La sonate a kreutzer ; le bonheur conjugal ; le diable

TOLSTOI, LEON

livre la sonate a kreutzer ; le bonheur conjugal ; le diable
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/12/74
LES NOTES :

à partir de
7,10 €
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Ce court roman (ou longue nouvelle) nous entraîne avec le narrateur dans le huis clos d’un compartiment de train lors d’un long voyage à travers la Russie. Pendant une nuit, Pozdnydrev, homme froid et cynique, livre à des inconnus la confession du meurtre de sa femme. Cet étrange personnage, dont le discours n’est pas dépourvu de misogynie, rejette la vie d’homme célibataire débauché qui a été la sienne jusqu’à 30 ans (hantée par le spectre de la syphilis et l’ambiance des maisons closes), mais il dénonce aussi l’hypocrisie et l’enfer de la vie conjugale.http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2010/10/la-sonate-kreutzer-de-leon-tolstoi.html

Marianne33
08/10/10
 

Superbe façon d'écrire comment l'amour et le mariage peuvent pousser des époux à bout. Dans le wagon que partagent plusieurs voyageurs s'engage une discussion entre une femme et un vieil homme. Notre narrateur en est le témoin. Il a aussi repéré un homme étrange... qui fait fuir tous les autres. En effet, Pozdnychev déclare avoir tué sa femme. Ce dernier conte la triste histoire de sa vie au narrateur, de sa formation à la sensualité jusqu'à son mariage avec une femme, trop pure comme toutes ses semblables, puis à la jalousie dévorante et aux querelles.

Praline
30/05/11
 

Ce recueil comporte quatre novellas : "La Sonate à Kreutzer" de Léon Tolstoï, "A qui la faute ?" et "Romance sans paroles" de Sofia Tolstoï, son épouse, et "Le prélude de Chopin" de Léon Tolstoï fils."La Sonate à Kreutzer" fut rédigée par Tolstoï lors d'une crise morale et mystique. Elle lui a été inspirée par l'écoute de la sonate n° 9 de Chopin, auquel son titre fait référence. Cette musique, qui lui fit une profonde impression, joue dans le récit un rôle décisif : un goût commun pour la musique rapproche dangereusement Lisa, l'épouse de Pozdnychev, et le violoniste Troukhatchevsk, et c'est cette même musique qui achèvera d'exaspérer l'âme instable de Pozdnychev et lui fera commettre l'irréparable... Pourtant, la musique n'est pas seule en cause : ce qui a causé le drame, c'est d'abord et avant tout la concupiscence. C'est un véritable réquisitoire contre le mariage que Tolstoï dresse dans ses pages, En fait d'institution honorable, il s'agirait pour lui d'une prostitution déguisée où les parents vendent leur fille au plus offrant. Par ailleurs, loin d'être le garant de la vertu des époux, le mariage constitue une incitation permanente à la débauche. Or, la fornication, outre qu'elle est épuisante physiquement (en particulier pour la femme enceinte ou allaitante), est contre-nature. Elle contrarie chez la femme l'instinct maternel, rend les époux irritables et insatiables, fait naître en eux le goût du stupre et la jalousie. Posdnychev, acquitté du meurtre de sa femme parce qu'il n'aurait fait que laver son honneur, estime en lui-même que le mobile de son crime n'a rien à voir avec l'honneur, et que ce sont ses sens qui l'ont rendu fou...

Schlabaya
01/03/11

Un homme raconte le drame de sa vie à un voyageur durant un trajet en train. Il a tué sa femme, a été acquitté, et explique ce qui l’a poussé à passer à l’acte.Ce personnage est profondément exécrable, mais fascinant. Il relate sa vie passée depuis son adolescence jusqu’à son mariage, puis sa vie conjugale, jusqu’à l’inexorable tragédie. Sa vision des choses est abominable et reflète un tempérament instable, presque délirant. D’abord libéré et coureur de jupon, il devient misogyne, coincé, presque puritain dans sa façon de voir le mariage, les femmes, et leur rôle dans le couple. Tolstoï a écrit ce court roman lorsqu’il traversait lui-même une phase difficile et l’on peut se demander à quel point il y a de lui dans cet odieux individu.Le « héros » réalise très vite qu’il n’a rien en commun avec sa femme, le sexe étant la seule raison qui les rapproche entre deux disputes. L’amour laisse rapidement la place à une haine réciproque, tempérée ponctuellement par le plaisir charnel, malgré le manque total d’affinités. Une jalousie maladive ne tarde pas à le torturer, son égocentrisme finit par avoir raison de lui. On assiste à la lente évolution d’un homme qui devient fou, qui malgré son acte criminel persiste dans son délire et croit détenir la vérité.Fascinant et dérangeant, ce roman gagnerait à être lu suivi des réponses de Sofia Tolstoï, l’épouse de l’auteur, À qui la faute ? et Romance sans paroles.

un flyer
27/01/11

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg
  • Langage original : RUSSE
  • Traducteur : SYLVIE LUNEAU

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