La sorciere

NDIAYE/LEPAPE

livre la sorciere
EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 12/01/03
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

Lucie n'est pas une sorcière talentueuse. Ses deux filles, elles, se révèlent extrêmement douées, au-delà des prétentions et des espoirs de lucie qui n'aspirait qu'à en faire des sorcières efficaces. quant à la mère de lucie, son génie est absolu. mais qui sont les corneilles ? est-on plus libre, de prendre la place des oiseaux, leur forme et leur aspect, et d'imiter leur cri ? Marie ndiaye n'a pas trente ans. la sorcière est son sixième roman depuis quant au riche avenir, paru en 1985. Nulle trace chez cette jeune femme de torpeur neurasthénique ou de fièvre anxieuse. dès son premier livre, rédigé sur les bancs du lycée, elle s'est installée dans un univers bien à elle et qui ne doit rien à l'imitation d'un modèle ancien, ni à l'application d'une doctrine, ni à l'enseignement d'une école, ni à la soumission à une mode. elle a lu, sans doute, beaucoup ;
l'extrême souplesse de sa langue ne trompe pas ; mais si elle s'est choisi des maîtres, bien malin qui pourrait dire lesquels tant elle les a assimilés à son propre usage et à sa propre invention littéraire. Marie ndiaye s'impose en premier lieu par son originalité ; elle a un propos et une voix qui ne ressemblent à rien de connu. (pierre lepape, le monde) qu'importe qu'elle soit ou non sorcière, cette lucie qui voit ses filles lui échapper, son mari fonder ailleurs un autre foyer ou ses parents vieillir d'une étrange manière ; c'est sa détresse qui nous touche, sa timidité qui nous émeut. mais marie ndiaye la virtuose ne veut pas jouer le jeu de l'émotion ordinaire, elle casse les pentes trop douces de la compassion, elle brouille les pistes, elle substitue le rire aux larmes. Et comme les plus grands écrivains, elle nous envoûte. (michèle gazier, télérama)
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Je n’avais jamais lu cette auteur dont j’ai bien évidemment entendu parler, notamment avec son roman récompensé par le Goncourt en 2009, Trois femmes puissantes. Celui-ci est son 6ème roman, écrit en 1996. Marie Ndiaye est aussi connue pour ses propos anti-Sarkozy, elle vit d’ailleurs aujourd’hui avec sa famille à Berlin.L’histoireLucie est une sorcière médiocre, elle a peu de pouvoirs, mais elle doit transmettre ce don à ses filles comme sa mère l’avait fait. Ses filles, des jumelles adolescentes acceptent ce don avec détachement, mais finissent pas se révéler très douées. Elles finissent par échapper à leur mère, tout comme leur père qui décidé de fuir le foyer. Lucie se retrouve alors seule, avec une seule obsession : que ses parents divorcés se remettent ensemble.Ce que j’en ai penséUnivers décalé entre fantastique et banalité terrible. En effet, au delà de l’aspect fantastique, c’est l’histoire banale d’une mère au foyer à laquelle la vie échappe. Un petit livre plein de cruautés, aucun personnage n’est « aimable », mais c’est la narratrice, Lucie, sorcière « loseuse » qui est malgré tout la plus pathétique. Elle nous serre le coeur mais on aimerait aussi qu’elle réagisse et se rebelle contre cette vie qui s’acharne contre elle. Tous les autres personnages sont terriblement froids et distants, trop pour être « réalistes ».Ce livre oscille entre réalité et fantasmagorie, un univers étrange dans lequel on se laisse mener par l’écriture impeccable de Marie Ndiaye.Contente d’avoir découvert cette écriture, qui me permet de renouer avec la littérature contemporaine française qui m’ennuie souvent car elle tourne toujours autour des mêmes thèmes ou styles. Ici, on est dans un « ailleurs », impossible de « dater » ce livre, hors du temps.

delphinesbooks
10/01/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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