La servante ecarlate - pavillons poche

ATWOOD, MARGARET

livre la servante ecarlate - pavillons poche
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 01/01/05
LES NOTES :

à partir de
10,50 €

SYNOPSIS :

la servante écarlate, c'est defred, une entreprise de salubrité publique à elle seule. en ces temps de dénatalité galopante, elle doit mettre au service de la république de gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, son attribut le plus précieux : sa matrice. vêtue d'écarlate, à l'exception des voiles blancs de sa cornette, elle accomplit sa tâche comme une somnambule. doit-elle céder à la révolte, tenter de tromper le système ? le soir, defred regagne sa chambre à l'austérité monacale.
elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, d'échanger des confidences, de dépenser de l'argent, d'avoir un travail, un nom, des amants... c'était le temps où l'amour était au centre de tout. l'amour, cette chose si douce aujourd'hui punie de mort... oeuvre majeure, la servante écarlate n'est pas sans rappeler 1984 d'orwell. mais, au-delà de cette magistrale création d'un monde, c'est la question du rôle et de l'avenir des femmes que pose, avec force, ce roman inoubliable.
7 personnes en parlent

Margaret Atwood est une auteure que j'ai découverte avec L'Odyssée de Pénélope et j'avais beaucoup apprécié son style.J'ai poursuivi ma lecture de son oeuvre avec La Servante écarlate et ce roman m'a beaucoup impressionnée.Comment le décrire ? Roman d'anticipation ? Critique virulente des religions ? Rappel des bases du féminisme ?C'est un peu tout cela à la fois.Nous partageons la "vie" ou plutôt le rôle de cette femme qui dans cette nouvelle société est devenue une matrice. Après avoir été re-conditionnée, elle a pour seule mission de procréer. Loin de toute idée de romantisme ou d'amour (cela n'ayant plus le droit d'exister), elle n'est plus qu'un corps chargé de donner la vie.J'avoue que cette lecture m'a secouée car cette description de ce que pourrait devenir notre monde est terrifiante mais pas si lointaine de nous et ce basculement dans l'extrémisme totalitaire est une chose qui me glace totalement.Le rythme, assez lent, nous fait peu à peu rentrer dans la compréhension de l'horreur de ce monde. Et l'on en sort perturbé, secoué.Une lecture impressionnante !

Argantel
02/04/11
 

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, une dictature théocratique répressive, par l’intermédiaire de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société à la dénatalité galopante (certainement due à la pollution), les femmes fertiles sont réquisitionnées et contraintes de devenir des « servantes écarlates » successivement placées dans les foyers de divers commandeurs à seule fin de procréer. L’une de ces servantes, Defred, raconte son quotidien de servitude, de solitude, d’angoisse et de douleur. Sa seule échappatoire, ce sont ses souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom, un métier, une famille…L’âpreté des mots (crus mais justes) de Defred racontant son quotidien, son apparente résignation, son ton sobre, froid et tranchant, peuvent déconcerter. Mais son détachement affiché est légitimé par le contexte d’oppression dans lequel elle vie : dans sa terreur des autorités, elle contrôle même ses pensées. Pourtant, petit à petit, son récit s’humanise, se teinte parfois d’un humour grinçant et d’ironie… Alors qu’elle n’est considérée que comme une « matrice » dont le corps et l’esprit ne comptent pas, elle va petit à petit en reprendre le contrôle, transgressant les règles en catimini.À travers l’histoire de Defred, Margaret Atwood dissèque avec finesse et lucidité la mécanique totalitaire. Plus qu’un simple manifeste féministe et anti-clérical, ce roman d’anticipation est une interrogation grave et intelligente sur notre monde tel qu’il peut évoluer. Ce qui en fait la force et l’horreur en est la proximité avec notre propre monde : Margaret Atwood nous entraîne dans un monde qui semble à la fois très lointain et très familier. Et l’on ne peut s’empêcher de penser qu’il ne faudrait pas grand’chose pour que notre monde bascule vers une telle société patriarcale et fascisante.La servante écarlate est un livre extrêmement stylisé et exigeant, un roman très sombre, d’une violence sourde d’autant plus efficace. C’est un récit dérangeant et angoissant car très vraisemblable.

Kara
30/12/14
 

Roman poignant et terrible d'Atwood, auteure célèbre que je découvrais ici.Offred (traduisez de fred), est une servante écarlate. Un "utérus sur pattes." Sa seule et unique fonction au sein de la république de Gilead est la reproduction: le taux de fertilité est en effet en chute libre. Elle est une "ressource nationale". C'est elle qui nous raconte dans ce journal sa vie présente et passée.Dans cette société, la femme est un objet. Quel que soit son statut: Epouse, Servante, Martha (domestique), - chacune ayant un code couleur - elle est la propriété de la société toute entière. C'est tout l'ignoble paradoxe de ce régime: donner une importance centrale et un caractère sacré à la femme, et pour cette même raison la priver de tout libre arbitre, de toute liberté, de toute dignité. La servante écarlate comme Offred est l'exemple ultime de la place de la femme dans cette société: ventre, elle ne peut même plus porter son nom, seulement celui de l'homme qui doit l'engrosser. Et dès qu'un enfant sera né, elle sera transférée dans une autre maison pour de nouveau "procréer".Tout au long de récit, nous suivons la lutte de Offred pour ne pas perdre la raison, pour se souvenir aussi, et pour vivre enfin, la peur toujours chevillée au corps. Elle nous raconte également le passé: son mari, sa fille, sa mère etc. Et nous laisse entrevoir les débuts de la république de Gilead, les circonstances et les raisons de la révolution religieuse qui a donné naissance à ce régime totalitaire.Margaret Atwood livre un récit d'une aridité rare. Aussi aride que la vie de ces femmes cantonnées dans des rôles stéréotypés, engoncées dans des règles d'un autre âge, toujours sur le qui-vive de peur d'être dénoncées. Par une foule de détail plus terrifiants les uns que les autres, nous est donné à voir une société ultra-répressive, fondée sur la foi, dans laquelle le Mot est source de liberté potentielle et donc dangereux. Aucune femme n'a le droit de lire. Les livres sont l'apanage des hommes. Gardés sous clés. Lire un mot brodé sur un coussin est déjà un acte subversif. L'homosexualité, tout comme l'avortement et l'adultère sont punis par la peine de mort, et les coupables exposés aux remparts de la ville, comme au moyen âge. Aucun accès, lors de la grossesse à quelques tests que ce soit, ni lors de l'accouchement, qui se fait devant l'ensemble des femmes de la communauté concernées: Epouses et Servantes écarlates. Et dans un monde où la femme est objet, son pire ennemi n'est pas seulement l'homme mais aussi et surtout l'autre femme. Qu'elle soit Tante (genre de sergent-instructeur de la future Servante écarlate), ou Epouse. Des exécutions publiques ("salvagings") sont organisés, ainsi que des "particicutions": des exécutions dont les bourreaux sont les servantes écarlates elles-mêmes. Des lynchages publics. Et ainsi de suite. Une société terrifiante. Éprouvante à découvrir pour le lecteur.En somme ce qu'Atwood dépeint c'est un concentré de tout ce que l'on peut imaginer de pire aujourd'hui: fanatisme religieux (chrétien, et autre), extrémisme de toute obédience, problèmes environnementaux (qui auraient mené notamment aux problèmes de fertilité) etc. J'ai vu dans cette république de Gilead un concentré de ce que l'humain porte de pire en lui. C'est terrifiant, fascinant et souvent, on se dit que c'est un futur possible, car nos sociétés actuelles portent en elles les germes de ce Gilead avec les divers fondamentalismes (chrétiens, islamiques etc) et toujours la place de la femme dans l'organisation sociale. En effet, on nous rabâche les différences homme/femme pour justifier la place de chacun, avec si possible la femme aux fourneaux, bien obéissante, les "c'était mieux avant" et autres refrains.

Choupchoup
09/04/13
 

Une atmosphère glauque et malsaine, je me suis sentie mal à l’aise tout au long de ma lecture.Ce roman est dérangeant, choquant, révoltant surtout lorsqu’on est une femme.Nous sommes aux Etats-Unis dans un futur très étrange puisque, suite au renversement du gouvernement, le pouvoir qui s’installe prend des mesures très particulières qui plongent le pays dans une forme d’obscurantisme qui n’est pas sans rappeler celui que connaissent déjà certains pays de notre monde actuel. Je fais bien évidemment allusion à ces états qui au nom d’une forme extrême de la religion imposent à leurs citoyens des conditions de vie honteuses qui bafouent la liberté et l’égalité entre hommes et femmes.Le thème principal de ce roman se concentre justement sur le statut de la femme dans ce genre de sociétés. Dans ce monde dystopique imaginé par Margaret Atwood , il ne fait pas bon être une femme. La femme y est réduite à un simple utérus, ou alors une simple bonne à tout faire ni plus, ni moins. Ou tout du moins, cela dépend fortement de son rang social. Dans ce monde, les femmes sont en majorité stériles, les rares qui le soient encore sont condamnées à devenir des « servantes », elles vont de maison en maison afin de donner un descendant à chaque famille. Car oui, bien sûr, il est hors de question de perpétuer l’espèce humaine autrement que par la voie naturelle. Ainsi monsieur se doit régulièrement de besogner sa servante et tout ceci lors d’un rituel orchestré dans les moindres détails auquel l’épouse doit assister et même contribuer.C’est à vomir !On suit ainsi l’histoire de Defred, une jeune femme qui, du jour au lendemain, s’est vue dépossédée de tous ses droits et même de sa famille. Incarcérée dans un « centre de formation », elle y est endoctrinée afin de devenir une « servante ». Elle est ensuite placée chez un couple de haut rang qui désire un enfant. Defred nous raconte tout ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent, se souvient de sa vie d’avant. Le texte est narré à la première personne et on se sent complètement immergé dans sa vie, on s’identifie à elle et le dégoût que l’on ressent n’en est que plus fort. J’ai été révoltée par l’histoire de Defred, par le comportement du Commandant, cet homme stupide chez qui elle a été envoyée, cet homme qui semble complètement indifférent à la situation, comme si tout était normal. J’ai aussi été choquée par le peu de solidarité féminine, entre ces femmes stériles qui semblent jalouser et mépriser les « servantes » les traitant comme des femmes de petite vertu. L’épouse du Commandant m’a beaucoup touchée. Sous sa froideur, on sent son désespoir mais aussi son impuissance. Elle m’a laissée perplexe une bonne partie du roman. C’est peut-être le seul reproche que j’aurais à faire. J’aurais souhaité savoir ce qu’il se passait dans la tête de ces épouses, connaître leurs pensées, leurs émotions. Le parti pris de l’auteur d’utiliser la première personne pour la narration nous enlève cette partie de la psychologie des personnages et c’est un peu dommage même si on en a quand même un aperçu.A travers donc ces portraits de femmes, Margaret Atwood nous dépeint cette société qu’elle a créée, ces codes, ces règles toutes plus abjectes les unes que les autres inspirées de certaines bien réelles et qui sont effectivement en vigueur dans notre monde à nous … J’ai trouvé ce roman incroyablement fort, tant en émotions, par la noirceur de celles-ci, que par l’écriture que j’ai trouvée sublime et raffinée. Je me suis prise une vraie claque, tout est si réaliste et si proche par certains aspects de ce que nous, femmes occidentales, ne connaissons qu’à travers les médias.En lisant ce roman , on ne peut s’empêcher de penser à nos sœurs qui n’ont pas notre chance et qui subissent si injustement le joug des hommes et de leur fanatisme. Ce roman leur rend hommage et nous rappelle que nous avons encore un long chemin à parcourir dans la lutte pour les droits de la femme.Un roman sublime et bouleversant à lire absolument.

Aaliz
23/07/12
 

Vous le savez, je n'aime pas la SF, et pourtant, je me suis laissée prendre à cette histoire de servante toute habillée de rouge et qui doit enfanter à la place de l'Epouse d'un Commandant.C'est le « journal », parsemé de ses souvenirs d'avant l'ère Galéadienne, que nous lisons, son journal d'enfermement fait de cérémonies à dates fixes et de sorties pour les courses. Triste vie, mais sa vie n'a pas d'importance, c'est la vie qu'elle va enfantée qui importe pour tout le monde.Et puis, elle découvre que la Servante avec qui elle est obligée de faire les courses fait partie d'un réseau de résistance ; que le Commandant chez qui elle habite n'est pas si à cheval sur les principes et la morale ; et que l'Epouse de ce Commandant est prête à tout pour que leur Servante tombe enceinte.C'est donc un roman sur le totalitarisme et l'endoctrinement des masses.Ce qui m'a, en revanche, moins plu, mais c'est aussi tout l'intérêt du livre, c'est que la narratrice est « une parmi d'autre », ni particulièrement endoctrinée (car elle regrette sa vie d'avant) ni particulièrement en révolte car elle ne cherche pas à en savoir plus sur ce qui se passe (ce qui est pourtant à sa portée) ni à entrer dans la Résistance. Une personne qui se laisse portée par les événements et les autres.Mais que ferions-nous à sa place ?L'image que je retiendrai :Celle de la présence des fleurs dans le récit, qui humanise un peu l'histoire. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
17/10/11
 

Je m'attendais à avoir un coup de cœur ou presque pour ce roman au vu des avis enthousiastes sur la toile et cela n'a pas été le cas. J'ai apprécié ma lecture sur une idée originale d'un monde transformé par des fanatiques, un peu excessif à mon avis mais bon .... Ce monde imaginaire est quand même drôlement inquiétant avec des règles très strictes à respecter et des tâches attribuées à chacun selon une certaine hiérarchie, des tenues spécifiques en fonction du statut de chacune car ce sont surtout les femmes qui sont concernées par cette classification. J'ai pris plaisir à lire ce livre mais j'ai été frustrée de ne pas avoir de réponse à certaines questions qui se posent au fil du récit, j'aurais aimé en savoir plus au lieu de cette fin assez brutale qui nous laisse plusieurs possibilités. J'aime que ce soit blanc ou noir mais je n'aime pas ne pas savoir. Sandrine(SD49)

SD49
22/08/11
 

Defred, c’est elle, la servante écarlate. Elle et tant d’autres qui vivent cachées dans les maisons des beaux quartiers, qui survivent à la loi implacable de ce régime totalitaire, dans lequel les femmes sont considérées comme des objets. L’action se déroule dans une époque futuriste, après une révolution et des batailles qui ont changé l’ordre des choses, et notamment la place de la femme dans la société. Ils y a Les Epouses, femmes vieillissantes des hommes qui dirigent le pays et qui règnent sur leur Maison, les Marthas, qui font cuisine et ménage, et les Servantes, dont le rôle est de procréer. Les autres femmes, trop âgées ou stériles sont déportées dans les colonies lointaines où elles manipulent les déchets toxiques. La servante écarlate, c’est donc un ventre, un ventre qui doit s’arrondir grâce à un beau rejeton procréé par le maitre des lieux, un ventre qui doit remplir son office sous peine d’être punie… Defred se cache derrière sa cornette blanche et ses vêtements rouges de la tête aux pieds, uniforme qu’elle n’a pas le droit d’enlever. Elle accomplit sa tâche telle une somnambule, ne cherchant plus à savoir ce qui est bon, juste, bien ou mal. Elle cherche en elle la force de continuer, donnée par ses quelques souvenirs épars qu’elle arrive parfois à saisir au vol. Sa mère, sa fille. Des instants de bonheur avec son compagnon. Car il fut un temps où elle était autre chose qu’une Defred, qu’une matrice, il était un temps où on était libre, où on avait le droit de lire, de parler, de vivre et de s’habiller comme on l’entendait. Une époque où elle avait un prénom à elle, une famille, un foyer, un travail, une époque où l’amour était possible… Car maintenant, plus d’amour. Seulement des rôles à jouer, des tâches à accomplir. Et toujours cette soumission à l’ordre, à l’homme qui doit l’ensemencer, à l’Epouse qui la jalouse et qu’elle craint plus que tout, aux gardes… Elle doit même se méfier des autres servantes, ses sœurs dans la douleur, de peur que l’une d’elle ne soit là pour espionner, rapporter. Son devoir de procréation la protège pour l’instant de malheurs supplémentaires. Car cette société terriblement hiérarchisée, organisée manque d’enfants, cruellement. Probablement du fait de la pollution, les taux de natalité ont chuté et c’est sur elle et ses consœurs qu’on compte pour faire naitre des bébés sains. Mais quand chaque mois vient le sang, rouge lui aussi, c’est un désespoir supplémentaire, une humiliation de plus… Je ne peux que vous conseiller de vous précipiter sur ce roman, qui est absolument passionnant de bout en bout. Vous serez, comme moi, terriblement émus par le sort de cette femme, vous serez révoltés contre ces lois inhumaines, vous serez affolés par cette société dans laquelle les femmes sont devenues objets. Un roman magistral, remuant, qui fait réfléchir sur notre sort à tous – et surtout à toutes. Liliba

liliba
18/08/11
 

Format

  • Hauteur : 18.30 cm
  • Largeur : 12.40 cm
  • Poids : 0.33 kg
  • Langage original : ANGLAIS (CANADA)

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