La rose blanche ; six allemands contre le nazisme

SCHOLL, INGE

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 10/04/08
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Le printemps 1943 : la bataille de Stalingrad venait de se terminer par la défaite des forces allemandes. Apparurent alors à Munich des affiches où on lisait : Ont été condamnés à mort pour haute trahison : Christoph Probst, 24 ans, Hans Scholl, 25 ans, Sophie Scholl, 22 ans. La sentence a été exécutée. Les trois étudiants décapités à la hache étaient, avec trois de leurs compagnons qui seront exécutés plus tard, les animateurs d'un mouvement de résistance, " La Rose blanche ", dont les Munichois avaient pu lire les tracts depuis quelques mois. Inge Scholl, soeur des deux premiers, raconte ici leur histoire : l'enfance en Bavière dans une famille
catholique, l'entrée dans la Jeunesse hitlérienne, puis, peu à peu, la découverte de la réalité nazie et, enfin, cette décision déchirante : la résistance contre leur propre pays en guerre. " La vraie grandeur, écrit Inge Scholl, est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l'enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d'eux méprisée. " Ces six universitaires ont plus que personne contribué à sauver l'honneur de l'Allemagne. Pascal disait : " Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. " Nous devons croire celle-ci, entre toutes, aujourd'hui.
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" Il n'est rien de plus indigne d'un peuple civilisé que de se laisser, sans résistance, régir par l'obscur bon plaisir d'une clique de despotes." Ainsi commençait le premier tract écrit par le réseau de résistance allemand : La Rose Blanche.Au matin du 22 février 1943, il a été écrit sur le mur d'une cellule de la prison de Munich-Stadeheim : " Braver toutes les forces contraires- Goethe"Hans Scholl 25 ans , Sophie Scholl 22 ans, Christoph Probst 24 ans, membres du réseau de résistance" La Rose Blanche" furent décapités à la hache le 22 février 1943 à la prson de Munich-Stadelheim, sur décision de leurs juges nazis. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
16/07/12
 

La résistance allemande au nazisme se manifeste dès 1933, mais a longtemps été méconnue hors d'Allemagne. Parmi les mouvements ou actes de résistance à l’intérieur de l’Allemagne et dans les pays annexés on peut citer l'organisation communiste "Orchestre Rouge", l’attentat manqué contre Hitler en juillet 1944 fomenté par Von Stauffenberg et, moins connu, un petit groupe appelé "la Rose blanche".Ce dernier mouvement est constitué d’étudiants chrétiens et d’intellectuels révoltés par la dictature hitlérienne et les malheurs causés par la guerre. Les fondateurs du mouvement, Hans Scholl, étudiant en médecine, sa sœur Sophie, Christoph Probst âgés de 22 à 24 ans, le professeur Huber et une poignée de compagnons tous étudiants ou intellectuels décident d’agir pendant l’été 1942. Ils mènent dès lors une résistance non violente en diffusant des tracts et en placardant des affiches. Hans et Sophie Scholl ainsi que Christoph Probst, condamnés à mort après un procès expéditif sous les chefs de "haute trahison et intelligence avec l'ennemi" sont décapités en février 1943. Leur compagnons seront aussi arrêtés et exécutés en juillet 1943. Sophie Scholl dira avant de mourir : "Ce que nous avons dit et écrit, beaucoup le pensent. Mais ils n’osent pas l’exprimer". C’est l’histoire de ces étudiants et de leur professeur que raconte Inge Scholl, la sœur d’Hans et de Sophie, en 1955. Ce témoignage de leur combat est très émouvant, car vu de l’intérieur et le récit de leur courage face à la mort est particulièrement édifiant.Un aspect un peu méconnu de l’histoire du nazisme que cette résistance intérieure au totalitarisme de celui qui écrivait "On ne peut pas s’imaginer à quel point il faut tromper un peuple pour le gouverner".

Ludeca
28/09/11
 

« La vraie grandeur est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l’enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d’eux méprisée. » Inge Scholl.1943, quelque part en Allemagne, du côté de Munich et Ulm, un petit groupe d’étudiants fonde « la rose blanche », un mouvement de résistance au nazisme. Leur objectif n’est pas de s’illustrer par des actions violentes, bien au contraire, ils souhaitent, d’une manière ou d’une autre, faire prendre conscience aux gens de l’absurdité et la folie meurtrière de l’appareil nazi.Des tracts seront rédigés et distribués (six au total), quelques graffitis peints sur les murs de la ville, des liens commenceront à se créer avec des étudiants issus d’autres villes du pays… Mais ces jeunes humanistes se sont engagés dans un combat bien incertain, c’est une lutte bien inégale qui les opposent aux masses silencieuses de la cité asservie et apeurée. Comment échapper, malgré toutes les précautions du monde, à l’irrésistible puissance destructrice du Reich ?Le matin du 18 Février 1943, Hans et Sophie Scholl furent arrêtés alors qu’ils distribuaient des tracts à l’université de Munich. Rapidement leurs « complices » furent identifiés. Le procès eut lieu le 22 Février, le même jour, vers 17 heures, Hans, Sophie et leur ami Christophe Probst furent décapités en application de la sentence prononcée à leur encontre. Dans les semaines qui ont suivis, plusieurs de leurs camarades furent interpellés et confrontés à la justice expéditive des nazis, rares sont ceux qui en sortiront indemnes.C’est un formidable témoignage que nous propose ici Inge Scholl, la sœur de deux des condamnés. Plus encore qu’une description du mouvement « la rose blanche » et de sa fin tragique, elle s’attache dans ce récit à montrer au lecteur l’évolution d’une conscience, la naissance d’un sentiment d’injustice et de honte, d’un besoin de résistance. L’arrivée au pouvoir de Hitler et la vague d’espoir qui l’accompagnait, les premiers questionnements, les premières exactions qu’on ne peut cautionner, le constat de l’horreur, le refus, puis la lutte… vaine, sans doute, mais tellement nécessaire…« Héros ? Peut-on leur donner ce nom ? Ils n’ont rien entrepris de sublime, n’exigeant qu’un droit élémentaire, celui de vivre, librement, dans une monde qui soit humain. » Inge Scholl. http://www.testivore.com

lonesloane
18/09/11
 

Résister Tous les allemands ont-ils été séduits ou aveuglés par la politique nazie ? Non, plusieurs individus ou groupes ont lutté contre ce régime puissant. Des petits mouvements parfois, comme la Rose blanche dont faisaient partie Hans et Sophie Scholl, le frère et la sœur de l’auteur de cet ouvrage bouleversant.Ces étudiants en médecine et en philosophie à Munich, mus par leur conscience, leur foi et leur courage, ont rédigé et distribué des milliers de tracts pour dénoncer le régime et appeler le peuple allemand à la résistance. Ces textes plein de ferveur et d’intelligence, leur ont coûté la vie mais ils rayonnent encore aujourd’hui.

  • Auteur : SCHOLL, INGE
  • Collection : DOUBLE MINUIT
  • Éditeur : MINUIT
  • ISBN : 9782707320513
  • Date de parution : 10/04/08
  • Nombre de pages : 155

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.11 kg
  • Langage original : ALLEMAND
  • Traducteur : JACQUES DELPEYROU