordable ? Je n’ai ni noté une grande poésie dans le style, ni une complexité; j’ai juste apprécié, tout en douceur. Et c’est bien le plus important !Cette deuxième expérience concluante avec Eric-Emmanuel Schmitt me donne envie de découvrir l’auteur plus avant. On m’a déjà conseillé certains de ses autres titres, j’espère les trouver d’occasion.

DameMeli
04/08/11
 

Ce recueil de nouvelles rassemble cinq histoires, presque des contes, dont le thème est le rêve ou l'imagination. Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur dont j'ai du lire quatre livres, qui m'avaient chacun marqué à sa façon. Notamment La part de l'autre, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran et bien sûr le fameux Oscar et la dame rose. J'ai retrouvé dans ce livre-ci les sensations qui m'avaient plu antérieurement : les sentiments puissants que réussit à nous faire ressentir l'auteur, que ce soit de l'amour, de la tristesse, de la joie ou de la haine. Les thèmes qu'il choisit sont toujours originaux quoique très proches de nous.Dans La rêveuse d'Ostende (la nouvelle dont porte le titre du livre), il y a une réflexion très intéressante sur l'infirmité et les relations aux autres qui en dépendent. Je ne sais pas si c'est ce qu'à voulu transmettre l'auteur en premier ici, mais c'est ce qui m'a interpellé à la fin de ce récit. C'est langoureux, doux mais aussi violent en terme charnel et psychologique. L'histoire témoigne aussi de la difficulté de garder une histoire pour soi, de cacher ses sentiments et le soulagement, la libération lorsque ceux-ci peuvent enfin sortir.Dans Crime parfait, l'auteur nous entraîne vers le pouvoir de l'esprit mais aussi l'influence des individus sur nous. J'ai trouvé ce récit vraiment bouleversant. Comment une petite graine, une miniscule idée implantée dans le cerveau peut mener au pire acte. Parfait !Il s'agit du même modèle avec La guérison. Une histoire très émouvante ici aussi, qui met en avant les complexes générés par notre société et comment une jeune femme va s'en sortir malgré elle.La quatrième nouvelle, Les mauvaises lectures, évoque le pouvoir des mots, plus particulièrement de la fiction, dans les romans. Ou comment l'imagination peut nous emmener loin, un peu trop loin, à cause de quelques mots.Enfin, la dernière nouvelle intitulée La femme au bouquet, met en scène Eric-Emmanuel Schmitt lui-même. Récit vrai ou vraisemblable ? Quoiqu'il en soit, c'est une historiette assez troublante. Je ne peux pas en dire grand chose sans révéler de quoi il est question. Alors je conseille tout simplement de lire ce livre. Il est beau, poétique et les thèmes abordés sont très émouvants. Marylin

marylinm
11/05/11
 

Comme j’ai décidé de profiter de l’été pour désencombrer ma PAL, je me suis décidée à lire ce livre même si je ne porte pas vraiment M. Schmitt dans mon cœur (depuis que j’ai essayé de lire La part de l’autre dont j’avais détesté le style plat et le manichéisme primaire). Avec ces nouvelles totalement fictives, j’ai un peu plus apprécié. On ne peut nier que l’auteur ne manque pas d’imagination et que ses histoires, à défaut d’être inoubliables, sont divertissantes. En outre, le recueil se lit vite et facilement, ce qui permet d’éviter de se lasser. Mais j’ai vraiment un problème avec le style qui reste tellement banal et convenu que j’ai l’impression que les lecteurs sont pris pour des imbéciles. C’est assez décevant de voir une telle virtuosité d’invention se noyer sous des clichés d’une banalité navrante. Les nombreuses évocations de la littérature que fait l’auteur me font tiquer car il me semble que je n’en partage définitivement pas la même conception. Ça reste donc un livre pour passer le temps mais que j’oublierai vite pour me consacrer à de meilleurs crus.

Artsouilleurs
29/07/10
 

Moins passionnant que "Concerto à la mémoire d'un ange", ce recueil de nouvelles m'a un peu déçue.J'ai trouvé les histoires moins innovantes, moins percutantes.J'attendais plus (trop ?) d'imagination de la part de son auteur.Malgré cela, l'écriture de Schmitt est toujours aussi entraînante, légère et talentueuse.

Puppy
19/06/10
 

Quel plaisir renouvelé de lire l'écriture si fine et cultivée de EE Schmitt dans ces 5 histoires liées par les thèmes de l'érotisme, de désir de l'autre et de ses mystères.Une belle dose d'humour et de réflexion pour ces petites enquêtes policières - et polissonnes ! Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.Jules Renard

lucky44
13/03/10
 

Format

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