La solitude des nombres premiers

GIORDANO, PAOLO

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 12/03/09
LES NOTES :

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7,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De ladolescence à làge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de seffleurer et de
séloigner dans leffort deffacer les obstacles qui les séparent.Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.Paolo Giordano est né en 1982 à Turin. Il prépare actuellement un doctorat en physique théorique. La Solitude des nombres premiers, prix Strega 2008, est son premier roman ; il est traduit dans de nombreux pays.Traduit de l'italien par Nathalie Bauer
Deux enfances, deux blessures terribles, deux solitudes. Et une première rencontre, des liens qui se tissent. Et se distendent, et se renouent... Superbes êtres, qui, paralysés par leur carapace, risquent de tout gâcher.
Un portrait plus que sensible de deux écorchés de la Vie. Un premier roman d'un auteur italien prometteur.

marie-françoise (villeneuve)
Deux enfances, deux blessures terribles, deux solitudes. Et une première rencontre, des liens qui se tissent. Et se distendent, et se renouent... Superbes êtres, qui, paralysés par leur carapace, risquent de tout gâcher.
Un portrait plus que sensible de deux écorchés de la Vie. Un premier roman d'un auteur italien prometteur.
Marie-Françoise ,
Librairie
(C.Cial Vache Noire)
12 personnes en parlent

Ce sont deux enfants tristes et solitaires qui peinent à grandir, deux êtres à part, deux vilains petits canards, deux ados au bord du précipice, jamais très loin du pire. Alice boite depuis un accident de ski dont elle rend son père responsable. Mattia est un génie des mathématiques, mais a un comportement d'autiste depuis que sa sœur jumelle handicapée a disparu par sa faute. Tous deux sont les ennemis de leur propre corps qu'ils maltraitent, elle en s'affamant, lui en se scarifiant. Tous deux creusent un gouffre autour d'eux pour que rien ni personne ne puisse les atteindre : ils vivent dans une solitude à la fois voulue et subie, jusqu'à leur rencontre... mais sauront-ils se reconnaître ?« Les autres furent les premiers à remarquer ce qu'Alice et Mattia ne comprirent qu'au bout de nombreuses années. Ils pénétrèrent dans la pièce main dans la main. Ils ne souriaient pas, leurs regards suivaient des trajectoires différentes, mais on aurait dit que leur corps coulaient l'un dans l'autre à travers leurs bras et leurs doigts joints. […] Il y avait entre eux un espace commun dont les confins n'étaient pas bien tracés, où rien ne semblait manquer et où l'air paraissait inerte, tranquille. »Paolo Giordano n'est pas un styliste : sa langue est froide et blanche. Pourtant, il réussit à faire exister des personnages attachants, à faire ressentir leur extrême solitude et leur souffrance constituante, et à faire par moment monter l'émotion. "La solitude des nombres premiers" est une jolie histoire un peu triste, un roman mélancolique, un curieux mélange de violence et de délicatesse qui se lit vite, vite, sans reprendre son souffle.

Kara
23/03/09
 

C'est un livre que j'ai lu d'une traite; un bon moment de lecture. Ce récit est tout simplement beau, les deux personnages principaux malmenés par la vie et les hommes sont vraiment attachants. Ce livre décrit sentiments et relations avec beaucoup de pudeur de justesse. J'ai particulièrement apprécié et admiré la construction de ce roman, l' alternance des narrateurs, le fait de les suivre dans le temps. La métaphore (est-ce le bon terme ?) est vraiment bien menée, ses histoires croisées nous ramènent sans cesse au titre et ce qu' il représente.Et si parfois j'ai trouvé que les chapitres étaient de qualité inégale, et si pour moi ce n'est pas un véritable coup de cœur je garderai tout de même un très bon souvenir de cette lecture.

Lacazavent
30/10/11
 

Alice est anorexique. Depuis cet accident de ski, sa jambe gauche la fait boiter et c’est tout son être qui se déséquilibre. Mattia lui se mutile, rongé par la culpabilité parce qu’un jour d’hiver alors qu’ils étaient invités à un goûter d’anniversaire et parce qu’il ne supportait plus le regard des autres sur sa sœur jumelle handicapée, Mattia préféra laisser Michela seule à la table d’un parc et venir la rechercher quelques heures après. Jamais il ne la retrouvera.

Vivonscurieux
16/03/11
 

Un premier roman plutôt intéressant : l'idée d'origine est vraiment originale et casse-gueule, un histoire d'ados considérés comme des nombres premiers, séparés par des nombres divisibles, toujours différents, avec en commun un passé lourd. L'écriture reste simple, le style détaché, la lecture facile. laurence

laurence
14/03/11
 

J'ai choisi ce livre pour son titre, beau, a priori indéchiffrable (;-) mais qui prend son sens au milieu de l'ouvrage :"Mattia avait compris que certains nombres premiers avaient quelque chose de particuliers. Les mathématiciens les appellent premiers jumeaux : ce sont des couples de nombres premiers voisins, ou plutôt presque voisins, car il y a toujours en eux un nombre pair qui les empêche de se toucher vraiment. Des nombres tels que le 11 et le 13, tels que le 17 et le 19, le 41 et le 43. Mattia pensait qu'Alice et lui étaient deux nombres premiers jumeaux, isolés et perdus, proche mais pas assez pour se frôler vraiment".Ceci étant tous les passages n'ont pas une saveur égale et c'est finalement loin d'être un chef d'oeuvre. N'oublions pas cependant qu'il s'agit d'un premier roman et qu'il reste de bon augure pour les éventuels suivants.

Rudie
12/03/11
 

La solitude des nombres premiersDeux enfants, Alice qui a un accident et reste blessée dans sa chair et Mattia qui a une petite sœur fortement handicapée qu'il "oublie' dans un parc pour ne pas l'emmener chez ses amis, il en restera marqué, culpabilisant toute sa vie. Ces deux ados vont se rencontrer, leur chemin sera difficile...Très beau sur l'amitié. Premier roman pour ce jeune écrivain: Paolo Giordano, prix Strega en Italie. Nena

nena1
12/03/11
 

L'heure des livres de la bibliothèque de la Madeleine C’est le titre de ce livre dont je n’avais jamais entendu parler qui a retenu mon attention. J’avais espéré y retrouver le plaisir de l’évocation des mathématiques ressenti avec « le théorème du perroquet » ou « la formule préférée du professeur » mais les mystères des nombres premiers sont présentés de façon assez terne : le roman est construit comme une suite de nouvelles dont les héros sont alternativement une jeune fille anorexique et un mathématicien autiste dont on comprend à la quatrième nouvelle que les histoires seront inexorablement liées.

Touchée en plein cœur ! Quel beau titre, même si j'ai craint un moment qu'il ne soit question que des z'amours d'un mathématicien. Les nombres premiers sont de jeunes gens qui ont débuté leur vie sous le signe du drame, sont devenus de jeunes adultes blessés, amochés, fragiles et méfiants, et vont se croiser, se rater, se retrouver. Abordant des thèmes graves comme l'anorexie ou l'automutilation, mais sans pathos aucun, c'est émouvant, c'est fort, c'est frustrant (la fin).

anyuka
02/09/10
 

Pourquoi ai-je choisi ce livre ? En règle générale, les histoires qui semblent dramatiques ne m’attirent pas vraiment. Mais ce livre-ci m’a vraiment aimantée. Découvert sur Babelio, et acheté dans la foulée, je l’ai lu presque d’une traite (disons en deux étapes)… et il me vient une critique, énorme, terrible, fracassante : je n’aime pas les livres qui ne se finissent pas.Il n’y a rien à faire.J’ai été captivée par l’histoire, les années s’écoulant (le livre débute en 1983 et s’achève en 2007), les héros enfants grandissent deviennent des adultes avec des vies très différentes.

Lalou
18/08/10
 

Votre lecture en vous voulant d’avoir abandonné quelques instants Mattia et Alice.Que dire ? Si ce n’est que c’est un livre magnifique où Mattia et Alice sont deux écorchés vif, blessés dans leur chair et dans leur âme. Ils vont se rencontrer au détour de l’adolescence, fragiles, meurtris, isolés et se servant de leur différence comme une barrière envers les autres. Alice utilise l’anorexie pour se venger et Mattia se mutile pour se punir. Ils vont grandir, unis par une amitié qui ressemble à un amour impossible. Comment s’exprimer ? Comment dévoiler ses sentiments ? Devenus adultes, murés dans leur carapace, prisonniers de leur souffrance, ils se perdront de vue puis se retrouveront.Une écriture qui se fait sensible ou violente … un livre tout simplement bouleversant sur la différence, les émotions et sur le corps devenu réceptacle des souffrances.

clarac
01/02/10
 

Le résumé m'avait paru alléchant et c'est avec plaisir que j'avais accepté de recevoir ce livre.Cette histoire d'adolescents, solitaires et malheureux, avait tout pour être intéressante mais rapidement j'ai été décontenancée puis déçue par le manque de profondeur et les effets de style répétés qui consiste à suggérer ce qui va se passer, sans plus jamais l'aborder.L'évocation de ces 2 vies m'est donc apparu de façon fragmentaire.Au final, un livre qui m'a paru inachevé, beaucoup de questions en suspens, des personnages qui ont fini par m'agacer ... je n'ai vraiment pas accroché.

Argantel
14/12/09
 

Premier roman prometteur Voilà un premier roman très intéressant. Là où l'auteur aurait pu se prendre les pieds dans le tapis avec cette histoire d'adolescents meurtris par leur enfance difficile, il reste sur le fil, nous décrivant ces 2 êtres comme 2 nombres premiers, uniques, différents des autres, jumeaux mais toujours séparés par un nombre pair... L'analogie est originale, original aussi le traitement de ce sujet, la langue assez détachée et simple qui rend la lecture fluide et aisée.Un premier roman prometteur, qui ne laisse pas indifférent.

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.36 kg
  • Langage original : ITALIEN
  • Traducteur : NATHALIE BAUER