Une rose au paradis

BARJAVEL, RENE

livre une rose au paradis
EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 01/11/89
LES NOTES :

à partir de
4,70 €
4 personnes en parlent

Encore un livre de Barjavel qui me touche. Si mon préféré reste la Nuit des Temps, Une rose au paradis et un pur poème. Barjavel reprend un de ses thèmes favoris, la fin d’un monde et la naissance d’un monde meilleur. La science et le progrès sont-ils néfastes, ne conduisent-il pas à notre perte ? L’homme saurait-il tout recommencer sans faire les mêmes erreurs ? Il traite habilement de cette question avec beaucoup d’humour et d’inventivité, certaines fins de chapitres sont assez marrantes, et contrastent avec la situation plutôt tragique et insolite des personnages.À lire, comme tous les Barjavel.

un flyer
13/02/09

Lucie est une jeune femme qui vend des machines à coudre en parcourant la France dans son autogire. Henri Jonas est un jeune homme très intelligent, génie de l’électronique et roi des bricoleurs. Ils se sont rencontrés alors qu’elle est tombée en panne avec son engin volant, un véritable coup de foudre. Lui, très timide, ce serait sa première expérience, elle un peu plus âgée prit les devants face à cet homme à l’âme d’enfant. "Elle avait connu quelques hommes, et vécu plus ou moins longtemps avec deux ou trois. Fugitifs ou temporaires, ils n’étaient pas particulièrement bêtes ni égoïstes, seulement comme tout le monde. Ils avaient passé ou vécu près d’elle sans être avec elle, l’avaient regardée sans la voir, entendue sans l’écouter, ils avaient parlé sans rien lui dire, passé sur elle comme un marteau-piqueur trépidant, si vite partis, le temps d’un oiseau, la laissant assoiffée, et grelottante comme si ce qu’ils nommaient l’amour n’était qu’un coup de vent d’hiver. Celui-là dont elle ne savait pas le nom, dont elle ne connaissait rien, celui-là n’était pas pareil, elle en était sûre ! …Quand il lui avait souri, elle avait vu, dans le bleu innocent de ses yeux, toute la fraîcheur d’une âme d’enfant (…)".Ils vivent dans un monde où une machine à coudre vous sort directement le pull tout fait, où des usines abritent du blé qui poussent en quelques jours qui sera ensuite récolté, broyé, pétri, cuit en quelques minutes dans le même lieu, où des usines à bestiaux polyvalentes reçoivent des vaches branchées de bout en bout pour y être nourries et aspirées, où des bombes sont achetées et disponibles dans presque tous les pays, les sociétés, les entreprises etc et qui risquent d’être produites très prochainement à la chaîne, ce qui accroîtrait les risques d’explosions accidentelles et de disparition de toutes espèces humaines, et, dans un trop grand nombre, la disparition de la Terre.C’est lors d’une manifestation de femmes enceintes que Monsieur et Madame Jonas, elle-même enceinte et participante, disparurent.Seize ans ont passé, Monsieur et Madame Jonas vivent avec leurs jumeaux dans un lieu, un univers inhabituel, avec un personnage secret, énigmatique, puissant, Monsieur Gé. S’en suivront des évènements qui risquent de faire basculer l’équilibre de vie établi… Lesquels ? Ils seront face à un choix à faire. Trouveront-ils le bon et s’entendront -ils ? Il vous suffira de lire cet ouvrage, je ne veux pas en dire plus ce serait dommage.Cet ouvrage est un vrai coup de coeur pour la merveilleuse écriture de l’auteur que je trouve poétique, riche et limpide. On ne s’ennuie pas une seule seconde, il y a beaucoup d’humour, c’est frais, distrayant mais cela pose aussi les problèmes de notre grande évolution technologique et les limites à cerner avant la catastrophe. Il met aussi en avant le pouvoir de l’argent et ses dérives. Avec seulement cinq personnages, on entrevoit la naïveté, l’amour, la douceur, l’intelligence, le pouvoir, l’anticipation, l’instinct de survie, l’appartenance, l’opposition, l’identité, le soutien, l’innocence, la soif de savoir…

lauredanse
14/05/13
 

A ceux qui atterrissent sur ce blog pour la première fois, sachez que Monsieur René Barjavel est mon idole et que je donnerais tout pour avoir une machine à remonter le temps pour pouvoir le rencontrer et échanger avec lui. Bref, Une Rose au paradis est ma onzième (douzième si je compte ma très ancienne lecture du Grand Secret que je compte relire très vite) plongée dans le monde de l’auteur. Vous vous doutez bien que plus j’avance dans ma découverte, plus je redoute le faux pas et la déception. Ce titre (presqu’un des derniers écrits par Barjavel) ayant des échos mitigés, j’étais un peu hésitante. Mais comme pour Jane Austen, je devrais faire confiance à mon chouchou, lui aussi sait toujours me séduire, d’une façon ou d’une autre !Une Rose au paradis ne restera pas dans mes grands favoris et ne sera pas une grande révélation, mais je suis heureuse de l’avoir découvert et satisfaite de ma lecture. L’intrigue et l’idée de base m’ont plu, la plume également. Je regrette juste la brièveté du texte qui ne permet pas de s’attacher vraiment aux personnages. Je suis restée assez spectatrice alors que j’aurais aimé vivre l’aventure aux côtés des figures mises en scène par Barjavel.La quatrième de couverture reste assez vague et peu représentative… je me permets donc une petite mise au point personnelle.On entre dans le texte par quatre chapitres (en moyenne deux pages chacun) qui présentent une famille dans une sorte de sanctuaire. Les deux jumeaux, Jim et Jif, ont 16 ans. Leur mère a découvert la relation incestueuse qu’ils entretiennent innocemment et est désespérée par la situation… Dans le chapitre 5, saut dans le temps, on retourne dix-sept ans en arrière et on découvre l’histoire de Lucie et Jonas, les deux futurs parents qui se rencontrent, s’aiment et sont choisis (ainsi que les jumeaux que portent encore la jeune femme), alors que la tension au sujet de la Bombe Universelle est à son comble, pour entrer dans l’Arche construite par Monsieur Gé. Ce sanctuaire artificiel a été conçu plusieurs centaines de mètres dans le sol pour sauvegarder la vie terrestre (des animaux, des plantes, des arbres… de chaque espèce, endormis) et le couple, alors que les bombes et les radiations ont détruit la planète. Mais voilà qu’un problème se pose… Jif est enceinte mais l’Arche n’a pas été pensée pour accueillir et offrir de l’oxygène à un sixième humain (Monsieur Gé, les deux parents et les deux jumeaux sont les cinq premiers) alors que faut-il faire ? Tenter de remonter à la surface dès maintenant (alors que l’enfermement était prévu pour vingt ans pour limiter les risques de radiation) ou penser à l’avortement ? Les adolescents, nés dans l’Arche, ne savent même pas ce qu’est une rose alors le fait d’être enceinte et d’avorter… Quelle solution vont-ils adopter pour s’en sortir ?Voilà un titre de science-fiction que je trouve intéressant pour les questions et réflexions qu’il apporte au fil des pages. Malgré tout, l’ensemble reste assez léger et peut aussi bien se lire comme un agréable divertissement ou se découvrir en creusant un peu plus loin. C’est d’ailleurs l’un des aspects récurrents de l’œuvre de Barjavel : là où certains ne voient que des histoires de gare simplistes, d’autres y trouvent des réflexions plus pensées. Ici, l’auteur revient sur le nucléaire, l’avortement, l’inceste, le meurtre… mais malgré la multitude de thèmes, le lecteur n’est pas noyé, tous sont bien abordés et traités. J’ai aimé les références au jardin d’Eden d’Adam et Eve, l’arche de Noé, le premier meurtre de l’humanité… Finalement, rien de neuf sous le soleil, mais Barjavel réutilise ces thèmes avec intelligence et les transpose dans cette France futuriste qui a du survivre à la fin du monde… Dans la même veine, même si l’idée de l’Arche et sa composition peut paraître simple, c’est quand même sacrément bien pensé ; notamment le trou qui récupère les déchets et offre la nourriture (toujours la même chose depuis seize ans, du poulet rôti) et qui complique les choses au fil des pages, mais je n’en dis pas plus.Outre les thèmes abordés par Barjavel, j’aime énormément le style de l’auteur. C’est à la fois drôle et grave, tendre et brutal… Barjavel c’est plein d’émotions en quelques mots et ça me transporte. En revanche, je regrette un peu d’avoir vécu cette lecture en tant que spectatrice et non actrice. Contrairement à d’autres textes de l’auteur, je ne me suis pas assez attachée aux personnages pour vivre l’aventure avec eux. Je l’ai suivie avec plaisir mais tout de même avec une légère distance. Je ne sais pas comment l’expliquer… peut-être que la légère brièveté du texte est en cause puisqu’elle me laisse pas vraiment le temps de faire connaissance avec les personnages ? Je ne sais pas, mais en tout cas, j’ai beaucoup ri. Et c’est l’humour que je retiendrai surtout d’une Rose au paradis. Je pense notamment aux passages ou Jim, très curieux, tente d’apprendre du vocabulaire mais difficile pour sa mère de se faire comprendre car l’adolescent ne connait rien ou que ce que l’Arche offre. Lucie n’a réussi qu’à apporter qu’un seul livre dans le sanctuaire - Les Fables de La Fontaine - donc Jim pense donc que tous les animaux parlent… Je pense aussi à Marguerite, le robot à quatre têtes créé par Jonas, car l’une des têtes, jalouse des trois autres, ne pense qu’à se trouver une jolie coiffe… ou encore la longue réflexion au sujet du temps qu’il faudrait pour obtenir une bonne mayonnaise (il n’y a rien de naturel dans l’Arche, donc pas d’œufs, pas d’huile…) pour accompagner ce satané poulet rôti ! Bref, j’ai ri plus d’une fois et c’est un bonheur ! Une Rose au paradis ne restera pas mon préféré de Barjavel mais j’ai passé un excellent moment avec les questions amenées par l’auteur et surtout, l’humour très présent. Un bon divertissement et de nombreuses réflexions si vous souhaitez aller un peu plus loin.

DameMeli
30/07/12
 

Dans ce livre, on retrouve des thèmes récurrents chez Barjavel : destruction du monde, folie des hommes, grand Amour, le tout sur fonds de science fiction. C'est écrit de façon simple et très poétique (voire naïve par moment).On se laisse emporter par l'histoire de cette Arche futuriste et par l'humanité dégagée par les différents personnages. L'histoire d'Amour qui unit les 2 adolescents est très pure et la description du monde sauvé dans cette arche est poétique à souhait.Malgré tout, on reste un peu sur sa faim car l'intrigue n'est pas très poussée et, du même auteur, "La nuit des temps" ou "Le grand secret" sont beaucoup plus aboutis.

Argantel
21/12/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.13 kg

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