La souris bleue

ATKINSON, KATE

livre la souris bleue
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 07/06/06
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles dont le mystère n'a jamais été éclairci. Il doit remonter à des événements antérieurs, souvent très lointains, pour suivre les traces de la mystérieuse « souris bleue ». Les intrigues sont situées dans des milieux sociaux très divers, allant de la classe ouvrière à la gentry. Les drames les plus poignants alternent avec les épisodes désopilants. On retrouve le regard caustique de Kate Atkinson sur notre monde moderne, la télévision et la « néfaste food », entre autres. Anticipations et retours en arrière tiennent le lecteur en haleine. Les maux de notre société, loeamour parental avec ses excès et ses carences sont dépeints avec une étonnante âpreté de ton. « C'est son meilleur livre à ce jouroe Un roman policier littéraire d'une extraordinaire complexité,
profondément émouvant, qui m'a fait sangloter mais aussi pouffer de rire. C'est le genre de roman qu'on a envie de relire immédiatement après l'avoir fini. » Jacqueline Wilson, The Guardian. « Son « réalisme fantastique » fait rire à gorge déployée. » Isabelle Lortholary, Elle. « Atkinson a bien mesuré et exprimé cette évidence : « Il y a tant d'histoires à raconter et si peu de temps. » Il ne faut pas s'y tromper : le sentiment de cette urgence est le propre des meilleurs écrivains. » Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur. « Une des oeuvres vraiment originales de la littérature anglaise d'aujourd'hui. » Christophe Mercier, Le Point. « Ses romans ont le pouvoir des charmeurs de serpents : son univers singulier hypnotise dès les premières lignes. » Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche.
10 personnes en parlent

Il arrive parfois qu'on ouvre un roman et qu'on sache tout de suite qu'on débute une histoire avec un auteur, une histoire qui risque de durer. Je n'avais pas lu trente pages de celui-ci que je savais que c'était le cas, que je vivais cet instant unique de découverte d'une plume qui me marquerait. Jakson Brodie dont je connaissais déjà le nom par coeur puisqu'il a ses fans dans la blogosphère, est un détective qu'on vient solliciter pour trois affaires différentes, toutes liées à la mort ou à la disparition d'un enfant. Le lecteur va aussi apprendre peu à peu le drame qu'a vécu Jackson.Il est rare que j'aime un roman et que j'aie du mal à écrire un billet mais c'est le cas. Ce n'est pas tant l'histoire que les personnages et surtout l'écriture que je n'imagine même plus lire en français tant le charme de sa langue fut important pour moi. Mes deux bémols concernent la manière dont est ridiculisée Amelia, si sympathique et pourtant mal utilisée par Kate, je trouve. Et la fin qui m'a un peu frustrée. Si j'ai beaucoup aimé Jackson et sa relation à sa fille, mon personnage préféré fut Théo, brisé par la mort de sa fille mais qui continue à vivre tout de même.

cocalight
31/05/11
 

C'est le second Atkinson que je lis et je suis assez convaincue par ces lectures. Ici, différents cas sont exposés. Il s'agit de crimes, de disparitions et autres meurtres non élucidés, présentés de sorte que le contexte minimum soit compréhensible. Toutes ces affaires ont un point commun : Jackson, détective. Différents clients ont fait appel à lui pour résoudre ces mystères non résolus... et assez anciens. Outre le coté pollar, Atkinson choisit de montrer une société britannique souvent ridicule, qui prête à rire ou à pleurer. Les relations parents-enfants, les rapports mari et femme, le célibat, tout est montré dans ses excès ou dans sa quotidienneté.

Praline
07/04/11
 

Olivia, 3 ans, disparaît une nuit d'été au début des années 1970. Laura est égorgée dans le bureau de son père en 1994. Michelle tue son mari à coups de hache en 1979. Des années plus tard, Jackson Brodie, ancien inspecteur devenu détective privé est engagé par des proches de ces personnes pour les retrouver, ou retrouver leur meurtrier. A Cambridge, tout n'est pas rose!Paru sous le titre français La souris bleue, Case histories est un roman qui se lit avec délectation. Rien de moins! La prose de Kate Atkinson est réjouissante d'humour (souvent grinçant d'ailleurs). Mais surtout, Atkinson fait preuve d'une grande justesse dans le propos, dans ses observations des rapports parents/enfants, de l'amour filial ou fraternel. Des aspirations des individus, contrariées par ce que l'on nomme les accidents de la vie, ou des rencontres funestes.La structure du roman, tout en flash-backs et bonds en avant dans le récit est particulièrement bien tenue. Elle est certes surprenante au début, mais on s'y fait très vite. Je n'ai jamais eu le sentiment d'être perdue. J'ai aimé tous ses personnages, y compris ceux qui ne sont pas franchement aimables. Particulièrement Brodie.Elle n'est pourtant pas toujours tendre avec ses personnages, Atkinson. Mais c'est justement cela qui fait tout le sel de sa prose. Elle nous les laisse découvrir petit à petit, d'un mot, d'une phrase, une réflexion, elle dévoile toutes leurs facettes. Leurs douleurs, leurs amours et leurs espoirs. Réduire ce roman à une simple intrigue policière n'est pas lui rendre justice...

Choupchoup
20/06/15
 

J'ai eu l’occasion de sortir, que dis-je d’exhumer ce roman de Kate Atkinson de ma PAL. Je crois avoir eu l’intention de le lire un peu plus tôt l’année dernière mais la diffusion de la série télévisée sur France 3 m’a fait reporter la lecture. Et je dois avouer que malgré tout, quelques images et quelques souvenirs de ce premier numéro de la série Jackson Brodie ont à la fois aidé (parce que je suis un peu à la masse en ce moment) et pollué ma lecture. Je connaissais déjà Jackson, car évidemment, en toute logique, je me suis un jour précipitée sur Parti tôt, pris mon chien à la bibliothèque, je l’ai adoré sans me rendre compte que Kate Atkinson avait créé un personnage récurrent. C’est donc, je crois, ce personnage de détective privé, ex-soldat, ex-policier, père divorcé de Marlee, gamine délurée et addict au sucre, que j’ai adoré re-découvrir dans cette Souris bleue.Bien sûr, l’intrigue est intéressante : Jackson vivote un peu aux prises avec une vieille excentrique amoureuse de chats et dans une filature sans intérêt quand soudain, trois affaires de disparition, sur le point d’être classées ou que le hasard ravive, lui tombent sur les bras. La disparition d’Olivia Land, trois ans, le meurtre non résolu de Laura Wyre, dix-huit ans, et la disparition d’une jeune fille malmenée par une histoire familiale chaotique. Kate Atkinson mène habilement ces histoires entrecroisées : des retours en arrière, des passages incessants d’un personnage à l’autre, les doutes quant aux possibilités de quelque résolution que ce soit, les intuitions et les déboires de Jackson, la romancière nous balade avec allégresse dans tous les coins de Cambridge et du Yorkshire, en mettant en scène des personnages savoureux dont on se doute qu’ils ont entre eux bien plus de liens qu’ils ne le croient.Nous, lecteurs, devinons des choses et prenons plaisir à nous laisser ainsi mener, mais je le répète, c’est surtout cette galerie de personnages, Jackson Brodie en tête, qui était particulièrement intéressante et même touchante dans ce roman : lire les "débuts" de Jackson Brodie, cet écorché vif à l’humour impitoyable avec ses soucis de divorcé, ses inquiétudes de père et surtout son incroyable faculté d’empathie avec ses clients était un vrai plaisir comme seuls les romanciers britanniques savent en procurer ! Le duo des soeurs Amelia – Julia, la vieille sorcière Binky Rain, la cynique Caroline et la troublante Shirley, la petite Marlee et sa mère apparemment si antipathique (enfin, je suis influencée par le regard de Jackson) forment, mine de rien, un tableau kaléidoscopique de la famille anglaise dans tous ses états. Si j’ai apprécié, comme toujours, l’humour de Kate Atkinson, je n’ai pas éclaté de rire comme dans d’autres romans, et j’ai même été très touchée par Theo et Laura Wyre (et oui, par Jackson, si attachant et dont je suis définitivement fan). Anne

Anne7500
24/06/14
 

C’est un roman noir, ironique, bourré d’humour noir, et macabre. Les descriptions de certaines scènes sont tellement réalistes que c’est parfois à la limite du supportable, surtout le soir. Il se lit facilement, d’une part parce qu’il est bien écrit, d’autre part parce qu’on a envie de connaître la suite. Que s’est-il passé ? Qu’a fait tel ou tel personnage ? Kate Atkinson sait dépeindre les travers de notre société, les faiblesses humaines, à la perfection. Son cynisme peut choquer, mais c’est sans conteste d’une lucidité implacable.Les thèmes qu’elle aborde sont ceux de l’amour parental, tour à tour excessif ou absent, selon que le parent aime ou non son enfant. C’est aussi le thème de la désillusion. Désillusion du couple, du quotidien. La désespérance et la fatalité qui entourent les personnages sont criantes de vérité.Kate n’épargne aucune classe sociale. Cela nous amène à la constatation suivante : peu importe le milieu, peu importe l’éducation, peu importe qu’on soit entouré d’or ou de haillons, sous des dehors lisses, l’être humain peut se révéler la pire créature qui soit.

Chroniqueslitteraires
17/06/13
 

L’auteur a voulu évoquer trop de choses en parallèle : critique de certains aspects de la société, roman policier, de l’émotion un peu facile, de l’humour (trop rare), etc. Pour un seul et même roman, cela commence à faire beaucoup surtout si on n'a pas la virtuosité nécessaire pour amalgamer tout cela. Ainsi, le texte manque de fluidité, l’intrigue avance par cahots. J’ai eu énormément de difficulté à entrer dans l’histoire, à la trouver intéressante et à me sentir concernée par les préoccupations des principaux personnages. J’ai souvent eu le sentiment que ce roman était un plagiat d’un vrai bon roman de Kate Atkinson. Une petite déception, dommage …

mycupoftea
28/01/13
 

Les personnages ont tous une personnalité attachante mais il leur arrive les pires trucs. Ce qui est un peu dommage c'est que Kate Atkinson multiplie les points de vue des personnages avec de nombreux retours en arrière. Procédé qui m'a lassé mais lorsqu'à la fin tout s'imbrique, je n'ai pu reconnaitre qu'il y avait de l'habileté.La Souris Bleue permet d'explorer les relations familiales : les rapports entre les parents et les enfants, la peur de les perdre, la douleur de la perte, ce qui peut restreindre d'en avoir. Des choses pas forcément joyeuses mais qui passent mieux avec une bonne dose d'humour.

Chiwi
12/07/12
 

"ces messieurs me disent : trempez là dans l'huile..."Il n'est pas question de bugnes (c'est pourtant de saison) dans ce billet mais d'une souris. Elle n'est pas verte contrairement à ce que laisse sous entendre mon titre mais bleue et c'est le titre du roman de Kate Atkinson. 412 pages de lecture . C'est un peu comme la série "cold case, affaires classées". Jackson est detective privé à Cambridge et s'occupe des disparitions et meurtres non élucidés qui ont eu lieu il y a parfois plus de 20 ans. C'est ainsi qu'il se voit confier 3 affaires : 1) 1970 la disparition d'une petite fille : Olivia.2) 1994 le meurtre de la fille de théo : laura. 3) 1979 un meurtre à la hache vraisemblablement commis par la femme de la victime, Michelle. Jackson enquête à la demande des soeurs d'Olivia, de Théo et de Shirley, la soeur de Michelle. Jackson est confronté à des milieux sociaux très différents allant de la classe ouvrière à la gentry.Au fil de la lecture, on croit parfois tenir le fin mot de l'histoire mais la piste la plus évidente n'est pas toujours la bonne...Il faut donc attendre les dernières pages pour connaître la vérité. Pas de rebondissements haletants mais de quoi attiser la curiosité du lecteur.Les parcours des différents protagonistes se mêlent et la toile est tissée avec humour, émotion et aussi gravité. La plume de kate Atkinson est acérée, le ton caustique. C'est tout de même avec une grande noirceur qu'elle dépeint les maux de notre société et fait de ce roman plus qu'un policier. ma note : 7/10 en raison de quelques longueurs et de la complexité qui perd parfois le lecteur. Comme Nicolas, j'ai eu l'impression d'avoir râté quelque chose lors du dénouement. Allez voir les billets enthousiastes de lectrices sur lecture/ecriture.

lucie38
19/03/11
 

Trois histoires en parallèle: la disparition d'une fillette, celle d'une jeune femme et la mort d'une étudiante. Toutes les enquêtes sont menées par un ancien inspecteur et trouvent leur clé à la fin de l'histoire (normal !). Très bon roman mais assez flippant, où les secrets de famille se dévoilent au détour d'une phrase (tout le génie de Kate Atkinson). Un très grand polar, assez dur aussi !

Cave
13/03/11
 

Jackson Brodie, quinquagénaire solitaire, désabusé, rouspéteur et perpétuellement flippé, est détective privé à Cambridge. Alors que la recherche des chats égarés de Madame Binky Rain constitue sans doute son enquête en cours la plus palpitante, le voilà chargé d'éclaircir trois enquêtes irrésolues : celle concernant la petite Olivia, disparue 34 ans plus tôt, au milieu de la nuit, alors qu'elle dormait sous une tente dans le jardin familial ; celle concernant Laura, une jeune femme égorgée sur son lieu de travail, un cabinet d''avocat, 10 ans auparavant ; et celle concernant Keith, probablement assassiné par sa femme à coups de hache, sous les yeux de leur fille alors bébé. Pour découvrir la vérité, Jackson Brodie va devoir remonter le cours du temps, fouiller la vie et le passé des différents protagonistes, assembler des éléments épars et faire coïncider des événements périphériques, parallèles à l'histoire principale...Voici donc un agréable roman en forme de désinvolte fantaisie policière. Kate Atkinson entrecroise avec virtuosité intrigues, époques, milieux sociaux (allant de la classe ouvrière à la "gentry"), frivolité, drames et humour... une multitude d'histoires et de destins entremêlées. Mais si certaines de ces histoires sont très émouvantes, d'autres s'avèrent par contre bien trop prévisibles. Et le récit, qui exprime tour à tour les points de vue de tous les personnages, manque parfois de fluidité : de parenthèses en divagations, on se retrouve parfois bien éloigné du nœud de l'intrigue.Cependant, au-delà du déroulement de l'intrigue policière, Kate Atkinson propose une amusante étude de caractères en dressant le portrait de personnages baroques et attachants. De plus, elle porte un regard à la fois implacable et caustique sur notre monde moderne (les "néfastes-foods" et la sottise cathodique) et les maux de notre société (l'amour parental avec ses excès et ses carences par exemple). Le tout porté par un humour impertinent des plus réjouissant !Un roman gigogne donc qui, dans un patchwork d'intrigues, d'un crime à l'autre, avec leur lot de sauvagerie, de perversion, de désamour, de frustrations et de névroses familiales, révèle une réelle mélancolie, cachée derrière une ironie distanciée.

Kara
13/12/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.21 kg