La solitude des nombres premiers

GIORDANO, PAOLO

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 05/03/09
LES NOTES :

à partir de
7,49 €
nos libraires ont adoré la solitude des nombres premiers
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De ladolescence à làge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de seffleurer et de
séloigner dans leffort deffacer les obstacles qui les séparent.Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.Paolo Giordano est né en 1982 à Turin. Il prépare actuellement un doctorat en physique théorique. La Solitude des nombres premiers, prix Strega 2008, est son premier roman ; il est traduit dans de nombreux pays.Traduit de l'italien par Nathalie Bauer
Deux enfances, deux blessures terribles, deux solitudes. Et une première rencontre, des liens qui se tissent. Et se distendent, et se renouent... Superbes êtres, qui, paralysés par leur carapace, risquent de tout gâcher.
Un portrait plus que sensible de deux écorchés de la Vie. Un premier roman d'un auteur italien prometteur.

marie-françoise (villeneuve)
Deux enfances, deux blessures terribles, deux solitudes. Et une première rencontre, des liens qui se tissent. Et se distendent, et se renouent... Superbes êtres, qui, paralysés par leur carapace, risquent de tout gâcher.
Un portrait plus que sensible de deux écorchés de la Vie. Un premier roman d'un auteur italien prometteur.
Marie-Françoise ,
Librairie
(C.Cial Vache Noire)
36 personnes en parlent

Proposé par Chezlesfilles.com, j’ai accepté joyeusement de lire ce livre au sujet duquel la blogosphère ne tarit pas d’éloges. J’y voyais aussi une occasion de découvrir un auteur italien.Las ! La prochaine fois j’y réfléchirai à deux, voire trois fois ! La superficialité du traitement n’a d’égal que sa naïveté. Un cliché ça va, deux clichés, admettons, mais une série ininterrompue ça devient lourd. On frise la caricature à tous les chapitres, trop courts pour approfondir quoique ce soit, car ce ne sont que des aperçus des diverses misères subies par les deux héros blessés par la vie. Un mini-catalogue d’anecdotes rapidement traitées autour d’Alice et Mattia, qui se rencontrent sans savoir qu’ils sont destinés l’un à l’autre, qui choisiront des chemins pas toujours adéquats, qui se ratent, se retrouvent, mais pas pour de bon parce que ceci ou cela. Pas moyen de prendre les personnages en sympathie, pathétiques et creux. Le final vaut son pesant de guimauve, et je vois bien une adaptation ciné à l’américaine, une comédie romantique à dix balles avec faux prétexte de réflexion sur la douleur d’être adolescent et différent. Un bon gros cliché de 300 et quelques pages, insipide et très cucul la praline.

un flyer
04/04/09

Ce sont deux enfants tristes et solitaires qui peinent à grandir, deux êtres à part, deux vilains petits canards, deux ados au bord du précipice, jamais très loin du pire. Alice boite depuis un accident de ski dont elle rend son père responsable. Mattia est un génie des mathématiques, mais a un comportement d'autiste depuis que sa sœur jumelle handicapée a disparu par sa faute. Tous deux sont les ennemis de leur propre corps qu'ils maltraitent, elle en s'affamant, lui en se scarifiant. Tous deux creusent un gouffre autour d'eux pour que rien ni personne ne puisse les atteindre : ils vivent dans une solitude à la fois voulue et subie, jusqu'à leur rencontre... mais sauront-ils se reconnaître ?« Les autres furent les premiers à remarquer ce qu'Alice et Mattia ne comprirent qu'au bout de nombreuses années. Ils pénétrèrent dans la pièce main dans la main. Ils ne souriaient pas, leurs regards suivaient des trajectoires différentes, mais on aurait dit que leur corps coulaient l'un dans l'autre à travers leurs bras et leurs doigts joints. […] Il y avait entre eux un espace commun dont les confins n'étaient pas bien tracés, où rien ne semblait manquer et où l'air paraissait inerte, tranquille. »Paolo Giordano n'est pas un styliste : sa langue est froide et blanche. Pourtant, il réussit à faire exister des personnages attachants, à faire ressentir leur extrême solitude et leur souffrance constituante, et à faire par moment monter l'émotion. "La solitude des nombres premiers" est une jolie histoire un peu triste, un roman mélancolique, un curieux mélange de violence et de délicatesse qui se lit vite, vite, sans reprendre son souffle.

Kara
23/03/09
 

Alice et Mattia sont des adolescents qui ont en commun d'avoir vécu un événement traumatisant pendant leur enfance. Elle, s'est réfugiée dans l'anorexie et lui dans un comportement du type autiste. Lorsque les deux se rencontrent au lycée, ils reconnaissent aussitôt dans l'autre une âme sœur. Mattia considère qu'ils sont comme des " nombres premiers jumeaux ". Un nombre premier est une chose solitaire qui ne peut être divisée seulement par elle-même ou par un et ne correspond jamais vraiment avec un autre. De même, Mattia et Alice sont des individus solitaires qui sont seront toujours liés mais à jamais séparés.C'est leurs vies de 1983 à 2007 que Paolo Giordano retrace dans ce roman. Une vie désespérée, aussi désespérante que 1X1 fera toujours 1 et jamais 2.J'ai suivi ce récit avec curiosité, me demandant où l'auteur voulait en venir. Ce n'est qu'au dernier tiers du roman que j'ai commencé à ressentir un réel intérêt pour ces deux personnages qui me semblaient aussi peu passionnants l'un que l'autre par manque de profondeur. Aussi peu enthousiasmants que les nombres premiers, pour qui n'est pas féru de mathématique mais qui peuvent devenir intéressants pour peu qu'on nous en parle bien. Holly

un flyer
02/07/15

Une histoire d’amour ? Celle de ces deux là qui n’arrivent pas à se rejoindre vraiment. Deux solitaires qui passent d’une enfance difficile à une adolescence perturbée et oublient d’aller plus loin. Les autres, c’est leur enfer. Les années passent, mais ils ne deviennent pas adultes. Deux univers de solitude qui s’attirent et se repoussent sans cesse, parce que les bouches ne disent jamais les mots que le cœur voudrait exprimer. Mattia se scarifie. Alice est anorexique. Il porte la responsabilité de la disparition de sa petite sœur jumelle. Elle rend son père responsable de la chute à ski qui l’a laissée boiteuse. Leur drame, ils le portent chacun au plus secret. Ils savent que le salut ne pourrait être qu’ensemble parce que chacun "a reconnu sa solitude dans celle de l’autre" mais chaque tentative se solde par un nouvel éloignement.Une peinture des troubles de l’adolescence (quelques clichés peut-être aussi). Fort heureusement, la plupart des ados ne vivent pas cet enfermement là, Mattia et Alice sont tragiques dans leur inaptitude au monde. "Une bulle géante de choses à dire flottait au-dessus de leurs têtes et ils s'employaient tous les deux à l'ignorer, les yeux baissés".Le style est épuré, presque distant, et ressemble à ces êtres qui aimeraient savoir dire et qui pourtant restent silencieux, comme si les mots ne pouvaient que les trahir, ou devenaient inutiles devant la violence intérieure du vécu, du ressenti. Une violence calme, terrible. Consultez le commentaire complet sur mes carnets.http://www.mondalire.comhttp://www.mondalire.com/bloghttp://www.mondalire.com/mots_d_ellehttp://www.mondalire.com/inspirations.htm

un flyer
04/06/09

J'ai lu ce livre dans le cadre de mes cours de culture général au lycée et je peux vous dire que j'ai eu un avis assez mitigé. Bon, pour commencer il faut dire que le titre ne m'a pas spécialement interpellé, d'une part parce qu'on se demande quel va être le sujet abordé et d'autre part, "les nombres premiers", c'est des mathématiques et j'ai horreur de cela. Le livre est découpé en plusieurs parties concernant différentes époques marquantes de la vie de 2 personnages mal dans leur peau. On les voit évoluer, se croiser, tenter de se faire une place dans le monde dans lequel ils évoluent ou au contraire de s'en couper, pour échapper à la culpabilité. Ces personnages sont : Alice, une jeune femme devenue anorexique après un accident de ski qui l'a laisse pour toujours blessé à la hanche et dans son âme. Elle ne cesse de le reprocher à son père qui l'obligeait à prendre ces cours. Et Mattia, un jeune homme qui lors de l'anniversaire d'un camarade a abandonné sa sœur handicapée, Michela, dans un parc. Ils sont un peu trop apathiques et spectateurs de leur vie. On a l'impression qu'ils n'ont aucune envie de faire d'effort pour s'en sortir. D'ailleurs, ils ne sont pas les seuls. Les personnages secondaires qui les entourent comme les parents, le mari d'Alice qui est médecin, ne font strictement rien. Cela m'a sidéré car je pense que lorsqu'on aime quelqu'un, on essaie par tout les moyens de l'aider... Et comment expliquer qu'Alice ne dise jamais à Mattia qu'elle pense avoir vu sa sœur ? Le manque de volonté et d'activité m'a vraiment rendu dingue ! Alors vous comprendrez que je n'ai donc pas réussi à m'attacher à eux même si leur situation me faisait pitié. Mais je ne conteste pas le talent d'écrivain de l'auteur ! Je n'ai juste pas réussi à accrocher aux personnages, à l'histoire ni au style d'écriture un peu trop froid pour moi. Et la fin, n'en parlons pas ! En refermant le livre, je me suis demandé à quoi cette intrigue servait pour finir de cette façon ! Pour conclure, Je n'ai pas accroché à l'ensemble du bouquin malgré l'écriture sympa de l'auteur. Cependant, si vous êtes fan des histoires un peu déprimante, ce livre est pour vous !

chachoufantasy
29/03/14
 

Voilà longtemps que j'avais envie de lire ce roman, longtemps que j'hésitais, car son titre me plaisait trop, car sa première couverture m'attirait. J'avais donc lu quelques commentaires de flyers. J'avais lu la déception et m'étais détournée. Mais voilà, à la veille du départ, ma mère me l'a offert et me voilà partie en vacances avec la solitude des nombres premiers dans mes valises.Les premières pages me firent un peu soupirer : encore un livre choral avec des héros tout cabossés. J'étais un peu lasse de ce qui me semblait tout à coup devenir une routine, une facilité. Mais voilà, je me suis retrouvée piégée par cette histoire d'amitié entre des adolescents déjà bien marqués par une vie tragique. . . On s'attache finalement à chacun et on retarde l'heure d'éteindre la lumière, on ouvre un oeil avant tout le monde. . .Un joli livre finalement pas si "facile" qu'il n'y paraît.

nanettevitamines
13/08/12
 

En 1983, Alice subit une grave dégradation physique, alors même que le mal qui va la ronger toute sa vie était déjà à l'oeuvre. En 1984, Mattia signe sa perte en éliminant consciemment une part de lui-même. En 1991, ils se rencontrent. Nous les suivons jusqu'en 2007...C'est un roman qui parle de la difficulté de vivre, de communiquer. Au fond d'eux, Alice et Mattia ont les mêmes aspirations que les autres, ils ne savent simplement pas leur permettre d'exister. Ils contiennent un gouffre, une béance, couplée à une part d'étrangeté qui leur interdit même d'essayer. Un génie des mathématiques, une photographe, perdus dans leur monde, assis à regarder se déposer la poussière, parce que c'est plus facile; Se laisser aller, couler, cesser de faire semblant...La plume de Paolo Giordano est un piège qui rend captif dès les premières pages. Ce roman se lit d'une traite, offre au détour d'un paragraphe des instants de vérité pure, nous rend amoureux de ses personnages et nous fait doucement mal, sans aucun pathos, comme sans vouloir déranger. Aérien et triste. Beau. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Alice et Mattia, deux enfants perdus dans le désert aride du monde adulte.Alice, petite fille écrasée par le désir d'un père intransigeant, commence ce roman sur une piste de ski plombée de brouillard. Transie de froid et d'angoisse, elle s'éloigne du groupe et se perd ; elle fait une violente chute et se casse la jambe. C'est là, seule, prête à mourir que nous la laissons à la fin du premier chapitre.Mattia, frère jumeau d'une petite sœur, est un enfant surdoué, alors qu'on découvre très vite que la fillette est déficiente psychotique. Leur père, sous couvert de plaisanterie, insinue que Mattia, dans le ventre de maman, n'a pas laissé de place à sa jumelle et l'a probablement bourrée de coups.Dès le début du roman, remarquablement écrit par Paolo Giordano, le lecteur peut comprendre ce que sont les "injonctions parentales" : c’est au quotidien, dans les remarques et injonctions que lui adressent ses parents, que l’enfant prend ses marques et se fait progressivement une idée de ce qu’il est. La plupart du temps, il doit composer avec l’image de lui que se forgent ses parents.Alice et Mattia vont subir ces messages parentaux, et les ressentir comme une négation de leur identité.En prenant de l'âge, elle va se sentir exclue du monde, il va, pour sa part, s'en bannir. Mattia, invité à l'anniversaire d'un camarade de classe, avec sa sœur, craint les troubles du comportement de celle-ci : il la laisse dans un parc, lui intimant l'ordre de l'attendre. Quand il revient, on ne retrouve pas la petite... et on ne la retrouvera jamais. Mattia s'automutile. Quant à Alice, conviée elle aussi à un anniversaire, celui de Viola, adolescente perverse, malveillante, comprend qu'elle ne trouvera jamais sa place dans ce monde hostile. Les signes de l'anorexie mentale étaient déjà apparus. Alice va s'enfoncer inexorablement dans ce gouffre.C'est précisément à la fête organisée par Viola que Mattia et Alice font connaissance. Commence entre les deux adolescents un "jeu" de chat et souris, rapprochement/éloignement, Leurs désarrois psychologiques respectifs ne font que croître et embellir. Tandis que Mattia poursuit obstinément sa quête arithmétique et devient professeur aux États-Unis, Alice se découvre une passion pour la photographie, en Italie. Au chevet de sa mère mourante, elle a rencontré Fabio, jeune médecin avec lequel elle s'est mariée. Mais son corps est "sec", "vide", et elle ne peut donner d'enfant à son époux. Mattia, lui, reste seul, en proie à ses cauchemars.Une ultime tentative de retrouvailles, initiée par Alice qui croit reconnaître la jumelle de Mattia en une jeune femme qu'elle croise par hasard les rejettera définitivement et tragiquement loin l'un de l'autre.Ce roman est bouleversant. Il est impitoyable. Il est violent. Il torture les consciences de ses lecteurs. Mais il ne faut pas passer à côté de ce texte magistral. Remarquable ! Il touche aux vérités de la vie même, de ce qui en charpente l'essence, qui l'enracine. Martine Littér'auteurs

litterauteurs
28/12/14
 

Mattia est surdoué, passionné de mathématiques, mais hanté par la disparition de sa soeur jumelle, il s'automutile. Alice, boiteuse, victime d'une chute de ski, est anorexique. Ils se rencontrent à l'adolescence et entre lui, qui refuse d'être sociable et elle qui le voudrait mais qui ne réussit pas à se faire d'amis, une sorte de relation amicale nait. Leurs enfances douloureuses qu'ils ne se sont pas racontées les lient cependant. Ce roman les suit de 1983 à 2007, c'est à dire de leur enfance à leur entrée dans la trentaine, par touches successives. Non pas année par année à la manière d'un journal, mais chaque chapitre est séparé de l'autre d'environ 6 ou 7 ans.Lorsque Chez les filles m'a proposé la lecture de ce roman, j'ai accepté grâce aux billets d'Hathaway , d'Armande et de Crapouillaud, très emballées. Et bien, merci les filles, car c'est vraiment un beau roman. Deux personnages un peu paumés, à la marge, complètement décalés et perturbés. Avec eux, l'auteur construit une histoire touchante et passionnante. Je me suis demandé tout au long de ma lecture s'ils allaient réussir à quelquechose, s'ils allaient se sortir de leurs situations repectives. Totalement original, je n'ai jamais eu la sensation de lire un roman déjà écrit. Sans parler de suspense, rien n'est prévisible, ou alors, c'est moi qui me suis laissé avoir, et ma fois, tant mieux. Yv

Lyvres
25/03/14
 

L’histoire de deux esseulés malmenés par la vie :– Mattia en prise d’une culpabilité suite à la disparition de sa sœur jumelle déficiente, trouve refuge dans l’univers des mathématiques. Cette fuite dans la froideur du rationnel l’enferme petit à petit. Il évite les autres, seuls Alice et Denis semblent pouvoir s’imposer.– Alice, victime d’un accident de ski, qui la laissera boiteuse, esquive la vie derrière l’objectif de son appareil photo.L’univers blessé de ces deux êtres, où se mêlent automutilation, anorexie, non-dits, angoisses va bientôt se rejoindre pour les lier à jamais. Ils semblent se comprendre comme si la communication se faisaint dans une autre dimension. Une histoire d’amour/amitié que l’on suit d’étapes en étapes (7 pour être précise de 1983 à 2007). Une lecture agréable d’un univers où les sentiments semblent aseptisés, c’est la description clinique de la difficulté d’exister en dehors de leur mal-être.

Metaphore
25/05/13
 

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Maffia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.Voilà l'exemple même d'un style et d'une écriture évocateurs crus sans être vulgaire. Giordano conte l'univers, les destins de deux personnages que la vie a écorchés vifs, et laissés sans espoir. Complémentaires dans leur douleur, ils ne sauront, n'oseront jamais vraiment se toucher, au propre comme au figuré., le silence habitant littéralement leur relation. Si l'auteur nous dit beaucoup de ses personnages, ces-derniers gardent tout de même un certain mystère, chose que j'ai beaucoup apprécié: on ne nous sert pas les raisons et les solutions aux questions que le lecteur peut se poser sur un plateau.Giordano termine son roman sur un semblant d'espoir, pour une vie enfin ouverte au bonheur ou du moins à la sérénité. Si je n'ai pas été aussi touchée par les personnages que certains lecteurs, j'ai été happée par cet ouvrage.

Choupchoup
08/04/13
 

Mattia, élève surdoué passionné de mathématiques, a un jour abandonné sa soeur jumelle,attardée mentale, dans un parc pour se rendre seul à un goûter d'anniversaire. Depuis ce jour, elle est introuvable et, lui, rongé par la culpabilité, s'auto-mutile pour se punir de cet acte aux conséquences dramatiques.Alice, inhibée par un père autoritaire, a vécu un grave accident de ski. Elle en a gardé une claudication qui la rend différente. Depuis, elle a cessé de se nourrir en protestation contre ce corps qui l'a trahie.Ces deux-là, mal dans leur peau, solitaires, étaient faits pour se rencontrer et c'est au lycée que leur relation va commencer. Amis car tellement semblables, amoureux, sans doute, mais incapables de vivre de tels sentiments, ils vont se chercher, se rapprocher, se fuir, se retrouver mais toujours leur nature profondément solitaire les tient éloignés l'un de l'autre...C'est l'histoire d'Alice et Mattia. Une histoire étrange, sans doute une histoire d'amour, mais un amour flagrant aux yeux de tous sauf aux leurs. Les traumatismes de l'enfance, les difficultés de l'adolescence et les questionnements de l'âge adulte se combinent pour les laisser impuissants face à la vie. Ensemble, ils vont grandir pourtant , trouver d'autres refuges, Mattia dans une vie rangée à l'étranger, Alice, en s'engageant dans une histoire de couple mais leur lien reste aussi puissant qu'inutile. Une espèce de "ni avec toi, ni sans toi" en mode adolescence perturbée, desservie par une écriture un brin trop froide et deux personnages jusqu'auboutistes qui semblent se prélasser dans leurs problèmes sans jamais faire l'effort de s'en sortir. Exaspérants, irrécupérables, il est très difficile de s'y attacher et de s'émouvoir de leurs erreurs sans cesse renouvelées. On voudrait les secouer, leur dire de faire le deuil de leur enfance pour enfin VIVRE mais l'auteur choisit un autre chemin.Intéressant mais pas indispensable.

un flyer
05/10/12

Mattia, Alice vont avoir des parcours parallèles dans leur enfance. Mais leurs chemins finiront par se croiser au moment de l'adolescence : "Les années du lycée avaient constitué une blessure profonde, que Mattia et Alice avaient jugé trop profonde pour qu'elle cicatrise. Ils les avaient traversées en apnée; lui refusant le monde; elle, se sentant refusée par le monde, et ils s'étaient aperçus que cela ne faisait pas beaucoup de différence. Ils s'étaient construit une amitié bancale et asymétrique, composée de longues absences et de grands silences...". Et en effet, leurs parcours ne cesseront de se séparer et de se rejoindre, prolongeant une adolescence qui n'en finit plus de se terminer...Très beau livre sur l'adolescence, la nécessité de marquer ce corps en pleine mutation pour mieux en affirmer la possession, La solitude des nombres premiers sait très bien rendre aussi le sentiment détouffement et la difficulté à entrer dans le monde des adultes.Si l'un des héros se réfugie dans l'univers des maths, l'autre se tient derrière le viseur d'un appareil photo pour mieux tenir le monde à distance.Rien de plus périlleux que d'écrire sur ce passage de la vie et Paolo Giordano s'en tire à merveille, nous livrant un roman à la fois frais et poétique,sans gommer pour autant les aspects noirs de ces héros.On retrouve comme si on y était encore les meneurs de classe, ceux qui donnent le ton et s'entourent d'une "cour" servile, et les exclus, volontaires ou non, qui subissent sans broncher parfois les avanies les plus cruelles. Un très beau roman. cathulu

cathulu
08/08/12
 

Deux enfants, Alice et Mattia, qui ne se connaissent pas, vont chacun connaître un accident de la vie qui va les marquer à tout jamais.Solitaires et mals dans leur peau, ils grandissent en maltraitant leur corps, l'une avec l'anorexie, l'autre en se scarifiant, peut-être pour se punir et par culpabilité.Tous les deux particuliers, chacun dans leur monde, se rencontrent.Un roman mélancolique qui suit le parcours de ces deux écorchés vifs. Sandrine

Sandrinelou
07/06/12
 

C'est un roman plus sombre que ce à quoi je m'attendais. Au début, les personnages sont englués dans des situations difficiles, mais je pensais (et j'espérais) un épanouissement, un apaisement pour ces deux personnages atypiques, et du coup le (non)-dénouement m'a laissée un peu sur ma faim. http://chezradicale.canalblog.com/

Radicale
28/05/12

J'ai adoré ce livre, de part son écriture pour commencer. Très poétique, très touchante, très prenante, moi les mots m’atteignaient droit au coeur et plus d’une fois j’ai été secoué. Alice est anorexique et cela n’empêche qu’elle trouve sa peau flasque (ça montre bien la maladie) et elle est totalement dégoûtée par la nourriture, sa relation avec son père bat de l’aile parce qu’elle le considère responsable de son accident. Mattia un autre écorché et dans tous les sens du terme puisqu’il se scarifie depuis la disparition de sa jumelle (par sa faute). Leur route se croise et ils se reconnaissent dans la souffrance et dans la solitude de l’autre. J’adore ce genre d’histoire où les personnages se frôlent, où on connait leur sentiment mais qu’ils se manifestent difficilement. Une série de malentendue, de non-dit, de bête colère, de coincidence, de mal de vivre les sépare ou les réunis. Alice me paraissait si fragile, comme si on pouvait la casser très facilement (ça me fait toujours ça avec les anorexiques), elle m’affamait (autant de nourriture que de tendresse, parce que j’avais vraiment l’impression qu’elle manquait des deux) et pourtant j’aimais ses décisions parfois sans queue ni tête, et son impulsivité. Et je crois que Mattia avait besoin de ça. Parce que lui au contraire il est plutôt passif, dans sa tête il a surtout des chiffres et c’est marrant sa manière de penser et de voir le monde comme un grand espace mathématique parce que ça l’apaise. Leur relation m’a foutu des frissons, m’a retourné l’estomac et parfois m’a fait hurler. En tout cas l’impression qu’ils sont accrochés l’un à l’autre par un fil est très très présente. La fin est HYPER frustrante, et pour autant je l’ai quand même apprécié, parce que c’est réaliste, parce que c’est la vie (mais je comprends que ma soeur l’ait détesté). Pour moi c’est une très belle histoire d’amour, mais également une histoire de vie de deux êtres écorchés, et qui doivent se battre pour ne pas s’enfoncer. C’est une très belle lecture donc et moi ça m’a carrément plu. Je me demande si je materai pas le film du coup.

lasurvolte
13/02/12
 

Mattia et Alice, touchés tous les deux par un drame dans leur petite enfance ont pour point commun leur solitude et leur caractère singulier. Mattia a perdu sa soeur jumelle après l'avoir abandonnée dans un parc pour se rendre seul à l'anniversaire d'un de ses copains. Alice a eu un grave accident de ski lorsqu'elle était toute jeune, lequel lui a laissé des séquelles à une jambe.La suite sur mon blog. Dolphyone (Laeti d'histoires-de-livres)

dolphyone
12/01/12
 

Cela fait deux ans que je veux lire ce livre. La couverture m'a tout de suite attiré et le résumé derrière aussi. Le style d'écriture est poétique, fluide, on tourne les pages avec un agréable plaisir. Et puis, les points de vue qui changent sont bien fait, sont bien tournés, rajoutent encore de la fluidité. L'histoire est déchirante, triste, et vu d'un point de vue tellement ironique et neutre que ça choque, que ça blesse et que finalement, ça nous fait rentrer dans le même état. Les personnages sont vraiment attachants, et j'ai adoré Mattia - mais aussi Alice -. Seulement, j'ai été déçue par la fin. Certes, ce n'est pas du tout celle auquel on s'attend, mais une fois que je l'ai fini, je me demandais où était la suite. Ca se termine trop brusquement, comme ça. Peut-être avec la même poésie, mais on a envie de voir la suite. On se demande pourquoi le lien n'a pas été si utilisé que ça. La fin m'a choquée, et quelque peu, comme je l'ai dit, déçue.

yuukichanbaka
09/12/11
 

Dans ma PAL depuis déjà deux ans (no comment...), j'ai toujours eu une "relation" étrange avec ce livre. Je savais que je DEVAIS le lire, cela a toujours été une évidence pour moi depuis que je l'ai acheté. Mais je savais aussi que je devais le faire au bon moment. Quel était ce "bon" moment ? Je l'ignore. Mais je l'ai trouvé, et ce livre reste particulier pour moi. Pour cette "relation", pour l'histoire qu'il contient, pour cette rencontre avec ses deux personnages principaux, Alice et Mattia, aussi bouleversants et attachants l'un que l'autre. C'est une, non, deux belles solitudes racontées par une belle plume.

GaL7
08/11/11
 

C'est un livre que j'ai lu d'une traite; un bon moment de lecture. Ce récit est tout simplement beau, les deux personnages principaux malmenés par la vie et les hommes sont vraiment attachants. Ce livre décrit sentiments et relations avec beaucoup de pudeur de justesse. J'ai particulièrement apprécié et admiré la construction de ce roman, l' alternance des narrateurs, le fait de les suivre dans le temps. La métaphore (est-ce le bon terme ?) est vraiment bien menée, ses histoires croisées nous ramènent sans cesse au titre et ce qu' il représente.Et si parfois j'ai trouvé que les chapitres étaient de qualité inégale, et si pour moi ce n'est pas un véritable coup de cœur je garderai tout de même un très bon souvenir de cette lecture.

Lacazavent
30/10/11
 

J'avoue que ce livre m'a laissée particulièrement perplexe... j'en avais lu pas mal de positif, et au final, ce fut une énorme déception...je n'ai accroché à rien... ni aux personnages, ni à l'histoire que j'ai trouvé plate et ennuyeuse... cela me fera réfléchir à deux fois la prochaine fois que j'aurai envie de louer un tel livre... Hylyirio

hylyirio
13/10/11
 

C'est un bon livre, bien pour un premier roman.Deux ados blessés de la vie qui traînent un mal être et une difficulté à communiquer, à approcher l'autre, à dire son ressenti...Les non dits les empoisonnent.... Je crois que, tous, à un moment ou un autre, avons été Alice ou Mattia, nous posant la question de notre place, de notre vie...mais heureusement, on a pu avancer vers des possibles, vers du meilleur...Ces deux ados se refusent ils le bonheur ou ont ils du mal à l'apprivoiser?

Cassiopea
11/09/11
 

En tant que italienne, j'avais la tete et les oreilles pleines de critiques sur ce livre, qu'en Italie est un véritable best-seller. Arrivée en France, je le retrouve parmi les livres en italien à la bibliothèque. Faute de mieux, et peut- etre meme à cause d'une petite nostalgie italienne, je l'ai lu. En fait on le lit vite, il est écrit de façon simple et agréable, mais j'ai tout à fait détesté les personnages, leur destin forcément tragique plein de clichés, qui ne laisse rien ou presque à l'initiative personnelle, tellement est il occupé à repliquer des stéreotypes sociaux.

Valeria82
03/08/11
 

Alice est anorexique. Depuis cet accident de ski, sa jambe gauche la fait boiter et c’est tout son être qui se déséquilibre. Mattia lui se mutile, rongé par la culpabilité parce qu’un jour d’hiver alors qu’ils étaient invités à un goûter d’anniversaire et parce qu’il ne supportait plus le regard des autres sur sa sœur jumelle handicapée, Mattia préféra laisser Michela seule à la table d’un parc et venir la rechercher quelques heures après. Jamais il ne la retrouvera.

Vivonscurieux
16/03/11
 

Un premier roman plutôt intéressant : l'idée d'origine est vraiment originale et casse-gueule, un histoire d'ados considérés comme des nombres premiers, séparés par des nombres divisibles, toujours différents, avec en commun un passé lourd. L'écriture reste simple, le style détaché, la lecture facile. laurence

laurence
14/03/11
 

J'ai choisi ce livre pour son titre, beau, a priori indéchiffrable (;-) mais qui prend son sens au milieu de l'ouvrage :"Mattia avait compris que certains nombres premiers avaient quelque chose de particuliers. Les mathématiciens les appellent premiers jumeaux : ce sont des couples de nombres premiers voisins, ou plutôt presque voisins, car il y a toujours en eux un nombre pair qui les empêche de se toucher vraiment. Des nombres tels que le 11 et le 13, tels que le 17 et le 19, le 41 et le 43. Mattia pensait qu'Alice et lui étaient deux nombres premiers jumeaux, isolés et perdus, proche mais pas assez pour se frôler vraiment".Ceci étant tous les passages n'ont pas une saveur égale et c'est finalement loin d'être un chef d'oeuvre. N'oublions pas cependant qu'il s'agit d'un premier roman et qu'il reste de bon augure pour les éventuels suivants.

Rudie
12/03/11
 

La solitude des nombres premiersDeux enfants, Alice qui a un accident et reste blessée dans sa chair et Mattia qui a une petite sœur fortement handicapée qu'il "oublie' dans un parc pour ne pas l'emmener chez ses amis, il en restera marqué, culpabilisant toute sa vie. Ces deux ados vont se rencontrer, leur chemin sera difficile...Très beau sur l'amitié. Premier roman pour ce jeune écrivain: Paolo Giordano, prix Strega en Italie. Nena

nena1
12/03/11
 

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. Lecture agréable, style efficace. Une fois le livre fermé, il nous reste un étrange sentiment de mélancolie...

viwa
02/02/11
 

Deux êtres blessés vivent côte à côte. Ils sont visiblement faits l'un pour l'autre mais peine à le reconnaître. Ils se rencontrent et se bousculent, s'aiment et se blessent. Une belle histoire triste et mélancolique qui marque les esprits.

Alexandraaa
05/01/11
 

L'heure des livres de la bibliothèque de la Madeleine C’est le titre de ce livre dont je n’avais jamais entendu parler qui a retenu mon attention. J’avais espéré y retrouver le plaisir de l’évocation des mathématiques ressenti avec « le théorème du perroquet » ou « la formule préférée du professeur » mais les mystères des nombres premiers sont présentés de façon assez terne : le roman est construit comme une suite de nouvelles dont les héros sont alternativement une jeune fille anorexique et un mathématicien autiste dont on comprend à la quatrième nouvelle que les histoires seront inexorablement liées.

Touchée en plein cœur ! Quel beau titre, même si j'ai craint un moment qu'il ne soit question que des z'amours d'un mathématicien. Les nombres premiers sont de jeunes gens qui ont débuté leur vie sous le signe du drame, sont devenus de jeunes adultes blessés, amochés, fragiles et méfiants, et vont se croiser, se rater, se retrouver. Abordant des thèmes graves comme l'anorexie ou l'automutilation, mais sans pathos aucun, c'est émouvant, c'est fort, c'est frustrant (la fin).

anyuka
02/09/10
 

Pourquoi ai-je choisi ce livre ? En règle générale, les histoires qui semblent dramatiques ne m’attirent pas vraiment. Mais ce livre-ci m’a vraiment aimantée. Découvert sur Babelio, et acheté dans la foulée, je l’ai lu presque d’une traite (disons en deux étapes)… et il me vient une critique, énorme, terrible, fracassante : je n’aime pas les livres qui ne se finissent pas.Il n’y a rien à faire.J’ai été captivée par l’histoire, les années s’écoulant (le livre débute en 1983 et s’achève en 2007), les héros enfants grandissent deviennent des adultes avec des vies très différentes.

Lalou
18/08/10
 

Votre lecture en vous voulant d’avoir abandonné quelques instants Mattia et Alice.Que dire ? Si ce n’est que c’est un livre magnifique où Mattia et Alice sont deux écorchés vif, blessés dans leur chair et dans leur âme. Ils vont se rencontrer au détour de l’adolescence, fragiles, meurtris, isolés et se servant de leur différence comme une barrière envers les autres. Alice utilise l’anorexie pour se venger et Mattia se mutile pour se punir. Ils vont grandir, unis par une amitié qui ressemble à un amour impossible. Comment s’exprimer ? Comment dévoiler ses sentiments ? Devenus adultes, murés dans leur carapace, prisonniers de leur souffrance, ils se perdront de vue puis se retrouveront.Une écriture qui se fait sensible ou violente … un livre tout simplement bouleversant sur la différence, les émotions et sur le corps devenu réceptacle des souffrances.

clarac
01/02/10
 

Le résumé m'avait paru alléchant et c'est avec plaisir que j'avais accepté de recevoir ce livre.Cette histoire d'adolescents, solitaires et malheureux, avait tout pour être intéressante mais rapidement j'ai été décontenancée puis déçue par le manque de profondeur et les effets de style répétés qui consiste à suggérer ce qui va se passer, sans plus jamais l'aborder.L'évocation de ces 2 vies m'est donc apparu de façon fragmentaire.Au final, un livre qui m'a paru inachevé, beaucoup de questions en suspens, des personnages qui ont fini par m'agacer ... je n'ai vraiment pas accroché.

Argantel
14/12/09
 

Premier roman prometteur Voilà un premier roman très intéressant. Là où l'auteur aurait pu se prendre les pieds dans le tapis avec cette histoire d'adolescents meurtris par leur enfance difficile, il reste sur le fil, nous décrivant ces 2 êtres comme 2 nombres premiers, uniques, différents des autres, jumeaux mais toujours séparés par un nombre pair... L'analogie est originale, original aussi le traitement de ce sujet, la langue assez détachée et simple qui rend la lecture fluide et aisée.Un premier roman prometteur, qui ne laisse pas indifférent.

Dans le flot étourdissant des prix littéraires, saluons vivement les jeunes auteurs italiens dont les romans ont une constance qualitative électrisante et prometteuse.Le prix Strega est encore à l'honneur pour ce troisième numéro, parce qu'il récompense cette année un tout jeune auteur turinois de 27 ans, qui avec son premier roman : "La solitude des nombres premiers"(Seuil, 2009) démontre brillamment que l'on peut encore saisir un lecteur avec l'écueil romanesque que représente le sujet de l'adolescence.La gémellité douloureuse de Mattia l'emprisonne dans une solitude brillante qui trouvera un écho dans l'ascèse de la jeune Alice. Mattia et Alice s'approprient l'un l'autre à la suite d'une initiation amoureuse imposée, et construiront au fil des années une relation amicale silencieuse, maladroite mais physiquement salutaire pour chacun d'eux.En dépit de son jeune âge, armé d'une écriture riche en simplicité, Paolo Giordano réussit à explorer la portée des renoncements émotionnels dont nous sommes victimes par nos choix. Ceux-là mêmes qui souvent nous projettent dans la solitude.C'est un premier roman qui se lit avec attention et appétit. Il rappelle la sensation éprouvée lorsque l'on chausse une paire d'espadrilles mouillées, qui une fois détrempées "ne sèchent jamais tout à fait (...) la toile est lourde, l'auréole se fige."Amélie Piottin Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.36 kg
  • Langage original : ITALIEN
  • Traducteur : NATHALIE BAUER

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